« Agatha Raisin : Remède de cheval » M.C BEATON.


Remède de cheval est le tome 2 des enquêtes d’Agatha Raisin. J’ai découvert cette héroïne décalée l’été dernier en lisant le premier tome qui m’avait bien plu par son originalité. J’étais donc contente de la retrouver et de poursuivre ses aventures avec cette nouvelle enquête.

Nous retrouvons donc Agatha rentrant de vacances. Vacances ratées puisque, partie aux Bahamas à la poursuite de son séduisant voisin, elle a finalement appris, une fois sur place, qu’il avait changé ses plans et s’était envolé pour le Caire. C’est donc un peu dépitée qu’elle regagne son petit cottage de Carsely, quinze jours plus tard. De retour, elle découvre qu’un nouveau vétérinaire vient de s’installer, un vétérinaire séduisant dont tout le village parle : Paul Bladen. Mais quant celui-ci succombe à l’injection d’un tranquillisant pour cheval, Agatha sent que ça cache quelque chose. Elle se lance donc dans une nouvelle enquête qui devient encore plus intéressante pour elle quand, le colonel James Lacey, le fameux voisin, partage son point de vue et compte lui donner un coup de main pour démasquer l’assassin.

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« Le Reste de leur vie » Jean-Paul DIDIERLAURENT


Didierlaurent Le reste de leur vieSort aujourd’hui le troisième livre de l’auteur au quadruple prénom : Le Reste de leur vie de Jean-Paul Didierlaurent. J’avais aimé Le lecteur de 6h27, j’avais été touchée par son recueil de nouvelles, Macadam et j’attendais avec impatience son prochain livre. Didierlaurent est un auteur des métiers décriés, des métiers qui n’ont pas bonne presse, de ceux que l’on choisit par défaut. Dans Lecteur de 6h27, il y avait une dame pipi ; dans Macadam, une guichetière d’autoroute. Des métiers pour le moins peu sexy ! Dans Le reste de leur vie, Didierlaurent convoque un thanatopracteur, ou si l’on veut un embaumeur, Ambroise, et une aide à domicile, Manelle. Mais contrairement aux héros de ces précédents ouvrages, les deux personnages de ce nouveau roman, aiment leur métier. Le premier s’occupe avec humanité des morts pour ceux qui restent, la deuxième aide les plus vieux dans leurs taches ménagères, mais bien plus encore.

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« Le bonheur n’est pas un sport de jeune fille » Elise TIELROOY


tielrooy le bonheurElise Tielrooy est essentiellement connue par son métier d’actrice. J’avais eu la chance de la rencontrer à une table ronde organisée par Belfond lors du dernier Salon du Livre de Paris, et donc d’obtenir des infos en primeur. Un congés maternité l’a décidée à se mettre à l’écriture. Le bonheur n’est pas un sport de jeune fille est donc un premier roman paru chez Belfond en mai dernier.

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« Une Chinoise ordinaire » Stéphane FIERE (Rentrée Littéraire Janvier 2014)


fière une chinoise ordinaireUne Chinoise ordinaire est un roman divisé en quatre parties dont le fil conducteur est la voix d’Ai Guo, jeune femme proche de la trentaine qui, comme le souligne pudiquement la 4ème de couverture, vend ses charmes aux plus offrant. Originaire de Shanghai, elle a fui cette ville sans destin, pour s’installer à Pékin et faire fortune en se prostituant, mais attention, pas n’importe comment et surtout pas avec n’importe qui.

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« Tu n’as pas tellement changé » Marc LAMBRON (Rentrée Littéraire Janvier 2014)


Lambron pas tellement changéEn exergue, un court texte de l’auteur nous informe que ce texte a été écrit en 1995 et que s’il le publie aujourd’hui, pour cette Rentrée Littéraire de Janvier, c’est pour faire mémoire de celui dont on ne me parle plus, sauf quand une amie d’autrefois veut lui faire servir sa cause. Marc Lambron livre ici un texte autobiographique, sur sa relation avec son frère cadet, mort du SIDA en 1995, l’écriture du texte et la mort de son frère sont donc concomitantes.

