« Tranquille comme Baptiste » Yaël HASSAN.


Les romans de Yaël Hassan, du moins ceux que j’ai lus jusqu’ici (La Fille qui n’aimait pas les fins ou Un roman d’aventure (ou presque) ou encore De Sacha @ Macha), ont la belle particularité de mêler les générations, mais aussi de fonder leur intrigue sur des secrets de familles, ou plus exactement des non-dits, ces choses que l’on cache aux enfants pour ne pas les perturber, mais que les enfants ressentent en observant les adultes.

Baptiste est un collégien timide, qui longe les murs dans son établissement, se faisant harceler sans cesse par les autres élèves. Il vit avec sa mère, Amélie, institutrice, et sa grand-mère, Mathilde. Mais Baptiste aime surtout passer son temps libre avec leur vieux voisin : Barnabé. Ensemble, ils adorent chercher et répertorier les mots et les expressions populaires, ils ont d’ailleurs créer, à eux deux, le club des « lexicophile » (= les collectionneurs de mots rares). La vie de Baptiste est donc tranquille, jusqu’au moment où déboule Clara, un gentil petit diable, qui va entraîner bien des bouleversements dans la petite vie tranquille de Baptiste, mais aussi dans celle de Barnabé, Amélie et Mathilde.

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Bilan mensuel de lecture : Janvier 2019.


Il y a une dizaine de jours, j’écrivais une chronique annonçant ma résolution de l’année : Trouver du temps pour lire. Ce bilan va me permettre de voir si, dès le premier mois de l’année, j’y suis parvenu. Trois week-end de suite, je me suis installée dans mon canapé pour lire, en plus de ma lecture du matin. En semaine, j’ai été moins régulière, parvenant difficilement à mettre en place ma « routine » de lire une heure à partir de 18h30. Voire pas parvenu de tout, notamment cette semaine. Mais je ne renonce pas. Je sais qu’il va me falloir un peu de temps pour que cela devienne une habitude.

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« Des fleurs pour Algernon » Daniel KEYES.


Des fleurs pour Algernon est un classique de la science-fiction qu’on lit généralement adolescent. Ce ne fut pas mon cas, mais j’en ai tellement entendu parlé que j’en connaissais déjà toute l’histoire. Pourquoi le lire alors, me direz-vous ? Parce que, avec une collègue, nous l’avons donné à lire à nos classes de Seconde, et que je me devais de le lire à mon tour. Il était dans ma PAL… mais où ? J’ai donc tout fouillé sans le retrouver, l’ai racheté pour finir par le dénicher deux jours plus tard en cherchant un autre livre. Je l’ai donc dorénavant en doublon ! Mais au moins il est lu.

Charlie Gordon est un attardé mental, choisi pour tester une expérimentation scientifique et médicale consistant à augmenter son QI. Le protocole a été mené avec succès sur une souris, Algernon, il est temps de lancer le programme sur un humain.

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« Le Fantôme de Baker Street » Fabrice BOURLAND.


Le Fantôme de Baker street est dans ma PAL depuis sept ans, preuve en est encore que les livres sont patients et qu’ils savent qu’un jour ou l’autre leur tour viendra. Je suis retombée un peu par hasard sur ce roman en fourrageant dans mes étagères. Il entre dans la catégorie que l’on appelle les british  mysteries (d’ailleurs si cela vous tente vous trouverez un challenge dédié sur le blog de My Lou Book) : des romans anglais, ou qui se déroulent en Angleterre, et qui font intervenir des enquêtes policières où se mêle le surnaturel.

James Trelawney et Andrew Singleton ont monté leur agence de détective à Londres, mais les affaires ne sont guère florissantes, le client se fait rare. Pourtant, la capitale anglaise connait depuis plusieurs semaines une vague d’assassinats et la panique commence à monter dans les rues. Les deux amis passent leurs journées à attendre un potentiel client. Enfin, un jour, une femme est annoncée : Lady Conan Doyle.

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« Poirot joue le jeu » Agatha CHRISTIE.


Il est toujours agréable de se plonger dans un roman d’Agatha Christie, même si, comme moi, on en a déjà lu plusieurs. Car contrairement à certains auteurs pourtant moins prolifiques, on n’a jamais la sensation de déjà vu et on est rarement déçu. J’ai une PAL Agatha Christie qui doit s’élever à plus de 30 romans, je pense (je vous avoue que j’ai arrêté de compter), donc il m’arrive régulièrement d’y piocher pour tenter de la faire baisser. Tout début janvier, j’en ai donc extrait un nouveau : Poirot joue le jeu.

