« Ces rêves qu’on piétine » Sébastien SPITZER – Rentrée Littéraire 2017.


Ces rêves qu’on piétine est un premier roman dont on entend déjà beaucoup parler alors même qu’il vient de sortir en librairie aujourd’hui. Je l’ai lu en juin, il faisait parti des romans présélectionnés et que j’ai reçus dans le cadre du comité de lecture Cultura auquel j’ai participé. De tous les romans reçus pour ce comité, il est incontestablement celui qui m’a le plus bouleversée et qui continue à me marquer.

L’intrigue se situe aux derniers jours du IIIe Reich, en avril 1945. Les hauts dignitaires sont réfugiés dans le bunker de Hitler, parmi eux Magda Goebbels, la femme la plus célèbre du Reich, la plus adulée. Parallèlement, Ava, trois ans, petite fille du KZ-Bordell d’Auschwitz qui fuit avec sa mère et qui n’a jamais connu que le camp. Elle se retrouve dépositaire d’un rouleau en cuir contenant les lettres d’un père à sa fille, un père raflé parmi les premiers et qui n’a jamais cessé d’écrire ses lettres jusqu’à sa mort. Qui est ce père ? Richard Friedländer, le père de Magda.

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Premières Lignes #36 : « Bel-Ami » Maupassant.


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Ce dimanche je vous présente un classique, un roman que j’ai dévoré cette semaine, que j’avais pourtant déjà lu il y a plusieurs années et qui fut un réel plaisir de relecture. Il m’arrive peu de relire, il faut dire que j’ai tant à lire ! Les rares romans que je relis, quand j’ai le temps de relire ou quand il le faut vraiment pour préparer un cours, sont des classiques. Et ce qu’il y a de bien avec les classiques c’est qu’ils ne se livrent jamais tout entier à la première lecture, j’ai même parfois le sentiment que plus on les relit et plus ils s’enrichissent. Cette semaine donc j’ai vécu au XIXe siècle en compagnie d’un homme exécrable et sans scrupules qui a donné son nom au roman : Bel-Ami du génial Guy de Maupassant.

En voici donc les Premières lignes :

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Un livre dans la boîte #6


Voilà plusieurs mois que je n’avais plus ouvert cette petite chronique, mais les vacances me laissant le temps qui me manque trop souvent durant l’année, et le facteur ayant été généreux ce matin, c’est avec plaisir que je vous montre les derniers livres reçus.

Trois livres dans le rayon ado et jeunesse parus ou à paraître pour deux d’entre eux chez Flammarion jeunesse, et le troisième à L’école des loisirs.

Je vous rappelle brièvement l’objet de cette chronique : présenter, avant lecture, les Service de Presse que je reçois, histoire de vous donner envie de les découvrir à votre tour.

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« Mademoiselle, à la folie! » Pascale LECOSSE – Rentrée Littéraire 2017.


Si je fais paraître ma chronique sur ce premier roman aujourd’hui, je l’ai lu cependant fin juin. Il faisait partie des romans reçus dans le cadre du comité de lecture Cultura auquel j’ai eu la chance de participer. Ce qui est grisant quand on participe à une telle opération, c’est que rien n’est paru, on ne sait rien, parfois même pas le sujet du roman. On est un peu comme un premier lecteur, on arrive vierge de toute opinion, de toute influence. C’est parfois aussi un peu déstabilisant.

Pascale Lécosse, dans Mademoiselle, à la folie, nous entraîne dans les pas et surtout dans la tête de Catherine, star du cinéma à qui tout réussit et qui semble tout avoir. Elle est la maîtresse de Jean, ministre marié, et assistée de Mina, ancienne journaliste de télévision, totalement dévouée au bien-être de l’actrice. Mais depuis quelques temps, Catherine a des absences, des blancs, certains visages lui semblent inconnus : « J’ai un mal gourmand qui me transforme en rosier stérile », dit-elle (p.74).

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« La Petite copiste de Diderot » Danielle DIGNE


Félicité est une jeune paysanne qui a eu la chance d’avoir une mère soucieuse de lui donner une éducation. Elle dévore les livres. Mais sa vie change à la mort de son père puis, quelques années plus tard, de sa mère. Recueillie par l’abbé Paulin, ami de sa mère, elle obtient, grâce à ses connaissances et à sa belle écriture, une place comme copiste auprès du philosophe Denis Diderot. La jeune fille quitte donc Langres pour Paris. Elle fait la connaissance du grand homme absorbé par la parution du huitième tome de son Encyclopédie. Félicité est chargée essentiellement de copier la correspondance et les œuvres romanesques. Au contact de Diderot, de ses écrits, des amis nombreux du philosophe qu’elle va côtoyer, Félicité parfait sa culture et s’ouvre à l’esprit des Lumières.

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« Docteur Voltaire et Mister Hyde » Frédéric LENORMAND.


