« Comment tomber amoureux… sans tomber » Susie MORGENSTERN


Annabelle est lycéenne en Terminale, ambitieuse, elle veut se consacrer à ses études pour intégrer une prépa. Mais c’est un peu le trait de caractère des femmes de la famille. Sa mère, Lulu, professeur en université, passe elle aussi son temps à travailler : préparation de ses cours, correction des copies, écriture d’articles, elle passe son temps sur son ordinateur, à tel point que son mari et son fils se sont installés dans un petit appartement. Du côté de la grand-mère, même combat : Marguerite, chef une étoile, ne vit que pour l’obtention d’une deuxième étoile. Or ces trois femmes, de trois générations différentes, vont devoir revoir leur objectif quand surgit des hommes dans leur vie. C’est d’abord par l’arrivée de Samuel, fils de diplomate américain, dans la classe d’Annabelle, qui va enrailler la mécanique.

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« Le Maître des livres » Umiharu SHINOHARA #1- manga.


Je lis très peu de mangas alors que mes enfants les dévorent. Si vous cherchez sur le blog vous en trouverez pourtant quelques uns (Une sacrée mamie ; Chi, une vie de chat ; Histoire couleur terre ; Quartier lointain ; Emma ; Les Années douces). Quand je commence une série, je la dévore en entier. Voilà plusieurs années que je souhaite lire Le Maître des livres dont on m’a souvent parlé et que l’on m’a souvent également conseillé, mais je la trouvais rarement en librairie. Lors de mon séjour à Grenoble, la ville qui compte le plus de librairies par habitant, j’ai enfin trouvé le tome 1, en fait j’ai trouvé toute la série, soit les 14 tomes, mais je me suis contentée, pour l’instant, des 6 premiers (et je viens de me commander les trois suivants 😀 !).

Je ne vais pas tous les chroniquer (car je compte bien tous les lire) ; il est toujours difficile de parler des différents tomes sans spoiler la série. Par contre quand je les aurai tous lus, j’en ferai un petit bilan. Je vous présente donc ce premier tome qui m’a immédiatement donné envie de lire la suite.

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« Un bon écrivain est un écrivain mort » Guillaume CHEREL.


J’ai découvert ce roman grâce à Antigone qui, par une de ses chroniques, m’a résolument donné envie de le lire, d’autant que le titre était une invitation à lui seul.

Dix auteurs parmi les plus connus se rendent dans un monastère perdu dans les montagnes, transformé en maison d’écrivain, invités par le propriétaire des lieux, un milliardaire au nom étrange de Cognito. Bien payés, ils doivent participer à un débat littéraire animé par Augustin Traquenard. Qui sont ces dix auteurs ? Frédéric Belvédère, Michel Ouzbek, Amélie Latombe, Delphine Végane, David Mikonos, Kathy Podcol, Tatiana de Roseray, Christine Légo, Jean de Moisson et Yann Moite… Mais attention car un bon écrivain est un écrivain mort…

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« La Nuit des temps » René BARJAVEL.


Barjavel est un auteur que l’on découvre à l’adolescence, et ce fut effectivement mon cas. Je me souviens avoir lu Ravage et d’ailleurs il y a eu avec mon livre une histoire de hasard comme on les aime. Je l’avais revendu quelque temps après ma lecture chez GJ. En première année de fac, je patientais dans un couloir avant de passer un oral de littérature. A côté de moi, une amie de ma classe lisait Ravage, je lui dis que je venais de la vendre, elle me passe son exemplaire et je le reconnais, c’était le mien, j’avais utilisé un effaceur pour le rendre anonyme mais on devinait encore mon nom. J’ai adoré le retrouver et savoir qu’il était entre de bonnes mains. Pour La Nuit des temps, mon souvenir de lecture était plus flou, je n’étais plus très sûre de l’avoir lu quand je l’ai commencé, et puis, quelques images me sont revenues en tournant les pages, c’était assez étrange comme sensation, comme retrouver un ami perdu de vue depuis l’enfance, j’en reconnaissais quelques traits, quelques expressions…

L’intrigue se situe dans un temps indéfini qui pourrait être le nôtre. Une équipe de scientifiques français est en expédition dans l’antarctique et capte un signal à plus de neuf cents mètres sous la glace. Tous les experts du monde se joignent alors à l’équipe française pour mettre leurs efforts en commun et creuser la glace. Ils tombent alors sur une sphère d’où est émis le signal. Les fouilles se poursuivent et ils finissent par découvrir un couple endormi, cryogénisé… depuis 900 000 ans ! C’est la stupeur chez les scientifiques.