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« Roby ne pleure jamais » Eric SIMARD – Rentrée Littéraire 2013 (Jeunesse).


simard robyRoby ne pleure jamais d’Eric Simard est publié dans la collection Mini-Syros dont je vous avais déjà vanté les mérites il y a quelques temps. Ce court roman d’une quarantaine de pages est une jolie introduction à la Science-Fiction pour les enfants du CP au CE2.

Roby est un robot. Nous nous situons dans un futur imprécis dans lequel des robots humanoïdes sont fabriqués pour servir les humains. Dépourvus de toute émotion, ils ne ressentent aucune douleur ni aucun sentiment. Mais voilà, Roby n’est pas tout à fait comme les autres, c’est un roboïde , il découvre qu’il peut avoir mal. Attaché à une jeune demoiselle prénommée Cyrielle, Roby va ressentir le plus beau des sentiments : l’amour.

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« Quelle épique époque opaque ! » Anne POUGET


Pouget épique époqueLe Chevalier Philibert a toujours vécu enfermé dans le domaine seigneurial, mais quand Merlin lui-même l’appelle à son secours en lui proposant d’éradiquer une monstre démoniaque, les frissons de l’aventure le titillent. Il se met donc en route avec son fidèle écuyer, Cornebulle.

Le monstre démoniaque se révèle être un certain Titivilus, être malfaisant et invisible, qui se penche sur l’épaule de qui rédige et fourre dans un grand sac toutes les fautes d’orthographe pour les ramener au Diable-d’en-bas. Or Merlin a un gros problème avec l’orthographe et n’a pas envie que cela se sache. Philibert et Cornebulle doivent donc impérativement mettre la main sur Titivilus et surtout son sac.

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« Demain est un autre jour » Lori Nelson SPIELMAN


spielman demainBrett Bohlinger est une jeune femme qui semble avoir réussi sa vie : un poste de responsable marketing dans l’entreprise de cosmétique, multinationale florissante, créée par sa mère, un fiancé, Andrew, avec lequel elle vit dans un appartement tout confort et un compte en banque bien fourni. La mort de sa mère va cependant totalement bouleverser cette vie apparemment bien ordonnée. Pour pouvoir toucher son héritage, sa mère, fine mouche, va contraindre sa fille à réaliser 10 des 20 vœux que Brett avait gribouillés sur une page volante quand elle avait 14 ans. Parmi ces vœux, nous trouvons par exemple : adopter un chien, faire un spectacle sur une super grosse scène mais aussi tomber amoureuse et avoir un bébé. L’avocat choisi par mère pour la succession, Bradd, va l’accompagner et sera chargé de lui remettre une lettre écrite par sa mère après chaque réalisation d’un vœu.

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Bilan de lecture mensuel : Janvier 2013.


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Janvier fut un mois résolument sous le signe de la lecture. L’année 2013 a commencé comme je le souhaitais. Lors de mon bilan annuel, j’avais fait le souhait de renouer avec des lectures personnelles, des lectures « valeur sûre » et je dois dire que j’ai été bien servie en ce mois de janvier. Je crois que ma dernière lecture de 2012 avait donné le ton.

Autre résolution 2013, faire baisser ma PAL SP. Ce mois-ci j’en ai sorti deux :

Tout d’abord Les Variants de Robinson Wells, paru chez MSK, collection jeunesse des éditions du Masque. Voilà un roman dystopique au suspens haletant. Comment un jeune adolescent se retrouve enfermé dans un collège totalement géré par des adolescents violents. Un premier tome prometteur.

