Premières Lignes #33


premières_lignesRendez-vous initié par Malecturothèque

 

Hier j’ai passé la journée au salon Saint-Maur-en-poche. Un salon du livre gratuit auquel je me rends chaque année, sauf empêchement majeur. J’y fais toujours des trouvailles. Cette année, j’ai découvert une biographie de Léopoldine et Victor Hugo écrite par Florence Colombani, journaliste, notamment, à France Culture. J’étudie Les Contemplations depuis trois ans avec mes classes de Seconde. Les poèmes de Hugo à sa fille me touchent toujours et encore. J’ai d’abord été attirée par la couverture de cet ouvrage : le profil de cette femme m’a fait penser à George Sand. Puis ce fut au tour du titre. J’ai alors compris que le portrait était celui de Léopoldine, un portrait que je ne connaissais pas et qui surpasse tous ceux que je connais. Elle y paraît plus mure, plus femme. J’ai commencé à lire l’incipit et j’ai immédiatement été séduite…

En voici donc les Premières Lignes…

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Premières Lignes #32.


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Je reprends ce dimanche ce rendez-vous des incipit que j’avais délaissé depuis plus d’un mois, avec un roman jeunesse publié en 2013 à L’Ecole des Loisirs et que sans doute plusieurs d’entre vous ont lu. Je me suis décidée à le commencer hier soir, bien qu’il soit dans ma PAL depuis sa sortie, parce que j’ai eu le plaisir hier de recevoir le tome 2.

L’intrigue se situe au Texas en 1899. Le jeune Calpurnia, douze ans, affublée de six frères, vit dans le domaine de ses parents qui cultivent le coton et les noix de cajou. Dans une chaleur caniculaire, elle se promène dans la nature et observe les animaux. C’est son frère, par le don d’un petit calepin rouge, qui va lui donner envie de noter ses observations. Et c’est grâce à son grand-père, naturaliste, qu’elle va trouver sa voie et s’émanciper à l’aube du XXe siècle.

En voici les Premières Lignes…

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« Power Club : Ondes de choc » Alain GAGNON – Tome 2/3 – Ado.


Avant de poursuivre votre lecture, je tiens à vous préciser que ce billet risque de dévoiler certains éléments du tome 1. Vous voilà prévenus.

J’avais quitté Anna en janvier en refermant le premier tome de la trilogie Power Club. J’attendais donc avec impatience la parution de la suite des aventures d’Anna, super héroïne qui avait donc dû renoncer à ses pouvoirs. Et pourtant…

Comme la couverture de ce deuxième tome le montre, nous retrouvons Anna à Paris, mais New-York n’est pas si loin à vol de super héros. Le retour inattendu de ses boosters super puissants a entraîné la jeune fille dans un contrôle rigoureux. Sa lutte pour maîtriser ses « êtres » étranges qui hantent son corps l’a conduite à se terrer pendant six mois. Ses parents, ne supportant plus de la voir vautrer dans le canapé, l’ont réinscrite au lycée pour redoubler son année de Terminal. Sa copine Lisa, qui poursuit ses études en fac, y travaille certains jours. Ce retour au lycée est une corvée pour Anna, qui devient le centre d’attention de tous les élèves. Lisa, toujours aussi extravagante, propose alors à son amie d’œuvrer incognito pour la défense des citoyens, elle lui trouve même un costume. Mais comment sortir de cours pour aller sauver les parisiens en détresse sans risquer de se retrouver toutes les cinq minutes dans le bureau du proviseur ? Et comment éviter de se faire démasquer par les autres membres du Power Club, surtout quand on laisse son empreinte sur l’un des piliers de la Tour Eiffel ? D’autant que l’un des membres semble présenter un comportement déviant et dangereux.

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« L’Abyssin » Jean-Christophe RUFIN.


Durant tout le mois de mai, j’ai été plongée dans un roman qui m’a emmenée dans des contrées lointaines au XVIIe siècle. Je connaissais son auteur, Jean-Christophe Rufin, et je dois avoir encore deux ou trois de ses romans dans ma PAL. Alors pourquoi avoir commencé par celui-ci ? Justement pour les contrées lointaines et pour l’époque. Un peu d’exotisme ne fait jamais de mal. Ce roman, sous-titré : Relation des extraordinaires voyages de Jean-Baptiste Poncet, ambassadeur du Négus auprès de Sa Majesté Louis XIV, est un roman historique, d’aventures, d’amour, de cape et d’épée…

