« Blood & Sugar » Laura SHEPHERD-ROBINSON.


Ce qui devait arriver, arriva, je suis très en retard dans mes chroniques en ce début du Mois Anglais. Je vous présente donc aujourd’hui un roman sur le thème « Avant 1837 » dont les chroniques devaient être publiées le 3 juin.

L’intrigue se situe à Londres en 1781 pendant la traite négrière. Le corps de Tad Harcher est retrouvé pendu et marqué comme un esclave rebelle. Brillant avocat abolitionniste, il était sur la piste d’un drame qui pourrait donner un coup fatal à l’entreprise esclavagiste. Lorsque sa sœur vient trouver son ami d’enfance, Harry Corsham, ce dernier ne peut refuser son aide. Homme politique, il risque sa carrière de parlementaire, mais, comme Tad, Harry ne cautionne guère l’esclavagisme et veut comprendre les raisons du meurtre abominable de son ami. Son enquête le mène à Deptford, port d’où partent et arrivent les bateaux négriers. Il va se confronter au marchant d’esclaves, Lucius Stokes, mais aussi à Napier Smith, propriétaire de plantations sucrières et surtout président du puissant lobby des Caraïbes. L’enquête est difficile et on lui fait bien comprendre qu’il ferait mieux de s’occuper de ses affaires. Mais Harry va s’obstiner …

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Le Mois Anglais fête ses 10 ans


Je participe au Mois Anglais depuis sa création par Titine, Lou et Cryssilda, il y a 10 ans. Ce challenge m’a fait découvrir de nombreux auteur.es anglais.es et c’est toujours un grand plaisir d’y prendre part. L’an dernier avec le confinement je m’en étais donné à cœur joie ; cette année, malheureusement je vais avoir moins de temps (fin d’année scolaire, conseils, convocation très probable pour le bac de français…) mais, comme vous le voyez sur la photo, je reste très optimiste.

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« Le Perroquet de Flaubert » Julian Barnes.


Pour le challenge A year in England, il fallait lire ce mois-ci un livre sur le thème « Anti Brexit ». Je n’avais guère d’idées mais Nicole a lancé le nom de Julian Barnes et je me suis souvenu que croupissait depuis des années un de ses romans dans ma PAL : Le Perroquet de Flaubert. Un auteur anglais qui écrit un livre en l’honneur d’un auteur français, on ne peut guère faire plus anti-brexit, d’autant plus que le narrateur de Barnes, un médecin anglais, ne cesse de passer la Manche pour se rendre à Rouen ou à Croisset sur les pas de Gustave Flaubert dont il connaît l’œuvre et la vie par cœur.

Le Perroquet de Flaubert est une œuvre protéiforme entre le roman et la biographie, mais on y trouve aussi trois chronologies, un bestiaire, un dictionnaire des idées reçues, une confession de Louise Colet et j’en passe. L’œuvre est donc déjà, dans sa composition, un objet à part.

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« Un talent pour le crime » Andrew WILSON.


Je suis tombée totalement par hasard sur ce roman qui est en fait le premier tome d’une série intitulée : « Agatha Christie mène l’enquête » paru aux éditions City. Pour celles et ceux qui suivent ce blog depuis plusieurs années, vous savez que mon intérêt pour Agatha n’est pas récent, peut-être même vous souvenez-vous du challenge que j’avais créé il y a déjà onze ans, c’était à l’occasion du 120è anniversaire de l’auteure.

Ici, Andrew Wilson fait d’Agatha Christie le personnage principal de son roman et s’intéresse notamment au fameux épisode de sa disparition en décembre 1926. Vous savez que jamais Agatha n’a révélé ce qu’elle avait fait pendant une semaine, et n’a jamais donné les raisons de sa disparition, si ce n’est une vague histoire d’amnésie. L’auteur propose donc dans ce roman une interprétation, un scénario possible. Il s’appuie sur des éléments réels et construit son intrigue.

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« Une touche d’amour » Jonathan COE.


