« Cérémonies barbares » Elizabeth GEORGE


J’ai découvert la série d’Elizabeth George, Linley et Havers, cet été (Une avalanche de conséquences) et depuis j’ai décidé de lire toute la série. J’ai donc tout repris depuis le début depuis novembre (Enquête dans le brouillard et Le Lieu du crime). Le but étant de lire au moins un tome par mois et, croyez-moi, je me retiens pour ne pas les enchaîner à la suite. Pour Janvier, j’ai donc lu le tome 3 : Cérémonies barbares. L’intrigue se situe dans un collège de Bredgar, un collège typiquement anglais, rassemblant la jeunesse dorée d’Angleterre. Un ancien camarade d’Eton, Mr Corntel, aujourd’hui professeur principal d’anglais et chef de maison, vient trouver Linley : un jeune garçon, Matthew Whateley a disparu du collège depuis trois jours. On opte d’abord pour une fugue, mais le jeune garçon est finalement retrouvé nu et mort à quelques kilomètres du collège. Havers et Linley se rendent donc à Bredgar pour mener l’enquête.

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« VOX » Christina DALCHER.


Vox est un roman que j’avais repéré à sa sortie en librairie et dont j’attendais patiemment la sortie en poche. J’avais lu plusieurs avis très positifs et l’allusion à la Servante écarlate ne pouvait que confirmer mon envie de le lire.

L’intrigue se situe donc aux Etats Unis et plus précisément à Washington. Le Parti Fondamentaliste a pris le pouvoir et petit à petit a instauré des lois contre les femmes : perte de leur travail, de leur salaire donc, et surtout mise en place d’un compteur de mots attaché à leur poignet. Les femmes sont contraintes au silence ou plutôt n’ont droit qu’à 100 mots par jour. Si elles dépassent le quota, elles reçoivent une décharge électrique qui augmente en intensité proportionnellement aux nombres de mots dépassant les 100. Nous suivons Jean McClellan, docteur en neuroscience, mariée, mère de Steven, l’aîné, de jumeaux et d’une petite fille, qui elle aussi porte un bracelet. Sa vie a changé depuis l’installation de son bracelet mais les hommes de la maison aussi. Steven se fait de plus en plus enrôler par les idées du Parti dit Pur, il se montre particulièrement sexiste avec sa mère, même son mari doit tenir sous clef son ordinateur et Jean doit demander son autorisation pour utiliser le téléphone. Petit à petit les reproches voire le rejet montent en Jean contre son fils qu’elle ne reconnaît plus mais aussi envers son mari qu’elle trouve trop faible et conciliant. Mais voilà que le frère du Président est atteint d’aphasie. Or avant la prise de pouvoir du Parti fondamentaliste, Jean travaillait avec Enzo et Lin, sur un remède contre l’aphasie, appelé le remède de Wernicke. On lui offre donc la possibilité de finaliser ses études en échange du retrait temporaire du bracelet.

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« Virgin River » Robyn CARR


La couverture à elle seule donne le ton de ce roman paru chez « J’ai lu » en 2010. Si on regarde de plus près, sous le logo « J’ai lu » on peut même lire, comme le titre d’une collection, « Pour elle ». Oui, il s’agit bien d’une romance ! Ce doit bien être la première romance que je chronique sur ce blog. Que m’a-t-il donc pris tout à coup ? J’ai découvert ce roman dans ma PAL totalement par hasard (j’ai totalement oublié qui me l’avait conseillé et où et quand je l’ai acheté – d’occasion visiblement). Parallèlement j’ai entendu parler de son adaptation en série sur Netflix et comme je ne supporte pas de voir une adaptation avant d’en avoir lu le roman, je l’ai sorti de ma PAL.

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Bilan mensuel de lecture : Décembre 2020.