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Analepse…


Il est temps de rembobiner le film, d’effectuer un retour en arrière sur ces deux derniers mois que j’ai vécu un peu en apnée. Deux mois sans avoir le temps d’ouvrir le blog, plongée que j’étais dans les révisions pour le CAPES, puis la formation pour l’oral, puis le concours, puis l’euphorie des résultats, puis le stress qui retombe et me laisse sur les rotules, puis l’amas de travail pour mes cours, mes copies laissées en friche (8 paquets de copies fois 30 élèves) que je finis à peine ce week-end (mes élèves ont été patients), puis les descriptifs pour ma classe de Première à rendre… J’ai eu l’impression d’être emportée dans un tourbillon, les émotions à fleur de peau : oscillant entre une angoisse plus ressentie depuis les examens en fac, mains moites, cœur qui s’emballe, boule dans la gorge et puis le suprême soulagement, inattendu, libateur, que je ne réalise pas encore.

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Et de 8 !


Au milieu des œufs en chocolat, des lessives de veille de rentrée et de la préparation pour ma formation, il me fallait trouver un petit moment pour fêter dignement les huit ans de blogounet.

Huit ans. Je m’en étonne encore. Mais lui et moi résistons vaille que vaille, même si on est loin de l’effervescence des quatre premières années. J’ai souvent dit et écrit qu’un blog évolue avec nous, se modifie, et je suis contente d’avoir toujours cette fenêtre ouverte. Je ne reviendrai pas sur tout ce qu’il m’a apporté (cf. mes anciens billets d’anniversaire), la liste est longue.

Alors certes il est un peu mollasson ces derniers temps, voire poussif à certains moments de l’année particulièrement chargés, mais il va son petit bonhomme de chemin, il poursuit sa route.

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« Zaï Zaï Zaï Zaï » FABCARO – BD


Cette BD a reçu le prix SNCF de la BD en 2016 ainsi que le Grand Prix de la Critique d’Angoulême en janvier de la même année. Je ne lis pas beaucoup de BD, mais celle-ci a fait l’objet récemment d’un post d’une amie sur Facebook qui disait l’avoir abandonnée. Comme elle traînait dans ma PAL depuis un an, je me suis décidée à la lire pour me faire ma propre opinion. Par un bel après-midi de printemps, je me suis donc installée dans mon jardin. Le livre est peu épais et je l’ai lue rapidement. Si je peux comprendre la réaction de mon amie, j’avoue avoir une opinion un peu différente.

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« Le Horla » mise en scène de Slimane Kacioui avec Florent Aumaître – Théâtre – Avis à quatre mains.


Hier soir je suis allée avec mon fils Antoine, 13 ans, voir une adaptation théâtrale de la célèbre nouvelle fantastique de Guy Maupassant : « Le Horla ». Lui l’avait étudiée en classe (4ème oblige, thème « La fiction pour interroger le réel ») et moi, je l’avais fait étudier à mes élèves du même niveau. Nous y allions donc en connaissance de cause, avec la curiosité de voir comment cette nouvelle allait être portée à la scène.

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« La Colonie » MARIVAUX (1750) – Théâtre


La Colonie fait partie des pièces utopiques de Marivaux, avec L’Île des esclaves et L’Île de la raison. Dans les trois cas, l’intrigue de la pièce se situe sur une… île. Les personnages y ont abordé soit après un naufrage, soit pour fuir, comme c’est le cas dans La Colonie, des ennemis envahisseurs. L’île permet de créer l’utopie : loin du monde réel, il faut donc reconstruire une société et, si possible, en créer une meilleure que celle qu’on a quittée. Les naufragés de La Colonie, hommes et femmes, issus du peuple, bourgeois et nobles, travaillent donc à l’établissement de lois. Enfin surtout les hommes, et c’est bien ce que leur reprochent Arthénice et Mme Sorbin. Et si les femmes avaient enfin droit au chapitre ?

Nous voici […] dans la conjoncture du monde la plus favorable pour discuter notre droit vis-à-vis les hommes.

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Premières Lignes #31


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 Heureusement qu’il y a ce rendez-vous dominical pour me faire écrire sur ce blog. Depuis plusieurs semaines, j’ai du mal à venir à bout de mes livres. Enfin, cette semaine j’ai pu achever deux lectures dont je vous parlerai prochainement. Ce matin, donc, je viens de tourner la dernière page d’un roman espagnol : un portrait de femme de soixante ans refusant de renoncer à l’amour. Parallèlement, elle prépare une exposition pour la Bibliothèque Nationale de Madrid sur les écrivains maudits. Se mêlent alors sa propre expérience et celle d’écrivains comme Maupassant, Thomas Mann ou même Anne Perry.

En voici les Premières Lignes…

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