« Son espionne royale et le mystère bavarois » Rhys BOWEN.


Dans ce deuxième tome de la série « Son altesse royale », nous retrouvons Georgie à Londres. Le premier tome racontait son installation difficile à Rannoch House : comment vivre sans domestique, sans cuisinière et sans argent ? Le temps a passé et la jeune femme, trente-quatrième héritière du trône, s’est installée dans sa nouvelle vie. Toujours dépourvue d’argent, elle continue ses petits ménages. Mais les choses se compliquent quand la Reine lui demande d’héberger la jeune princesse Hanneflore de Bavière en visite à Londres. Il faut trouver rapidement des domestiques pour donner le change.

D’autant que la jeune bavaroise, qui vient de sortir d’un couvent, a bien l’intention de profiter de son séjour et de rencontrer des hommes sexy. Fan de films américains, elle use en plus d’un langage bien mal approprié à une lady. Georgie se dépatouille comme elle peut. Il faut dire que la Reine a une idée derrière la tête. La jeune Hanneflore est tout à fait charmante, ne pourrait-elle pas faire tourner la tête du Prince de Galles et ainsi faire en sorte qu’il rompe avec cette détestable américaine, Mme Simpson ?

(suite…)

« Pour solde de tout compte » Elizabeth GEORGE.


Je trouve enfin un peu de temps et d’énergie pour rédiger ma chronique sur le tome 5 de la série Linley et Havers d’Elizabeth George. Dans le cadre du challenge Linley et Havers que j’ai lancé au début du mois, je continue donc ma lecture de cette série avec beaucoup d’enthousiasme d’autant que quelques-unes d’entre vous m’ont rejointe et j’en suis ravie.

Après le tome 4 qui opérait un retour en arrière dans la vie des personnages récurrents (Linley, Lady Helen, Saint-James et Déborah), nous reprenons ici le fil de la chronologie. L’intrigue se déroule à Cambridge, dans les très sélectes collèges anglais. Elena Weaver, étudiante et fille d’un des prometteurs professeurs de l’université, part faire son jogging alors que tout dort encore sur le vaste campus. Il fait froid et le fameux brouillard anglais est de la partie. Sa course la mène dans le bois de Robinson Crusoé, mais en haut d’une côte elle trébuche et, alors qu’elle se relève, reçoit un coup au visage, puis un second avant de s’écrouler. Son corps est retrouvé quelques temps plus tard par Sarah Gordon, une artiste peintre. Linley et Havers sont dépêchés sur les lieux pour faire la lumière sur ce crime.

(suite…)

« La Mort s’invite à Pemberley » P.D JAMES.


Comme beaucoup d’entre vous, je suis une fan de Jane Austen. A part Mansfield Park (je me le garde encore car je sens que je serais trop triste de me dire que je n’aurai plu de roman de Jane Austen à lire), j’ai lu tous ces romans. J’aime sa douce ironie, ses intrigues, ses personnages. J’ai vu toutes les adaptations de la BBC (sauf Manfield Park), plusieurs adaptations ciné et j’ai lu aussi quelques austeneries qui ne m’ont pas toujours convaincues, je me suis même commandé en Australie un POP Jane Austen grâce à ma copine Alice et à son super compte instagram consacré à l’auteur anglaise (qui n’est pas une auteure victorienne 😂). La Mort s’invite à Pemberley était dans ma PAL depuis un temps immémorial, il fallait bien qu’il en sorte.

P.D James est une auteure de polar que j’avais découverte il y a fort longtemps avec son roman Le Phare. Cette austenerie se présentait donc sous de bons auspices. L’intrigue se situe à Pemberley, six ans après le mariage d’Elizabeth Bennet avec Mr Darcy. A la veille du bal de lady Anne, on organise les derniers préparatifs. Giorgiana, la sœur de Darcy, les Bingley mais aussi le jeune avocat Mr Alveston ainsi que le colonel Fitzwilliam, cousin de Darcy, sont les premiers invités arrivés. Alors qu’une tempête fait rage, ils voient arriver un voiture sortir de la route des bois avec à l’intérieur Lydia, sœur d’Elizabeth, poussant des cris et passablement perturbée : son mari, Wickham et le capitaine Denny ont disparu dans les bois et trois coups de feu ont retenti. Que s’est-il passé ? et qui est blessé ou pire mort ? Darcy organise une expédition pour retrouver les deux hommes.

(suite…)

« Le Train Bleu » Agatha CHRISTIE.


