« La Vie a parfois un goût de ristretto » de Laurence VIVARES.


Lucie, styliste parisienne, se remet mal d’une récente rupture. Pour « recoloriser » ses souvenirs, selon l’expression de son assistant Tristan, elle entreprend une sorte de pèlerinage à Venise au mois de novembre. Quelques mois auparavant le même voyage avait signé la fin de sa liaison avec Laurent. C’est dans une Venise sous le ciel gris, en période d’alta aqua qu’elle débarque, le moral au plus bas, ne pouvant se départir de ses souvenirs. La première chose qu’elle fait en déposant ses bagages dans la petite pension proche du canal où elle a loué une chambre, est de commander un ristretto, ce café italien très serré au goût si fort et amer. Seule dans Venise, elle arpente les rues pleines des souvenirs de son ancien séjour et se dirige, presque normalement, vers le pont des soupirs. C’est sur le chemin qu’elle se fait accoster par Angelo. Une conversation s’engage entre eux, il lui parle de Venise, de son histoire, des lieux qu’il faut voir. Lucie se surprend elle-même lorsqu’elle accepte de reprendre un ristretto en sa compagnie. Laisser-aller, lui avait dit Tristan, pourquoi pas ?

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Bilan Lecture : Juin 2021.


Hier s’est clos le Mois anglais organisé par TitineLou et Cryssilda, le bilan de ce mois de juin sera donc quasi intégralement anglais, hormis un roman lu dans le cadre d’un autre challenge, celui organisé par Moka et Fanny, Les classiques, c’est fantastique ! et un autre qui entre dans mon challenge Linley et Havers.

Je n’ai pas chroniqué toutes mes lectures (il m’en reste deux), mais je compte le faire dans les jours à venir. Pour ce mois de juin, durant lequel nous fêtions les 10 ans du Mois anglais, mes lectures se sont organisées autour de certains thèmes définis par les organisatrices. J’avais préparé une petite PAL en fonction de ces thèmes :

Comme vous pouvez le constater je ne suis pas parvenue à lire tous les romans que j’avais prévus. Quatre d’ente eux sont restés sur le carreau et il m’en reste un à finir (un peu plus d’une centaine de pages) mais je l’ai quand même mis sur la photo du bilan puisque je le finirai sans doute demain.

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« Le rayon vert » Jules VERNE.


Le rayon vert pour moi c’est d’abord un film d’Eric Rohmer qui date de 1986 et que j’avais vu à sa sortie. J’ai appris depuis que c’était aussi le titre d’un roman de Jules Verne et c’est ainsi que j’ai fini par l’acheter. Mais qu’est-ce que le rayon vert ? Il s’agit d’un phénomène qui survient, dans des conditions météorologiques parfaites, au moment où le soleil se couche sur la mer. C’est le tout dernier rayon avant la disparition du soleil. Une légende écossaise dit que celui ou celle qui a la chance de l’apercevoir voit alors au fond de son cœur. Je l’ai souvent traqué depuis le film de Rohmer, mais je n’ai jamais eu la chance de le voir.

Dans le roman de Jules Verne, Helena Campbell, nièce orpheline des frères Sam et Sib Melvill, rêve de voir le fameux rayon vert. Comme ses oncles ne peuvent rien lui refuser, ils acceptent un séjour sur les côtes écossaises. C’est qu’ils ont aussi une autre idée en tête : marier leur nièce chérie au savant Aristobulus Ursiclos. Ce séjour serait donc idéal pour que les deux jeunes gens fassent plus ample connaissance. Il n’est malheureusement pas facile de trouver le bon endroit et que la météo soit favorable. Alors qu’ils sont à la recherche d’un meilleur panorama, ils rencontrent Olivier Sinclair, artiste-peintre, avec lequel ils sympathisent et qui, lui aussi, se prend de passion pour le fameux rayon.

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« Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants » Mathias ENARD.


