« Les Filles de Brick Lane – 2. Sky » Siobhan CURHAM.


Processed with Rookie CamLes filles de Brick Lane sont quatre londoniennes de 16 ans, quatre jeunes filles avec des rêves et pas mal de soucis à résoudre, mais elles ont un atout majeur : leur amitié. Si le premier tome était consacré plus spécifiquement à Ambre, le second met le projecteur sur Sky. Je l’attendais avec impatience ayant littéralement dévoré le premier en décembre dernier. J’ai donc retrouvé Rose, Maali, Ambre et Sky la veille du jour de l’an. Comme chaque année, elles réunissent leur club et cette année, en plus de leur rêve, elles ont toutes une nouvelle à partager. Rose a une révélation de taille à faire, Maali se fait du soucis pour son père, Sky s’inquiète de sa prochaine rentrée au lycée, elle qui a toujours pris ses cours à la maison, elle souhaite aussi que la poésie devienne le centre de sa vie, enfin Ambre aimerait retrouver sa mère biologique pour enfin savoir qui elle est et débloquer sa panne d’écriture.

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« Petits secrets, grands mensonges » Liane MORIARTY + Big Little Lies (série)


Je trouve toujours passionnant la façon dont on se décide à lire un roman, c’est pourquoi je prends souvent soin de vous en parler au début de mes chroniques. Pour celui-ci, c’est en regardant une émission de télé sur les séries et notamment sur une série que je ne connaissais pas : Big little lies. Quand le journaliste a annoncé le titre du roman dont cette série est une adaptation, je me suis rappelé que j’avais reçu ce roman. J’ai donc fouillé dans mes piles de livres et assez rapidement (oh miracle !) je l’ai retrouvé. Aussitôt sorti de sa pile, aussitôt commencé.

Petits secrets, grands mensonges se situe à Pirrewee en Australie et plus précisément autour de son école publique. L’intrigue romanesque est construite sur une analepse (un retour en arrière) : un meurtre a été commis, mais le lecteur ignore qui a été tué, par qui et comment. Tout le roman va donc être un long compte à rebours jusqu’au moment du drame.

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« Paysage perdu » Joyce Carol OATES – Rentrée Littéraire 2017


Il me fallait bien un livre de Joyce Carol Oates pour rompre le silence de ce blog. Pourtant durant ce mois et demi d’absence, j’ai lu de bons romans dont je vous parlerai sans doute dans les jours à venir car ce serait dommage de n’en pas parler, mais pour Paysage perdu en parler est un besoin.

Joyce Carol Oates est l’écrivain contemporain qui tient une place centrale dans mon musée personnel. Je l’ai découverte à peu près en même temps que j’ai ouvert ce blog et c’est d’ailleurs grâce aux blogs que j’ai commencé à la lire avec le roman Nous étions les Mulvaney qui fut un réel choc littéraire. Depuis j’ai lu plus d’une dizaine de ses œuvres (romans et nouvelles) et il m’en reste sans doute plus du triple à lire tant elle est prolixe. Paysage perdu n’est pas un roman, mais n’est pas non plus réellement une autobiographie comme elle s’en explique dans la postface :

« Le premier principe pour écrire des souvenirs est la « synecdoque ». Une partie symbolique est choisie pour représenter le tout. » (p.413) ; « nos vie ne sont pas des romans, et les raconter comme des récits revient à les déformer. » (p.411).

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GOODBYE 2016 !


livres-annuel-1Encore une nouvelle année qui se clôt ce soir, une année 2016 bien morose sur le plan mondial, mais il nous reste les livres pour continuer à rêver, à réfléchir et à espérer. Au milieu du chaos des attentats, de la guerre à Alep, de la montée des extrêmes, les livres m’ont aidée à garder l’espoir. Ils ne sont pas un refuge ouaté qui m’ont éloignée du monde, non, ils m’ont permis de rester moi-même, de prendre du recul, de souffler, de me dire que tant que la littérature existe, tout est possible. Je crois à la force de l’esprit, des sentiments, des émotions, à ce qui nous fait être humain et que la littérature nous rappelle sans cesse. Dans ma vie de tous les jours, dans la folie des cours, des corrections, des rencontres parents-profs, des journées fatigantes où il faut parler sans cesse, expliquer, demander le silence, intéresser, trouver mille moyens pour faire comprendre, ouvrir un livre fut une réelle respiration intérieure. Je l’ai réellement senti cette année. Malgré la fatigue, malgré parfois le découragement, voire le surmenage qui nous fait nous effondrer en pleurs devant les collègues, lire, ouvrir un livre, me plonger dans une histoire, suivre la vie de personnages tous différents mais qui avaient tous un peu quelque chose à voir avec moi, m’a fait tout surmonter. Me réveiller à l’heure matinale où tout le monde dort annuel-2encore, préparer un petit déjeuner et me remettre sous la couette, lire, une demi-heure, parfois un peu plus, avant de lancer la machine, d’être la femme, la mère, la prof, la collègue, lire c’est être avec moi, seulement moi, n’être rien d’autre que moi, un besoin vital, faire place au silence, n’entendre que les pages qui se tournent, parfois le ronronnement d’un chat lové à mes côtés. Il me serait impossible de m’en passer. Une journée qui ne commencerait pas par ce petit temps de lecture, serait une journée gâchée. Alors cette année, j’ai lu, plus que l’an dernier contre toute attente. J’ai lu sans contraintes, sans impératifs, sans choix préalables, j’ai choisi mes lectures en fonction de mes envies, SP ou PAL, peu importe, ne voir les livres que pour ce qu’ils peuvent m’apporter, simplement pour leur sujet, leur auteur, leur couverture… Et ça fait du bien.

