« Maine » J. Courtney SULLIVAN.


J. Courtney Sullivan est auteure américaine que j’apprécie beaucoup pour avoir déjà lu deux de ses romans (Les Débutantes et Les Liens du mariage). Je souhaitais lire Maine depuis longtemps, beaucoup parmi mes amies blogueuses m’en ont parlé avec enthousiasme. Et elles avaient raison.

Maine, comme les précédents, est un roman choral centré sur trois générations de femme : Alice, la grand-mère de 80 ans peu aimable, grenouille de bénitier et passablement alcoolique ; Kathleen, sa fille, un peu baba-cool vit en Californie avec Arlo et tient une « ferme » de vers de terre pour produire de l’engrais naturel ; Maggie, sa petite-fille, a un ami qui a du mal à s’engager et Ann-Mary, sa belle-fille, mère de famille modèle qui a tout donné à sa famille et la seule avec laquelle elle s’entend à peu près. Au centre de l’histoire une propriété dans le Maine, avec sa plage privée, que Daniel, le mari d’Alice avait gagnée au jeu. Au fil des années, cette maison est devenue le point de rendez-vous estival et chacun l’occupe à présent un mois de l’été.

(suite…)

« 3000 façons de dire je t’aime » Marie-Aude MURAIL.


Les romans de Marie-Aude Murail sont toujours la promesse d’un moment de lecture parfait. J’ai déjà lu une dizaine de ses romans et je ne m’en lasse pas, tant elle sait varier les genres et nous embarquer aux côtés de personnages que l’on aimerait avoir pour amis. J’avais repéré à sa sortie 3 000 façons de dire je t’aime et j’ai profité de sa sortie en format poche pour enfin le lire.

Chloé, Bastien et Neville se sont connus au collège en 5e. Mme Plantié, leur professeure de français avait l’étrange particularité de ne pas aimer les romans qui finissent bien. Elle emmena sa classe au théâtre voir Dom Juan et là ce fut comme une révélation pour les trois collégiens. Plusieurs années plus tard, le bac passé, ils se retrouvent pour les auditions du conservatoire d’art dramatique de leur ville de province. Ils se reconnaissent et deviennent enfin amis. Le but est d’être remarqué par le professeur Jeanson, le seul qui, d’après les rumeurs, est capable de faire admettre ses élèves aux concours du conservatoire de Paris.

(suite…)

« Le Maître des livres » Umiharu SHINOHARA #1- manga.


Je lis très peu de mangas alors que mes enfants les dévorent. Si vous cherchez sur le blog vous en trouverez pourtant quelques uns (Une sacrée mamie ; Chi, une vie de chat ; Histoire couleur terre ; Quartier lointain ; Emma ; Les Années douces). Quand je commence une série, je la dévore en entier. Voilà plusieurs années que je souhaite lire Le Maître des livres dont on m’a souvent parlé et que l’on m’a souvent également conseillé, mais je la trouvais rarement en librairie. Lors de mon séjour à Grenoble, la ville qui compte le plus de librairies par habitant, j’ai enfin trouvé le tome 1, en fait j’ai trouvé toute la série, soit les 14 tomes, mais je me suis contentée, pour l’instant, des 6 premiers (et je viens de me commander les trois suivants 😀 !).

Je ne vais pas tous les chroniquer (car je compte bien tous les lire) ; il est toujours difficile de parler des différents tomes sans spoiler la série. Par contre quand je les aurai tous lus, j’en ferai un petit bilan. Je vous présente donc ce premier tome qui m’a immédiatement donné envie de lire la suite.

(suite…)

« Les Misérables » Victor Hugo – tome 1.


