« Lola à la folie » Alexandre CHARDIN – #RL2020


Comment résister à une si jolie couverture ? Quand on m’a proposé ce roman ado, j’ai été toute de suite séduite par la couverture, le regard, le sourire de cette Lola m’ont donné envie de découvrir l’histoire qui se cachait dessous.

Alors voilà, Jacques est en 6e, il a un très bon copain, Matthias. Ensemble ils se lancent des défis : « Chiche ou pois chiche ». Si l’un d’eux ne relève pas le défi, la punition est encore plus difficile à réaliser. Alors ils se lancent : balancer des moustiques en cours de français, planquer une truite dans le faux-plafond de la salle de techno, tout est bon. Mais depuis quelques temps, il semble que quelqu’un d’autre rivalise en « chiche » et que ce quelqu’un est bien plus téméraire que les deux amis : changer la sonnerie des cours en mettant la musique d’Harry Potter, ça relève du grand art !

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« Autoportrait en chevreuil » Victor POUCHET – #RL2020


Elias entretient une relation sérieuse avec Avril, mais celle-ci le trouve trop secret et parfois assez bizarre. Elle l’incite à se raconter, à raconter son enfance qui semble être à l’origine de son mal être. Elias se confie donc dans la première partie du roman, la plus importante. Il raconte surtout son père, cet homme considéré comme étrange dans le village, mais que l’on vient voir aussi pour se faire « enlever le feu ». Car le père d’Elias est magnétiseur et médium. Il tient des propos curieux, se livre et livre Elias à des rites pour récupérer son énergie ou encore trouver son animal totem. L’animal totem d’Elias c’est le chevreuil, l’animal le plus dangereux d’après son père. Cette enfance a donc donné au narrateur une vision du monde et de la vie bien particulière et dont il a du mal à se défaire. Dans la deuxième partie, celle que j’ai préférée, l’auteur nous livre le journal d’Avril au moment de sa rencontre avec Elias. Le roman se clôt sur une troisième partie qui laisse la parole au père.

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Lire ensemble la rentrée littéraire, ça te dit ? (billet évolutif)


Cette année, Antigone m’a proposé de faire partie d’un petit groupe sur Facebook pour partager nos lectures de la rentrée littéraire. Nous avons déjà un peu échangé sur les services de presse reçus, et Antigone a organisé des lectures communes (vous pouvez aller voir sur son blog).

Je participe déjà à deux LC programmées :

⁙ le 20 août : Autoportrait en chevreuil de Victor Pouchet -Editions Finitude – sortie le 20 août – LC faite avec Antigone

⁙ le 22 août : Un crime sans importance d’Irène Frain – Editions Seuil – sortie le 20 août – LC prévue avec Antigone

J’ai également programmé une chronique :

⁙ le 21 août : Serial tattoo de Sylvie Allouche – Editions Syros – sortie le 20 août

Je vous mets à présent les titres des romans que j’ai reçus, si ça vous dit de programmer des LC avec moi, n’hésitez pas à me laisser une commentaire. Je ne les ai pas encore lus. Pour ceux dont la sortie est prévue en août, ils seront lus en premier et mes chroniques paraîtront au cours des quinze prochains jours.

Section Littérature ado :

⁙ Lola à la folie d’Alexandre Chardin – Editions Magnard jeunesse – sortie le 18 août

⁙ Le secret de Mona de Patrick Bard – Editions Syros – sortie le 27 août

⁙ Où le loup demeure d’Aurore Gomez – Editions Magnard jeunesse – sortie le 9 septembre

⁙ Même les araignées ont une maman d’Alain Gagnol – Editions Syros – sortie le 8 octobre

Section littérature générale :

⁙ La Fille du chasse-neige de Fabrice Capizzano – Editions Au Diable Vauvert – sortie le 20 août

⁙ Avant les diamants de Dominique Maisons – Editions de La Martinière – sortie le 27 août

⁙ Cela aussi sera réinventé de Christophe Carpentier – Editions Au Diable Vauvert – sortie le 10 septembre

Au fur et à mesure de la parution de mes chroniques sur le blog, je rajouterai les liens ici et, en fonction des romans que je vais encore recevoir, je les rajouterai à la liste.

 

« Ces Petits riens qui nous animent » Claire NORTON


Aude, Alexandre et Nicolas sont tous les trois dans une mauvaise passe quand le roman commence. Sans se connaître, ils se retrouvent aux Buttes-Chaumont pour faire le point sur leur vie. Aude vient de découvrir son mari dans son lit avec une autre ; Alexandre a reçu un ultimatum de la part de son grand amour et Nicolas s’inquiète du rendez-vous manqué avec son frère. Tous les trois arrivent sur un pont et tombent sur Charlène, accrochée à la rambarde et prête à faire le grand saut. Sans réfléchir, ils se précipitent pour l’empêcher de sauter. Après avoir longuement parlé, ils finissent par accepter d’aider la jeune fille. Pour éviter qu’elle ne saute, et comme son père qui les a rejoint ne semble pas agir, ils promettent de s’unir pour résoudre son problème : retrouver sa mère.

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« La Parthénogenèse » Anne-Laure JULIEN.


