« Chambre 2 » Julie BONNIE.


Chambre 2 est un roman qui est dans ma PAL depuis quelques années. J’avais du mal à le sortir à cause de son sujet qui me touche personnellement, mais parallèlement je savais qu’il allait me plaire, il me fallait juste le bon moment pour lui faire prendre l’air. Pourquoi me suis-je enfin décidée, je ne sais pas trop, juste que je me sentais prête.

Béatrice est auxiliaire de puériculture dans un hôpital au service maternité. Tous les jours, elles enchaînent les chambres par numéro et chaque chambre renferme une femme qui vient d’accoucher, mais chaque femme vit cette naissance différemment : la joie côtoie le drame. Alternativement, un chapitre sur deux, on découvre aussi le passé de Béatrice. Danseuse dans un groupe, elle était en plein accord avec son corps, dansant presque nue. Très vite s’établit un lien entre son passé et son présent, dans ce rôle qu’elle endosse, pour être normale, mais dans lequel elle se sent à l’étroit car elle ne peut s’empêcher d’être empathique avec les femmes qu’elle visite. Incapable de se lier avec ses collègues dont le discours est creux et parfois tellement loin de ce qu’elle ressent pour les patientes, elle n’ose cependant faire valoir son opinion.

(suite…)

« Juste la fin du monde » Jean-Luc LAGARCE (théâtre)


Pour ceux qui ne le savent pas encore, je suis professeur de Français au lycée (mais aussi en 4e) et depuis la réforme Blanquer, nous avons donc des œuvres imposées en 1ère. Enfin on nous laisse un peu le choix puisque 3 œuvres sont proposées par genre littéraire et nous avons la liberté de choisir parmi les trois œuvres proposées. Pour le théâtre donc, cette année nous avions le choix entre Le Malade imaginaire de Molière, Les Fausses confidences de Marivaux et donc Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagache. Avec mes collègues, nous avons donc choisi la pièce de Lagarce, que je n’avais pas lue d’où cette lecture faite ce dimanche.

(suite…)

« Ce qui fait battre nos cœurs » Florence HINCKEL.


Florence Hinckel est une auteure dont les romans amènent souvent à réfléchir sur le progrès et ses dérives. Que ce soit #Bleu ou Théa pour l’éternité, cette réflexion prend toujours son ancrage dans une histoire intime où des adolescents vivent dans un futur proche et dans une société où les nouvelles technologies semblent dans un premier temps proposer une vie meilleure. Dans #Bleu, il s’agissait d’une vie sans douleur, dans Théa ou l’éternité d’une vie éternelle. Dans ce roman, paru en juillet 2019, Florence Hinckel crée une société où tous les membres du corps humain peuvent être remplacés par des organes artificiels créés par la société Organic.

Esteban a une petite sœur, Sofia, dont le cœur artificiel a des ratés. Sa famille n’a pas suffisamment de moyens pour lui faire implanter une nouveau cœur. Elle s’est donc contentée dans cœur Sécu, bas de gamme et ayant déjà servi. A tout moment la petite fille peut mourir. Indigné par cette injustice, Esteban va tenter le tout pour le tout. Il décide d’enlever Lélia, dite « la fille artificielle » parce que, à l’exception de son cerveau, Lélia n’est composée que d’implants créés par Organic. Mais quand Esteban se rend donc à une soirée mondaine pour enlever Lélia, un jeune homme, Noah, est avec elle près d’une voiture. Il décide alors de les enlever tous les deux. Noah est au volant sous la menace du flingue d’Esteban. Mais à un feu, une jeune femme surgit, Maria, et grimpe à son tour dans la voiture. Maria est orpheline et a été élevée par son oncle. Elle a perdu ses parents dans un accident de la route dans lequel elle a elle-même laissé un bras. Ingénieuse et très douée, elle s’est créé une prothèse particulièrement performante qui lui donne plus de force. Cette augmentation des organes est cependant interdite. Les quatre adolescents se lancent alors dans une course poursuite avec la police. Le but est de faire plier Franck Varan, le patron d’Organic, pour que Sofia reçoive un cœur et quand Esteban découvre que Noah n’est autre que le fils de Varan, il a un atout supplémentaire.

