« Le Saut de l’ange » Lisa GADNER – Polar.


Durant les vacances d’été, j’ai souvent envie de polars. Cette semaine j’ai lu Le Saut de l’ange de Lisa Gadner, que j’ai acheté sur le lieu de mes vacances. J’avais déjà fini le très beau roman de Gaëlle Nohant, Légende du dormeur éveillé (dont je vous parlerai prochainement) et j’avais envie de tout autre chose. J’avais emporté Le Chagrin des vivants d’Anna Hope, mais le sujet un peu dur sur l’après première guerre mondiale ne me tentait pas tout de suite. Pourtant le sujet du Saut de l’ange s’est révélé au final assez dur aussi.

Tout commence par un accident de voiture. Une femme au volant de sa voiture fait un vol plané sur une petite route dans la campagne un soir de pluie. Elle tente de s’extraire de son véhicule, puis se met à chercher partout une petite fille, Véro, qui est introuvable. La police est appelée sur place : Wyatt et Kevin. Des recherches sont faites pour retrouver l’enfant mais en vain. La femme, Nicky, semble perturbée et souffre de différentes blessures, dont un traumatisme crânien. Or Wyatt découvre qu’elle a déjà subi deux autres traumatismes crâniens : en tombant dans sa cave et sur le perron de sa maison. Désorientée, parfois incohérente, elle ne cesse de parler de cette Véro qui semble parfois être une petite fille, à d’autres moments une adolescente. Que cache-t-elle ? Pourquoi autant de traumatismes crâniens en si peu de mois ? Quel rôle joue son mari Thomas, qui semble avoir un fort ascendant sur sa femme ?

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Triple Bilan de lectures : Mai – Juin – Mois Anglais 2019.


Entre la fin de l’année scolaire et ses réjouissants conseils de classe, réunions et j’en passe, puis les corrections du bac, les oraux du bac et enfin une perte de connexion d’une semaine, me voilà donc enfin de retour pour un triple bilan car avec tout ça je n’ai pas fait le bilan du mois de mai. Et comme nous sommes déjà le 2 juillet, il me faut également faire le bilan du mois de Juin qui était sous le signe de l’Angleterre.

Il est donc grand temps de nous y mettre. Comme ce billet risque d’être trop long, le mois de mai sera évoqué de façon très rapide et dans l’ordre chronologique. Pour le mois de juin, je serai plus diserte.

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« Un Innocent à l’Old Bailey » Anne Perry


Mieux vaut tard que jamais ! Voilà donc enfin ma chronique sur un roman d’Anne Perry. Après Agatha Christie, je reste dans les valeurs sûres. Au départ je devais continuer la série Pitt et puis j’ai découvert qu’Anne Perry en a entamé une nouvelle avec le fils Pitt, j’ai donc craqué pour ce premier tome : Un Innocent à l’Old Bailey.

Daniel Pitt, fraîchement avocat, est chargé de seconder l’avocat chevronné, Mr. Kitteridge, dans une affaire de meurtre : Mrs Graves a été retrouvée morte dans son boudoir, le visage entièrement consumé. Son mari est accusé du meurtre. Mais Mr Graves,  personnage fort désagréable et menaçant, clame son innocence et crie au complot. Biographe, il est prêt à divulguer des informations qui risquent de nuire à des proches de Daniel lui-même.

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« Recettes d’amour et de meurtre » de Sally ANDREW


L’envie de lire ce roman a essentiellement été motivée par sa couverture que je trouve très réussie. Sur les tables du Salon du livre, les couleurs vives et le côté rétro de l’image ressortaient et ma main l’a happée sans beaucoup de réflexion. Mais je ne regrette pas du tout mon achat car j’ai vraiment passé un très bon moment de lecture.

L’intrigue se situe en Afrique du Sud, dans le Klein Karoo. Tannie Maria, cinquante ans et veuve d’un homme violent, recommence à profiter un peu de la vie. Elle travaille dans un journal local dirigé par Hattie et avec Jessie, journaliste de terrain. Tannie Maria, quant à elle, est chargée du courrier du cœur, mais pas seulement, elle distribue également, comme des ordonnances, des recettes pour consoler les cœurs malheureux ou pour séduire des prétendants. Or un jour, elle reçoit le courrier d’une femme battue demandant de l’aide pour échapper à son mari, mais elle sera retrouvée morte quelques jours plus tard. Tannie Maria décide alors, avec l’aide de Jessie, de tirer cette affaire au clair.

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« Le Petit paradis » Joyce Carol OATES.


