« Maine » J. Courtney SULLIVAN.


J. Courtney Sullivan est auteure américaine que j’apprécie beaucoup pour avoir déjà lu deux de ses romans (Les Débutantes et Les Liens du mariage). Je souhaitais lire Maine depuis longtemps, beaucoup parmi mes amies blogueuses m’en ont parlé avec enthousiasme. Et elles avaient raison.

Maine, comme les précédents, est un roman choral centré sur trois générations de femme : Alice, la grand-mère de 80 ans peu aimable, grenouille de bénitier et passablement alcoolique ; Kathleen, sa fille, un peu baba-cool vit en Californie avec Arlo et tient une « ferme » de vers de terre pour produire de l’engrais naturel ; Maggie, sa petite-fille, a un ami qui a du mal à s’engager et Ann-Mary, sa belle-fille, mère de famille modèle qui a tout donné à sa famille et la seule avec laquelle elle s’entend à peu près. Au centre de l’histoire une propriété dans le Maine, avec sa plage privée, que Daniel, le mari d’Alice avait gagnée au jeu. Au fil des années, cette maison est devenue le point de rendez-vous estival et chacun l’occupe à présent un mois de l’été.

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« Le Roi disait que j’étais le diable » Clara DUPONT-MONOD


Un des rares souvenirs de mes cours d’histoire au collège est quand le prof avait évoqué Aliénor d’Aquitaine. Elle nous avait été présentée comme une femme moderne, particulièrement lettrée et entourée de troubadours. J’ai toujours eu une certaine tendresse pour cette femme ayant vécu dans une époque que l’on imagine assez rude et masculine. Aussi la sortie de La Révolte de Clara Dupont-Monod m’a tenté, mais on m’a dit, à juste titre, qu’il était plus judicieux de lire avant Le Roi disait que j’étais le diable. Je me suis donc docilement rangée à cet avis.

Dans ce premier roman donc, Aliénor est à peine âgée de 15 ans, quand elle devient l’épouse de Louis VII, roi des Francs. Ce mariage la contraint à quitter son Aquitaine natale et chérie, et c’est une vraie déchirure, d’autant que son mari de roi dévot n’a rien de la fougue de la jeune fille. (suite…)

« L’Américaine » de Catherine BARDON


Je prends enfin le temps de rédiger ma chronique sur ce gros pavé qui fut le fil rouge de mon mois de mars. Publié aux éditions Les EscalesL’Américaine est la suite des Déracinés que beaucoup d’entre vous ont sans doute lu. Ce ne fut pas mon cas, mais cela n’a en rien influencé ma lecture, puisque ce second tome est essentiellement centrée sur Ruth et que les allusions au tome précédent sont suffisamment claires pour que la lecture se déroule sans que l’on soit perdu.

Nous sommes en 1961, Ruth quitte la république dominicaine pour New-York, à la fois pour suivre des études de journalisme et un stage au Times. Sur le bateau, elle rencontre Arturo, qui deviendra un ami fidèle. Issue d’une famille d’origine juive autrichienne ayant fui l’Autriche devant la montée du nazisme, Ruth est très attachée à son pays mais également très sensible à l’histoire de sa famille. A New-York, elle est hébergée par sa tante. Ce roman se propose également de donner un aperçu des Etats-Unis dans les années soixante.

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« 3000 façons de dire je t’aime » Marie-Aude MURAIL.


Les romans de Marie-Aude Murail sont toujours la promesse d’un moment de lecture parfait. J’ai déjà lu une dizaine de ses romans et je ne m’en lasse pas, tant elle sait varier les genres et nous embarquer aux côtés de personnages que l’on aimerait avoir pour amis. J’avais repéré à sa sortie 3 000 façons de dire je t’aime et j’ai profité de sa sortie en format poche pour enfin le lire.

Chloé, Bastien et Neville se sont connus au collège en 5e. Mme Plantié, leur professeure de français avait l’étrange particularité de ne pas aimer les romans qui finissent bien. Elle emmena sa classe au théâtre voir Dom Juan et là ce fut comme une révélation pour les trois collégiens. Plusieurs années plus tard, le bac passé, ils se retrouvent pour les auditions du conservatoire d’art dramatique de leur ville de province. Ils se reconnaissent et deviennent enfin amis. Le but est d’être remarqué par le professeur Jeanson, le seul qui, d’après les rumeurs, est capable de faire admettre ses élèves aux concours du conservatoire de Paris.