Aujourd’hui donc quelques mots sur les livres qui m’ont accompagnée durant ce mois de décembre. Le bilan est finalement pas si mal que cela, grâce aux vacances. Le mois de décembre est toujours très fatigant quand on est prof (mais pas seulement) et cette année il l’a été encore plus. J’avais un grand besoin de repos et de lectures. Je ne me suis privé ni de l’un ni de l’autre. Tous ces livres sont issus dans ma PAL, certains y étaient depuis longtemps tandis que d’autres n’y ont fait qu’une courte halte.

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« Ce que j’ai oublié de te dire » Joyce Carol OATES.


Je pensais que ce roman serait le dernier de l’année 2020, et puis finalement je l’ai dévoré en trois jours. J’aimais bien l’idée de finir avec Oates. J’aurais dû pourtant le deviner en le commençant, car dès les premières lignes j’ai été immédiatement saisie par l’ambiance, les personnages et bien sûr, comme à chaque fois, l’écriture de Joyce Carol Oates.

L’intrigue se situe dans le lycée privé de Quaker Heights dans le New Jersey, une école huppée dans laquelle les élèves de Terminale peuvent postuler pour les universités de l’Ivy League, soit les meilleures universités du pays. Merissa Carmichael vient justement de recevoir son admissibilité à Brown. Dans le même temps, elle est sélectionnée pour jouer, enfin, le rôle principal dans la pièce du lycée, une adaptation d’Orgueil et préjugés. Elle sera Elizabeth Bennet, clouant au poteau Brooke Kramer. Merissa est blonde, jolie et une élève brillante, surnommée par son amie Tink, « La Fille parfaite ». Avec Hannah, Chang, Chloé, Nadia et Tink, elles forment la Tink and Co. Mais Tink n’est plus là, elle est m****te, le mot est indicible. Merissa et ses amies semblent bien allées, mais au cours du roman on va se rendre compte qu’elles ne vont pas si bien que cela. Oates nous fait suivre particulièrement le cheminement de deux d’entre elles : Merissa puis Nadia.

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« Le Lieu du crime » Elizabeth GEORGE.


Le Lieu du crime est le deuxième tome de la série « Thomas Linley et Barbara Havers » d’Elizabeth George. La série comporte à ce jour vingt tomes parus en poche. J’ai lu le 18e cet été et, sur le conseil d’une amie j’ai entrepris de lire la série dans l’ordre depuis le mois dernier. J’ai d’ailleurs bien envie de me lancer un petit challenge : lire toute la série ! Le troisième tome est déjà dans ma PAL. Je ne sais pas combien de temps cela me prendra, on verra bien.

Donc pour ce deuxième tome, Linley et Barbara sont envoyés en Ecosse. Ce duo d’inspecteurs sont aux antipodes : Linley, ancien étudiant d’Ethon, huitième comte d’Asherton, appartient à bonne société anglaise, tandis que le sergent Barbara est issue d’un milieu populaire. Ce choc des cultures est d’ailleurs un élément essentiel de leur relation, Barbara étant souvent très critique envers le milieu huppé et chic de Thomas. Aux deux inspecteurs viennent s’ajouter un couple d’amis de Thomas : Simon Saint-James, scientifique indépendant, et sa femme Déborah, ainsi que Lady Helen Clyde dont Thomas est amoureux. Tous vont donc se retrouver à Westerbrae pour enquêter sur la mort de la dramaturge Joy Sinclair égorgée pendant son sommeil après une répétition houleuse de sa nouvelle pièce. Comédiens, comédiennes, gérant du théâtre où devait être représentée la pièce sont présents dans l’hôtel de Francesca Gerrard. Une grande partie du roman se déroule donc en huis clos. La troupe au grand complet donc, mais également Lady Helen, ce qui surprend Thomas.

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« Une avalanche de conséquences » Elizabeth GEORGE – Le Mois Anglais


Première découverte pour moi des romans d’Elizabeth George. Comme je ne fais jamais comme tout le monde, je commence par le tome 18 de la série mettant en scène les inspecteurs Thomas Linley et Barbara Havers. Mais qu’à cela ne tienne, j’ai découvert dans ma PAL abyssale que j’avais les trois premiers tomes, je vais donc pouvoir me rattraper. Alors Elizabeth George est américaine, mais, un peu comme Kate Morton, elle est diplômée de littérature anglaise et ça se sent. Aussi l’intrigue de ce roman se situe-t-elle entre Londres et le Dorset. Les deux inspecteurs appartiennent évidemment à Scotland Yard, sinon c’est moins drôle.