Un nouveau roman de Joyce Carol Oates est toujours une bonne nouvelle. Aussi quand j’ai appris la sortie du Petit paradis, je me suis ruée en librairie. D’autant que le sujet était très prometteur : une dystopie, genre auquel Oates s’est peu frottée.

En 2039 aux Etats-Unis, devenus les Etats d’Amérique du Nord (EAN), un gouvernement totalitaire s’est installé avec tout ce que cela entraîne : surveillance à outrance ; livres interdits ; suspicion portée sur les intellectuels… Adriane Strohl est une brillante étudiante, fille d’un médecin devenu IM (Individu Marqué) et nièce de Tobias qui, après avoir organisé une manifestation pour la liberté d’expression a été Supprimé. Major de sa promotion, Adriane va franchir la ligne rouge lors de son discours à la remise des prix. Elle se fait arrêter puis exiler…. en 1959.

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Bilan de lecture mensuel : Avril 2019.


En ce premier jour de mai, au son des clochettes du muguet, il est l’heure de faire le bilan de mes lectures. Des lectures un peu moins importantes que le mois dernier, mais qui ont été particulièrement agréables et intéressantes. On peut juste regretter que le fait que je ne suis parvenue à ne sortir que deux livres de ma PAL.

Ce mois-ci donc j’ai lu trois polars, un roman et un livre d’entretiens.

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Descente en librairies parisiennes…


Les vacances sont certes faites pour se reposer mais aussi pour aller se promener notamment à Paris et plus précisément avec ma sœur qui, âme charitable, accepte de me suivre dans ces lieux de perdition et surtout de m’attendre.

Cette semaine j’ai donc visité quatre librairies.

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« Le Vrai lieu » Annie ERNAUX – Entretiens avec Michelle PORTE.


 

 

Ecrire, je le vois comme sortir des pierres du fond de la rivière » (p.72)

Ce petit livre d’entretiens est d’une grande richesse. Pour qui est sensible, comme moi, à l’oeuvre et à l’écriture d’Annie Ernaux, il est une vraie mine. J’ai noirci trois pages de citations, tant ce qu’elle nous livre de son écriture, de la conception de son oeuvre est passionnant. Elle éclaire sa démarche littéraire, la source de son intérêt pour la littérature, revient sur cet entre-deux social qui est à l’origine de ses romans.

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« Maine » J. Courtney SULLIVAN.


J. Courtney Sullivan est auteure américaine que j’apprécie beaucoup pour avoir déjà lu deux de ses romans (Les Débutantes et Les Liens du mariage). Je souhaitais lire Maine depuis longtemps, beaucoup parmi mes amies blogueuses m’en ont parlé avec enthousiasme. Et elles avaient raison.

Maine, comme les précédents, est un roman choral centré sur trois générations de femme : Alice, la grand-mère de 80 ans peu aimable, grenouille de bénitier et passablement alcoolique ; Kathleen, sa fille, un peu baba-cool vit en Californie avec Arlo et tient une « ferme » de vers de terre pour produire de l’engrais naturel ; Maggie, sa petite-fille, a un ami qui a du mal à s’engager et Ann-Mary, sa belle-fille, mère de famille modèle qui a tout donné à sa famille et la seule avec laquelle elle s’entend à peu près. Au centre de l’histoire une propriété dans le Maine, avec sa plage privée, que Daniel, le mari d’Alice avait gagnée au jeu. Au fil des années, cette maison est devenue le point de rendez-vous estival et chacun l’occupe à présent un mois de l’été.

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« Le Roi disait que j’étais le diable » Clara DUPONT-MONOD


Un des rares souvenirs de mes cours d’histoire au collège est quand le prof avait évoqué Aliénor d’Aquitaine. Elle nous avait été présentée comme une femme moderne, particulièrement lettrée et entourée de troubadours. J’ai toujours eu une certaine tendresse pour cette femme ayant vécu dans une époque que l’on imagine assez rude et masculine. Aussi la sortie de La Révolte de Clara Dupont-Monod m’a tenté, mais on m’a dit, à juste titre, qu’il était plus judicieux de lire avant Le Roi disait que j’étais le diable. Je me suis donc docilement rangée à cet avis.

Dans ce premier roman donc, Aliénor est à peine âgée de 15 ans, quand elle devient l’épouse de Louis VII, roi des Francs. Ce mariage la contraint à quitter son Aquitaine natale et chérie, et c’est une vraie déchirure, d’autant que son mari de roi dévot n’a rien de la fougue de la jeune fille. (suite…)