(suite…)

« VOX » Christina DALCHER.


Vox est un roman que j’avais repéré à sa sortie en librairie et dont j’attendais patiemment la sortie en poche. J’avais lu plusieurs avis très positifs et l’allusion à la Servante écarlate ne pouvait que confirmer mon envie de le lire.

L’intrigue se situe donc aux Etats Unis et plus précisément à Washington. Le Parti Fondamentaliste a pris le pouvoir et petit à petit a instauré des lois contre les femmes : perte de leur travail, de leur salaire donc, et surtout mise en place d’un compteur de mots attaché à leur poignet. Les femmes sont contraintes au silence ou plutôt n’ont droit qu’à 100 mots par jour. Si elles dépassent le quota, elles reçoivent une décharge électrique qui augmente en intensité proportionnellement aux nombres de mots dépassant les 100. Nous suivons Jean McClellan, docteur en neuroscience, mariée, mère de Steven, l’aîné, de jumeaux et d’une petite fille, qui elle aussi porte un bracelet. Sa vie a changé depuis l’installation de son bracelet mais les hommes de la maison aussi. Steven se fait de plus en plus enrôler par les idées du Parti dit Pur, il se montre particulièrement sexiste avec sa mère, même son mari doit tenir sous clef son ordinateur et Jean doit demander son autorisation pour utiliser le téléphone. Petit à petit les reproches voire le rejet montent en Jean contre son fils qu’elle ne reconnaît plus mais aussi envers son mari qu’elle trouve trop faible et conciliant. Mais voilà que le frère du Président est atteint d’aphasie. Or avant la prise de pouvoir du Parti fondamentaliste, Jean travaillait avec Enzo et Lin, sur un remède contre l’aphasie, appelé le remède de Wernicke. On lui offre donc la possibilité de finaliser ses études en échange du retrait temporaire du bracelet.

(suite…)

Descente en librairie…


Hier enfin, le soleil a refait son apparition après des jours de pluie et de ciel gris. Cela m’a mis du baume au cœur et pour éclairer encore davantage cette belle journée, j’ai fait un petit tour en librairie. Enfin « petit » tout est relatif. Je me suis un peu laissé aller profitant de mes cartes cadeaux de Noël. Il faut dire que les rayons avaient été renfloués depuis la razia des fêtes et qu’il y avait quelques nouveautés que j’avais reluquées sur les blogs et les RS. Voici donc ma récolte :

(suite…)

« Virgin River » Robyn CARR


La couverture à elle seule donne le ton de ce roman paru chez « J’ai lu » en 2010. Si on regarde de plus près, sous le logo « J’ai lu » on peut même lire, comme le titre d’une collection, « Pour elle ». Oui, il s’agit bien d’une romance ! Ce doit bien être la première romance que je chronique sur ce blog. Que m’a-t-il donc pris tout à coup ? J’ai découvert ce roman dans ma PAL totalement par hasard (j’ai totalement oublié qui me l’avait conseillé et où et quand je l’ai acheté – d’occasion visiblement). Parallèlement j’ai entendu parler de son adaptation en série sur Netflix et comme je ne supporte pas de voir une adaptation avant d’en avoir lu le roman, je l’ai sorti de ma PAL.

(suite…)

« Le Corbeau d’Oxford » Faith MARTIN.


Le Corbeau d’Oxford de Faith Martin sera donc ma première lecture de 2021 et j’en suis ravie. Quoi de mieux que de commencer l’année avec un « cosy crime » quand il fait froid dehors ! C’est grâce à plusieurs de mes copinautes, dont Bianca, notamment, que j’ai eu envie de découvrir cette série parue aux éditions Harper Collins depuis 2019.

