« Ma vie de bolosse » Dominique SOUTON


Processed with Rookie CamDans un collège, il y a les populaires, peu nombreux mais très influents, les normaux, les plus nombreux, et les bolosses, ceux qu’on ne voit pas et qu’on opprime.

Félix rentre au collège Nicolas-Hulot, mais il traîne derrière lui une réputation de bolosse depuis la primaire, autant dire qu’il n’y a pas des raisons que les choses s’améliorent une fois entré au collège. Pourtant Félix n’a pas dit son dernier mot et compte bien se faire enfin des amis. Comment passe-t-on de bolosse à « bogosse » ?

(suite…)

Publicités

« Grupp » Yves GREVET


Yves Grevet est un des auteurs de la littérature ado que j’apprécie particulièrement. J’ai dû lire la plupart de ses romans dont le fameux Nox ou encore Méto, sans parler de Celle qui sentait venir l’orage ou encore U4. Bref, je suis fan. Grupp donc est son dernier roman paru, comme tous les autres, chez Syros. C’est un bon gros pavé d’un peu plus de 500 pages mais qui se dévore littéralement.

Yves Grevet place son intrigue au sein d’une société sécuritaire et sanitaire. Grâce à des implants, créés par l’entreprise Longlife, chaque matin les hommes ont un bilan de santé complet et sont pris en charge à la moindre défaillance. Idem pour la sécurité. Pour les enfants et les adolescents, les parents peuvent également limiter leur zones de déplacement et ainsi leur éviter de s’égarer ou de fréquenter des quartiers plus risqués. Donc dans cette société on peut espérer vivre jusqu’à cent ans en toute tranquillité. Sauf que Scott, le frère de Stan, ne l’entend pas cette manière. Pour lui, cette société sécuritaire et sanitaire est une société carcérale. Il aspire à la liberté, aux risques, il veut se sentir vivant. Stan, quant à lui, vit dans cette société de façon paisible, jusqu’au jour où son frère aîné est arrêté et mis en prison pour faire partie d’un groupuscule secret nommé Grupp. Intrigué,  Stan va chercher à en savoir plus…

(suite…)

« Mon autopsie » Jean-Louis FOURNIER – Rentrée Littéraire 2017.


Je n’avais jusqu’à présent jamais rien lu de Jean-Louis Fournier, même si je me souviens bien du succès qu’il avait rencontré à la publication de son livre : Où on va, papa ? qu’il avait consacré à ses deux garçons handicapés. Je ne l’aurais pas nécessairement lu si je n’avais reçu, dans le cadre du Comité de lecture Cultura auquel j’ai participé en juin, ce nouveau roman, ou plutôt cette autobiographie.

Sur le mode du « Je me souviens » de Georges Pérec, Jean-Louis Fournier confie ses souvenirs, se lance dans une introspection d’une façon originale : mort, l’auteur a confié son corps à la science, chaque membre disséqué est l’occasion de plonger dans ses souvenirs, de savoir ce qui se cache dans sa tête, ses mains, son ventre. Egoïne est chargée de le découper en morceau.

(suite…)

Premières Lignes #37 – « Intrigue à Giverny » Adrien GOETZ.


premières_lignesRendez-vous initié par Malecturothèque

 

Ces derniers jours j’ai retrouvé ma copine Pénélope. Je l’avais quittée à Bayeux et je la retrouve entre Paris, Monaco et Giverny. Ce roman est le quatrième d’une série. Pourquoi lire le 4ème sans être passée au préalable par le tome 2 et 3 ? Pour raison professionnelle. Mais cela n’est pas trop gênant, car chaque tome a sa propre intrigue. Ce qui lie les tomes entre eux est la progression de la relation amoureuse entre Pénélope et Wandrille, journaliste et fils de ministre. Dans ce tome-ci, donc, Goetz et ses personnages s’intéressent à Monet, au « mystère Monet » et avec cet auteur, professeur d’histoire de l’art, on est certain de sortir plus instruit en refermant le roman.

En voici donc les Premières Lignes :

(suite…)

« Ces rêves qu’on piétine » Sébastien SPITZER – Rentrée Littéraire 2017.


Ces rêves qu’on piétine est un premier roman dont on entend déjà beaucoup parler alors même qu’il vient de sortir en librairie aujourd’hui. Je l’ai lu en juin, il faisait parti des romans présélectionnés et que j’ai reçus dans le cadre du comité de lecture Cultura auquel j’ai participé. De tous les romans reçus pour ce comité, il est incontestablement celui qui m’a le plus bouleversée et qui continue à me marquer.

L’intrigue se situe aux derniers jours du IIIe Reich, en avril 1945. Les hauts dignitaires sont réfugiés dans le bunker de Hitler, parmi eux Magda Goebbels, la femme la plus célèbre du Reich, la plus adulée. Parallèlement, Ava, trois ans, petite fille du KZ-Bordell d’Auschwitz qui fuit avec sa mère et qui n’a jamais connu que le camp. Elle se retrouve dépositaire d’un rouleau en cuir contenant les lettres d’un père à sa fille, un père raflé parmi les premiers et qui n’a jamais cessé d’écrire ses lettres jusqu’à sa mort. Qui est ce père ? Richard Friedländer, le père de Magda.

