« Le Petit paradis » Joyce Carol OATES.


Un nouveau roman de Joyce Carol Oates est toujours une bonne nouvelle. Aussi quand j’ai appris la sortie du Petit paradis, je me suis ruée en librairie. D’autant que le sujet était très prometteur : une dystopie, genre auquel Oates s’est peu frottée.

En 2039 aux Etats-Unis, devenus les Etats d’Amérique du Nord (EAN), un gouvernement totalitaire s’est installé avec tout ce que cela entraîne : surveillance à outrance ; livres interdits ; suspicion portée sur les intellectuels… Adriane Strohl est une brillante étudiante, fille d’un médecin devenu IM (Individu Marqué) et nièce de Tobias qui, après avoir organisé une manifestation pour la liberté d’expression a été Supprimé. Major de sa promotion, Adriane va franchir la ligne rouge lors de son discours à la remise des prix. Elle se fait arrêter puis exiler…. en 1959.

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« Les Yeux d’Aireine » Dominique BRISSON


Les Yeux d’Aireine est un roman de la littérature adolescente qui oscille entre réalité et fantastique. Aireine est une jeune lycéenne. Avec son amie Eli, elles forment un duo d’amitié totale fait de légèreté et de complicité. Heureuse dans une famille aimante, elle voit cependant se produire d’étranges changements : une nuée de coccinelles ; des disparitions ; des suicides de masse ; la présence de plus en plus prégnante de personnes aveugles. Mais elle constate également un changement de personnalité chez son amie d’abord, puis chez sa mère et chez d’autres adultes. Aireine ne comprend pas ce qu’il se passe (et le lecteur non plus d’ailleurs), même son petit ami, Aël, jeune homme artiste et ne supportant plus son père qui devient de plus en plus étrange, finit par renier tout ce qu’il est.

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« Grupp » Yves GREVET


Yves Grevet est un des auteurs de la littérature ado que j’apprécie particulièrement. J’ai dû lire la plupart de ses romans dont le fameux Nox ou encore Méto, sans parler de Celle qui sentait venir l’orage ou encore U4. Bref, je suis fan. Grupp donc est son dernier roman paru, comme tous les autres, chez Syros. C’est un bon gros pavé d’un peu plus de 500 pages mais qui se dévore littéralement.

Yves Grevet place son intrigue au sein d’une société sécuritaire et sanitaire. Grâce à des implants, créés par l’entreprise Longlife, chaque matin les hommes ont un bilan de santé complet et sont pris en charge à la moindre défaillance. Idem pour la sécurité. Pour les enfants et les adolescents, les parents peuvent également limiter leur zones de déplacement et ainsi leur éviter de s’égarer ou de fréquenter des quartiers plus risqués. Donc dans cette société on peut espérer vivre jusqu’à cent ans en toute tranquillité. Sauf que Scott, le frère de Stan, ne l’entend pas cette manière. Pour lui, cette société sécuritaire et sanitaire est une société carcérale. Il aspire à la liberté, aux risques, il veut se sentir vivant. Stan, quant à lui, vit dans cette société de façon paisible, jusqu’au jour où son frère aîné est arrêté et mis en prison pour faire partie d’un groupuscule secret nommé Grupp. Intrigué,  Stan va chercher à en savoir plus…

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« Méto : l’île » et « Méto : le monde », Yves GREVET – Tomes 2 et 3.


Grevet Méto 2 et 3Il va être difficile de vous parler de ces deux derniers tomes de la trilogie Méto d’Yves Grevet sans vous révéler certains points de l’intrigue. Donc je préfère vous prévenir d’entrée de jeu.

A la fin du tome 1, Méto et ses amis étaient parvenus à fuir la Maison. Mais ils ne sont pas tirés d’affaire pour autant en tombant dans la grotte des Oreilles Coupées. Bien qu’un peu plus libres que dans la maison, les différentes tribus des Oreilles Coupées ne sont pas des plus accueillantes. Les activités harassantes reprennent, mais Méto découvre la mer et, toujours empli du besoin de liberté, s’organise pour visiter et comprendre le fonctionnement de cette île. Là encore, l’amitié, l’entre-aide seront un moteur pour déjouer les pièges et les traitres.

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« Méto : la Maison » Yves GREVET – Tome 1.


Grevet Meto 1Yves Grevet est un auteur « jeunesse » que j’apprécie beaucoup. Ses romans que j’ai pu lire ces dernières années, que ce soit le fabuleux Nox ou les plus récents U4 : Koridwen ou encore Celle qui sentait venir l’orage, m’ont plu pour leur univers mais aussi pour cette façon de nous plonger très rapidement et habillement dans l’action. Il me restait donc à découvrir le roman pour lequel il est le plus connu, le fameux Méto. J’avais le premier tome de cette trilogie dans ma PAL depuis un salon du livre jeunesse de Montreuil en 2011 durant lequel j’avais eu la chance d’échanger quelques bafouillements avec Yves Grevet. Enfin, moi, je bafouillais. Je perds tous mes neurones face à un auteur que j’apprécie.