Durant le mois de juillet, j’ai rendu visite à Voltaire par l’intermédiaire de Frédéric Lenormand et de son nouveau roman : Docteur Voltaire et Mister Hyde qui est paru en poche dans les éditions du Masque en mai dernier. Ce polar s’ancre dans une série policière dont le principal protagoniste est le célèbre philosophe des Lumières : Voltaire himself. J’avais déjà eu l’occasion de lire un roman de cette série il y a déjà deux ans : La Baronne meurt à cinq heures. Ici, Voltaire est accueilli dans la résidence de son amie Emilie du Chatelet à Cirey. Il a dû fuir Paris depuis que ses Lettres Philosophiques, écrites pendant son exil à Londres, circulent sous le manteau dans la capitale. Lui rend alors visite un étrange personnage, un anglais paysagiste alors même que Voltaire a entrepris de rendre plus vivable la demeure d’Emilie en entreprenant de grands travaux. Dans le même temps, un apothicaire parisien meurt et on redoute une épidémie de peste à Paris. Voltaire parvient à échapper à Hyde, se rend à Paris où il occupe l’appartement de son frère Armand, son plus fervent adversaire janséniste, et se fait passer pour lui en endossant une tenue (celle de la couverture) sensé protéger de la peste. Toujours accompagné de l’abbé Lignant, Voltaire est chargé par l’officier de police, Hérault, de mener l’enquête de cette épidémie suspecte.

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Premières Lignes #35


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Hier je me suis lancée dans un roman qui repose dans ma PAL depuis des lustres. Décidément cet été, je fouille dans les abysses de ma PAL, et c’est tant mieux. Sans avoir jamais lu cet auteur, j’ai pourtant plusieurs de ses romans sur mes étagères, j’ai même eu l’occasion de le rencontrer dans une librairie de ma super banlieue. Il fait l’unanimité chez mes copines blogueuses et même chez mes collègues. Il fallait donc bien que je me décide à ouvrir un de ses romans. J’ai donc choisi : La porte des enfers et vous aurez donc reconnu Laurent Gaudé.

Le sujet de ce roman repose sur le deuil d’un père et sur sa descente aux enfers. Sujet un peu compliqué pour moi. L’intrigue se situe à Naples.

En voici donc les Premières Lignes…

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« Le Collège des éplucheurs de citrouilles » Laure DESLANDES


Elliot entre en cinquième dans le collège des Museaux d’une petite bourgade du Finistère : Trégondern. Il faut dire que les Museaux est un établissement un peu particulier : pas de réseaux ; un chef cuistot qui sert des plats bio à base de quinoa ; un prof de techno impressionnant et intimidant, sans parler que dans ce collège on apprend l’estonien en LV1 à la place de l’anglais et on grimpe aux arbres en EPS. Plusieurs autres garçons intègrent également l’internat en milieu rural. Des garçons en rupture scolaire. Cette arrivée va déstabiliser Péline, jeune fille à la chevelure rousse et aux courbes arrondies. Elle ne reconnaît plus l’ambiance de son collège et elle se trouve la cible du mauvais garçon, Henrique. Mais quand la chambre d’Elliot est fouillée par un  inconnu, Péline a bien l’intention de venir en aide à ce garçon timide aux cheveux rasés.

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« Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps… : Léopoldine Hugo et son père » Florence COLOMBANI.


Il est des livres qui vous appellent, qui vous happent par sa couverture, qui vous embarquent dès les premières lignes, les premières pages tournées. Cette biographie de Florence Colombani fait partie de ceux-là. Rappelant en titre le plus beau et le plus connu des poèmes de Victor Hugo dédiée à sa fille, Léopoldine, elle raconte la vie de cette jeune femme morte trop jeune et immortalisée par son père.

On connaît tous, je crois, le destin tragique de Léopoldine : noyée à l’âge de 19 ans, avec son mari, dans la Seine, après le renversement de leur barque. Elle est devenue une héroïne romantique et tragique, dont la figure a été entretenue par la légende : son mari préférant mourir avec elle en constatant qu’il ne pouvait la sauver. Victor Hugo a largement contribué à cette légende en lui offrant un recueil de poèmes magnifique : Les Contemplations. On nous raconte cette histoire depuis l’école primaire. Florence Colombani s’attaque donc à un mythe littéraire. Mais comment raconter la vie d’une jeune femme de 19 ans, comment s’extraire de la légende hugolienne pour retrouver la vraie Léopoldine, pour la rendre vivante ? C’est la gageure de la biographe.

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Premières Lignes #34.


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Même si je participe à ce rendez-vous dominical de façon un peu anarchique, j’y prends toujours plaisir. Et ce matin, je vous présente un roman commencé précisément aujourd’hui et dont j’ai déjà lu une centaine de pages. Ecrit par Danielle Digne, La petite copiste de Diderot, raconte l’histoire de Félicité entrée au service du grand philosophe au moment de l’écriture du 8e tome de L’Encyclopédie. Originaire de Langres, ville natale de Diderot, la jeune fille est embauchée comme copiste, comme le titre l’indique. L’auteur nous fait pénétrer dans les coulisses de cette grande aventures de l’esprit et nous fait côtoyer les grands noms des Lumières.

En voici donc les Premières lignes…

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