« Zaï Zaï Zaï Zaï » FABCARO – BD


Cette BD a reçu le prix SNCF de la BD en 2016 ainsi que le Grand Prix de la Critique d’Angoulême en janvier de la même année. Je ne lis pas beaucoup de BD, mais celle-ci a fait l’objet récemment d’un post d’une amie sur Facebook qui disait l’avoir abandonnée. Comme elle traînait dans ma PAL depuis un an, je me suis décidée à la lire pour me faire ma propre opinion. Par un bel après-midi de printemps, je me suis donc installée dans mon jardin. Le livre est peu épais et je l’ai lue rapidement. Si je peux comprendre la réaction de mon amie, j’avoue avoir une opinion un peu différente.

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« Le Horla » mise en scène de Slimane Kacioui avec Florent Aumaître – Théâtre – Avis à quatre mains.


Hier soir je suis allée avec mon fils Antoine, 13 ans, voir une adaptation théâtrale de la célèbre nouvelle fantastique de Guy Maupassant : « Le Horla ». Lui l’avait étudiée en classe (4ème oblige, thème « La fiction pour interroger le réel ») et moi, je l’avais fait étudier à mes élèves du même niveau. Nous y allions donc en connaissance de cause, avec la curiosité de voir comment cette nouvelle allait être portée à la scène.

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« La Colonie » MARIVAUX (1750) – Théâtre


La Colonie fait partie des pièces utopiques de Marivaux, avec L’Île des esclaves et L’Île de la raison. Dans les trois cas, l’intrigue de la pièce se situe sur une… île. Les personnages y ont abordé soit après un naufrage, soit pour fuir, comme c’est le cas dans La Colonie, des ennemis envahisseurs. L’île permet de créer l’utopie : loin du monde réel, il faut donc reconstruire une société et, si possible, en créer une meilleure que celle qu’on a quittée. Les naufragés de La Colonie, hommes et femmes, issus du peuple, bourgeois et nobles, travaillent donc à l’établissement de lois. Enfin surtout les hommes, et c’est bien ce que leur reprochent Arthénice et Mme Sorbin. Et si les femmes avaient enfin droit au chapitre ?

Nous voici […] dans la conjoncture du monde la plus favorable pour discuter notre droit vis-à-vis les hommes.

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« Dire, ne pas dire : du bon usage de la langue française – volume 3 » par l’Académie Française


dire-ne-pas-direL’Académie Française, il y a cinq ans, ouvrait une rubrique « Dire, ne pas dire » sur son site. Sa volonté, comme l’explique Yves Pouliquen dans la préface était d’ « ouvrir une rubrique où l’on mettrait […] des emplois fautifs, des extensions de sens abusives, des néologismes et anglicismes qui envahissent les ondes, la presse et la conversation, ce qui se disait et ce qu’il fallait dire. » Les volumes 1 et 2 proposaient un large éventail de ces rectifications toutes très enrichissantes. J’avais d’ailleurs écrit une chronique sur le volume 1.

Ce volume 3 reprend le même principe, mais présente une nouveauté. Il répond également à des questions plus générales sur la langue française, comme la féminisation de la langue, l’importance de l’étymologie, etc.

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Premières Lignes #30


premières_lignesRendez-vous initié par Malecturothèque

Durant les vacances de février, je me suis acheté plusieurs romans. A Grenoble, les librairies sont nombreuses et sont donc autant de tentations. J’ai donc envie de vous présenter mes achats récents par le biais de ce rendez-vous dominical. Celui de la semaine avait d’ailleurs lancé le mouvement.

Le roman d’aujourd’hui a été aperçu sur la page Facebook d’une amie et son titre m’a forcément fait envie : Victor Hugo vient de mourir, de Judith Perrignon. Puis il est réapparu sur une vidéo de la Griffe Noire, alors que je l’avais un peu oublié. J’ai pris ça comme un signe, alors quand je l’ai vu sur une table d’une librairie grenobloise (Artaud pour tout dire), je l’ai vite attrapé. Le roman raconte toute l’effervescence que provoqua la mort et les obsèques nationales de Victor Hugo dans Paris.