L’histoire se déroule durant l’été de la canicule, celle de 2003. Sophie, institutrice, est mère célibataire de deux petites filles, Lolita et Ada, de deux pères différents, et ferme son école pour l’été. C’est une femme libre, très sarcastique (et de ce fait très drôle), qui a un penchant pour les hommes mariés (un peu malgré elle) et enfin, qui a une vision du couple, du mariage et des hommes très peu conventionnelle. D’ailleurs le titre du roman résume assez bien la situation : la parthénogenèse consiste à ne se reproduire qu’entre femelles et donc à ne donner naissance qu’à des femelles, c’est une des caractéristiques des phasmes. Sophie donc a fait deux bébés toute seule, comme le chantait Goldman.

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« Prendre son courage à deux m@ils » Matt7ieu RADENAC.


Prendre son courage à deux m@ils est un roman épistolaire entre un écrivain et Alex, dont nous ignorons s’il s’agit d’une fille ou d’un garçon. C’est aussi la suite de Des livres et moi dans lequel Alex écrivait au même écrivain, Filippe Cavreini, pour réaliser un devoir de français et ainsi impressionner sa prof. Dans ce deuxième tome, Filippe et Alex se connaissent donc bien et Filippe a même donné le virus de la lecture à son destinataire. Ils se recontactent car chacun a un problème à régler et a besoin de l’autre pour l’aider : Alex veut retrouver son père, père qu’il ne connait pas et dont sa mère refuse de lui parler ; Filippe, quant à lui, apprend qu’un de ses romans va être porté à l’écran, mais il n’est pas sûr d’accepter.

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« Un été en liberté » Mélanie EDWARDS.


Les parents de Brune, Paul, Violette et Elise ne cessent de se disputer. Chacun se renvoie la balle sur l’organisation des vacances d’autant que, comme chaque année, les finances sont à plat. Les enfants âgés entre 17 et 6 ans sont solidaires et unis. Leur mère décide alors de les envoyer tous les quatre en Ardèche, dans un petit village où elle a elle-même passé son enfance, Ferréol. Après avoir dépassé les réserves de leur père, les enfants partent. Là ils retrouvent une maison perdue dans la végétation et inondée de soleil, sans grand confort, mais pour eux, et surtout pour Violette, c’est le paradis sur terre. Plus de disputes de ses parents, la liberté s’ouvre à elle. Les enfants s’organisent, se répartissent les taches. Dans la ferme d’à côté, des amis de sa mère sont des présences rassurantes et leur fournissent confitures, légumes, fruits de leur exploitation. La petite rivière non loin de là est une source de fraîcheur et un lieu idéal pour lire. C’est là que Violette fait la connaissance de Bosco

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« A la recherche de Karl Kleber » Daniel SANGSUE


Karl Klebert, professeur de littérature à l’université de Morat en Suisse, a subitement disparu en 1987. Quinze ans plus tard, le narrateur du roman, lui aussi professeur de littérature, âgé de 60 ans, approximativement l’âge auquel Karl a disparu, se rend chez Georges, le libraire du coin, qui vient de racheter une partie de la bibliothèque de Klebert. Intrigué par cette disparition, le narrateur s’intéresse à l’affaire et tente de comprendre ce qui a pu pousser cet homme à partir sans avertir personne. Il se penche alors sur ses livres et commence à analyser les notes laissées à l’intérieur des pages. Très vite il remarque que ces annotations ont un point commun : « plusieurs de ces livres racontent des fuites, des fugues, des disparitions ou évoquent le désir d’échapper à l’ici et au maintenant » (p.45). Il remonte les pistes, découvrant un professeur investi, mais aussi déçu par les changements engagés dans l’université et notamment la lente disparition de l’italien et du grec. Qu’est-ce qui a poussé Klebert à la fuite ?

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Bilan de Juin : Le Mois Anglais


Juin tire sa révérence et avec lui le Mois Anglais. Pour cette neuvième édition, nos charmantes organisatrices, Titine, Lou et sur Instagram, Lamousmé, nous avons concocté un programme sur mesure. Un Mois Anglais, ça se prépare comme un marathon, on rassemble ses forces, on s’entraîne à l’avance, et on tient la distance. Cette année a sonné ma 9e participation et sans doute celle où je me suis le plus investie car, pour une fois, j’avais le temps de le faire et une sacrée boulimie de lecture. Je m’en suis donnée à cœur joie et je suis un peu triste que ce soit fini.

Dans cette chronique, on va revenir sur ces 30 jours à l’heure anglaise…

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« Le Passé » Tessa HADLEY


Quand Alice, accompagnée de son beau fils  Kasim, arrive à Kington dans la maison familiale pour y passer trois semaines de vacances, elle réalise qu’elle a oublié les clefs. Harriet, sa sœur aînée, surgit alors au loin. Comme à son habitude, à peine arrivée, elle est partie se promener. La maison s’ouvre. On déballe les valises, on prend possession des chambres. Fran et ses deux enfants, Ivy et Arthur, arrivent à leur tour après un voyage effroyable. Enfin, la superbe auto rutilante de leur frère, Roland fait crisser les graviers de l’allée. En descendent, Molly, sa fille, et Pilar, sa nouvelle épouse, impeccable toute vêtue de blanc. Les vacances peuvent commencer. Dans cet ancien presbytère, maison de leur grands-parents maternels, le passé resurgit, mais également les tensions fraternelles. Les enfants jouent dans le jardin et se collent aux basques des plus grands, Kasim et Molly. Les fragilités des uns et des autres effleurent. On boit le thé, on se promène sur les chemins de l’enfance, on discute de Pilar, du changement opéré chez Roland.

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