« Son espionne royale mène l’enquête » Rhys BOWEN


Son espionne royale mène l’enquête est le premier tome d’une série que l’on a largement vu passer sur les blogs et les RS ces derniers temps. Comme je suis faible, j’ai donc fini par craquer.

Lady Victoria Georgiana est la fille du duc de Glenn Garry et Rannoch. Après la mort de ses parents, elle est hébergée en Ecosse chez son demi-frère. Mais le château est un vrai courant d’air et sa belle sœur une vraie harpie. Quand son demi-frère envisage de la marier à un prince roumain et de lui couper les vivres, elle part à Londres pour vivre seule et libre, sauf que la maison de son demi-frère qu’il consent à lui prêter, Rannoch House, n’est pas plus accueillante, et puis comment vivre sans domestique et sans argent. Il lui faut donc trouver un emploi, ce qui ne s’avère pas plus facile. D’abord vendeuse chez Harrod’s (oui quand même), elle se fait licencier le jour même. Elle crée alors une agence de nettoyage, dont elle est la seule employée, chargée de préparer les demeures des familles aristocrates venant passer la saison à Londres. Elle entrevoit un nouvel espoir quand la reine la convoque à Buckingham pour lui confier une mission : se renseigner sur cette Américaine dont semble s’être entiché le Prince de Galles.

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Bilan de Juin : Le Mois Anglais


Juin tire sa révérence et avec lui le Mois Anglais. Pour cette neuvième édition, nos charmantes organisatrices, Titine, Lou et sur Instagram, Lamousmé, nous avons concocté un programme sur mesure. Un Mois Anglais, ça se prépare comme un marathon, on rassemble ses forces, on s’entraîne à l’avance, et on tient la distance. Cette année a sonné ma 9e participation et sans doute celle où je me suis le plus investie car, pour une fois, j’avais le temps de le faire et une sacrée boulimie de lecture. Je m’en suis donnée à cœur joie et je suis un peu triste que ce soit fini.

Dans cette chronique, on va revenir sur ces 30 jours à l’heure anglaise…

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« Désaccords imparfaits » Jonathan COE – Nouvelles


Jonathan Coe avoue n’être pas un grand auteur de nouvelles, les quatre qui constituent ce recueil d’à peine 100 pages semble lui donner raison. Il s’en amuse en introduction :

Ce recueil représente toute ma production de nouvelles au cours de ces quinze dernières années, ce qui relève de la plaisanterie.

La première « Ivy et ses bêtises » est une histoire de fantôme, la seconde, « 9e et 13e » celle d’une histoire d’amour qui aurait pu avoir lieu, la troisième, « Version originale », nous embarque dans un festival de films d’horreur et enfin la quatrième, « Journal d’une obsession », raconte sa passion pour le film La Vie privée de Sherlock Holmes. Quatre nouvelles, donc, et quatre univers assez différents.

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« Le Passé » Tessa HADLEY


Quand Alice, accompagnée de son beau fils  Kasim, arrive à Kington dans la maison familiale pour y passer trois semaines de vacances, elle réalise qu’elle a oublié les clefs. Harriet, sa sœur aînée, surgit alors au loin. Comme à son habitude, à peine arrivée, elle est partie se promener. La maison s’ouvre. On déballe les valises, on prend possession des chambres. Fran et ses deux enfants, Ivy et Arthur, arrivent à leur tour après un voyage effroyable. Enfin, la superbe auto rutilante de leur frère, Roland fait crisser les graviers de l’allée. En descendent, Molly, sa fille, et Pilar, sa nouvelle épouse, impeccable toute vêtue de blanc. Les vacances peuvent commencer. Dans cet ancien presbytère, maison de leur grands-parents maternels, le passé resurgit, mais également les tensions fraternelles. Les enfants jouent dans le jardin et se collent aux basques des plus grands, Kasim et Molly. Les fragilités des uns et des autres effleurent. On boit le thé, on se promène sur les chemins de l’enfance, on discute de Pilar, du changement opéré chez Roland.