Ce roman est dans ma PAL des origines, celle que j’avais constituée avant même d’ouvrir ce blog qui a fêté hier ses 12 années d’existence, c’est vous dire ! Aussi quand les organisatrice de A year in England ont mis à l’honneur Jonathan Coe pour le mois d’avril, je me suis dit qu’il était grand temps qu’il sorte de mes étagères.

L’intrigue se déroule à Coventy, ville des West Midlands qui abrite trois université. Robin Grant, étudiant en thèse depuis plus de quatre ans, est inscrit dans l’une d’elles. Mais Robin est au bout du rouleau. Son directeur de thèse ne se passionne que pour les macarons et ne se préoccupe guère de l’avancée de sa thèse. Il écrit de petites nouvelles dans des carnets. Les événements politiques (l’attaque de la Lybie par les Etats-Unis avec le soutien de l’Angleterre) l’angoissent, il se sent persécuté et rêve de se mettre au vert quelques semaines. Il a contacté une ancienne camarade de Cambridge aujourd’hui mariée à Ted pour qu’elle lui prête une maison à la campagne. Katharine appelle son mari pour qu’il aille lui rendre visite. Ted est un commercial insipide qui pense que Robin et lui étaient les meilleurs amis de la terre. Leur rencontre s’achève dans un parc. Une fois Ted parti, Robin va se soulager dans un buisson alors qu’un petit garçon vient y récupérer son ballon. Voilà Robin accusé d’exhibitionnisme.

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Descente en librairie par temps de confinement…


Puisque que la plupart des magasins sont fermés, puisque les cinéma, les musées, les théâtres, les restaurants, les bistrots ont toujours porte close, il ne reste plus que les librairies pour accueillir nos déambulations, notre envie de sortir pour autre chose que des rendez-vous médicaux ou faire les courses de bouffe… Notre accès à la culture reste donc les librairies, Dieu merci… et la télé, certes, enfin Netflix ou Amazon Prime, c’est-à-dire les séries, mais c’est toujours rester chez soi. Alors hier, profitant du beau temps, mon fils et moi nous sommes embarqués dans une petite virée en librairie.

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« Son espionne royale et le mystère bavarois » Rhys BOWEN.


Dans ce deuxième tome de la série « Son altesse royale », nous retrouvons Georgie à Londres. Le premier tome racontait son installation difficile à Rannoch House : comment vivre sans domestique, sans cuisinière et sans argent ? Le temps a passé et la jeune femme, trente-quatrième héritière du trône, s’est installée dans sa nouvelle vie. Toujours dépourvue d’argent, elle continue ses petits ménages. Mais les choses se compliquent quand la Reine lui demande d’héberger la jeune princesse Hanneflore de Bavière en visite à Londres. Il faut trouver rapidement des domestiques pour donner le change.

D’autant que la jeune bavaroise, qui vient de sortir d’un couvent, a bien l’intention de profiter de son séjour et de rencontrer des hommes sexy. Fan de films américains, elle use en plus d’un langage bien mal approprié à une lady. Georgie se dépatouille comme elle peut. Il faut dire que la Reine a une idée derrière la tête. La jeune Hanneflore est tout à fait charmante, ne pourrait-elle pas faire tourner la tête du Prince de Galles et ainsi faire en sorte qu’il rompe avec cette détestable américaine, Mme Simpson ?

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« La Mort s’invite à Pemberley » P.D JAMES.


Comme beaucoup d’entre vous, je suis une fan de Jane Austen. A part Mansfield Park (je me le garde encore car je sens que je serais trop triste de me dire que je n’aurai plu de roman de Jane Austen à lire), j’ai lu tous ces romans. J’aime sa douce ironie, ses intrigues, ses personnages. J’ai vu toutes les adaptations de la BBC (sauf Manfield Park), plusieurs adaptations ciné et j’ai lu aussi quelques austeneries qui ne m’ont pas toujours convaincues, je me suis même commandé en Australie un POP Jane Austen grâce à ma copine Alice et à son super compte instagram consacré à l’auteur anglaise (qui n’est pas une auteure victorienne 😂). La Mort s’invite à Pemberley était dans ma PAL depuis un temps immémorial, il fallait bien qu’il en sorte.

