« Chambre 2 » Julie BONNIE.


Chambre 2 est un roman qui est dans ma PAL depuis quelques années. J’avais du mal à le sortir à cause de son sujet qui me touche personnellement, mais parallèlement je savais qu’il allait me plaire, il me fallait juste le bon moment pour lui faire prendre l’air. Pourquoi me suis-je enfin décidée, je ne sais pas trop, juste que je me sentais prête.

Béatrice est auxiliaire de puériculture dans un hôpital au service maternité. Tous les jours, elles enchaînent les chambres par numéro et chaque chambre renferme une femme qui vient d’accoucher, mais chaque femme vit cette naissance différemment : la joie côtoie le drame. Alternativement, un chapitre sur deux, on découvre aussi le passé de Béatrice. Danseuse dans un groupe, elle était en plein accord avec son corps, dansant presque nue. Très vite s’établit un lien entre son passé et son présent, dans ce rôle qu’elle endosse, pour être normale, mais dans lequel elle se sent à l’étroit car elle ne peut s’empêcher d’être empathique avec les femmes qu’elle visite. Incapable de se lier avec ses collègues dont le discours est creux et parfois tellement loin de ce qu’elle ressent pour les patientes, elle n’ose cependant faire valoir son opinion.

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« Ce qui fait battre nos cœurs » Florence HINCKEL.


Florence Hinckel est une auteure dont les romans amènent souvent à réfléchir sur le progrès et ses dérives. Que ce soit #Bleu ou Théa pour l’éternité, cette réflexion prend toujours son ancrage dans une histoire intime où des adolescents vivent dans un futur proche et dans une société où les nouvelles technologies semblent dans un premier temps proposer une vie meilleure. Dans #Bleu, il s’agissait d’une vie sans douleur, dans Théa ou l’éternité d’une vie éternelle. Dans ce roman, paru en juillet 2019, Florence Hinckel crée une société où tous les membres du corps humain peuvent être remplacés par des organes artificiels créés par la société Organic.

Esteban a une petite sœur, Sofia, dont le cœur artificiel a des ratés. Sa famille n’a pas suffisamment de moyens pour lui faire implanter une nouveau cœur. Elle s’est donc contentée dans cœur Sécu, bas de gamme et ayant déjà servi. A tout moment la petite fille peut mourir. Indigné par cette injustice, Esteban va tenter le tout pour le tout. Il décide d’enlever Lélia, dite « la fille artificielle » parce que, à l’exception de son cerveau, Lélia n’est composée que d’implants créés par Organic. Mais quand Esteban se rend donc à une soirée mondaine pour enlever Lélia, un jeune homme, Noah, est avec elle près d’une voiture. Il décide alors de les enlever tous les deux. Noah est au volant sous la menace du flingue d’Esteban. Mais à un feu, une jeune femme surgit, Maria, et grimpe à son tour dans la voiture. Maria est orpheline et a été élevée par son oncle. Elle a perdu ses parents dans un accident de la route dans lequel elle a elle-même laissé un bras. Ingénieuse et très douée, elle s’est créé une prothèse particulièrement performante qui lui donne plus de force. Cette augmentation des organes est cependant interdite. Les quatre adolescents se lancent alors dans une course poursuite avec la police. Le but est de faire plier Franck Varan, le patron d’Organic, pour que Sofia reçoive un cœur et quand Esteban découvre que Noah n’est autre que le fils de Varan, il a un atout supplémentaire.

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« VOX » Christina DALCHER.


Vox est un roman que j’avais repéré à sa sortie en librairie et dont j’attendais patiemment la sortie en poche. J’avais lu plusieurs avis très positifs et l’allusion à la Servante écarlate ne pouvait que confirmer mon envie de le lire.