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« Des fleurs pour Algernon » Daniel KEYES.


Des fleurs pour Algernon est un classique de la science-fiction qu’on lit généralement adolescent. Ce ne fut pas mon cas, mais j’en ai tellement entendu parlé que j’en connaissais déjà toute l’histoire. Pourquoi le lire alors, me direz-vous ? Parce que, avec une collègue, nous l’avons donné à lire à nos classes de Seconde, et que je me devais de le lire à mon tour. Il était dans ma PAL… mais où ? J’ai donc tout fouillé sans le retrouver, l’ai racheté pour finir par le dénicher deux jours plus tard en cherchant un autre livre. Je l’ai donc dorénavant en doublon ! Mais au moins il est lu.

Charlie Gordon est un attardé mental, choisi pour tester une expérimentation scientifique et médicale consistant à augmenter son QI. Le protocole a été mené avec succès sur une souris, Algernon, il est temps de lancer le programme sur un humain.

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« Le Fantôme de Baker Street » Fabrice BOURLAND.


Le Fantôme de Baker street est dans ma PAL depuis sept ans, preuve en est encore que les livres sont patients et qu’ils savent qu’un jour ou l’autre leur tour viendra. Je suis retombée un peu par hasard sur ce roman en fourrageant dans mes étagères. Il entre dans la catégorie que l’on appelle les british  mysteries (d’ailleurs si cela vous tente vous trouverez un challenge dédié sur le blog de My Lou Book) : des romans anglais, ou qui se déroulent en Angleterre, et qui font intervenir des enquêtes policières où se mêle le surnaturel.

James Trelawney et Andrew Singleton ont monté leur agence de détective à Londres, mais les affaires ne sont guère florissantes, le client se fait rare. Pourtant, la capitale anglaise connait depuis plusieurs semaines une vague d’assassinats et la panique commence à monter dans les rues. Les deux amis passent leurs journées à attendre un potentiel client. Enfin, un jour, une femme est annoncée : Lady Conan Doyle.

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« Poirot joue le jeu » Agatha CHRISTIE.


Il est toujours agréable de se plonger dans un roman d’Agatha Christie, même si, comme moi, on en a déjà lu plusieurs. Car contrairement à certains auteurs pourtant moins prolifiques, on n’a jamais la sensation de déjà vu et on est rarement déçu. J’ai une PAL Agatha Christie qui doit s’élever à plus de 30 romans, je pense (je vous avoue que j’ai arrêté de compter), donc il m’arrive régulièrement d’y piocher pour tenter de la faire baisser. Tout début janvier, j’en ai donc extrait un nouveau : Poirot joue le jeu.

Miss Ariadne Oliver, auteure de polars et amie de Poirot, demande à ce dernier de se rendre à Nasse House chez Mr George Stubbs. Elle organise, lors d’une fête champêtre dans le parc de la propriété de Nasse House, une course à l’assassin à partir d’un scénario qu’elle a elle-même inventé. Elle propose à Poirot d’être le clou du spectacle : celui-ci remettra un prix à la personne qui, le premier, aura découvert le meurtrier de son jeu. Mais Miss Ariadne révèle bien vite à Poirot ses craintes, elle a le sentiment d’avoir été manipulée : Je vous fiche mon billet que si un vrai crime était commis demain, je n’en serais pas autrement surprise ! (p.16).