Dans ce premier tome, nous faisons donc la connaissance de Trudy Loveday, stagiaire de la police d’Oxford, mais cantonnée à patrouiller dans les rues. Elle, elle rêve de participer à une vraie enquête, mais ses supérieurs ne voient en elle qu’une jeune fille inexpérimentée… et puis une femme dans la police, quelle idée ? Quand Sir Marcus Deering, riche industriel de la région, reçoit des lettres anonymes de plus en plus menaçantes, la police se mobilise, et quand un crime est commis, les choses deviennent sérieuses, mais Loveday est écartée de l’enquête, jusqu’au moment où elle est désignée pour accompagner le Dr Clément Ryder, ancien médecin reconverti en coroner, sur un crime classé. C’est toujours mieux que rien, même si Ryder est surnommé par ses collègues « le vieux vautour ». Sauf que ce crime classé pourrait bien avoir un lien avec le corbeau.

(suite…)

Bilan mensuel de lecture : Décembre 2020.


Aujourd’hui donc quelques mots sur les livres qui m’ont accompagnée durant ce mois de décembre. Le bilan est finalement pas si mal que cela, grâce aux vacances. Le mois de décembre est toujours très fatigant quand on est prof (mais pas seulement) et cette année il l’a été encore plus. J’avais un grand besoin de repos et de lectures. Je ne me suis privé ni de l’un ni de l’autre. Tous ces livres sont issus dans ma PAL, certains y étaient depuis longtemps tandis que d’autres n’y ont fait qu’une courte halte.

(suite…)

« Un Noël au bord de la Tamise » Anne PERRY


Le roman de Noël d’Anne Perry, c’est un peu l’incontournable même si on reconnaît que les crus sont irréguliers, mais on a du mal à résister d’autant que l’éditeur se fait un malin plaisir, chaque année, à nous attirer l’œil avec de très belles couvertures. Et puis Anne Perry c’est un peu notre Agatha Christie contemporaine, n’oublions pas que le roman annuel et natal vient d’elle à l’origine avec le fameux slogan : A Christie for Christmas. Bref, cette année encore j’ai craqué pour le dernier paru : Un Noël au bord de la Tamise. Et je l’ai donc lu en deux jours à peine, il faut dire qu’il n’était pas bien conséquent tout juste 150 pages.

L’intrigue se déroule donc à Londres (on s’en serait douté vu le titre). Le tout jeune Worm, orphelin de 9 ans, croise une magnifique jeune femme qui se fait bousculer et emmener de force par deux hommes. Voulant venir en aide à la jeune femme, il rentre chez lui, la clinique de Portpool Lane, établissement venant en aide aux femmes de la rue, et va trouver le comptable, Squeaky Robinson, ancien malfrat repenti. A eux deux, il vont, tout en préparant le plus beau Noël que Worm ait jamais vu, tenter de sauver cette mystérieuse belle inconnue.

(suite…)

« Ce que j’ai oublié de te dire » Joyce Carol OATES.


Je pensais que ce roman serait le dernier de l’année 2020, et puis finalement je l’ai dévoré en trois jours. J’aimais bien l’idée de finir avec Oates. J’aurais dû pourtant le deviner en le commençant, car dès les premières lignes j’ai été immédiatement saisie par l’ambiance, les personnages et bien sûr, comme à chaque fois, l’écriture de Joyce Carol Oates.

L’intrigue se situe dans le lycée privé de Quaker Heights dans le New Jersey, une école huppée dans laquelle les élèves de Terminale peuvent postuler pour les universités de l’Ivy League, soit les meilleures universités du pays. Merissa Carmichael vient justement de recevoir son admissibilité à Brown. Dans le même temps, elle est sélectionnée pour jouer, enfin, le rôle principal dans la pièce du lycée, une adaptation d’Orgueil et préjugés. Elle sera Elizabeth Bennet, clouant au poteau Brooke Kramer. Merissa est blonde, jolie et une élève brillante, surnommée par son amie Tink, « La Fille parfaite ». Avec Hannah, Chang, Chloé, Nadia et Tink, elles forment la Tink and Co. Mais Tink n’est plus là, elle est m****te, le mot est indicible. Merissa et ses amies semblent bien allées, mais au cours du roman on va se rendre compte qu’elles ne vont pas si bien que cela. Oates nous fait suivre particulièrement le cheminement de deux d’entre elles : Merissa puis Nadia.

(suite…)