En voici les Premières Lignes…

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Un livre dans la boîte ! #5


un livre dans la boîteDe nouveaux livres ont atterri dans ma boîte ces derniers jours. Des romans très différents, que je suis ravie de vous présenter avant lecture. Peut-être que, comme moi, vous aurez envie de les découvrir à votre tour.

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« Bérénice 34/44 » Isabelle STIBBE


stibbe-bereniceJe dois vous parler de ce roman, lu en septembre, depuis des lustres. Cette chronique a donc pris bien du retard et comme je ne tiens plus de carnet de lecture depuis plus d’un an – et là je le regrette amèrement -, je ne vous livrerai que ce qu’il me reste de cette lecture. C’est aussi à cela, je crois que l’on sait si un livre nous a plu : que nous en reste-t-il 5 mois plus tard ?

L’intrigue se déroule à Paris entre 1934 et 1944, comme le titre du roman l’indique. Mais l’histoire de Bérénice commence une quinzaine d’années avant, quand son père, Maurice Capel, né Moïshé Kapelouchnik, sur le front de la Première Guerre Mondiale, se lie avec un instituteur amoureux de Racine. Maurice donnera le prénom de Bérénice à sa fille. Issue d’une famille juive, Bérénice entre dans la vie avec un prénom prédestiné.

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« Sauveur & fils : saison 2 » Marie-Aude MURAIL.


murail-sauveur-2_2Quel plaisir de retrouver Sauveur et son fils Lazare dans ce tome 2. Après ma lecture de la saison 1 cet été, j’avais hâte de reprendre ma place dans le cabinet de psychologue de Sauveur. Suivant le même file conducteur que la saison 1, Marie-Aude Murail nous fait renouer avec les patients de Sauveur et nous en présente de nouveaux. On reprend le file comme on retrouve de vieux amis : l’impression de ne pas les avoir quittés.

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Premières Lignes #26


premières_lignesRendez-vous initié par Malecturothèque

Cette dernière semaine, j’ai étudié avec mes élèves de Seconde, l’incipit d’un roman de Zola que je vous présente aujourd’hui. Nous avons analysé les fonctions et les formes de l’incipit, puis nous avons mis en pratique les notions sur les deux premières pages de L’Œuvre.  J’ai bien sûr beaucoup pensé à ce rendez-vous pendant mes cours et j’ai eu envie de vous en présenter la première page.

J’ai un lien particulier avec ce roman. Je l’avais moi-même étudié en fac lors d’une UV intitulée « Littérature et peinture ». J’ai, depuis, toujours le même exemplaire (il date de 1991), il part un peu en lambeaux, il est parcouru de notes et de coups de stabilo rose. Mes élèves sont étonnés de voir son état, sa couverture cornée et zébrée de pliures, ses pages détachées et jaunies. Cette année j’en avais acheté un nouvel exemplaire mais je ne suis pas parvenue à me séparer de l’ancien. L’aspect trop neuf, les pages trop blanches et immaculées m’ont paru froids.  J’aime ces livres que l’on maltraite un peu pendant nos études, que l’on a parcouru en tout sens, dont a voulu extraire tous les sous-entendus et tous les implicites, dont on a étudié, feutres de couleur à la main, certains passages…bref, dont on a tenté de percer les mystères…

En voici donc les Premières Lignes…

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« Power Club : L’apprentissage » Alain GAGNOL – Tome 1/3


power-club-couv Anna est une adolescente presque comme les autres, presque car elle appartient aux classes aisées de la société. En 2038, l’argent permet l’incroyable : devenir un super-héros et intégrer le très select et prestigieux : Power-Club. Les membres de ce club sont de vrais stars, leurs exploits sont filmés et aussitôt regardés sur tous les supports, et notamment les téléphones portables. Les amies d’Anna suivent avec intérêt leurs aventures, s’extasient devant leur beauté, leur classe. Pourtant Anna regrette l’effet marketing. Les super-héros sont de vraies têtes de gondoles, pense-t-elle, des égéries pour des marques de luxe. Or, pour l’anniversaire de leur fille, les parents d’Anna lui ont réservé LA surprise : une adhésion au Power-Club. La nouvelle lui fait l’effet d’une bombe. Anna est alors partagée : c’est une chance incroyable, mais, après l’avoir critiqué et s’être moquée de certains de ses membres, quelle attitude adoptée ?

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