Le second est également un roman jeunesse paru chez Flammarion : Code Komiko : dans la nuit de Hong Kong, tome 1 de Naomi Paul. Komiko est une hackeuse qui pourfend les industriels peu soucieux des droits de l’homme. Avec ses amis, elle vit une double vie : jeune fille rangée, violoniste de talent, une fois seule elle est la reine du clavier et se révèle une justicière courageuse. Une héroïne comme je les aime.

wells les variantesPaul Komiko

Ma participation au Club des Lectrices m’a permis de découvrir deux auteurs que je ne connaissais que de nom. Le premier roman pour le Club en lui-même, le second pour le Prix des lectrices, prix créé par le Club. Ces deux lectures sont malheureusement les deux seules lectures qui m’ont un peu déçue ce mois-ci. Le premier, Dans la villes des veuves intrépides de James Canon, s’il aborde le sujet intéressant d’une société matriarcale, m’a semblé répétitif et un peu excessif dans ses élucubrations. Le second m’a résolument ennuyé : La Folie du Roi Marc de Clara Dupont-Monod n’a pas suscité en moi beaucoup d’intérêt. La réécriture de la légende de Tristan et Iseult du point de vue du Roi Marc, mari d’Iseult, ne m’a pas paru pertinent, même si le point de vue pouvait être intéressant.

canon les veuvesdupond-monod folie du roi marc

Mon amie Charlotte souhaitant récupérer les deux romans qu’elle m’avait prêtés, j’ai enfin pris le temps de les lire. Deux romans sur le milieu de l’édition. Le premier fut un vrai petit bonheur d’humour : Petits bonheurs de l’édition : journal de stage de Bruno Migdal. Le narrateur est engagé comme stagiaire dans une maison d’édition célèbre, il raconte ses six mois de stage et nous révèle les dessous de l’entreprise. Le second m’a moins convaincu essentiellement à cause du portrait d’un éditeur que j’ai trouvé désenchanté. Cependant, là encore, l’auteur soulève le voile et nous fait vivre la vie d’une maison d’édition à l’heure des nouvelles technologies : La Liseuse de Paul Fournel.

migdal petits bonheursFournel la liseuse

Cette année, j’ai décidé de lire des romans un peu conséquents à mes enfants avant de les mettre au lit (je m’en suis expliqué sur mon journal, si vous voulez en savoir plus). Nous avons donc lu deux romans. Le premier, Le Roman d’Ernest et Célestine de Daniel Pennac, nous a beaucoup plu. J’ai retrouvé avec plaisir le style léger, fin et drôle de cet auteur que j’aime beaucoup. Les enfants ont adoré à tel point qu’Antoine est en train de le relire pour lui. Le deuxième fut une lecture un peu plus mitigé : Stuart Little de E.B White. Un classique de la littérature jeunesse américaine qui nous a un peu laissé sur notre fin.

pennac ernest et célestineWhite Little Stuart

La lecture du Roman d’Ernest et Célestine ayant entraîné la création du Challenge Daniel Pennac, j’ai lu, après une descente en librairie gargantuesque en compagnie de Miss Bouquinaix, le premier tome de la série Kamo : Kamo, l’idée du siècle. Un petit roman jeunesse sur l’angoisse de l’entrée en sixième mais qui, traité par Daniel Pennac prend une saveur particulière.

Pennac kamo l'idée du siècle

Enfin, mes lectures « valeur sûre » et là je me suis vraiment fait plaisir. Tentée par Titine et consoeur, j’ai enfin lu un roman d’Elizabeth Gaskell, Les Confessions de Mr Harrison. Un petit roman jouissif (oui le mot est lancé!), une vision drôle et décalée d’un homme convoité par tout un village. Un roman décisif qui m’a donné encore plus envie de lire les autres romans de cette grande auteure.

J’ai également renoué avec Joyce Carol Oates que j’avais trop délaissée ces derniers temps. Je vous emmène est un roman profond, sans doute quelque peu autobiographique, mais qui dépasse l’autobiographie pour rendre compte d’une conscience en formation.