P.D James est une auteure de polar que j’avais découverte il y a fort longtemps avec son roman Le Phare. Cette austenerie se présentait donc sous de bons auspices. L’intrigue se situe à Pemberley, six ans après le mariage d’Elizabeth Bennet avec Mr Darcy. A la veille du bal de lady Anne, on organise les derniers préparatifs. Giorgiana, la sœur de Darcy, les Bingley mais aussi le jeune avocat Mr Alveston ainsi que le colonel Fitzwilliam, cousin de Darcy, sont les premiers invités arrivés. Alors qu’une tempête fait rage, ils voient arriver un voiture sortir de la route des bois avec à l’intérieur Lydia, sœur d’Elizabeth, poussant des cris et passablement perturbée : son mari, Wickham et le capitaine Denny ont disparu dans les bois et trois coups de feu ont retenti. Que s’est-il passé ? et qui est blessé ou pire mort ? Darcy organise une expédition pour retrouver les deux hommes.

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« Le Train Bleu » Agatha CHRISTIE.


Rufus Van Aldin, milliardaire américain, est à Paris pour récupérer un collier célèbre, le Cœur de feu pour l’offrir à sa fille Ruth Kettering. De retour à Londres, et une fois le collier offert, Ruth se livre sur sa situation conjugale : son mari, Derek, a une liaison avec la danseuse Mireille et Ruth ne le supporte plus. Rufus la pousse à demander le divorce, ce qui place l’époux infidèle dans une situation financière plus que délicate. Parallèlement nous suivons Katherine Grey dans un petit village d’Angleterre. Femme de compagnie depuis des années, sa maîtresse vient de mourir et lui lègue toute sa fortune. Elle est prête à prendre sa vie en main et décide, suite à l’invitation d’une lointaine cousine de sa maîtresse, Lady Tamplin, de partir pour Nice par le fameux Train Bleu, un train de luxe. Mais elle n’est pas la seule à prendre ce train : Derek a également pris un billet, mais aussi Ruth qui doit retrouver un ancien amour, le Comte de La Roche. Katherine et Ruth font connaissance dans le train et Mrs Kettering s’épanche. Dans la nuit, aux alentours de Lyon, Ruth est retrouvée morte dans son compartiment, le visage défiguré par un coup violent, et son collier a disparu. La police française s’empare de l’affaire, mais Hercule Poirot était lui aussi dans le train. Engagé par Van Aldin, il va mener l’enquête.

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« Le Secret » Wilkie COLLINS.


Wilkie Collins et moi, c’est une histoire qui remonte à vingt ans. Je ne sais plus comment j’en suis venu à le lire, mais je me souviens très bien de l’effet que me firent Sans nom, puis Pierre de Lune, puis La Dame en blanc et le choc que me procura Armadale. Après, et plus récemment, il y a eu Pauvre Miss Finch et Passion et repentir, mais je n’arrivais pas à retrouver ce que j’avais tant aimé dans les premiers romans que j’avais lus. Et puis, lors du dernier mois anglais, j’ai ressorti tous les romans que je n’avais pas encore lus de Wilkie et qui étaient dans ma PAL depuis des lustres. C’est dans ceux-ci que, après de longues hésitations, j’ai choisi de lire pour ce mois février, dans le cadre du thème Roman Victorien du challenge A year in England, ce roman intitulé : Le Secret.

Et là, dès les premières pages tournées, tout est revenu. Cette langue ciselée, cette atmosphère sombre et mystérieuse, ces personnages troubles, ces grandes demeures perdues dans la lande, ces grandes familles à héritage, ces superstitions … S’en était fait de moi, Wilkie avaient encore user de son charme.

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