En avril 1506, Michel-Ange quitte Rome sur un coup de tête pour Constantinople laissant en plan la basilique Saint-Pierre et le Pape, Jules II, qui ne l’a toujours pas payé. Il débarque un mois plus tard. Le sultan Bayazid veut faire construire un pont sur la Corne D’or. De Vinci a échoué, ses plans n’ont pas plu. Michel-Ange parviendra-t-il à faire mieux ?

Escorté par le poète Mesihi, Michel-Ange arpente Constantinople, longe le Bosphore, découvre cette magnifique cité. La langue étrangère qu’il ne maîtrise pas l’isole mais il se laisse bercer par ses douces sonorités. Il se sent d’abord un peu perdu, lui si catholique dans ce pays de mahométans qui a transformé les églises en mosquées. Dans ces errances, il s’imprègne de l’atmosphère, de l’art de Constantinople, découvre Sainte-Sophie, dont il s’inspirera pour le dôme de la basilique Saint-Pierre.

Mais Michel-Ange n’est pas serein. Il craint des représailles pour avoir quitté Rome au profit de l’empire ottoman. Ses ennemis, Raphaël, le peintre et Bramante, l’architecte, n’ont-ils pas ourdi contre lui auprès du Pape ?

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« La Remplaçante » Sophie ADRIANSEN & MATHOU.


Marketa est une jeune femme comme les autres. Elle rencontre Clovis, qui a déjà deux enfants d’une première union. Ils se mettent en couple et naturellement décident de faire un enfant. La grossesse se passe bien, mais quand arrive le moment de la délivrance, les contractions intenses et l’accouchement en lui-même sont pénibles pour Marketa, cela ne se passe pas comme elle se l’était imaginé. Maintenant que son bébé est là, elle se sent incapable de s’en occuper, de l’aimer, elle se culpabilise, ne comprend pas pourquoi elle ne ressent pas ce que toute nouvelle maman peut ressentir pour son enfant. Devant les autres, elle masque ce qu’elle ressent, s’occupe de sa fille par mécanisme, mais le fameux instinct maternel n’est pas là. Elle rêve d’une remplaçante qui s’occuperait de son bébé, d’une mère parfaite, d’un modèle maternel qui reflète alors l’écart qu’il y a entre elle et cette remplaçante.

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« George Sand, ma vie à Nohant » Ch. VAN DEN HEUVEL et Nina JACQMIN (BD).


Quand j’ai aperçu cette BD sur l’insta de Moka, j’ai senti qu’il me la fallait immédiatement. Ma maman a eu la gentillesse de me l’offrir, il est donc encore plus précieux. Mais à chaque fois que je dois lire une œuvre sur Sand, j’ai toujours une petite appréhension, il faut dire que j’ai eu quelques déconvenues avec certaines biographies, notamment George Sand à vingt ans. Pour information, et pour celles ou ceux qui ne le sauraient pas, j’ai beaucoup travaillé sur l’œuvre et la vie de George Sand lorsque j’étais en thèse. Je maîtrise donc le sujet et je suis notamment toujours attentive à ce que sa vie ne prenne pas trop le pas sur son œuvre. Il faut dire que Sand a eu une vie si passionnante qu’on a toujours tendance à se focaliser sur sa vie et un peu moins sur son œuvre.

Bref.

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« La Calanque de l’aviateur » Annabelle Combes.


J’avais repéré ce roman à sa sortie en 2019, il était resté dans un coin de ma tête parce qu’il parlait de librairie. Le titre m’avait intriguée. Et puis je suis retombé dessus dernièrement, heureuse de le voir sorti en format poche.

