« La Nuit des temps » René BARJAVEL.


Barjavel est un auteur que l’on découvre à l’adolescence, et ce fut effectivement mon cas. Je me souviens avoir lu Ravage et d’ailleurs il y a eu avec mon livre une histoire de hasard comme on les aime. Je l’avais revendu quelque temps après ma lecture chez GJ. En première année de fac, je patientais dans un couloir avant de passer un oral de littérature. A côté de moi, une amie de ma classe lisait Ravage, je lui dis que je venais de la vendre, elle me passe son exemplaire et je le reconnais, c’était le mien, j’avais utilisé un effaceur pour le rendre anonyme mais on devinait encore mon nom. J’ai adoré le retrouver et savoir qu’il était entre de bonnes mains. Pour La Nuit des temps, mon souvenir de lecture était plus flou, je n’étais plus très sûre de l’avoir lu quand je l’ai commencé, et puis, quelques images me sont revenues en tournant les pages, c’était assez étrange comme sensation, comme retrouver un ami perdu de vue depuis l’enfance, j’en reconnaissais quelques traits, quelques expressions…

L’intrigue se situe dans un temps indéfini qui pourrait être le nôtre. Une équipe de scientifiques français est en expédition dans l’antarctique et capte un signal à plus de neuf cents mètres sous la glace. Tous les experts du monde se joignent alors à l’équipe française pour mettre leurs efforts en commun et creuser la glace. Ils tombent alors sur une sphère d’où est émis le signal. Les fouilles se poursuivent et ils finissent par découvrir un couple endormi, cryogénisé… depuis 900 000 ans ! C’est la stupeur chez les scientifiques.

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« Vigile » Hyam ZAYTOUN.


Aucune description de photo disponible.Vigile  est un très court roman d’un peu plus de 120 pages, mais dont on sent très vite la densité, la tension dramatique. La 4e de couv. donne le ton et j’avoue avoir un peu reculé devant l’obstacle, pour des raisons aussi personnelles. Je me suis enfin décidée dimanche dernier, je l’ai fini dans la journée.

Vigile c’est l’intrusion de l’extraordinaire, au sens étymologique du terme, dans l’ordinaire, le quotidien. La soirée d’un couple, la vaisselle, un sentiment de désillusion du couple, et puis le coucher. Mais dans la nuit, le mari de la narratrice émet des bruits étranges, plaisante-t-il ? Elle a du mal à s’extraire du sommeil… puis comprend qu’il fait une crise cardiaque. Commence alors une longue nuit, puis une longue semaine qui oscille entre désespoir et espoir, présent et passé.

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« Chambre 128 » Cathy BONIDAN


Il est indéniable que ce qui m’a tout de suite attirée vers ce roman est en premier lieu sa couverture. Une femme qui lit entourée de livres et d’un chat, je ne pouvais que m’y reconnaître. Puis j’ai lu la 4ème de couv. et là j’étais conquise :

Anne-Lise découvre, dans la table de nuit d’un petit hôtel breton, un manuscrit. A l’intérieur, l’adresse de l’écrivain. Après l’avoir lu, elle décide de le renvoyer à son propriétaire. Commence alors une correspondance avec Sylvestre, l’auteur, qui lui apprend qu’il avait perdu son livre en 1983 à l’aéroport de Montréal. Anne-Lise commence alors une enquête : quel voyage a bien pu faire ce manuscrit entre 1983 et 2016 ? Et par quels chemins est-il passé pour, depuis le Canada, se retrouver en Bretagne ?

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« Tranquille comme Baptiste » Yaël HASSAN.


Les romans de Yaël Hassan, du moins ceux que j’ai lus jusqu’ici (La Fille qui n’aimait pas les fins ou Un roman d’aventure (ou presque) ou encore De Sacha @ Macha), ont la belle particularité de mêler les générations, mais aussi de fonder leur intrigue sur des secrets de familles, ou plus exactement des non-dits, ces choses que l’on cache aux enfants pour ne pas les perturber, mais que les enfants ressentent en observant les adultes.

Baptiste est un collégien timide, qui longe les murs dans son établissement, se faisant harceler sans cesse par les autres élèves. Il vit avec sa mère, Amélie, institutrice, et sa grand-mère, Mathilde. Mais Baptiste aime surtout passer son temps libre avec leur vieux voisin : Barnabé. Ensemble, ils adorent chercher et répertorier les mots et les expressions populaires, ils ont d’ailleurs créer, à eux deux, le club des « lexicophile » (= les collectionneurs de mots rares). La vie de Baptiste est donc tranquille, jusqu’au moment où déboule Clara, un gentil petit diable, qui va entraîner bien des bouleversements dans la petite vie tranquille de Baptiste, mais aussi dans celle de Barnabé, Amélie et Mathilde.

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Bilan mensuel de lecture : Janvier 2019.


