« Son espionne royale mène l’enquête » Rhys BOWEN


Son espionne royale mène l’enquête est le premier tome d’une série que l’on a largement vu passer sur les blogs et les RS ces derniers temps. Comme je suis faible, j’ai donc fini par craquer.

Lady Victoria Georgiana est la fille du duc de Glenn Garry et Rannoch. Après la mort de ses parents, elle est hébergée en Ecosse chez son demi-frère. Mais le château est un vrai courant d’air et sa belle sœur une vraie harpie. Quand son demi-frère envisage de la marier à un prince roumain et de lui couper les vivres, elle part à Londres pour vivre seule et libre, sauf que la maison de son demi-frère qu’il consent à lui prêter, Rannoch House, n’est pas plus accueillante, et puis comment vivre sans domestique et sans argent. Il lui faut donc trouver un emploi, ce qui ne s’avère pas plus facile. D’abord vendeuse chez Harrod’s (oui quand même), elle se fait licencier le jour même. Elle crée alors une agence de nettoyage, dont elle est la seule employée, chargée de préparer les demeures des familles aristocrates venant passer la saison à Londres. Elle entrevoit un nouvel espoir quand la reine la convoque à Buckingham pour lui confier une mission : se renseigner sur cette Américaine dont semble s’être entiché le Prince de Galles.

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« Honoré et moi » de Titiou LECOQ


Béatrix est tout le premier roman que j’ai lu de Balzac. Je devais être en seconde, je crois. Ce roman, peu connu ou du moins qui ne fait pas parti des plus connus, est un roman à clefs. Les personnages sont des doubles romanesques de Marie d’Agoult et de Franz Liszt. On y trouve aussi George Sand sous les traits de Félicité des Touches. Je n’avais alors lu aucun roman de George Sand, mais je me plais à penser que ce roman était un premier signe de mon intérêt pour elle. J’ai donc un peu découvert Balzac et Sand en même temps. Depuis j’ai lu plusieurs romans de Balzac, même certains plusieurs fois : le magnifique Splendeurs et misères des courtisanes (qu’il faudrait que je relise), Le Père Goriot (lu 2 ou 3 fois), Le Lys dans la vallée, Illusions perdues, La cousine BetteLes Chouans et puis « Le chef d’oeuvre inconnu », « Sarrasine », Le Colonel Chabert etc etc. Et il m’en reste encore tellement à découvrir. Bref, Honoré et moi, on se fréquente depuis longtemps. Quand j’ai vu la biographie de Titiou Lecoq, avec ce titre qui me parle tellement (mon blog, je vous le rappelle s’intitule : Les livres de George Sand et moi »), et tous les avis élogieux des copinautes, j’ai un peu résisté (un tout petit peu) et j’ai craqué !

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« Le Diable de la Tamise » Annelie WENDEBERG


Ce roman était prévu pour le Mois Anglais, mais je ne suis pas parvenue à le lire à temps. J’ai mis un temps fou à le finir sans doute que ma boulimie de lecture du mois de juin en est la conséquence. Mon rythme s’est donc considérablement ralenti, mais j’en avais besoin.

Ce roman m’avait été conseillé sur les RS par je ne sais plus qui puisque je ne note jamais, ce qui est très dommage car je ne peux rendre à César… Je ne connaissais pas du tout cette auteure, mais le fait que l’héroïne fasse équipe avec Sherlock Holmes et qu’elle soit obligée de se déguiser en homme pour exercer son métier de bactériologiste a été suffisant pour que je me laisse tenter.

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Bilan de Juin : Le Mois Anglais


Juin tire sa révérence et avec lui le Mois Anglais. Pour cette neuvième édition, nos charmantes organisatrices, Titine, Lou et sur Instagram, Lamousmé, nous avons concocté un programme sur mesure. Un Mois Anglais, ça se prépare comme un marathon, on rassemble ses forces, on s’entraîne à l’avance, et on tient la distance. Cette année a sonné ma 9e participation et sans doute celle où je me suis le plus investie car, pour une fois, j’avais le temps de le faire et une sacrée boulimie de lecture. Je m’en suis donnée à cœur joie et je suis un peu triste que ce soit fini.