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« Les Sœurs Brontë : La force d’exister » Laura EL MAKKI


On connaît tous le destin tragique de Charlotte, Emily et Anne Brontë. Une vie passée au presbytère de leur père, à écrire ensemble autour d’une table, les promenades dans la lande, les espoirs souvent déçus. Pourtant Laura El Makki, dès l’ouverture de cette triple biographie, veut conjurer ce malheur, montrer au contraire, et comme le sous-titre le révèle, cette force d’exister, cette volonté à toute épreuve dont elles ont fait preuve, cette capacité toujours à se remettre au travail, à concevoir des projets. Elle veut casser le mythe du malheur qui a été créé au départ par Elizabeth Gaskell et sa biographie de Charlotte. Elizabeth est passablement malmenée par Laura :

Elizabeth Gaskell, première biographe attitrée de Charlotte, première faiseuse de mythes (p.13)

Casser le mythe du malheur n’est pas minimiser le malheur et les drames qu’elles ont subis, c’est redonner sa place à des moments de bonheur pour mieux montrer ce qui les caractérisait, leur ardeur à vivre. Ce premier postulat de départ, cette sorte de pacte biographique, n’est pas le seul.

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« Bienvenue à High Rising » Angela THIRKELL


Laura Morland est une romancière populaire à succès. Très lucide sur son oeuvre, elle vit de sa plume sans se prendre pour une grande auteure. Pour Noël, elle va chercher son fils, Tony, jeune garçon volubile et en pension à Ethon, pour prendre quelques jours de vacances dans son cottage perdu dans la campagne anglaise. Là elle retrouve sa femme à tout faire, Stocker, qui n’a pas sa langue dans sa poche et lui apprend les derniers ragots du village. Son voisin et ami de longue date, Mr Knox, biographe-historien, vient d’engager une nouvelle secrétaire : Una Grey. Et celle-ci est fort mal vue : capricieuse, souvent désagréable, elle semble bien décidée à mettre le grappin sur son patron. Laura s’interroge et s’inquiète pour la douce et naïve fille de Mr Knox, Sybil. A ce tableau de personnages, il faut encore y ajouter la dévouée Miss Todd, secrétaire à mi-temps de Laura, le Dr Ford ou encore l’éditeur charmant de Laura, Adrian. Dans ce charmant village anglais, les dîners, les teatime permettent à tout ce beau monde de se retrouver, de médire, de rapporter les ragots, voire de conspirer.

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Bilan du RAT du Mois Anglais


Après ces trois jours de lecture, j’ai envie de faire un petit bilan. Vous pouvez retrouver le détail de mon RAT dans le lien ICI. Je ne vais pas tout reprendre, puisque le billet précédent le fait déjà.

Je voudrais tout d’abord remercier Titine, Lou et Mélanie  pour la super organisation et le relais des publications et autres stories. Ensuite toutes celles qui sont venues m’encourager ou déposer un commentaire. J’ai essayé de rendre les visites. C’était un vrai plaisir d’échanger nos avis, nos recettes de scones 😍, nos envies de lecture… Je remercie enfin les participantes qui ont encore faire grossir ma whislist.

Donc du vendredi 12 au matin au dimanche 14 au soir, j’ai :

Au total j’ai lu 630 pages en 3 jours. Ce n’est pas énorme, mais cela m’a permis de retrouver un peu d’avance par rapport à la publication des chroniques. Mais surtout, j’ai retrouvé le plaisir de lire sans interruption, ou presque, de prendre le temps de plonger dans un livre, de s’y immerger au lieu de le faire traîner une semaine. Lire en peu de temps un livre est une expérience particulière, j’ai vraiment la sensation d’être plus imprégnée par l’histoire, plus proches des personnages et donc de mieux apprécier ma lecture.

J’ai eu la chance de lire trois livres qui m’ont plu, je ne me suis jamais ennuyée, bien au contraire. Ce sont des œuvres très différentes et pourtant certaines se sont répondues : dans Lady Helen j’avais tiqué sur deux mots désignant les partis politiques anglais sous la Régence, en commençant Les Soeurs Brontë, je les ai retrouvés et j’en ai compris la signification : whig et tory, le premier désignant les libéraux, le second les conservateurs. J’adore quand les livres se répondent ainsi et puis s’imaginer que Lady Helen a peut-être croisé les sœurs Brontë, puisqu’elles « vivaient » à la même époque, je trouve cela génial, c’est la magie des livres.

