« Ces rêves qu’on piétine » Sébastien SPITZER – Rentrée Littéraire 2017.


Ces rêves qu’on piétine est un premier roman dont on entend déjà beaucoup parler alors même qu’il vient de sortir en librairie aujourd’hui. Je l’ai lu en juin, il faisait parti des romans présélectionnés et que j’ai reçus dans le cadre du comité de lecture Cultura auquel j’ai participé. De tous les romans reçus pour ce comité, il est incontestablement celui qui m’a le plus bouleversée et qui continue à me marquer.

L’intrigue se situe aux derniers jours du IIIe Reich, en avril 1945. Les hauts dignitaires sont réfugiés dans le bunker de Hitler, parmi eux Magda Goebbels, la femme la plus célèbre du Reich, la plus adulée. Parallèlement, Ava, trois ans, petite fille du KZ-Bordell d’Auschwitz qui fuit avec sa mère et qui n’a jamais connu que le camp. Elle se retrouve dépositaire d’un rouleau en cuir contenant les lettres d’un père à sa fille, un père raflé parmi les premiers et qui n’a jamais cessé d’écrire ses lettres jusqu’à sa mort. Qui est ce père ? Richard Friedländer, le père de Magda.

(suite…)

« Le Professeur » Charlotte BRONTË


Le Professeur est le premier roman écrit par Charlotte Brontë. Il ne trouva pas d’éditeur du vivant de la jeune femme et ne fut donc publié qu’en 1857 à titre posthume. Charlotte Brontë s’inspire très largement de sa propre expérience et de son séjour à Bruxelles en 1842 dans un pensionnat. Ce séjour avait pour but de parfaire ses connaissances en français afin d’ouvrir une école avec sa sœur Emily de retour en Angleterre. Durant ce séjour, Charlotte va s’éprendre du professeur de rhétorique, Mr Heger. Amour cependant qui restera platonique. Dans son roman, Charlotte opère plusieurs changements, mais les références autobiographiques sont largement perceptibles.

(suite…)

Premières Lignes #36 : « Bel-Ami » Maupassant.


premières_lignesRendez-vous initié par Malecturothèque

 

Ce dimanche je vous présente un classique, un roman que j’ai dévoré cette semaine, que j’avais pourtant déjà lu il y a plusieurs années et qui fut un réel plaisir de relecture. Il m’arrive peu de relire, il faut dire que j’ai tant à lire ! Les rares romans que je relis, quand j’ai le temps de relire ou quand il le faut vraiment pour préparer un cours, sont des classiques. Et ce qu’il y a de bien avec les classiques c’est qu’ils ne se livrent jamais tout entier à la première lecture, j’ai même parfois le sentiment que plus on les relit et plus ils s’enrichissent. Cette semaine donc j’ai vécu au XIXe siècle en compagnie d’un homme exécrable et sans scrupules qui a donné son nom au roman : Bel-Ami du génial Guy de Maupassant.

En voici donc les Premières lignes :

(suite…)

Un livre dans la boîte #6


Voilà plusieurs mois que je n’avais plus ouvert cette petite chronique, mais les vacances me laissant le temps qui me manque trop souvent durant l’année, et le facteur ayant été généreux ce matin, c’est avec plaisir que je vous montre les derniers livres reçus.

Trois livres dans le rayon ado et jeunesse parus ou à paraître pour deux d’entre eux chez Flammarion jeunesse, et le troisième à L’école des loisirs.

Je vous rappelle brièvement l’objet de cette chronique : présenter, avant lecture, les Service de Presse que je reçois, histoire de vous donner envie de les découvrir à votre tour.

(suite…)

« Mademoiselle, à la folie! » Pascale LECOSSE – Rentrée Littéraire 2017.


Si je fais paraître ma chronique sur ce premier roman aujourd’hui, je l’ai lu cependant fin juin. Il faisait partie des romans reçus dans le cadre du comité de lecture Cultura auquel j’ai eu la chance de participer. Ce qui est grisant quand on participe à une telle opération, c’est que rien n’est paru, on ne sait rien, parfois même pas le sujet du roman. On est un peu comme un premier lecteur, on arrive vierge de toute opinion, de toute influence. C’est parfois aussi un peu déstabilisant.

