« Dire, ne pas dire : du bon usage de la langue française – volume 3 » par l’Académie Française


dire-ne-pas-direL’Académie Française, il y a cinq ans, ouvrait une rubrique « Dire, ne pas dire » sur son site. Sa volonté, comme l’explique Yves Pouliquen dans la préface était d’ « ouvrir une rubrique où l’on mettrait […] des emplois fautifs, des extensions de sens abusives, des néologismes et anglicismes qui envahissent les ondes, la presse et la conversation, ce qui se disait et ce qu’il fallait dire. » Les volumes 1 et 2 proposaient un large éventail de ces rectifications toutes très enrichissantes. J’avais d’ailleurs écrit une chronique sur le volume 1.

Ce volume 3 reprend le même principe, mais présente une nouveauté. Il répond également à des questions plus générales sur la langue française, comme la féminisation de la langue, l’importance de l’étymologie, etc.

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Un livre dans la boîte ! #5


un livre dans la boîteDe nouveaux livres ont atterri dans ma boîte ces derniers jours. Des romans très différents, que je suis ravie de vous présenter avant lecture. Peut-être que, comme moi, vous aurez envie de les découvrir à votre tour.

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Un livre dans la boîte! #4


un livre dans la boîteJ’avais lancé cette rubrique au printemps dernier et puis je me suis laissé rattraper par les impératifs de ma vie de prof. Pour cette nouvelle année, j’ai envie de la relancer, histoire de vous faire saliver, de vous donner envie de découvrir les romans que je reçois dans ma boîte aux lettres. Pour mieux comprendre cette rubrique je vous laisse relire ma chronique d’origine.

Six romans très différents destinés à des lecteurs divers ou à ceux qui, comme moi, aiment varier les plaisirs. Ces romans me sont parvenus de trois maisons d’édition : Le Diable Vauvert ; L’Ecole des loisirs, Calmann Lévy, Philippe Rey et JC Lattès.

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« Cognitum » Stefan PALK – Rentrée Littéraire 2016 – #9


palk-cognitumCognitum nous plonge dans un futur qui ne serait pas si loin du nôtre. Dans cet avenir proche, les technologies se sont développées et de nombreuses recherches sont faites sur le cerveau et son extension. Tout commence par la mort d’une jeune femme. Son cerveau a explosé alors qu’elle jouait à jeu en trois dimensions. Le lieutenant de la PJ, Yann Braque est chargé de l’affaire. Parallèlement, Maxime Barelli, capitaine des forces spéciales, est envoyée en mission en Afrique : un commando de l’armée a été dessimé de façon extrêmement violente, voire barbare.

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« Daddy Love » Joyce Carol OATES


Oates daddy loveIl faut toujours un certain courage pour se lancer dans un roman de Oates, accepter le choc à venir, accepter d’être tiré de notre confort de lecteur. Lire Oates n’est pas confortable, elle entraîne le lecteur dans les noirceurs de l’âme humaine sans même nous offrir une identification possible à tel ou tel personnage, sans même nous laisser un petit espoir.

Dans Daddy Love, l’auteure américaine nous entraîne dans la pire noirceur où l’innocence d’un enfant n’est pas même épargnée. Robbie, cinq ans, est enlevé sur le parking d’un centre commercial. Arraché à sa mère qui tente tout pour arrêter le kidnappeur, l’enfant va vivre l’enfer pendant six ans aux côtés de Chet Cash, pasteur itinérant, intégré et reconnu au sein de sa communauté. Oates s’attaque aux fausses apparences. Tous les personnages de ce roman sont des Janus : ils ont deux visages, voire deux noms, comme Robbie qui deviendra Gideon Cash durant sa captivité.

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Premières Lignes … #8


premières_lignesRendez-vous initié par Malecturothèque

Ce matin j’ai entamé le dernier roman de Joyce Carol Oates,  j’ai donc décidé de vous en donner à lire les premières lignes. Lorsque j’entame la lecture d’un roman d’Oates, je suis immédiatement propulsée dans l’intrigue et toujours fascinée par son style et ses trouvailles narratives. Pour ce roman par exemple, les quatre premiers chapitres racontent le même évènement, on retrouve les mêmes phrases, mais chaque chapitre est construit différemment et en dit plus que le précédent sans pour autant changer le point de vue.

Je vous laisse découvrir les Premières lignes du chapitre premier …

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« Carthage » Joyce Carol OATES – Rentrée Littéraire 2015 #9


oates carthageIl est étrange comme j’appréhende toujours un peu de me lancer dans un roman de Oates. C’est sans doute que je sais à quel point ses romans me bousculent.

Celui-ci se déroule à Carthage, petite ville de l’état de New-York, bien loin de la Carthage tunisienne. Au centre de cette ville, la famille Mayfield, dont le père fut maire. Ils vivent dans une grande maison : la mère, Arlette, la jolie et raisonnable Juliet, et l’autre fille, l’intelligente au nom étrange, Cressida. Juliet est fiancée à Brett Kincaid, beau jeune homme, qui s’engage comme volontaire dans la guerre en Irak. Tout semble aller bien, si ce n’est le caractère trempé de Cressida, en marge de sa famille, brillante, mais souvent acerbe. Puis tout bascule, d’abord par le retour de Brett, meurtrie physiquement et moralement par la guerre, ensuite par la disparition de Cressida.

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« Les Indomptées » Nathalie BAUER (Rentrée Littéraire 2014 #5)


bauer les indomptéesLes Indomptées est une saga familiale qui court sur tout le XXe siècle. Nathalie Bauer fait plus que raconter l’histoire d’une famille, elle nous livre l’histoire de sa propre famille en presque 500 pages. Qui dit saga, dit pléthore de personnages. L’originalité de ce roman est que sont insérées des photos en noir en blanc des personnages dont nous suivons le destin. Ces personnages de papier prennent alors un visage, une allure, grâce à ces photos.

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« Dire, ne pas dire : du bon usage de la langue française » par l’Académie Française (Rentrée Littéraire 2014 #4)


dire ne pas direIl faut bien le reconnaître la langue française est vicieuse. Il suffit d’interroger un étranger apprenant notre langue pour qu’il nous dise à quel point la grammaire, la syntaxe et l’orthographe sont de beaux casse-têtes (d’ailleurs, on met un s à « casse » ?), mais sans aller chercher si loin, le martyr que vivent nos enfants quand on leur parle de dictée nous le rappelle tous les jours, et même nous, avouons-le, combien de fois ne nous demandons-nous pas quel accord est le bon ou si telle expression est correcte.

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