L’intrigue se situe donc aux Etats Unis et plus précisément à Washington. Le Parti Fondamentaliste a pris le pouvoir et petit à petit a instauré des lois contre les femmes : perte de leur travail, de leur salaire donc, et surtout mise en place d’un compteur de mots attaché à leur poignet. Les femmes sont contraintes au silence ou plutôt n’ont droit qu’à 100 mots par jour. Si elles dépassent le quota, elles reçoivent une décharge électrique qui augmente en intensité proportionnellement aux nombres de mots dépassant les 100. Nous suivons Jean McClellan, docteur en neuroscience, mariée, mère de Steven, l’aîné, de jumeaux et d’une petite fille, qui elle aussi porte un bracelet. Sa vie a changé depuis l’installation de son bracelet mais les hommes de la maison aussi. Steven se fait de plus en plus enrôler par les idées du Parti dit Pur, il se montre particulièrement sexiste avec sa mère, même son mari doit tenir sous clef son ordinateur et Jean doit demander son autorisation pour utiliser le téléphone. Petit à petit les reproches voire le rejet montent en Jean contre son fils qu’elle ne reconnaît plus mais aussi envers son mari qu’elle trouve trop faible et conciliant. Mais voilà que le frère du Président est atteint d’aphasie. Or avant la prise de pouvoir du Parti fondamentaliste, Jean travaillait avec Enzo et Lin, sur un remède contre l’aphasie, appelé le remède de Wernicke. On lui offre donc la possibilité de finaliser ses études en échange du retrait temporaire du bracelet.

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Descente en librairie…


Hier enfin, le soleil a refait son apparition après des jours de pluie et de ciel gris. Cela m’a mis du baume au cœur et pour éclairer encore davantage cette belle journée, j’ai fait un petit tour en librairie. Enfin « petit » tout est relatif. Je me suis un peu laissé aller profitant de mes cartes cadeaux de Noël. Il faut dire que les rayons avaient été renfloués depuis la razia des fêtes et qu’il y avait quelques nouveautés que j’avais reluquées sur les blogs et les RS. Voici donc ma récolte :

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« Virgin River » Robyn CARR


La couverture à elle seule donne le ton de ce roman paru chez « J’ai lu » en 2010. Si on regarde de plus près, sous le logo « J’ai lu » on peut même lire, comme le titre d’une collection, « Pour elle ». Oui, il s’agit bien d’une romance ! Ce doit bien être la première romance que je chronique sur ce blog. Que m’a-t-il donc pris tout à coup ? J’ai découvert ce roman dans ma PAL totalement par hasard (j’ai totalement oublié qui me l’avait conseillé et où et quand je l’ai acheté – d’occasion visiblement). Parallèlement j’ai entendu parler de son adaptation en série sur Netflix et comme je ne supporte pas de voir une adaptation avant d’en avoir lu le roman, je l’ai sorti de ma PAL.

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Bilan mensuel de lecture : Décembre 2020.


Aujourd’hui donc quelques mots sur les livres qui m’ont accompagnée durant ce mois de décembre. Le bilan est finalement pas si mal que cela, grâce aux vacances. Le mois de décembre est toujours très fatigant quand on est prof (mais pas seulement) et cette année il l’a été encore plus. J’avais un grand besoin de repos et de lectures. Je ne me suis privé ni de l’un ni de l’autre. Tous ces livres sont issus dans ma PAL, certains y étaient depuis longtemps tandis que d’autres n’y ont fait qu’une courte halte.

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« Ce que j’ai oublié de te dire » Joyce Carol OATES.


Je pensais que ce roman serait le dernier de l’année 2020, et puis finalement je l’ai dévoré en trois jours. J’aimais bien l’idée de finir avec Oates. J’aurais dû pourtant le deviner en le commençant, car dès les premières lignes j’ai été immédiatement saisie par l’ambiance, les personnages et bien sûr, comme à chaque fois, l’écriture de Joyce Carol Oates.

L’intrigue se situe dans le lycée privé de Quaker Heights dans le New Jersey, une école huppée dans laquelle les élèves de Terminale peuvent postuler pour les universités de l’Ivy League, soit les meilleures universités du pays. Merissa Carmichael vient justement de recevoir son admissibilité à Brown. Dans le même temps, elle est sélectionnée pour jouer, enfin, le rôle principal dans la pièce du lycée, une adaptation d’Orgueil et préjugés. Elle sera Elizabeth Bennet, clouant au poteau Brooke Kramer. Merissa est blonde, jolie et une élève brillante, surnommée par son amie Tink, « La Fille parfaite ». Avec Hannah, Chang, Chloé, Nadia et Tink, elles forment la Tink and Co. Mais Tink n’est plus là, elle est m****te, le mot est indicible. Merissa et ses amies semblent bien allées, mais au cours du roman on va se rendre compte qu’elles ne vont pas si bien que cela. Oates nous fait suivre particulièrement le cheminement de deux d’entre elles : Merissa puis Nadia.