Bien qu’ayant fait des études de lettres, j’ai des lacunes. Mais je les assume et fais en sorte, petit à petit, de les combler. De Victor Hugo, j’ai lu quelques pièces (Ruy Blas, Lucrèce Borgia), quelques romans (Les Derniers jours d’un condamné, Claude Gueuxet des poèmes de divers recueils et essentiellement celui-ci : Les Contemplations. Je ne m’étais jamais encore confrontée aux monuments hugoliens : Les Misérables, L’Homme qui rit, Notre Dame de Paris… Ils sont pourtant tous dans ma PAL depuis bien bien longtemps.

Il m’a fallu la lecture un peu déprimante (pour des raisons différentes) de deux romans de la rentrée littéraire, pour ressentir le besoin profond d’un retour aux classiques. L’envie de lire Les Misérables a fait son chemin depuis la lecture d’une biographie d’Hugo mêlée à celle de sa fille, Léopoldine par Florence Colombani. J’ai une affection particulière pour Léopoldine. Dans cette biographie, j’avais notamment été très intéressée par les rapprochement que Florence Colombani faisait entre Léopoldine et Cosette. J’ai eu envie de les vérifier. Bref, j’ai lu le premier tome des Misérables.

(suite…)

« Summer kids » Mathieu PIERLOOT – #RL2018 (roman ado)


Antoine, Mehdi, Hannah et Alice viennent de finir le lycée, ils forment un groupe d’amis et se connaissent depuis la primaire. Ce sont les dernières vacances avant les études supérieures. Chacun a choisi sa voie, sauf Antoine. Sa rupture récente avec Hannah l’a plongé dans une tristesse profonde qui le laisse indécis, hésitant. Cette rupture a aussi un peu fendillé le groupe, Hannah ne donne plus guère de nouvelles, Mehdi et Alice sont pris entre les deux anciens amoureux. Chez Antoine, même sa vie familiale prend l’eau depuis l’arrivée du nouvel ami de sa mère, Jean-Do.

Summer kids pourrait être un roman comme un autre racontant la sempiternelle histoire d’une rupture amoureuse, pourtant, ce (trop) court roman d’un peu plus de 150 pages est porté par une écriture, une sensibilité et une réalité des dialogues qui en font un roman à part que l’on voudrait plus gros, plus long.

(suite…)

« La Vérité sur l’affaire Harry Quebert » Joël DICKER


J’ai enfin sorti de ma PAL le fameux best-seller La Vérité sur l’affaire Harry Quebert que j’avais acheté au moment de sa sortie c’est-à-dire en 2012 !!! Oui ! Alors pourquoi cette envie subite ? Tout simplement parce que son adaptation en série va bientôt être diffusée sur TF1 avec Patrick Dempsey (docteur Mamour), et je n’aime pas voir les adaptations avant d’avoir lu le roman.

On a tellement parlé de ce livre, en bien comme en mal d’ailleurs, que je me suis lancée un peu fébrilement dans la lecture. Je suis toujours suspicieuse devant les romans trop plébiscités. Pourtant j’ai vite été embarquée dans l’intrigue : Harry Quebert est un écrivain reconnu et estimé après le succès d’un roman Les Origines du mal. Ancien professeur d’université, il a eu pour élève Marc Goldman, avec lequel il a noué une amitié forte. Marc a également connu un grand succès en librairie, mais depuis plus d’un an, il ne parvient plus à écrire et doit pourtant rendre un manuscrit à son éditeur, le délai de remise arrivant à terme. Marc se rend donc dans le New-Hampshire où Harry vit depuis 1975. Il recherche les conseils de son ancien prof. Sauf que, le corps de Nola Kellergan est retrouvé enterré dans le jardin de Harry et que tout porte à croire que le coupable soit Harry. La jeune fille de 15 ans avait disparu le 30 août 1975 et toutes les recherches pour retrouver son corps étaient demeurées vaines. Marc décide alors de faire la vérité sur cette affaire afin d’innocenter son mentor.