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« Victor Hugo vient de mourir » Judith PERRIGON


Je savais que Victor Hugo avait eu des obsèques nationales, je savais qu’une foule immense, incroyable, avait suivi le cortège, j’avais même vu des images, donc quand j’ai découvert ce roman racontant précisément ses funérailles j’ai eu envie d’en savoir plus. Judith Perrigon se propose donc de décrire dans le détail et en s’appuyant sur des documents historiques, à la fois les derniers jours de Victor Hugo, les préparatifs des obsèques jusqu’au Panthéon (ou plutôt jusqu’à l’église Sainte Geneviève débarrassée de ses signes religieux pour complaire aux volontés de Victor Hugo d’un enterrement civil) et le jour J. L’aspect romanesque est peu développé, et c’est tant mieux, j’avais un peu peur d’une hagiographie du grand homme. Il n’en est rien, le style est clair et présente les faits comme ils se sont déroulés même si certains personnages sont inventés, ils incarnent les différents partis qui se sont affrontés durant ces quelques jours.

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« Broadway limited : 1. Un dîner avec Cary Grant » – Malika FERDJOUKH


Les romans de Malika Ferdjoukh, c’est un peu comme un bon chocolat chaud à la chartreuse après une journée de ski : ça réchauffe et ça fait du bien. Elle fait partie, avec l’incontournable Marie-Aude Murail, de ces auteurs dits jeunesse qui ont pourtant tout des grands et que l’on peut lire à 15 ans et à 45 ans passés. Que ce soit Quatre soeurs, Aggie change de vie ou Chaque soir à 11 heuresje suis toujours séduite par l’atmosphère de ses romans.

Broadway Limited est une série en trois tomes. Le deuxième (Un Shim Sham avec Fred Astaire) est déjà sorti (je suis d’ailleurs en train de le terminer). Pour la sortie du troisième et dernier tome (Un thé avec Grace Kelly), je ne connais pas encore la date, très prochainement je l’espère.

Donc concernant ce premier tome sous-titré Un Dîner avec Cary Grant, nous sommes à New-York à l’automne 1948. Jocelyn Brouillard, jeune homme de 17 ans, vient y faire des études. Il sonne à la pension Giboulée tenue par Mrs Celeste Merle et sa sœur Artemisia. Mais cette pension est exclusivement réservée aux jeunes filles. Ses talents de pianiste et la recette de la soupe aux asperges de sa mère vont cependant se révéler de merveilleux laisser-passer. Outre les deux propriétaires, Jocelyn va faire la connaissance des nombreuses pensionnaires : Wendy Balestrero surnommée Manhattan, Hadley Johnson, Page Hibbs, Felicity Pendergast, surnommée Chic, Etchika Jones ou encore Usurla Keller, sans parler des domestiques Easter-Witty et Charity.

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« Les Misérables » Victor Hugo – tome 1.


Bien qu’ayant fait des études de lettres, j’ai des lacunes. Mais je les assume et fais en sorte, petit à petit, de les combler. De Victor Hugo, j’ai lu quelques pièces (Ruy Blas, Lucrèce Borgia), quelques romans (Les Derniers jours d’un condamné, Claude Gueuxet des poèmes de divers recueils et essentiellement celui-ci : Les Contemplations. Je ne m’étais jamais encore confrontée aux monuments hugoliens : Les Misérables, L’Homme qui rit, Notre Dame de Paris… Ils sont pourtant tous dans ma PAL depuis bien bien longtemps.

Il m’a fallu la lecture un peu déprimante (pour des raisons différentes) de deux romans de la rentrée littéraire, pour ressentir le besoin profond d’un retour aux classiques. L’envie de lire Les Misérables a fait son chemin depuis la lecture d’une biographie d’Hugo mêlée à celle de sa fille, Léopoldine par Florence Colombani. J’ai une affection particulière pour Léopoldine. Dans cette biographie, j’avais notamment été très intéressée par les rapprochement que Florence Colombani faisait entre Léopoldine et Cosette. J’ai eu envie de les vérifier. Bref, j’ai lu le premier tome des Misérables.

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