(suite…)

Premières Lignes #36 : « Bel-Ami » Maupassant.


premières_lignesRendez-vous initié par Malecturothèque

 

Ce dimanche je vous présente un classique, un roman que j’ai dévoré cette semaine, que j’avais pourtant déjà lu il y a plusieurs années et qui fut un réel plaisir de relecture. Il m’arrive peu de relire, il faut dire que j’ai tant à lire ! Les rares romans que je relis, quand j’ai le temps de relire ou quand il le faut vraiment pour préparer un cours, sont des classiques. Et ce qu’il y a de bien avec les classiques c’est qu’ils ne se livrent jamais tout entier à la première lecture, j’ai même parfois le sentiment que plus on les relit et plus ils s’enrichissent. Cette semaine donc j’ai vécu au XIXe siècle en compagnie d’un homme exécrable et sans scrupules qui a donné son nom au roman : Bel-Ami du génial Guy de Maupassant.

En voici donc les Premières lignes :

(suite…)

Un livre dans la boîte #6


Voilà plusieurs mois que je n’avais plus ouvert cette petite chronique, mais les vacances me laissant le temps qui me manque trop souvent durant l’année, et le facteur ayant été généreux ce matin, c’est avec plaisir que je vous montre les derniers livres reçus.

Trois livres dans le rayon ado et jeunesse parus ou à paraître pour deux d’entre eux chez Flammarion jeunesse, et le troisième à L’école des loisirs.

Je vous rappelle brièvement l’objet de cette chronique : présenter, avant lecture, les Service de Presse que je reçois, histoire de vous donner envie de les découvrir à votre tour.

(suite…)

« Mademoiselle, à la folie! » Pascale LECOSSE – Rentrée Littéraire 2017.


Si je fais paraître ma chronique sur ce premier roman aujourd’hui, je l’ai lu cependant fin juin. Il faisait partie des romans reçus dans le cadre du comité de lecture Cultura auquel j’ai eu la chance de participer. Ce qui est grisant quand on participe à une telle opération, c’est que rien n’est paru, on ne sait rien, parfois même pas le sujet du roman. On est un peu comme un premier lecteur, on arrive vierge de toute opinion, de toute influence. C’est parfois aussi un peu déstabilisant.

Pascale Lécosse, dans Mademoiselle, à la folie, nous entraîne dans les pas et surtout dans la tête de Catherine, star du cinéma à qui tout réussit et qui semble tout avoir. Elle est la maîtresse de Jean, ministre marié, et assistée de Mina, ancienne journaliste de télévision, totalement dévouée au bien-être de l’actrice. Mais depuis quelques temps, Catherine a des absences, des blancs, certains visages lui semblent inconnus : « J’ai un mal gourmand qui me transforme en rosier stérile », dit-elle (p.74).

(suite…)

« La Petite copiste de Diderot » Danielle DIGNE


Félicité est une jeune paysanne qui a eu la chance d’avoir une mère soucieuse de lui donner une éducation. Elle dévore les livres. Mais sa vie change à la mort de son père puis, quelques années plus tard, de sa mère. Recueillie par l’abbé Paulin, ami de sa mère, elle obtient, grâce à ses connaissances et à sa belle écriture, une place comme copiste auprès du philosophe Denis Diderot. La jeune fille quitte donc Langres pour Paris. Elle fait la connaissance du grand homme absorbé par la parution du huitième tome de son Encyclopédie. Félicité est chargée essentiellement de copier la correspondance et les œuvres romanesques. Au contact de Diderot, de ses écrits, des amis nombreux du philosophe qu’elle va côtoyer, Félicité parfait sa culture et s’ouvre à l’esprit des Lumières.

(suite…)

« Docteur Voltaire et Mister Hyde » Frédéric LENORMAND.


Durant le mois de juillet, j’ai rendu visite à Voltaire par l’intermédiaire de Frédéric Lenormand et de son nouveau roman : Docteur Voltaire et Mister Hyde qui est paru en poche dans les éditions du Masque en mai dernier. Ce polar s’ancre dans une série policière dont le principal protagoniste est le célèbre philosophe des Lumières : Voltaire himself. J’avais déjà eu l’occasion de lire un roman de cette série il y a déjà deux ans : La Baronne meurt à cinq heures. Ici, Voltaire est accueilli dans la résidence de son amie Emilie du Chatelet à Cirey. Il a dû fuir Paris depuis que ses Lettres Philosophiques, écrites pendant son exil à Londres, circulent sous le manteau dans la capitale. Lui rend alors visite un étrange personnage, un anglais paysagiste alors même que Voltaire a entrepris de rendre plus vivable la demeure d’Emilie en entreprenant de grands travaux. Dans le même temps, un apothicaire parisien meurt et on redoute une épidémie de peste à Paris. Voltaire parvient à échapper à Hyde, se rend à Paris où il occupe l’appartement de son frère Armand, son plus fervent adversaire janséniste, et se fait passer pour lui en endossant une tenue (celle de la couverture) sensé protéger de la peste. Toujours accompagné de l’abbé Lignant, Voltaire est chargé par l’officier de police, Hérault, de mener l’enquête de cette épidémie suspecte.

(suite…)