(suite…)

Mon top 5 – 2017.


pinterest pile de livres dessinLa fin de l’année, c’est le moment de faire un bilan sur les lectures qui ont ponctué mes douze derniers mois. Je consulte mes listes de livres lus, je constate que je n’ai pas atteint mes objectifs (comme l’an dernier), j’ai (comme toujours) l’impression d’avoir bien peu lu, mais pourtant (comme souvent) quelques romans demeurent ancrés en moi, ont su laisser leur trace.

Pour l’année 2017, je retiens particulièrement cinq romans, des romans assez différents et qui illustrent assez bien, je crois, la lectrice que je suis. Ils sont présentés par ordre chronologique de lecture.

(suite…)

« Les Filles de Brick Lane – 2. Sky » Siobhan CURHAM.


Processed with Rookie CamLes filles de Brick Lane sont quatre londoniennes de 16 ans, quatre jeunes filles avec des rêves et pas mal de soucis à résoudre, mais elles ont un atout majeur : leur amitié. Si le premier tome était consacré plus spécifiquement à Ambre, le second met le projecteur sur Sky. Je l’attendais avec impatience ayant littéralement dévoré le premier en décembre dernier. J’ai donc retrouvé Rose, Maali, Ambre et Sky la veille du jour de l’an. Comme chaque année, elles réunissent leur club et cette année, en plus de leur rêve, elles ont toutes une nouvelle à partager. Rose a une révélation de taille à faire, Maali se fait du soucis pour son père, Sky s’inquiète de sa prochaine rentrée au lycée, elle qui a toujours pris ses cours à la maison, elle souhaite aussi que la poésie devienne le centre de sa vie, enfin Ambre aimerait retrouver sa mère biologique pour enfin savoir qui elle est et débloquer sa panne d’écriture.

(suite…)

« Petits secrets, grands mensonges » Liane MORIARTY + Big Little Lies (série)


Je trouve toujours passionnant la façon dont on se décide à lire un roman, c’est pourquoi je prends souvent soin de vous en parler au début de mes chroniques. Pour celui-ci, c’est en regardant une émission de télé sur les séries et notamment sur une série que je ne connaissais pas : Big little lies. Quand le journaliste a annoncé le titre du roman dont cette série est une adaptation, je me suis rappelé que j’avais reçu ce roman. J’ai donc fouillé dans mes piles de livres et assez rapidement (oh miracle !) je l’ai retrouvé. Aussitôt sorti de sa pile, aussitôt commencé.

Petits secrets, grands mensonges se situe à Pirrewee en Australie et plus précisément autour de son école publique. L’intrigue romanesque est construite sur une analepse (un retour en arrière) : un meurtre a été commis, mais le lecteur ignore qui a été tué, par qui et comment. Tout le roman va donc être un long compte à rebours jusqu’au moment du drame.

(suite…)

« Paysage perdu » Joyce Carol OATES – Rentrée Littéraire 2017


Il me fallait bien un livre de Joyce Carol Oates pour rompre le silence de ce blog. Pourtant durant ce mois et demi d’absence, j’ai lu de bons romans dont je vous parlerai sans doute dans les jours à venir car ce serait dommage de n’en pas parler, mais pour Paysage perdu en parler est un besoin.

Joyce Carol Oates est l’écrivain contemporain qui tient une place centrale dans mon musée personnel. Je l’ai découverte à peu près en même temps que j’ai ouvert ce blog et c’est d’ailleurs grâce aux blogs que j’ai commencé à la lire avec le roman Nous étions les Mulvaney qui fut un réel choc littéraire. Depuis j’ai lu plus d’une dizaine de ses œuvres (romans et nouvelles) et il m’en reste sans doute plus du triple à lire tant elle est prolixe. Paysage perdu n’est pas un roman, mais n’est pas non plus réellement une autobiographie comme elle s’en explique dans la postface :

« Le premier principe pour écrire des souvenirs est la « synecdoque ». Une partie symbolique est choisie pour représenter le tout. » (p.413) ; « nos vie ne sont pas des romans, et les raconter comme des récits revient à les déformer. » (p.411).

(suite…)