Pascale Lécosse, dans Mademoiselle, à la folie, nous entraîne dans les pas et surtout dans la tête de Catherine, star du cinéma à qui tout réussit et qui semble tout avoir. Elle est la maîtresse de Jean, ministre marié, et assistée de Mina, ancienne journaliste de télévision, totalement dévouée au bien-être de l’actrice. Mais depuis quelques temps, Catherine a des absences, des blancs, certains visages lui semblent inconnus : « J’ai un mal gourmand qui me transforme en rosier stérile », dit-elle (p.74).

(suite…)

« La Petite copiste de Diderot » Danielle DIGNE


Félicité est une jeune paysanne qui a eu la chance d’avoir une mère soucieuse de lui donner une éducation. Elle dévore les livres. Mais sa vie change à la mort de son père puis, quelques années plus tard, de sa mère. Recueillie par l’abbé Paulin, ami de sa mère, elle obtient, grâce à ses connaissances et à sa belle écriture, une place comme copiste auprès du philosophe Denis Diderot. La jeune fille quitte donc Langres pour Paris. Elle fait la connaissance du grand homme absorbé par la parution du huitième tome de son Encyclopédie. Félicité est chargée essentiellement de copier la correspondance et les œuvres romanesques. Au contact de Diderot, de ses écrits, des amis nombreux du philosophe qu’elle va côtoyer, Félicité parfait sa culture et s’ouvre à l’esprit des Lumières.

(suite…)

« Docteur Voltaire et Mister Hyde » Frédéric LENORMAND.


Durant le mois de juillet, j’ai rendu visite à Voltaire par l’intermédiaire de Frédéric Lenormand et de son nouveau roman : Docteur Voltaire et Mister Hyde qui est paru en poche dans les éditions du Masque en mai dernier. Ce polar s’ancre dans une série policière dont le principal protagoniste est le célèbre philosophe des Lumières : Voltaire himself. J’avais déjà eu l’occasion de lire un roman de cette série il y a déjà deux ans : La Baronne meurt à cinq heures. Ici, Voltaire est accueilli dans la résidence de son amie Emilie du Chatelet à Cirey. Il a dû fuir Paris depuis que ses Lettres Philosophiques, écrites pendant son exil à Londres, circulent sous le manteau dans la capitale. Lui rend alors visite un étrange personnage, un anglais paysagiste alors même que Voltaire a entrepris de rendre plus vivable la demeure d’Emilie en entreprenant de grands travaux. Dans le même temps, un apothicaire parisien meurt et on redoute une épidémie de peste à Paris. Voltaire parvient à échapper à Hyde, se rend à Paris où il occupe l’appartement de son frère Armand, son plus fervent adversaire janséniste, et se fait passer pour lui en endossant une tenue (celle de la couverture) sensé protéger de la peste. Toujours accompagné de l’abbé Lignant, Voltaire est chargé par l’officier de police, Hérault, de mener l’enquête de cette épidémie suspecte.

(suite…)

Premières Lignes #35


premières_lignesRendez-vous initié par Malecturothèque

Hier je me suis lancée dans un roman qui repose dans ma PAL depuis des lustres. Décidément cet été, je fouille dans les abysses de ma PAL, et c’est tant mieux. Sans avoir jamais lu cet auteur, j’ai pourtant plusieurs de ses romans sur mes étagères, j’ai même eu l’occasion de le rencontrer dans une librairie de ma super banlieue. Il fait l’unanimité chez mes copines blogueuses et même chez mes collègues. Il fallait donc bien que je me décide à ouvrir un de ses romans. J’ai donc choisi : La porte des enfers et vous aurez donc reconnu Laurent Gaudé.

Le sujet de ce roman repose sur le deuil d’un père et sur sa descente aux enfers. Sujet un peu compliqué pour moi. L’intrigue se situe à Naples.

En voici donc les Premières Lignes…

(suite…)

« Le Collège des éplucheurs de citrouilles » Laure DESLANDES


Elliot entre en cinquième dans le collège des Museaux d’une petite bourgade du Finistère : Trégondern. Il faut dire que les Museaux est un établissement un peu particulier : pas de réseaux ; un chef cuistot qui sert des plats bio à base de quinoa ; un prof de techno impressionnant et intimidant, sans parler que dans ce collège on apprend l’estonien en LV1 à la place de l’anglais et on grimpe aux arbres en EPS. Plusieurs autres garçons intègrent également l’internat en milieu rural. Des garçons en rupture scolaire. Cette arrivée va déstabiliser Péline, jeune fille à la chevelure rousse et aux courbes arrondies. Elle ne reconnaît plus l’ambiance de son collège et elle se trouve la cible du mauvais garçon, Henrique. Mais quand la chambre d’Elliot est fouillée par un  inconnu, Péline a bien l’intention de venir en aide à ce garçon timide aux cheveux rasés.

