« La Colonie » MARIVAUX (1750) – Théâtre


La Colonie fait partie des pièces utopiques de Marivaux, avec L’Île des esclaves et L’Île de la raison. Dans les trois cas, l’intrigue de la pièce se situe sur une… île. Les personnages y ont abordé soit après un naufrage, soit pour fuir, comme c’est le cas dans La Colonie, des ennemis envahisseurs. L’île permet de créer l’utopie : loin du monde réel, il faut donc reconstruire une société et, si possible, en créer une meilleure que celle qu’on a quittée. Les naufragés de La Colonie, hommes et femmes, issus du peuple, bourgeois et nobles, travaillent donc à l’établissement de lois. Enfin surtout les hommes, et c’est bien ce que leur reprochent Arthénice et Mme Sorbin. Et si les femmes avaient enfin droit au chapitre ?

Nous voici […] dans la conjoncture du monde la plus favorable pour discuter notre droit vis-à-vis les hommes.

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Premières Lignes #31


premières_lignesRendez-vous initié par Malecturothèque

 Heureusement qu’il y a ce rendez-vous dominical pour me faire écrire sur ce blog. Depuis plusieurs semaines, j’ai du mal à venir à bout de mes livres. Enfin, cette semaine j’ai pu achever deux lectures dont je vous parlerai prochainement. Ce matin, donc, je viens de tourner la dernière page d’un roman espagnol : un portrait de femme de soixante ans refusant de renoncer à l’amour. Parallèlement, elle prépare une exposition pour la Bibliothèque Nationale de Madrid sur les écrivains maudits. Se mêlent alors sa propre expérience et celle d’écrivains comme Maupassant, Thomas Mann ou même Anne Perry.

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« Dire, ne pas dire : du bon usage de la langue française – volume 3 » par l’Académie Française


dire-ne-pas-direL’Académie Française, il y a cinq ans, ouvrait une rubrique « Dire, ne pas dire » sur son site. Sa volonté, comme l’explique Yves Pouliquen dans la préface était d’ « ouvrir une rubrique où l’on mettrait […] des emplois fautifs, des extensions de sens abusives, des néologismes et anglicismes qui envahissent les ondes, la presse et la conversation, ce qui se disait et ce qu’il fallait dire. » Les volumes 1 et 2 proposaient un large éventail de ces rectifications toutes très enrichissantes. J’avais d’ailleurs écrit une chronique sur le volume 1.

Ce volume 3 reprend le même principe, mais présente une nouveauté. Il répond également à des questions plus générales sur la langue française, comme la féminisation de la langue, l’importance de l’étymologie, etc.

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Premières Lignes #30


premières_lignesRendez-vous initié par Malecturothèque

Durant les vacances de février, je me suis acheté plusieurs romans. A Grenoble, les librairies sont nombreuses et sont donc autant de tentations. J’ai donc envie de vous présenter mes achats récents par le biais de ce rendez-vous dominical. Celui de la semaine avait d’ailleurs lancé le mouvement.

Le roman d’aujourd’hui a été aperçu sur la page Facebook d’une amie et son titre m’a forcément fait envie : Victor Hugo vient de mourir, de Judith Perrignon. Puis il est réapparu sur une vidéo de la Griffe Noire, alors que je l’avais un peu oublié. J’ai pris ça comme un signe, alors quand je l’ai vu sur une table d’une librairie grenobloise (Artaud pour tout dire), je l’ai vite attrapé. Le roman raconte toute l’effervescence que provoqua la mort et les obsèques nationales de Victor Hugo dans Paris.

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Un livre dans la boîte ! #5


un livre dans la boîteDe nouveaux livres ont atterri dans ma boîte ces derniers jours. Des romans très différents, que je suis ravie de vous présenter avant lecture. Peut-être que, comme moi, vous aurez envie de les découvrir à votre tour.

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« George » Alex GINO – roman jeunesse


george-ginoAvec un titre tel que celui-ci, il m’était impossible de passer outre ce roman d’Alex Gino judicieusement intitulé George. Cependant ce n’est pas la seule raison qui m’ait donné envie de découvrir ce roman. George est un petit garçon de primaire, mais George est différent de ces camarades, il est garçon mais se sent fille. Ce sujet du transgenre, jamais ou trop rarement abordé dans la littérature jeunesse, mérite, à lui seul, la lecture de ce roman. Mais Alex Gino parvient – et le challenge n’était pas facile à relever – à ne pas faire de son sujet un simple prétexte. Il crée un personnage attachant autour d’une intrigue intelligemment menée.

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Premières Lignes… #29.


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En ce dimanche, veille tristounette de fin de vacances, un roman découvert à la librairie Artaud de Grenoble où je viens de passer une belle semaine de vacances. Il s’agit d’un roman italien de Luigi Guarnieri sur Robert et Clara Schumann et Johannes Brahms. Une histoire d’amour donc entre musiciens.

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Premières Lignes #28


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Par son titre, ce roman n’avait pas d’autre choix que d’être présenté sur mon blog. Il traite d’un sujet, je crois, jamais encore abordé dans la littérature jeunesse : le transgenre. L’auteur se définit lui-même ni comme un homme ni comme une femme. Il raconte, avec beaucoup de sensibilité et de pudeur, l’histoire de George, un petit garçon prisonnier dans son corps de garçon alors même qu’il se sent fille.

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« Bérénice 34/44 » Isabelle STIBBE


stibbe-bereniceJe dois vous parler de ce roman, lu en septembre, depuis des lustres. Cette chronique a donc pris bien du retard et comme je ne tiens plus de carnet de lecture depuis plus d’un an – et là je le regrette amèrement -, je ne vous livrerai que ce qu’il me reste de cette lecture. C’est aussi à cela, je crois que l’on sait si un livre nous a plu : que nous en reste-t-il 5 mois plus tard ?

L’intrigue se déroule à Paris entre 1934 et 1944, comme le titre du roman l’indique. Mais l’histoire de Bérénice commence une quinzaine d’années avant, quand son père, Maurice Capel, né Moïshé Kapelouchnik, sur le front de la Première Guerre Mondiale, se lie avec un instituteur amoureux de Racine. Maurice donnera le prénom de Bérénice à sa fille. Issue d’une famille juive, Bérénice entre dans la vie avec un prénom prédestiné.

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Diderot, Flaubert, Corneille et les autres …


classiquesDepuis quelque temps, me taraude l’envie de lire ou relire les auteurs dits classiques, ceux qui ont marqué la littérature depuis des siècles. Même si j’ai fait de longues études de lettres et si je lis des auteurs classiques depuis mon adolescence, il reste toujours des auteurs que je n’ai pas encore lus ou que j’ai lus il y a bien longtemps.

Mon métier de prof de lettres m’amène à lire ou relire certaines œuvres, mais finalement je me rends compte que l’on a tendance à aller vers ce que l’on connaît déjà. Alors cette année, c’est décidé, je vais combler quelques lacunes.

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