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Ces romans que je n’ai pas chroniqués…


Que ce soit dit d’entrée, si ces romans n’ont pas été chroniqués ce n’est absolument pas parce qu’ils seraient mauvais, bien au contraire, même si l’un d’eux, je l’avoue, fut assez catastrophique. Non, c’est tout simplement parce que, comme à chaque début d’année scolaire, je suis sous l’eau et d’autant plus cette année. D’habitude je me rattrape un peu à la Toussaint, mais même pas cette année. Alors 2020 touchant (enfin) à sa fin, je me suis décidée parce que je trouve bien dommage de ne pas faire même une petite place à ces romans qui m’ont été d’un grand secours pour sortir un peu la tête de l’eau. Ces lectures couvrent septembre, octobre et novembre, je n’ai donc pas eu un rendement extraordinaire durant cette période comme vous pouvez le constater, mais tant pis après tout on n’est pas là pour faire du chiffre ! J’espère en tout cas que je vous donnerai envie de découvrir ces romans :

Le Secret de Mona de Patrick Bard est paru aux éditions Syros en juillet. C’est l’histoire de Mona, une jeune adolescente de bientôt 18 ans qui, pour emmener au plus vite son petit frère fiévreux à l’hôpital, grille un stop. Il faut dire que Mona n’a pas le permis et bien qu’elle conduise la vieille Twingo de sa mère le plus prudemment possible, sous l’effet du stress, elle n’a pas marqué suffisamment ce fichu stop. Cette arrestation c’est le début de la fin, de la fin du secret. Il faudra ces un peu plus de 160 pages pour comprendre ce que cache Mona, ce qu’elle refuse de voir. C’est un roman qui m’a marquée parce qu’on est pris par l’existence de cette jeune fille et parce qu’il se passe une révélation que l’on ne voit absolument pas venir.

Pour ceux qui me connaissent un peu, ils savent que Tatiana et moi nous vivons une relation compliquée. Ce roman à la belle couverture et au doux titre de Rose présentait une 4ème de couv. alléchante : nous sommes au temps des travaux d’Haussmann, des quartiers entiers sont rasés dont justement celui de Rose. Cette charmante vieille dame y a toujours vécu et lutte contre le baron, refusant de quitter sa demeure qui a vu naître et mourir son mari. La narration est faite par Rose qui écrit des lettres à son défunt mari, un peu comme un journal. J’étais pleine d’en train, sauf que franchement c’est ennuyeux au possible. Les descriptions fourmillent de noms de rues, l’intrigue n’avance pas voire se répète. J’ai dû sauter des pages tant je n’en pouvais plus. Ce n’est donc pas encore avec ce roman que Tatiana et moi allons nous réconcilier.

Le roman suivant m’a beaucoup plus emballée. Avant les diamants de Dominique Maisons est une roman noir sorti en août aux éditions de La Martinière. Il m’a pris quasiment tout mon mois de septembre, il faut dire qu’il fait un peu plus de 500 pages et que l’intrigue est plus que dense. Mais quel bonheur de lecture ! L’intrigue, donc, se déroule à Hollywood dans les années 1950. Il s’y livre une vraie bataille car tout le monde a bien compris que le cinéma c’était la bonne occasion pour s’enrichir. On y croise des starlettes, des producteurs véreux, la mafia, mais aussi Errol Flynn et des gros bras qui tabassent sur demande. La fin est magistrale. J’ai adoré !