Rufus Van Aldin, milliardaire américain, est à Paris pour récupérer un collier célèbre, le Cœur de feu pour l’offrir à sa fille Ruth Kettering. De retour à Londres, et une fois le collier offert, Ruth se livre sur sa situation conjugale : son mari, Derek, a une liaison avec la danseuse Mireille et Ruth ne le supporte plus. Rufus la pousse à demander le divorce, ce qui place l’époux infidèle dans une situation financière plus que délicate. Parallèlement nous suivons Katherine Grey dans un petit village d’Angleterre. Femme de compagnie depuis des années, sa maîtresse vient de mourir et lui lègue toute sa fortune. Elle est prête à prendre sa vie en main et décide, suite à l’invitation d’une lointaine cousine de sa maîtresse, Lady Tamplin, de partir pour Nice par le fameux Train Bleu, un train de luxe. Mais elle n’est pas la seule à prendre ce train : Derek a également pris un billet, mais aussi Ruth qui doit retrouver un ancien amour, le Comte de La Roche. Katherine et Ruth font connaissance dans le train et Mrs Kettering s’épanche. Dans la nuit, aux alentours de Lyon, Ruth est retrouvée morte dans son compartiment, le visage défiguré par un coup violent, et son collier a disparu. La police française s’empare de l’affaire, mais Hercule Poirot était lui aussi dans le train. Engagé par Van Aldin, il va mener l’enquête.

(suite…)

« Une douce vengeance » Elizabeth GEORGE (T.4)


Ce quatrième tome de la série « Havers et Linley » a tout d’un premier tome, et sans doute serait-il judicieux de débuter la série par ce tome-ci plutôt que par Enquête dans le brouillard. Car on y fait la connaissance des principaux protagonistes et il permet d’éclaircir beaucoup de choses sur leurs relations. Effectivement, on y retrouve Tommy Linley, Saint-James, Déborah, mais quelques années avant les intrigues des trois premiers tomes. Linley est à Yard depuis 10 ans, il ne travaille pas encore avec Barbara Havers (que l’on croise cependant), Déborah a 21 ans et revient des Etats-Unis où elle a passé trois ans à étudier la photographie et à se faire une réputation de professionnelle. Lady Helen est aussi de la partie et travaille avec Saint-James. Ce retour est douloureux pour Saint-James : Linley et Deborah sont désormais en couple. Parallèlement à cette intrigue centrale (qui est celle de la série finalement), on fait aussi la connaissance de la sœur de Saint-James, Sidney, en couple avec Justin Brooke, mais aussi du frère de Linley, Peter, junky délabré, lui-même en couple avec Sacha encore plus accro à la drogue. Tout ce petit monde va se retrouver en Cornouailles dans la demeure des Asherton pour les fiançailles de Tommy et Deb. Mais bien évidemment les choses ne vont pas se passer comme prévu.

Tout commence par le meurtre de Mick, journaliste local, marié à Nancy, fille de l’intendant du domaine, John Penellin. L’homme est retrouvé dans son cottage, mort et émasculé. Le père de Nancy est rapidement arrêté : il détestait Mick, coureur de jupons invétéré rendant sa fille malheureuse. Il a été aperçu au cottage et on a entendu une forte dispute. Mais Linley et Saint-James ne sont pas totalement convaincus et vont se lancer dans l’enquête.

(suite…)

« Le Secret » Wilkie COLLINS.


Wilkie Collins et moi, c’est une histoire qui remonte à vingt ans. Je ne sais plus comment j’en suis venu à le lire, mais je me souviens très bien de l’effet que me firent Sans nom, puis Pierre de Lune, puis La Dame en blanc et le choc que me procura Armadale. Après, et plus récemment, il y a eu Pauvre Miss Finch et Passion et repentir, mais je n’arrivais pas à retrouver ce que j’avais tant aimé dans les premiers romans que j’avais lus. Et puis, lors du dernier mois anglais, j’ai ressorti tous les romans que je n’avais pas encore lus de Wilkie et qui étaient dans ma PAL depuis des lustres. C’est dans ceux-ci que, après de longues hésitations, j’ai choisi de lire pour ce mois février, dans le cadre du thème Roman Victorien du challenge A year in England, ce roman intitulé : Le Secret.

Et là, dès les premières pages tournées, tout est revenu. Cette langue ciselée, cette atmosphère sombre et mystérieuse, ces personnages troubles, ces grandes demeures perdues dans la lande, ces grandes familles à héritage, ces superstitions … S’en était fait de moi, Wilkie avaient encore user de son charme.