(suite…)

TAG Code de la Route…


C’est le retour du TAG, et celui-ci, je l’ai pris en stop sur le blog de Bianca. Une bonne idée pour faire le point sur mes lectures et puis pendant les vacances on a le temps pour le blog, alors on en profite :

Parking : Combien de livres as-tu dans ta PAL ? Je crois qu’un coffre de break, une remorque et un coffre de toit ne suffiraient pas pour la transporter. Elle doit avoisiner les 1000 romans, mais je vous avoue avoir fini de compter depuis deux ans.

Limitation de vitesse : quelle limitation donnes-tu à ta PAL ? Aucune limitation si ce n’est la place qui me reste chez moi. Or la place commence malheureusement à manquer ces derniers temps. Je suis devenue cependant beaucoup plus sage ces dernières années, sans doute parce que j’ai moins de temps pour hanter les librairies.

Route prioritaire : Quel livre est ta prochaine priorité ? Je ne sais jamais à l’avance quel livre suivra celui que je suis en train de lire. Il eut un temps où je faisais des listes prévisionnelles, mais ces dernières années, je suis mon feeling, mes envies du moment.

Réservé aux camions : Quel pavé liras-tu prochainement ? Un roman ado de 500 pages : Je suis Adèle Wolfe de Ryan Graudin paru chez MSK. J’avais beaucoup aimé le tome 1 et je me réserve cette suite avant la fin des vacances.

Réservé aux bus : Un livre que tu réserves pour une période spéciale ? Depuis quelques années, j’ai pris l’habitude de lire un roman de Noël d’Anne Perry. Je ne choisis pas nécessairement le dernier sorti.

Stop : Un livre que tu as abandonné ? Il y en a plusieurs. Je ne culpabilise plus d’abandonner un roman quand celui-ci m’ennuie. Il y a tant de livres à lire que je ne m’embarrasse pas. Le signe infaillible qu’un livre m’ennuie est quand je n’ai pas envie d’aller me coucher pour lire et que je préfère trainer devant la télé. Dernièrement il y a eu : Agatha, es-tu là ? de Nicolas Perge.

Issue de secours : un livre que tu as arrêté mais que tu vas reprendre pendant une autre période ? Il y en a deux principalement que je compte reprendre : Les trois mousquetaires de Dumas et La Promesse de l’aube de Gary. Je les ai commencés quand je préparais le CAPES.

Sens interdit : quel genre de livre ne t’attire pas particulièrement ? Les romances cul-cul et la fantaisy. Je n’y arrive pas.

A quel genre de livre donneras-tu ta chance cette année ? Je sais ce qui me plaît et ne me plaît pas, donc pas de nouveau genre en vue.

Feu tricolore : Un livre qui t’a fait passer par plusieurs émotions ? Le dernier en date, une biographie sur Léopoldine Hugo, un coup de cœur. Sinon il y a eu le roman de Gaëlle Nohant, La part des flammes. Je pourrais rajouter aussi Les vies extraordinaires d’Eugène d’Isabelle Monnin.

Rond-point : Un livre qui t’a fait tourner en rond ? En juillet j’ai été un peu déçue par un tome d’Agatha Raisin, le tome 2, que j’ai trouvé très répétitif.

Route à double-sens : Un livre que tu as aimé et détesté à la fois ? C’est un livre qui a suscité chez moi à la fois de l’énervement et en même temps beaucoup d’intérêt : Instinct primaire de Pia Petersen. Par chance, j’ai pu en discuter avec l’auteur et cela a donné lieu à des échanges passionnants. La chronique que j’avais écrite sur ce livre avait aussi suscité des échanges très intéressants.

Hôtel : Quel livre t’a volé ton sommeil ? J’ai du mal à lire le soir, Morphée m’emporte trop rapidement dans ses bras, pourtant un roman, en particulier, m’a fait veiller : Blonde de Joyce Carol Oates.

Monument historique : Le livre qui est pour toi un monument (une pépite de ta bibliothèque) ? Mes éditions de la Pléiade : Balzac, Stendhal, Mme de Sévigné, George Sand. Et puis ma collection de livres sur et à propos de George Sand, dont le roman Césarine Dietrich déniché chez Emmaüs et qui s’est révélé être une édition originale acheté pour 10 francs.

Autoroute : qui taggues-tu ? Qui veut …