Comme souvent dans les romans d’Yves Grevet, l’incipit vous propulse d’un coup dans l’action. Presque aussi efficace que le merdre d’Alfred Jarry au début d’Ubu Roi, le premier mot du roman est Crac!… Et tout est dans ce crac ! Nous sommes dans un dortoir peuplé d’enfants, et le lecteur comprend assez vite que l’ambiance y est tendue, que l’angoisse règne : « bienvenue à la Maison ».

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« U4 : Koridwen » Yves GREVET – Ado – Rentrée Littéraire 2015 #5


Grevet U4 KoridwenU4 est une tétralogie qui a l’originalité d’être écrite par quatre auteurs différents : Yves Grevet, Florence Hinckel, Carole Trébor et Vincent Villeminot, et d’être publiée par deux éditeurs : Nathan et Syros. Quatre auteurs pour raconter la même histoire vue par quatre personnages différents : Koridwen, Jules, Stéphane et Yannis. Mais l’originalité ne s’arrête pas là, car, comme le précisent les éditeurs, le lecteur peut lire les tomes dans l’ordre qu’il veut. Pas de tome 1, 2, 3 ou 4, tous les tomes peuvent potentiellement être le tome 1 comme le tome 4. Le chiffre 4 devient alors abyssale : U4, 4 auteurs, 4 personnages, 4 tomes, on aurait presque pu pousser le vice en allant jusqu’à 4 éditeurs !

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« Des Ados parfaits » Yves GREVET (Rentrée Littéraire 2014 #8 : Roman Ado)


grevet adosDans un futur imprécis, Anatole et Cléa sont des adolescents à part : sages, discrets, studieux et obéissants. Un peu trop lisses. Des enveloppes suspectes sont distribuées aux élèves du collège : vides pour la plupart, sauf pour sept lycéens, dont Anatole et Cléa. Les sept élèves sont désignés comme des Usurpateurs ! Anatole et Cléa s’interrogent. Les questions se font plus pressantes quand l’un des sept, Olaf, est retrouvé mort dans le lac.

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« Virus L.I.V 3 ou la mort des livres » Christian GRENIER


grenier virusAu XXIIe siècle, la société se trouve clivée avec d’une côté des Lettrés et de l’autre, hors la loi, les Zappeurs. Allis, une Lettrée, vient d’être saluée pour son roman pourtant polémique, et se voit élue Voyelle, membre du AEIOU, Académie Européenne des Intellectuels Officiels Unis. Mais à peine intronisée, on lui annonce qu’un virus, le L.I.V 3, contamine les lecteurs et efface le contenu des livres. Dans cette société où le livre est roi et les écrans bannis, ce virus annonce la fin de la lecture et donc de cette civilisation. Allis est chargée de pénétrer les clans de Zappeurs pour tenter de trouver un antidote. Ses conversations secrètes sur le web avec Mondaye ont été repérées, et , ayant un pied dans les deux mondes, elle est la seule capable d’être ainsi infiltrée.

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« Les Fragmentés » Neal SHUSTERMAN : Rentrée Littéraire 2013 (Ado).


shusterman les frangmentésAttention, c’est du lourd ! Si je vous dis que ce roman est une dystopie, je vous entends déjà souffler : « Oh, encore !!! ». Sauf que là, c’est de la dystopie qui décoiffe !

Dans un futur peut-être pas si lointain que cela, et après une Seconde Guerre Civile, le nouveau gouvernement établit une loi permettant d’obtenir des organes. Tout parent a dorénavant la possibilité de faire fragmenter ses enfants dès que ceux-ci ont atteint l’âge de 13 ans et jusqu’à leurs 18 ans. Si votre ado vous tape sur les nerfs, hop, vous pouvez l’envoyer dans un centre où l’on pourra récupérer ses organes pour sauver d’autres vies. La médecine ne jure plus que par les dons d’organes, préférant remplacer un cœur ou un poumon, plutôt que de mettre le patient sous traitements à vie.

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« Un monde idéal où c’est la fin » J. HESKA


heska monde idéalEntre J. Heska et moi, c’est une longue histoire ! Il m’avait contactée pour son premier roman (Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir) que même mon homme avait lu et chroniqué à son tour. Puis est venu le deuxième roman (On ne peut pas lutter contre le système) qui donna l’occasion d’un petit entretien sur le blog.

Cet été, J. Heska récidive avec Une monde idéal où c’est la fin. Il s’agit de petits textes, à peine des nouvelles, plutôt des saynètes, bien que le terme s’emploie d’ordinaire pour le théâtre. Chacun de ces textes porte un titre commençant par : un monde idéal où…

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