Leena arrive dans un petit village du Cotentin balayé par les vents et les embruns. Elle vient d’acheter une ancienne mercerie qu’elle veut transformer en librairie. Le local est à l’abandon depuis la mort de la mercière, Marceline, d’énormes travaux sont à faire mais Leena a une vision très nette du lieu qu’elle veut créer. Leena ne parle pas, ou très peu, elle a tout quitté pour venir s’installer là. Elle achète à Serge, le concessionnaire, une ancienne ambulance rouge qu’elle va transformer en bibliothèque ambulante. Elle se fait aider par quelques habitants du village, les travaux commencent grâce à Vivien, professeur de voile et à Gaspard, les garçons d’Eliane. Leena se sent chez elle, les habitants l’apprivoisent lui font découvrir le passé : avant d’être une mercerie le local était à Hugo, maître ferrant, père de Marceline. Aviateur lors de la première guerre mondiale, il est en revenu la gueule et le moral cassés. Et plus Leena découvre le passé des habitants de sa future librairie, plus elle remonte dans son passé et plus on comprend pourquoi elle ne parle plus. Parallèlement, on suit Jeep, le frère de Leena, lui aussi détruit, lui aussi sur les traces de son passé. Il part à Boston voir une amie de sa mère disparue. Si Leena s’enferme dans les livres, Jeep s’engouffre dans la musique, dans le jazz.

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Descente en librairie par temps de confinement…


Puisque que la plupart des magasins sont fermés, puisque les cinéma, les musées, les théâtres, les restaurants, les bistrots ont toujours porte close, il ne reste plus que les librairies pour accueillir nos déambulations, notre envie de sortir pour autre chose que des rendez-vous médicaux ou faire les courses de bouffe… Notre accès à la culture reste donc les librairies, Dieu merci… et la télé, certes, enfin Netflix ou Amazon Prime, c’est-à-dire les séries, mais c’est toujours rester chez soi. Alors hier, profitant du beau temps, mon fils et moi nous sommes embarqués dans une petite virée en librairie.

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« Roses de sang, roses d’Ouessant » Janine BOISSARD.


Je crois que je n’avais jamais lu Janine Boissard bien qu’elle soit une auteure prolifique. Pourtant en parcourant la longue liste de ses romans, sa saga L’Esprit de famille me disait quelque chose. Après quelques recherches, j’ai retrouvé les images d’une série télé des années 80 adaptée de cette saga et que j’ai regardée quand j’avais une dizaine d’années. Bref, quand on m’a proposé de lire le tout dernier toman de Janine Boissard, je me suis dit que c’était la bonne occasion.

Le titre du roman fait référence à chanson, « Les roses d’Ouessant » que l’auteur nous conseille d’écouter en lisant son roman.

L’intrigue se déroule sur l’île d’Ouessant , dans le Finistère au large de Brest. Astrid, 23 ans, vient d’hériter de la maison de son grand-père, une maison où elle a passé ses vacances et à laquelle elle est fortement attachée. Dessinatrice, elle a un projet de livre avec son amie, Morgane. Elle part faire quelques croquis sur l’île et croise Erwan de Saint-Hilaire, son amour d’enfance. Il vit dans le manoir à côté de chez elle. On dit dans le village, que sa femme a mystérieusement disparu. Vivant seul à présent, il doit pourtant supporter Marthe, le gouvernante d’Enora de Saint-Hilaire qui ne semble pas beaucoup apprécier Astrid.

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« Toutes les options de beau gosse » Myriam GALLOT.


Lucas est élève en 4e, sérieux et sage, il se lie d’amitié avec Florian, plus charismatique. Lucas aime le grain de folie et de provocation de Florian. Mais ce dernier, plus mature, a une relation aux filles qui dérange Lucas. Il n’hésite pas à regarder les culottes des filles pendant le cours d’escalade, regarde des films porno. Lucas est choqué mais n’en dit rien jusqu’au jour où Florian entraîne Gaëlle, jeune fille complexée par son poids, derrière le gymnase et, grâce à un chantage, lui touche les seins avant de la quitter sans ménagement. Gaëlle manque l’école pendant plusieurs jours après cet événement et ses copines, dont Laurène (pour laquelle Lucas a un crush), décide de punir Florian.

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