Il y a une dizaine de jours, j’écrivais une chronique annonçant ma résolution de l’année : Trouver du temps pour lire. Ce bilan va me permettre de voir si, dès le premier mois de l’année, j’y suis parvenu. Trois week-end de suite, je me suis installée dans mon canapé pour lire, en plus de ma lecture du matin. En semaine, j’ai été moins régulière, parvenant difficilement à mettre en place ma « routine » de lire une heure à partir de 18h30. Voire pas parvenu de tout, notamment cette semaine. Mais je ne renonce pas. Je sais qu’il va me falloir un peu de temps pour que cela devienne une habitude.

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« Des fleurs pour Algernon » Daniel KEYES.


Des fleurs pour Algernon est un classique de la science-fiction qu’on lit généralement adolescent. Ce ne fut pas mon cas, mais j’en ai tellement entendu parlé que j’en connaissais déjà toute l’histoire. Pourquoi le lire alors, me direz-vous ? Parce que, avec une collègue, nous l’avons donné à lire à nos classes de Seconde, et que je me devais de le lire à mon tour. Il était dans ma PAL… mais où ? J’ai donc tout fouillé sans le retrouver, l’ai racheté pour finir par le dénicher deux jours plus tard en cherchant un autre livre. Je l’ai donc dorénavant en doublon ! Mais au moins il est lu.

Charlie Gordon est un attardé mental, choisi pour tester une expérimentation scientifique et médicale consistant à augmenter son QI. Le protocole a été mené avec succès sur une souris, Algernon, il est temps de lancer le programme sur un humain.

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« Le Fantôme de Baker Street » Fabrice BOURLAND.


Le Fantôme de Baker street est dans ma PAL depuis sept ans, preuve en est encore que les livres sont patients et qu’ils savent qu’un jour ou l’autre leur tour viendra. Je suis retombée un peu par hasard sur ce roman en fourrageant dans mes étagères. Il entre dans la catégorie que l’on appelle les british  mysteries (d’ailleurs si cela vous tente vous trouverez un challenge dédié sur le blog de My Lou Book) : des romans anglais, ou qui se déroulent en Angleterre, et qui font intervenir des enquêtes policières où se mêle le surnaturel.

James Trelawney et Andrew Singleton ont monté leur agence de détective à Londres, mais les affaires ne sont guère florissantes, le client se fait rare. Pourtant, la capitale anglaise connait depuis plusieurs semaines une vague d’assassinats et la panique commence à monter dans les rues. Les deux amis passent leurs journées à attendre un potentiel client. Enfin, un jour, une femme est annoncée : Lady Conan Doyle.

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« Poirot joue le jeu » Agatha CHRISTIE.


Il est toujours agréable de se plonger dans un roman d’Agatha Christie, même si, comme moi, on en a déjà lu plusieurs. Car contrairement à certains auteurs pourtant moins prolifiques, on n’a jamais la sensation de déjà vu et on est rarement déçu. J’ai une PAL Agatha Christie qui doit s’élever à plus de 30 romans, je pense (je vous avoue que j’ai arrêté de compter), donc il m’arrive régulièrement d’y piocher pour tenter de la faire baisser. Tout début janvier, j’en ai donc extrait un nouveau : Poirot joue le jeu.

Miss Ariadne Oliver, auteure de polars et amie de Poirot, demande à ce dernier de se rendre à Nasse House chez Mr George Stubbs. Elle organise, lors d’une fête champêtre dans le parc de la propriété de Nasse House, une course à l’assassin à partir d’un scénario qu’elle a elle-même inventé. Elle propose à Poirot d’être le clou du spectacle : celui-ci remettra un prix à la personne qui, le premier, aura découvert le meurtrier de son jeu. Mais Miss Ariadne révèle bien vite à Poirot ses craintes, elle a le sentiment d’avoir été manipulée : Je vous fiche mon billet que si un vrai crime était commis demain, je n’en serais pas autrement surprise ! (p.16).

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Un Livre dans la Boîte #12


Il est temps de vous présenter les SP que ma BAL a accueillis ces dernières semaines. Vous pourrez constater qu’il y en a pour tous les goûts, avec une belle égalité entre littérature ado et littérature générale. Ce sont des romans que j’ai choisis, sauf un, mais l’attachée de presse qui me connait bien, ne s’est pas trompée et ce roman est arrivé à point nommé, je vous dis pourquoi plus loin dans la chronique.

Voici donc les huit romans reçus :

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Du temps pour lire…


"La Liseuse", huile sur toile de Will BarnetQuand on demande à quelqu’un pourquoi il ne lit pas, on s’entend souvent répondre : « Parce que je n’ai pas le temps » (on entend aussi « Parce que je n’aime pas lire », mais ça pourra faire l’objet d’une autre chronique !). J’ai toujours été assez critique face à cette réponse et je me suis souvent défendue en disant que, pour ma part, je mettais mon réveil à 5h35 le matin, pour avoir le temps de lire une demi-heure en déjeunant avant de me préparer pour aller travailler. J’étais forte de ma réponse, prouvant par là que si on le voulait vraiment on pouvait trouver du temps.

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