Alain Gagnol m’avait enthousiasmée avec sa série Power club et donc j’étais très contente de le retrouver avec ce nouveau roman sorti début octobre là encore aux éditions Syros. Soyons franche Même les araignées ont une maman ne m’a pas fait le même effet, mais j’ai quand même passé un bon moment en compagnie de Thomas et de sa voisine un peu bizarre, Emma. Depuis quelques temps, des animaux sont tués sans raison apparente. Thomas, dont le chat a disparu, est inquiet. Il guette son retour par la fenêtre de sa chambre et c’est ainsi qu’il aperçoit dans la nuit sa voisine assise en tailleur dans son jardin un masque d’opéra chinois sur le visage. Emma est télépathe et ensemble ils vont tenter de mettre la main sur le tueur d’animaux. J’ai retrouvé les touches d’humour de l’auteur, notamment les scènes où Thomas tente de cacher ses pensées à Emma. J’attendais une intrigue un peu plus trépidante.

Pendant les vacances de la Toussaint, il me fallait une valeur sûre. Et valeur sûre rime pour moi avec Agatha Christie. J’avais besoin d’un roman qui se lirait vite et ce fut le cas. La Troisième fille d’Agatha Christie est une roman que je ne connaissais pas du tout. Je suis tombée dessus en librairie, par hasard et le hasard fait bien les choses. Une jeune femme se présente chez Poirot pour lui annoncer qu’elle a peut-être commis un meurtre. Hercule s’empare de l’affaire par orgueil ayant été traité de trop vieux pour comprendre. Avec l’aide, ou pas, d’Ariadne Oliver, le célèbre détective va mener l’enquête. Comme toujours, je n’ai pas été déçue et comme toujours je n’ai absolument pas découvert qui était vraiment coupable. J’ai un gros faible pour Mrs Oliver et c’est aussi ce qui m’a décidé à découvrir ce roman.

Vous êtes toujours là ? Alors on continue !

Depuis que j’ai lu la rafraichissante biographie de Titou Lecoq sur Balzac (Honoré et moi), l’envie m’a reprise de faire une petite visite à Honoré. Cette nouvelle m’a donc semblé de bon augure. La préface, presqu’aussi longue que la nouvelle même, nous annonce que cette histoire de femme répudiée par son mari et d’histoire d’amour qui se noue entre elle et le jeune M. de Nueil serait inspirée peu ou prou de la jeunesse de Balzac. Quoiqu’il en soit, j’ai regoûté avec bonheur à la plume balzacienne, à ses études des sentiments, et il me reste en tête notamment plusieurs pages où Mme de Beauséant revient sur son amour adultère, cette quête de bonheur qu’elle ne pouvait trouver dans un mariage de convenance. Il y a bien sûr des échos du Lys dans la vallée mais c’est moins mièvre, plus passionné et la douleur de Mme de Beauséant est bien plus belle que la fidélité à toute épreuve de Mme de Mortsauf.

Alors celui-ci on peut dire qu’il s’est fait désirer, ou du moins sa version poche. J’avoue que je suis un peu énervée par ces nouveaux formats chez 10/18 qui valent aussi cher que des brochés et dont il attendre la version poche alors que 10/18 c’est quand même avant tout une édition poche, enfin bref. Le Manoir d’Alderley est donc enfin sorti en poche à la rentrée et je l’avais tant désiré qu’il n’est pas resté très longtemps dans ma PAL. Cet opus fait partie de la série « Daniel Pitt » dont j’avais déjà lu le premier tome Un innocent à l’Old Bailey. Daniel Pitt est donc le fils de Charlotte et Thomas Pitt. Il est un jeune avocat passionné. Dans cette intrigue, une jeune fille de la bonne société américaine est agressée dans sa chambre et un diplomate anglais est accusé ayant été aperçu par le père de la jeune fille au moment de sa fuite. L’agresseur doit donc être jugé à Londres. Parallèlement la soeur de Daniel et sa famille arrivent pour séjourner chez ses parents. Jemima (la sœur de Daniel) et son mari connaissent la famille de la victime et sont persuadés de la culpabilité du diplomate. Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce roman c’est de retrouver toute la famille Pitt. L’intrigue est dense, un peu quand même tirée par les cheveux à la fin, mais on se laisse prendre d’autant que Miss Miriam fford Croft est aussi de retour et que j’ai un gros faible pour cette femme médecin légiste qui n’a pas le droit d’exercer parce qu’elle est une femme.