Enfin je suis allé saluer ma copine Agatha Christie, tout d’abord avec la lecture de Le Couteau sur la nuque et ensuite avec une adaptation BD du célèbre Crime de l’Orient-Express. Avec le premier, j’ai été embarquée dans une enquête qui, comme toujours, m’a égarée en fausses pistes. Le second fut moins convainquant, mais m’a cependant donné envie de relire le roman.

gaskell les confessionsoates je vous emmènechristie le couteau sur la nuqueChristie le crime de l'Orient BD

Un mois de janvier donc bien rempli, avec 13 livres lus, dont une BD, et 2991 pages tournées. Des lectures, pour la majorité, qui m’ont portée, m’ont fait rire, réfléchir, amusée… répondant ainsi parfaitement à mes envies pour cette  nouvelle année. J’espère que février sera aussi riche.

Bonnes lectures à vous.

« Moi et toi » de Niccolo Ammaniti (Rentrée Littéraire 2012)


La littérature italienne contemporaine m’est assez mal connue, et j’ai souvent constaté qu’elle était rarement mise en avant. Aussi quand les éditions Robert Laffont m’ont offert la possibilité de lire ce roman de Niccolo Ammaniti, dont Bertolucci vient de filmer l’adaptation (ce que j’ignorais au moment de mon choix), je me suis dit que cette lecture me permettrait de combler un peu quelques grosses lacunes.

Lorenzo a une quinzaine d’années. Très tôt, il se révèle asocial, incapable de vivre au milieu des autres enfants, il se sent agressé, mal à l’aise. Après des années de collège dans un établissement privé et assez sécurisant pour lui, ses parents décident de l’inscrire dans un lycée public. Commence alors pour lui un jeu de dupe pour passer le plus inaperçu possible. Sa mère est très angoissée par le fait que son fils n’ait jamais d’amis, ne soit invité nulle part, or un jour, il lui annonce qu’il est invité par des amis pour un séjour d’une semaine au ski. Lorenzo entre alors dans un mensonge qui va à la fois le dépasser et le métamorphoser.

Le jeune garçon s’installe dans la cave de ses parents, bien décidé à y vivre pendant une semaine, sorte de havre de paix, retiré du monde. On sent que sa mère, tellement heureuse de cette nouvelle, se laisse finalement trompée assez facilement.

Cette cave c’est un symbole, un lieu à part, alors même qu’il est au centre de l’univers familier du jeune garçon, c’est aussi le symbole utérin par excellence, le seul lieu où il ne craint rien, où il se sent protégé contre toutes les agressions extérieures, jusqu’au jour où surgit sa demi-soeur, Olivia. Elle, c’est l’intruse, avec elle entre dans la cave la dure réalité, la pire : la difficulté de vivre, l’angoisse, le mal-être, mais c’est aussi la découverte, à travers cette confrontation forcée avec l’autre, de l’importance d’autrui et du lien. C’est la découverte du sentiment « amoureux », du corps de la femme, voire du désir.

Cette semaine s’offre alors comme un passage initiatique qui va décider du reste de la vie de Lorenzo, qui va le faire devenir adulte, et accepter le monde autour de lui.

L’écriture est simple et veut se coller au plus proche de la pensée d’un adolescent de 15 ans. Ce qui est assez bien réussi, même si j’ai regretté un récit parfois trop factuel, ainsi qu’un passage avec la grand-mère un peu superficiel et superflu.

Le personnage d’Olivia, jeune fille en rupture sociale et familiale, junkie, entre volonté de vivre et incapacité à le faire, est d’autant mieux rendu qu’il incarne la prise de conscience entre le souvenir de l’enfance et l’arrivée dans l’âge adulte. Elle sera le déclencheur, comme s’il fallait que l’on succombe pour que l’autre renaisse. Dans cette cave humide et sombre ces deux êtres vont s’aider mutuellement l’espace de quelques jours avant de reprendre leur vie.

Un roman assez poignant par son sujet, aux allures autobiographiques mais que j’ai lu sans réel investissement, un peu en spectatrice assise au fond de la salle.

Roman lu dans le cadre du Challenge 1% Rentrée Littéraire, du Challenge Il Viaggio et du Challenge La Littérature fait son cinéma.