Toute la première partie du roman (jusqu’à la page 176 pour être exacte, sur 758), l’intrigue s’axe sur les membres de la famille Goldcare : les fils, William et Charlie, la mère, Caroline, son mari (mais non le père des garçons), Alestair et les copines des fils : Lily et Inda. Très vite, on voit que la mère Caroline est au centre de cette famille : mère possessive, désagréable, blessante (notamment avec ses futures belles-filles et son mari) et souvent insultante. Les fils semblent dépendants d’elle et notamment William qui fait des crises de logorrhées. Tout s’emballe quand ce dernier se jette du haut d’une falaise du Dorset. Parallèlement à cette famille, on fait rapidement la connaissance de Clare Abbott, féministe et écrivain dont Caroline est une sorte de secrétaire, et de son éditrice Rory. Mais, lors d’une campagne de dédicaces Clare est retrouvée morte dans sa chambre d’hôtel. Interviennent alors Linley et Havers.

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Bilan de lecture du mois de mai 2020.


L’heure du bilan a sonné. Vous verrez que les lectures présentes dans ce bilan sont quasi exclusivement liées au Mois Anglais. Pour une fois que, cette année, je parviens à m’organiser en amont. Je vais donc rester très évasive puisque ces romans seront présentés beaucoup plus largement au cours du mois de juin.

Deux d’entre eux ont déjà été présentés dans mon précédent billet sur mes lectures du confinement, je les remets ici quand même.

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« Un livre de martyrs américains » Joyce Carol OATES.


Dans une petite ville de l’Ohio, se trouve le Centre des femmes, hôpital dans lequel Dr Augustus Woorhees pratique des avortements. Devant le centre, un groupe d’anti-IVG constitué d’hommes et de femmes brandit des pancartes, dénonce et harcèle les médecins et les femmes qui s’y rendent. Un jour l’un d’entre eux s’avance arme à la main et tue froidement Dr Woorhees. Oates se propose alors de raconter, en alternant les chapitres, le parcours des deux hommes, mais aussi les conséquences de cet assassinat sur leur famille.

Tous les deux pères de famille, Luther et Augustus sont des hommes de convictions, des convictions totalement opposées. Oates ne prend pas parti, elle présente sans jugement leur cheminement. Après avoir dénoncé les conditions carcérales dans Carthage, ou le racisme dans plusieurs de ses romans comme Fille noire, fille blanche, l’auteure américaine traite du sujet brûlant de l’avortement. Bien que ce sujet soit largement polémique aux Etats-Unis, encore plus depuis l’arrivée de Donald Trump à la tête des USA, Oates situe son roman de la fin des années 90 à février 2012. Une fois encore, Oates montre les revers de la médaille, la face sombre de l’Amérique.

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Mes lectures durant le confinement.


En reprenant l’écriture du blog, j’ai envie d’y laisser une trace de ce confinement historique que nous avons vécu, que nous vivons encore et que nous allons sans doute vivre encore pendant plusieurs semaines voire mois même si notre liberté de nous déplacer, et celle de nous rencontrer ont été un peu étendues.

A l’annonce de ce confinement, passée la stupeur d’une telle mesure, j’ai réalisé que s’ouvraient devant moi des semaines de lecture. Contrairement à beaucoup d’amies qui écrivaient sur les réseaux sociaux leur difficulté à se concentrer et donc à lire, j’ai été prise d’une boulimie de lecture. Pourtant j’ai eu, moi aussi, des problèmes pour me concentrer : impossible de me remettre à mes cours, de corriger des copies, d’envisager des séances… Le blocage complet.

Alors j’ai lu.

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