Allez, plus que deux !

Pendant le Mois Anglais, j’ai découvert les inspecteurs d’Elizabeth George : Linley et Barbara Havers. J’avais commencé par un tome qui venait de sortir en poche : Une avalanche de conséquences. On m’avait fortement conseillé alors de reprendre la série du début, c’est donc ce que j’ai fait avec Enquête dans le brouillard. Et c’est vrai que la rencontre entre les deux est savoureuse et Barbara fait une entrée fracassante. L’enquête réside sur la décapitation d’un père et d’un chien et d’une jeune fille assise auprès d’eux et qui s’accuse. Cette première enquête va fouiller dans les zones sombres d’une famille d’un paisible village du Yorkshire. Et j’ai tellement aimé que je suis en train de lire le deuxième tome.

Et enfin, et je vous félicite pour votre endurance :

Pour finir ce très long rattrapage, un roman que j’ai beaucoup vu sur les blogs et les RS. Lui aussi ne sera pas resté longtemps dans la PAL. L’histoire raconte la rencontre entre une jeune servante et René Descartes au Pays-Bas. Helena est servante chez un libraire anglais à Amsterdam, elle apprend à lire et écrire, et est très vite fasciné par le philosophe, le nombre de ses livres, ses heures passées à penser et à écrire. Leur liaison sincère doit cependant restée secrète, d’autant que Descartes a des ennemis qui seraient ravis d’un petit scandale. J’ai été très touchée par le destin d’Helena, sa volonté d’indépendance, sa tendresse pour sa petite fille. Un joli roman qui a peut-être le défaut de ne pas nous en dire beaucoup sur la pensée de Descartes mais sans doute parce que tout est vu depuis le regard d’Helena.

Nous voici donc arrivés à bout de ce rattrapage fleuve. Comme toujours, je serais ravie de discuter avec vous en commentaire sur ces différents romans que vous avez peut-être envie de lire ou que vous avez déjà lus.

« Lola à la folie » Alexandre CHARDIN – #RL2020


Comment résister à une si jolie couverture ? Quand on m’a proposé ce roman ado, j’ai été toute de suite séduite par la couverture, le regard, le sourire de cette Lola m’ont donné envie de découvrir l’histoire qui se cachait dessous.

Alors voilà, Jacques est en 6e, il a un très bon copain, Matthias. Ensemble ils se lancent des défis : « Chiche ou pois chiche ». Si l’un d’eux ne relève pas le défi, la punition est encore plus difficile à réaliser. Alors ils se lancent : balancer des moustiques en cours de français, planquer une truite dans le faux-plafond de la salle de techno, tout est bon. Mais depuis quelques temps, il semble que quelqu’un d’autre rivalise en « chiche » et que ce quelqu’un est bien plus téméraire que les deux amis : changer la sonnerie des cours en mettant la musique d’Harry Potter, ça relève du grand art !

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« Autoportrait en chevreuil » Victor POUCHET – #RL2020


Elias entretient une relation sérieuse avec Avril, mais celle-ci le trouve trop secret et parfois assez bizarre. Elle l’incite à se raconter, à raconter son enfance qui semble être à l’origine de son mal être. Elias se confie donc dans la première partie du roman, la plus importante. Il raconte surtout son père, cet homme considéré comme étrange dans le village, mais que l’on vient voir aussi pour se faire « enlever le feu ». Car le père d’Elias est magnétiseur et médium. Il tient des propos curieux, se livre et livre Elias à des rites pour récupérer son énergie ou encore trouver son animal totem. L’animal totem d’Elias c’est le chevreuil, l’animal le plus dangereux d’après son père. Cette enfance a donc donné au narrateur une vision du monde et de la vie bien particulière et dont il a du mal à se défaire. Dans la deuxième partie, celle que j’ai préférée, l’auteur nous livre le journal d’Avril au moment de sa rencontre avec Elias. Le roman se clôt sur une troisième partie qui laisse la parole au père.

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