Dans cette chronique, on va revenir sur ces 30 jours à l’heure anglaise…

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« Désaccords imparfaits » Jonathan COE – Nouvelles


Jonathan Coe avoue n’être pas un grand auteur de nouvelles, les quatre qui constituent ce recueil d’à peine 100 pages semble lui donner raison. Il s’en amuse en introduction :

Ce recueil représente toute ma production de nouvelles au cours de ces quinze dernières années, ce qui relève de la plaisanterie.

La première « Ivy et ses bêtises » est une histoire de fantôme, la seconde, « 9e et 13e » celle d’une histoire d’amour qui aurait pu avoir lieu, la troisième, « Version originale », nous embarque dans un festival de films d’horreur et enfin la quatrième, « Journal d’une obsession », raconte sa passion pour le film La Vie privée de Sherlock Holmes. Quatre nouvelles, donc, et quatre univers assez différents.

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« Le Passé » Tessa HADLEY


Quand Alice, accompagnée de son beau fils  Kasim, arrive à Kington dans la maison familiale pour y passer trois semaines de vacances, elle réalise qu’elle a oublié les clefs. Harriet, sa sœur aînée, surgit alors au loin. Comme à son habitude, à peine arrivée, elle est partie se promener. La maison s’ouvre. On déballe les valises, on prend possession des chambres. Fran et ses deux enfants, Ivy et Arthur, arrivent à leur tour après un voyage effroyable. Enfin, la superbe auto rutilante de leur frère, Roland fait crisser les graviers de l’allée. En descendent, Molly, sa fille, et Pilar, sa nouvelle épouse, impeccable toute vêtue de blanc. Les vacances peuvent commencer. Dans cet ancien presbytère, maison de leur grands-parents maternels, le passé resurgit, mais également les tensions fraternelles. Les enfants jouent dans le jardin et se collent aux basques des plus grands, Kasim et Molly. Les fragilités des uns et des autres effleurent. On boit le thé, on se promène sur les chemins de l’enfance, on discute de Pilar, du changement opéré chez Roland.

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« La Mystérieuse affaire Agatha Christie » Ch. VAN DEN HEUVEL et N. JACQMIN (BD)


Agatha Christie a mystérieusement disparu, on a retrouvé sa voiture abandonnée aux abords d’un lac. Son mari, Mr Archibald Christie, ne semble pas plus inquiet que cela et devient suspect d’autant qu’il entretient une liaison adultérine avec sa secrétaire. Les inspecteurs chargés de l’enquête tentent de cerner la personnalité d’Agatha. Commence alors l’histoire de la vie de la romancière la plus connue d’Angleterre. Une enfance libre et préservée dans la belle maison d’Ashfield. Enfant timide, elle s’est forgé un monde imaginaire et a appris à lire très jeune avec sa nurse. Les principales étapes de sa vie sont ainsi racontées en trois actes entrecoupées par la poursuite de l’enquête sur sa disparition.

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« City Hall » Tome 1 de Guillaume LAPEYRE et Rémi GUERIN – Manga


Je ne suis pas une grande lectrice de manga, mais j’avais acheté celui-ci pour son sujet. L’intrigue se situe en 1902 dans un Londres futuriste. Le cour de l’histoire a été bousculé, il y a deux cents ans, quand on s’est rendu compte que l’écriture manuscrite entraînait la création de créature, les papercuts, obéissant aux volontés des écrivains. Sauf que comme tout le monde est capable d’écrire, les pires hommes ont créé les pires papercuts et ont provoqué une guerre destructrice. Depuis, l’écriture manuscrite est interdite, les stocks de papier ont été détruits. Au moment où l’histoire commence, le ministre des finances a été assassiné car une explosion monumentale. Sur son corps, une feuille de papier avec une menace de destruction. Malcolm Little, le maire de la ville, convoque alors Jules Verne et Conan Doyle et remet à Jules un cahier et un stylo. Leur mission est de déjouer le papercut auteur de l’assassinat du ministre.