(suite…)

« Cérémonies barbares » Elizabeth GEORGE


J’ai découvert la série d’Elizabeth George, Linley et Havers, cet été (Une avalanche de conséquences) et depuis j’ai décidé de lire toute la série. J’ai donc tout repris depuis le début depuis novembre (Enquête dans le brouillard et Le Lieu du crime). Le but étant de lire au moins un tome par mois et, croyez-moi, je me retiens pour ne pas les enchaîner à la suite. Pour Janvier, j’ai donc lu le tome 3 : Cérémonies barbares. L’intrigue se situe dans un collège de Bredgar, un collège typiquement anglais, rassemblant la jeunesse dorée d’Angleterre. Un ancien camarade d’Eton, Mr Corntel, aujourd’hui professeur principal d’anglais et chef de maison, vient trouver Linley : un jeune garçon, Matthew Whateley a disparu du collège depuis trois jours. On opte d’abord pour une fugue, mais le jeune garçon est finalement retrouvé nu et mort à quelques kilomètres du collège. Havers et Linley se rendent donc à Bredgar pour mener l’enquête.

(suite…)

« Chambre 2 » Julie BONNIE.


Chambre 2 est un roman qui est dans ma PAL depuis quelques années. J’avais du mal à le sortir à cause de son sujet qui me touche personnellement, mais parallèlement je savais qu’il allait me plaire, il me fallait juste le bon moment pour lui faire prendre l’air. Pourquoi me suis-je enfin décidée, je ne sais pas trop, juste que je me sentais prête.

Béatrice est auxiliaire de puériculture dans un hôpital au service maternité. Tous les jours, elles enchaînent les chambres par numéro et chaque chambre renferme une femme qui vient d’accoucher, mais chaque femme vit cette naissance différemment : la joie côtoie le drame. Alternativement, un chapitre sur deux, on découvre aussi le passé de Béatrice. Danseuse dans un groupe, elle était en plein accord avec son corps, dansant presque nue. Très vite s’établit un lien entre son passé et son présent, dans ce rôle qu’elle endosse, pour être normale, mais dans lequel elle se sent à l’étroit car elle ne peut s’empêcher d’être empathique avec les femmes qu’elle visite. Incapable de se lier avec ses collègues dont le discours est creux et parfois tellement loin de ce qu’elle ressent pour les patientes, elle n’ose cependant faire valoir son opinion.

(suite…)

« Juste la fin du monde » Jean-Luc LAGARCE (théâtre)


Pour ceux qui ne le savent pas encore, je suis professeur de Français au lycée (mais aussi en 4e) et depuis la réforme Blanquer, nous avons donc des œuvres imposées en 1ère. Enfin on nous laisse un peu le choix puisque 3 œuvres sont proposées par genre littéraire et nous avons la liberté de choisir parmi les trois œuvres proposées. Pour le théâtre donc, cette année nous avions le choix entre Le Malade imaginaire de Molière, Les Fausses confidences de Marivaux et donc Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagache. Avec mes collègues, nous avons donc choisi la pièce de Lagarce, que je n’avais pas lue d’où cette lecture faite ce dimanche.

(suite…)

« VOX » Christina DALCHER.


Vox est un roman que j’avais repéré à sa sortie en librairie et dont j’attendais patiemment la sortie en poche. J’avais lu plusieurs avis très positifs et l’allusion à la Servante écarlate ne pouvait que confirmer mon envie de le lire.

L’intrigue se situe donc aux Etats Unis et plus précisément à Washington. Le Parti Fondamentaliste a pris le pouvoir et petit à petit a instauré des lois contre les femmes : perte de leur travail, de leur salaire donc, et surtout mise en place d’un compteur de mots attaché à leur poignet. Les femmes sont contraintes au silence ou plutôt n’ont droit qu’à 100 mots par jour. Si elles dépassent le quota, elles reçoivent une décharge électrique qui augmente en intensité proportionnellement aux nombres de mots dépassant les 100. Nous suivons Jean McClellan, docteur en neuroscience, mariée, mère de Steven, l’aîné, de jumeaux et d’une petite fille, qui elle aussi porte un bracelet. Sa vie a changé depuis l’installation de son bracelet mais les hommes de la maison aussi. Steven se fait de plus en plus enrôler par les idées du Parti dit Pur, il se montre particulièrement sexiste avec sa mère, même son mari doit tenir sous clef son ordinateur et Jean doit demander son autorisation pour utiliser le téléphone. Petit à petit les reproches voire le rejet montent en Jean contre son fils qu’elle ne reconnaît plus mais aussi envers son mari qu’elle trouve trop faible et conciliant. Mais voilà que le frère du Président est atteint d’aphasie. Or avant la prise de pouvoir du Parti fondamentaliste, Jean travaillait avec Enzo et Lin, sur un remède contre l’aphasie, appelé le remède de Wernicke. On lui offre donc la possibilité de finaliser ses études en échange du retrait temporaire du bracelet.

(suite…)