Il me reste à écrire ma chronique sur Bienvenue à High Rising avant la fin de la journée Vintage novel.

Le Mois Anglais 2020

 

 

« Lady Helen : Le Club des mauvais jours » d’Alison GOODMAN -Tome 1.


Nous sommes à Londres en 1812, sous la Régence de George IV. Lady Helen Wrexhall a été recueillie par son oncle et sa tante, après la mort de ses parents. Tante Leonore lui montre de l’affection, mais son oncle, plus bourru, a une conception du rôle de la femme de son époque. Il faut dire que sa mère, Lady Catherine, a laissé derrière elle une réputation qui pourrait ruiner celle de sa fille si elle n’avait pas quarante mille livres de rente. Accusée d’espionne à la solde de Napoléon-Bonaparte, la mère de Helen est une paria en Angleterre. La perspective de sa présentation à la cour occupe toutes les préoccupations de Helen et de sa tante. Ainsi que la possibilité que la Reine Charlotte lui pose une question sur sa mère. Dans le même temps, plusieurs événements insolites ont lieu : son amie Délia s’est enfuie avec un certain Mr Trent qui a été retrouvé mort dans une auberge après avoir exhalé une lumière brillante, selon quelques témoins. Une de ses servante, la jeune et jolie Berta a, quant à elle, disparu subitement abandonnant son coffre avec ses affaires. Enfin, le sulfureux Lord Carlston, suspecté d’avoir tué sa femme, est de retour à Londres sous la protection du très chic et dandy Brummell. Helen, perturbée par sa future présentation à la cour et tous ces événements, s’interroge sur sa mère et cherche dans le médaillon qu’elle lui a laissé des réponses à ses questions. Alors qu’elle sait avoir ce don de lire les pensées dans la physionomie de ses interlocuteurs, elle commence également, par moments, à percevoir comme un halo bleu autour d’eux. Et puis l’attitude de Lord Carlston envers elle semble de plus en plus suspecte.

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Read-a-thon – Le Mois anglais 2020


Depuis ce matin un read-a-thon a démarré et s’achèvera dimanche 14. Je ne pouvais pas ne pas participer. Le principe est clair : lire pendant 3 jours.  Vous avez la possibilité de continuer votre petit bonhomme de chemin en lisant votre PAL speciale Mois Anglais ou suivre les mini-challenges suivants :

  • Défi 1 : Partager un tea time de lecteur / lectrice en photos
  • Défi 2 : Lire 9 titres différents, autant de titres que de bougies à souffler pour notre Mois anglais
  • Défi 3 : Lire un titre en VO

Je vous laisse lire le message de l’une de nos organisatrice préférée, Titine.

Vous pouvez aussi seulement participer en encourageant les read-a-thonien.ne.s en laissant de gentils commentaires sur leurs blogs respectifs.

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« Passion et repentir » William Wilkie COLLINS


Un titre aux allures d’un roman de Jane Austen et pourtant il s’agit bien d’un roman de William Wilkie Collins, auteur victorien et incontournable pour un mois anglais. Tout commence pendant la guerre de 1870 sur le front franco-allemand. Deux jeunes anglaises se retrouvent bloquées dans une maison. L’une est infirmière de guerre après un passé infamant, Mercy Merrick, l’autre est en transit pour se rendre chez une parente qu’elle ne connaît pas encore à la suite de la mort de son père, Miss Roseberry. Cette dernière se confie à Mercy. Grâce à la recommandation que son père lui a faite avant de mourir, Miss Roseberry va être placée comme dame de compagnie auprès de Lady Janet. Mercy, issue d’un milieu très modeste, écoute et rêve d’une vie meilleure, mais son passé l’a toujours rattrapée et, dans cette société victorienne corsetée, personne ne lui a donné sa chance. Quand une bombe éclate dans la pièce où elles étaient réfugiées et que Miss Roseberry est laissée pour morte, Mercy saisit l’occasion qui se présente à elle. Alors qu’il faut fuir par crainte de l’arrivée des troupes allemandes, elle endosse les vêtements de la Miss, se saisit de la lettre de recommandation et abandonne ses malades.

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