Il y eut de belles lectures, d’autres un peu moins belles, certaines m’ont fait bondir et ont entraîné des réactions exacerbées de leur auteur, mais toutes ont eu un impact. Elles auraient pu être plus belles, plus classiques, plus sérieuses, plus…, plus… Elles ont été ce qu’elles ont été. Et parmi ces 75 livres lus, je voudrais en retenir quelques uns particulièrement.

Les romans tout d’abord. Quatre romans, quatre auteures, on ne se refait pas :

Azoulay TitusXinran messages de mères inconnuesphototreize

Titus n’aimait pas Bérénice de Nathalie Azoulay – Messages de mères inconnues de Xinran – La part des flammes de Gaëlle Nohant – Treize d’Aurore Bègue.

En littérature jeunesse :

Murail sauveurGraudin Wolfe couvvesco-pasteur

Sauveur et fils de Marie-Aude Murail – Je suis Adèle Wolfe de Ryan Graudin et Louis Pasteur contre les loups-garous de Flore Vesco.

Contrairement à mes habitudes de lecture, j’ai lu trois BD cette année, et celle qui m’a particulièrement plu est l’adaptation du roman jeunesse Le Journal d’Aurore.

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Enfin, cerise sur le gâteau, la génialissime pièce de théâtre d’Alexis Michalik, Edmond.

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La lecture n’a cependant pas été ma seule source de plaisir cette année. Depuis juillet, je me suis lancée dans la création d’un Bullet Journal. Je me rends compte que ce besoin d’écriture, de faire parler un peu ma créativité même si je dessine comme un pied, vient là encore d’un besoin de me recentrer sur moi et de renouer avec des pratiques qui me sont chères depuis mon enfance. Je vous en reparlerai bientôt autour d’un billet qui fera le bilan de mes six mois de Bullet Journal.

Il me reste à vous souhaiter une très belle année 2017, plus joyeuse, plus en paix et toujours littéraire !

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Sources :

Photo 1

Photo 2 : illustration Kanako

Photo 3 : John White Alexander, Repose, 1895.

« Tomahawk » Monsieur Edmond – (Musique)


tomahawk

Il est bien rare que je parle de musique sur ce blog, mais une fois n’est pas coutume, je tiens à vous présenter Tomahawk, écrit, composé et interprété par Monsieur Edmond, et il s’avère que ce Monsieur Edmond n’est autre que mon frère, mais ça, c’est secondaire, car ce qui compte vraiment c’est le contenu.  Cet album a été financé grâce à des contributeurs indépendants sur le site Kickstarter, enregistré et mixé par Monsieur Edmond dans son propre studio puis mastérisé dans le célèbre studio d’Abbey Road par Frank Arkwright à Londres.

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Abbey Road n’est pas un hasard, les Beatles ont sans cesse été et sont encore le groupe de référence, le bain musical qui a forgé la musique et l’inspiration de Monsieur Edmond. Mais pas que : Coldplay, Keane ou encore Fountains of Wayne nourrissent aussi sa musique. D’inspiration pop et poprock, Tomahawk a cependant sa propre tonalité, son propre son, bref sa propre personnalité. A la fin du livret de l’album, on découvre la fabrique des chansons, elles en deviennent alors encore plus personnelles, plus sensibles. Les milles sons qui surgissent dans les chansons révèlent leur mystère : le carillon d’un jardin, des extraits de films ou une série, comment une athlète a fait naître l’inspiration. Bien sûr j’y lis autre chose, des choses qui ont du sens pour la sœur que je suis, mais je suis certaine qu’elles en toucheront d’autres.

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Je suis beaucoup moins douée pour parler de musique que de livres, je vous conseille donc d’aller non seulement jeter, mais prêter une oreille attentive à ces dix chansons qui ont, toutes, une histoire…

Vous pouvez écouter l’album sur ce site, vous abonner à la page Facebook, au twitter de Monsieur Edmond pour mieux le découvrir et acheter l’album ou votre chanson préférée. Album disponible aussi sur ITunes, Deezer ou Spotify.