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POINT PAL


Vous vous demandez peut-être où j’en suis de l’inventaire de ma PAL. Je l’ai un peu mis de côté depuis le Mois Anglais et surtout parce que tout en faisant l’inventaire j’essaie de trier et de ranger un peu le bazar ambiant. Il me reste deux coins à faire : les polars et la jeunesse/ado, deux coins particulièrement en bazar et qui va nécessiter du temps. Donc j’ai fait une pause.

Quoiqu’il en soit voilà où j’en suis pour l’instant :

PAL Perso : 800 (tout pile)

Autant vous dire que la barre des 1 000 va être largement atteinte.

Et comme si cela ne suffisait pas, je continue à acheter des livres, mais c’est la faute du Mois Anglais. Donc ces dernières semaines, je me suis un peu laissé aller, mais c’est important de faire vivre les librairies qui ont beaucoup souffert pendant le confinent… je donne de ma personne, voyez-vous.

Je vous présente donc mes derniers achats :

📚 Anatomie d’un scandale de Sarah Vaughan dont j’avais lu et beaucoup aimé La meilleure d’entre nous.

📚L’Envol du moineau d’Amy Belding Brown.

📚 Depuis le temps de vos pères de Dan Waddell. Suite de la série des enquêtes du généalogiste dont le premier tome est Code 1879 que j’ai lu pour le mois anglais.

📚 La Moisson des innocents toujours de Dan Waddell puisqu’il s’agit du tome 3.

📚 La Vraie vie d’Adeline Dieudonné dont on a beaucoup parlé l’an dernier. Je suis curieuse de me faire mon opinion.

📚 Vox de Christina Dalcher. J’ai été ravie de le trouver en poche, je le reluquais depuis sa sortie.

📚 L’Espoir des Neshov d’Anne B. Ragde. J’ai les trois tomes précédents déjà dans ma PAL et depuis des lustres.

📚 Les Sept morts d’Evelyn Hardcastle de Stuart Turton. Typiquement acheter sous l’influence des participantes au Mois anglais. J’adore cette couverture;

Pour ce dernier ouvrage, une BD, il faut remercier Lou (et donc à travers elle le mois anglais) qui me l’a traîtreusement mis sous le nez :

📚 La Mystérieuse affaire Agatha Christie de Chantal Van Den Heuvel et  Nina Jacquin. J’ai déjà commencé à le feuilleter et il est magnifique.

Tous ces livres sont déjà entrés dans l’inventaire.

N’hésitez pas à me mettre un petit commentaire si vous en avez lus certains ou si vous avez envie de les acheter, de les emprunter.

« Les Sœurs Brontë : La force d’exister » Laura EL MAKKI


On connaît tous le destin tragique de Charlotte, Emily et Anne Brontë. Une vie passée au presbytère de leur père, à écrire ensemble autour d’une table, les promenades dans la lande, les espoirs souvent déçus. Pourtant Laura El Makki, dès l’ouverture de cette triple biographie, veut conjurer ce malheur, montrer au contraire, et comme le sous-titre le révèle, cette force d’exister, cette volonté à toute épreuve dont elles ont fait preuve, cette capacité toujours à se remettre au travail, à concevoir des projets. Elle veut casser le mythe du malheur qui a été créé au départ par Elizabeth Gaskell et sa biographie de Charlotte. Elizabeth est passablement malmenée par Laura :

Elizabeth Gaskell, première biographe attitrée de Charlotte, première faiseuse de mythes (p.13)

Casser le mythe du malheur n’est pas minimiser le malheur et les drames qu’elles ont subis, c’est redonner sa place à des moments de bonheur pour mieux montrer ce qui les caractérisait, leur ardeur à vivre. Ce premier postulat de départ, cette sorte de pacte biographique, n’est pas le seul.

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