« Le Professeur » Charlotte BRONTË


Le Professeur est le premier roman écrit par Charlotte Brontë. Il ne trouva pas d’éditeur du vivant de la jeune femme et ne fut donc publié qu’en 1857 à titre posthume. Charlotte Brontë s’inspire très largement de sa propre expérience et de son séjour à Bruxelles en 1842 dans un pensionnat. Ce séjour avait pour but de parfaire ses connaissances en français afin d’ouvrir une école avec sa sœur Emily de retour en Angleterre. Durant ce séjour, Charlotte va s’éprendre du professeur de rhétorique, Mr Heger. Amour cependant qui restera platonique. Dans son roman, Charlotte opère plusieurs changements, mais les références autobiographiques sont largement perceptibles.

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Premières Lignes #36 : « Bel-Ami » Maupassant.


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Ce dimanche je vous présente un classique, un roman que j’ai dévoré cette semaine, que j’avais pourtant déjà lu il y a plusieurs années et qui fut un réel plaisir de relecture. Il m’arrive peu de relire, il faut dire que j’ai tant à lire ! Les rares romans que je relis, quand j’ai le temps de relire ou quand il le faut vraiment pour préparer un cours, sont des classiques. Et ce qu’il y a de bien avec les classiques c’est qu’ils ne se livrent jamais tout entier à la première lecture, j’ai même parfois le sentiment que plus on les relit et plus ils s’enrichissent. Cette semaine donc j’ai vécu au XIXe siècle en compagnie d’un homme exécrable et sans scrupules qui a donné son nom au roman : Bel-Ami du génial Guy de Maupassant.

En voici donc les Premières lignes :

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« La Petite copiste de Diderot » Danielle DIGNE


Félicité est une jeune paysanne qui a eu la chance d’avoir une mère soucieuse de lui donner une éducation. Elle dévore les livres. Mais sa vie change à la mort de son père puis, quelques années plus tard, de sa mère. Recueillie par l’abbé Paulin, ami de sa mère, elle obtient, grâce à ses connaissances et à sa belle écriture, une place comme copiste auprès du philosophe Denis Diderot. La jeune fille quitte donc Langres pour Paris. Elle fait la connaissance du grand homme absorbé par la parution du huitième tome de son Encyclopédie. Félicité est chargée essentiellement de copier la correspondance et les œuvres romanesques. Au contact de Diderot, de ses écrits, des amis nombreux du philosophe qu’elle va côtoyer, Félicité parfait sa culture et s’ouvre à l’esprit des Lumières.

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Premières Lignes #35


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Hier je me suis lancée dans un roman qui repose dans ma PAL depuis des lustres. Décidément cet été, je fouille dans les abysses de ma PAL, et c’est tant mieux. Sans avoir jamais lu cet auteur, j’ai pourtant plusieurs de ses romans sur mes étagères, j’ai même eu l’occasion de le rencontrer dans une librairie de ma super banlieue. Il fait l’unanimité chez mes copines blogueuses et même chez mes collègues. Il fallait donc bien que je me décide à ouvrir un de ses romans. J’ai donc choisi : La porte des enfers et vous aurez donc reconnu Laurent Gaudé.

Le sujet de ce roman repose sur le deuil d’un père et sur sa descente aux enfers. Sujet un peu compliqué pour moi. L’intrigue se situe à Naples.

En voici donc les Premières Lignes…

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« Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps… : Léopoldine Hugo et son père » Florence COLOMBANI.


Il est des livres qui vous appellent, qui vous happent par sa couverture, qui vous embarquent dès les premières lignes, les premières pages tournées. Cette biographie de Florence Colombani fait partie de ceux-là. Rappelant en titre le plus beau et le plus connu des poèmes de Victor Hugo dédiée à sa fille, Léopoldine, elle raconte la vie de cette jeune femme morte trop jeune et immortalisée par son père.