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« Comment tomber amoureux… sans tomber » Susie MORGENSTERN


Annabelle est lycéenne en Terminale, ambitieuse, elle veut se consacrer à ses études pour intégrer une prépa. Mais c’est un peu le trait de caractère des femmes de la famille. Sa mère, Lulu, professeur en université, passe elle aussi son temps à travailler : préparation de ses cours, correction des copies, écriture d’articles, elle passe son temps sur son ordinateur, à tel point que son mari et son fils se sont installés dans un petit appartement. Du côté de la grand-mère, même combat : Marguerite, chef une étoile, ne vit que pour l’obtention d’une deuxième étoile. Or ces trois femmes, de trois générations différentes, vont devoir revoir leur objectif quand surgit des hommes dans leur vie. C’est d’abord par l’arrivée de Samuel, fils de diplomate américain, dans la classe d’Annabelle, qui va enrailler la mécanique.

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« Miss Crampon » Claire CASTILLON.


Ce n’est pas le titre, mais le nom de l’auteure qui m’a donné envie de lire ce roman. N’ayant jamais lu les romans de littérature générale de Claire Castillon, j’ai eu envie de la découvrir à travers la littérature jeunesse. Mais je voudrais vous mettre en garde à la fois sur le titre et la 4e de cou., les deux rendant assez mal compte, je trouve après lecture, du contenu de ce roman. Certes l’élection de Miss crampon clôture le roman, mais l’intérêt de cette histoire va bien au-delà et Claire Castillon dresse un portrait très juste des jeunes filles que l’on croise dans les cours de collège, et notamment le personnage de Suzine qui est d’une justesse flagrante.

Suzine, donc, a 14 ans. Elle a deux amies, Violetta et Romane, qui sont amoureuse du même garçon, Tom. Suzine doit prendre parti, mais en est incapable, alors elle chut, elle ne dit rien, s’abstient et ne parvient pas à soutenir l’une ou l’autre, car la peur de perdre ses amies la rend incapable de trancher.Sauf que, par son silence, ses amies lui ont tourné le dos, et Suzine redoute de les retrouver à la rentrée des vacances d’hiver.

Suzine chut depuis des années : avec sa mère, avec sa grand-mère, son père, sa belle-mère :

Je veux que chaque membre de ma famille pense que je l’aime plus que tout. […] J’ai appris à devenir l’incarnation exacte de ce que les gens attendent de moi (p.9)

Alors Suzine ment et c’est le début des problèmes.

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« Un bon écrivain est un écrivain mort » Guillaume CHEREL.


J’ai découvert ce roman grâce à Antigone qui, par une de ses chroniques, m’a résolument donné envie de le lire, d’autant que le titre était une invitation à lui seul.

Dix auteurs parmi les plus connus se rendent dans un monastère perdu dans les montagnes, transformé en maison d’écrivain, invités par le propriétaire des lieux, un milliardaire au nom étrange de Cognito. Bien payés, ils doivent participer à un débat littéraire animé par Augustin Traquenard. Qui sont ces dix auteurs ? Frédéric Belvédère, Michel Ouzbek, Amélie Latombe, Delphine Végane, David Mikonos, Kathy Podcol, Tatiana de Roseray, Christine Légo, Jean de Moisson et Yann Moite… Mais attention car un bon écrivain est un écrivain mort…

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« Les Yeux d’Aireine » Dominique BRISSON


Les Yeux d’Aireine est un roman de la littérature adolescente qui oscille entre réalité et fantastique. Aireine est une jeune lycéenne. Avec son amie Eli, elles forment un duo d’amitié totale fait de légèreté et de complicité. Heureuse dans une famille aimante, elle voit cependant se produire d’étranges changements : une nuée de coccinelles ; des disparitions ; des suicides de masse ; la présence de plus en plus prégnante de personnes aveugles. Mais elle constate également un changement de personnalité chez son amie d’abord, puis chez sa mère et chez d’autres adultes. Aireine ne comprend pas ce qu’il se passe (et le lecteur non plus d’ailleurs), même son petit ami, Aël, jeune homme artiste et ne supportant plus son père qui devient de plus en plus étrange, finit par renier tout ce qu’il est.

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Un Livre dans la Boîte #13


De petites pépites sont parvenues dans ma BAL ces dernières semaines. Une fois encore, un savant mélange de littérature pour ado, de littérature générale et même des polars, de quoi bien entamer les vacances. Il y a des auteurs que je connais déjà et que j’ai hâte de retrouver, mais aussi des auteurs que je vais découvrir.

Vous êtes prêts ?

C’est parti !

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« Le Hussard noir » Marie PELLAN et William LAFLEUR


J’ai reçu ce roman lors d’une journée de grève des professeurs contre la réforme du lycée, il ne pouvait pas mieux tomber. Ecrit à quatre mains, ce roman situe son intrigue dans un lycée classé ZEP (zone d’éducation prioritaire) à Cloîtry, en banlieue parisienne. Thomas Debord, professeur de lettres, est au bord de la rupture : marre de n’être pas écouté par les gouvernements successifs qui ont un évident mépris de son métier. Les grèves, les manifestations ont montré leurs limites, il faut choisir un nouveau mode de pression. Un matin, il décide de prendre en otage une partie de sa classe de première ES, flingue à la main. (suite…)