« Edmond » Alexis MICHALIK – Rentrée Littéraire 2016 #7 – Théâtre


michalik-edmondCyrano et moi, c’est une longue histoire d’amour. J’ai vu la représentation de la pièce avec Weber, j’ai vu le film de Rappeneau plusieurs fois, j’ai étudié la pièce quand j’étais en 3ème (j’en avais appris la fameuse tirade du nez); je l’ai fait en classe avec ma classe de 4ème l’an dernier et je la refais cette année. Bref, je connais la pièce presque sur le bout des doigts, alors quand une attachée de presse m’a proposé de lire la pièce d’Alexis Michalik, vous pensez bien que je n’ai pas résisté très longtemps.

Edmond Rostand vient de faire un four avec sa pièce La princesse lointaine. Endetté, il cherche à convaincre Coquelin, le plus grand acteur de l’époque de jouer dans sa prochaine pièce, qu’il n’a non seulement pas écrite mais dont il ignore encore le sujet. Or pour convaincre Coquelin, il faut avoir un sujet et un rôle à sa hauteur. Sauf que l’inspiration semble s’être envolée ainsi que sa confiance en lui. Et puis, voilà que son ami Léo tombe amoureux d’une petite costumière très jolie, Jeanne, qui a les yeux qui brillent quand on lui parle des vers d’Edmond. Au fil des rencontres, des situations, notre dramaturge va écrire sa pièce : Cyrano de Bergerac.

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« Titus n’aimait pas Bérénice » Nathalie AZOULAI – Rentré Littéraire 2015


Azoulay TitusBérénice est sans doute ma tragédie préférée de Jean Racine. Et Dieu sait comme j’aime la langue de Racine, sans doute parce que j’ai appris à l’aimer, à la comprendre durant mes études. C’est en Première, avec Mithridate, que tout a commencé. En fac, Racine est revenu souvent, et à chaque fois je ressentais des frissons en lisant ses alexandrins, si bien que j’ai voulu en lire davantage par moi-même. Mais Bérénice fut un choc émotionnel comme seul la littérature peut en provoquer. Aussi, il m’était impossible de passer à côté de ce roman.

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« Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous » Nathalie STRAGIER


fille du futurDans mon bilan de fin d’année 2015, j’avais évoqué ce roman que je plaçais en bonne position dans mes lectures, bien que le roman ne soit sorti que jeudi dernier, donc en 2016. Je ne suis pas super fan de la couverture, mais il ne faudrait surtout pas s’y arrêter car ce serait vraiment une fatal error tant ce roman est addictif, drôle et fin !

Andrea vit en 2019. Elle projette de faire un grand voyage avec son meilleur ami dans les capitales d’Europe. Un jour, devant son lycée, elle aperçoit un groupe de jeunes filles bizarrement accoutrées : vêtements dépareillés, tongs aux pieds, une peau ravagée par l’acné. Quelques temps plus tard, Andréa sort l’une d’entre elles d’une rixe avec des policiers et décide de la ramener chez elle. C’est le début des problèmes.

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« Ma mère est une blogueuse » Lisa BALAVOINE et Gaëlle DESLIENS avec TAG à l’intérieur.


ma mère est une blogueuseTu la vois tous les jours pianoter sur son clavier. Je blogue ! dit-elle (et le repas n’est toujours pas prêt). C’est un mystère pour toi ce monde parallèle. Ces billets, ces comms, ces swap, ces trolls, ces stats… Que fait-elle chaque jour à écrire et à commenter ? Ce petit carnet est le tien. Il va t’aider à y voir plus clair. 

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« Amour, Vampire et loup-garou » Marie-Aude MURAIL (Ado).


Murail amour vampireBien avant la daube Twilight, Marie-Aude Murail avait écrit, en 1998, ce roman qui allie les trois ingrédients utilisés ensuite par Stéphanie Meyer mais avec tellement moins de talent ! J’ai acquis ce roman (et quelques autres…) fin 2011 lors d’un dégraissage d’une bibliothèque municipale non loin de chez moi, autant vous dire que tous les romans de Marie-Aude Murail disponibles, je les ai raflés vite fait bien fait. Les pauvres ! je ne pouvais pas faire autrement !

Dans la famille Delcroix, il y a la fille aînée, Marianne, qui est assistante du professeur Anatole Le Lyonnais au CEPP (Centre d’Études des Phénomènes Paranormaux), il y a le frère, Antonin qui a un copain fan d’un jeu vidéo un peu (et c’est un euphémisme) trop violent et il y a la petite sœur, Maroussia qui dit des gros mots. Ah il y a aussi leur mère accessoirement, mais elle n’est pas très présente et laisse sa fille aînée se charger des plus jeunes. Un soir, Marianne, en récupérant sa voiture dans le parking souterrain du CEPP, sent une présence dans son dos et une haleine chaude dans son cou…

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