On connaît tous, je crois, le destin tragique de Léopoldine : noyée à l’âge de 19 ans, avec son mari, dans la Seine, après le renversement de leur barque. Elle est devenue une héroïne romantique et tragique, dont la figure a été entretenue par la légende : son mari préférant mourir avec elle en constatant qu’il ne pouvait la sauver. Victor Hugo a largement contribué à cette légende en lui offrant un recueil de poèmes magnifique : Les Contemplations. On nous raconte cette histoire depuis l’école primaire. Florence Colombani s’attaque donc à un mythe littéraire. Mais comment raconter la vie d’une jeune femme de 19 ans, comment s’extraire de la légende hugolienne pour retrouver la vraie Léopoldine, pour la rendre vivante ? C’est la gageure de la biographe.

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Premières Lignes #34.


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Même si je participe à ce rendez-vous dominical de façon un peu anarchique, j’y prends toujours plaisir. Et ce matin, je vous présente un roman commencé précisément aujourd’hui et dont j’ai déjà lu une centaine de pages. Ecrit par Danielle Digne, La petite copiste de Diderot, raconte l’histoire de Félicité entrée au service du grand philosophe au moment de l’écriture du 8e tome de L’Encyclopédie. Originaire de Langres, ville natale de Diderot, la jeune fille est embauchée comme copiste, comme le titre l’indique. L’auteur nous fait pénétrer dans les coulisses de cette grande aventures de l’esprit et nous fait côtoyer les grands noms des Lumières.

En voici donc les Premières lignes…

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A Year In England 2017 by Titine.


Titine relance, pour la troisième année consécutive, son fameux challenge « A Year In England ». Un an pour lire, voir, manger et boire anglais !

Le principe reste le même que pour le mois anglais, vous pouvez parler de littérature, de cinéma, de séries, de cuisine, de voyage, etc… La seule condition est que ce soit anglais ou que ça se déroule en Angleterre ! comme nous l’explique Titine.

Les festivités ont commencé hier, 1er août, et s’achèveront le 31 mai pour laisser place au Mois Anglais.

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Bilan mensuel de lecture : Juillet 2017.


Déjà juillet s’en est allé, et il est l’heure de faire le traditionnel bilan de lecture mensuel. Durant ce mois de juillet, j’ai voyagé entre mer et montagne, traînant mes livres avec moi. Début juillet, je vous avais parlé de mon mini-bujo consacré exclusivement à mes lectures, mes livres et mon blog, j’ai donc pu le mettre à profit et j’en suis ravie. Il est d’ailleurs à mes côtés pour la rédaction de ce billet.

Ce bilan sent les vacances : depuis juin, le nombre de livres lus a quelque peu augmenté, et juillet le prouve encore. Mais je sens que le mois d’août le confirmera encore davantage.

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« No et moi » Delphine DE VIGAN


Depuis ma lecture des Heures souterraines de Delphine de Vigan, je n’étais pas nécessairement portée à lire un autre roman de cette auteure, exaspérée que j’avais été par sa tendance à abuser des rythmes ternaires. Je n’ai donc pas été tentée par ses deux derniers romans qui ont eu tant de succès et je pensais que notre histoire s’arrêterait là. Et puis, mes collègues ont suggéré No et moi à faire découvrir aux futurs quatrièmes dont je vais avoir la charge à la rentrée. Je me suis donc lancée sans grande conviction.

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« Calpurnia » Jaqueline KELLY.


Calpurnia a 11 ans, elle est la seule fille de la famille Tate qui ne compte pas moins de six garçons. Elle vit au Texas en 1899. Dans ce premier tome, Jacqueline Kelly nous conte cette dernière année du XIXe siècle, et l’éveil de la petite fille. Celle-ci aime la nature, les animaux et c’est un petit carnet offert par son frère ainé Harry, qui va lui donner l’idée de noter ses observations. Dans la famille Tate, il y a aussi le grand-père : depuis qu’il a légué son exploitation de champs de coton au père de Calpurnia, il vit enfermé soit dans sa bibliothèque soit dans son laboratoire ou alors il court la campagne. Un peu bourru, il effraie les enfants, mais Calpurnia va se rapprocher de ce grand-père et grâce à lui va faire son éducation scientifique, mais va également mener une réflexion sur sa place, son rôle dans cette société fin de siècle.

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