Miss Ariadne Oliver, auteure de polars et amie de Poirot, demande à ce dernier de se rendre à Nasse House chez Mr George Stubbs. Elle organise, lors d’une fête champêtre dans le parc de la propriété de Nasse House, une course à l’assassin à partir d’un scénario qu’elle a elle-même inventé. Elle propose à Poirot d’être le clou du spectacle : celui-ci remettra un prix à la personne qui, le premier, aura découvert le meurtrier de son jeu. Mais Miss Ariadne révèle bien vite à Poirot ses craintes, elle a le sentiment d’avoir été manipulée : Je vous fiche mon billet que si un vrai crime était commis demain, je n’en serais pas autrement surprise ! (p.16).

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Un Livre dans la Boîte #12


Il est temps de vous présenter les SP que ma BAL a accueillis ces dernières semaines. Vous pourrez constater qu’il y en a pour tous les goûts, avec une belle égalité entre littérature ado et littérature générale. Ce sont des romans que j’ai choisis, sauf un, mais l’attachée de presse qui me connait bien, ne s’est pas trompée et ce roman est arrivé à point nommé, je vous dis pourquoi plus loin dans la chronique.

Voici donc les huit romans reçus :

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« Victor Hugo vient de mourir » Judith PERRIGON


Je savais que Victor Hugo avait eu des obsèques nationales, je savais qu’une foule immense, incroyable, avait suivi le cortège, j’avais même vu des images, donc quand j’ai découvert ce roman racontant précisément ses funérailles j’ai eu envie d’en savoir plus. Judith Perrigon se propose donc de décrire dans le détail et en s’appuyant sur des documents historiques, à la fois les derniers jours de Victor Hugo, les préparatifs des obsèques jusqu’au Panthéon (ou plutôt jusqu’à l’église Sainte Geneviève débarrassée de ses signes religieux pour complaire aux volontés de Victor Hugo d’un enterrement civil) et le jour J. L’aspect romanesque est peu développé, et c’est tant mieux, j’avais un peu peur d’une hagiographie du grand homme. Il n’en est rien, le style est clair et présente les faits comme ils se sont déroulés même si certains personnages sont inventés, ils incarnent les différents partis qui se sont affrontés durant ces quelques jours.

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« Un Cadenas sur le cœur » Laurence TEPER.


Dans ce roman divisé, comme une pièce de théâtre, en trois actes, Claire Meunier tente de percer un secret familial. Tout commence par une plage en Gironde au mois août. La famille de Claire, les Meunier, passe toutes leurs vacances du mois d’août avec la famille du patron de sa mère, les Coquillaud. Les souvenirs sont ceux d’une petite fille qui observe les adultes, saisit, sans vraiment les comprendre ou mettre les mots sur ce qu’elle observe, que leurs comportements sont parfois étranges : les changements d’humeur de sa mère, la tristesse de son père, Mme Coquillaud qui ne va jamais à la plage et préfère rester dans leur maison de location…

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« Le Testament de William S. » Yves SENTE et André JUILLARD (BD)


Une fois n’est pas coutume, j’ai lu une BD ! J’en lis très peu et souvent il s’agit des grands classiques : Tintin, Astérix etc. J’aime mieux les romans graphiques. Mais celle-ci m’est arrivée par un biais un peu particulier : un élève de 1ère m’a conseillée de la lire et m’a prêté son exemplaire. J’ai dû lire un jour un Blake et Mortimer quand j’étais plus jeune et j’avais été un peu rebutée par la large part faite au texte. Ce tome est paru en 2016 et, comme pour Lucky Luke  ou Astérix, n’a pas été écrit par l’auteur d’origine (Edgar J. Jacobs), je suis trop novice pour voir les différences possibles.

Dans ce 24ème tome, Blake et Mortimer sont sollicités par l’une de leurs amies : Mrs McKenzie, présidente de la William Shakespeare Defenders Society afin de mener un jeu de piste pour dénicher trois clefs permettant d’avoir accès à ce que l’on pense être la dernière pièce de Shakespeare. Mais cette découverte permettra peut-être aussi de faire cesser la rivalité entre la société de Mrs McKenzie qui défend le fait que Shakespeare ait bien écrit ces pièces si célèbres malgré son extraction sociale et la Loge d’Oxford qui affirme le contraire.

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« Broadway limited : 1. Un dîner avec Cary Grant » – Malika FERDJOUKH


Les romans de Malika Ferdjoukh, c’est un peu comme un bon chocolat chaud à la chartreuse après une journée de ski : ça réchauffe et ça fait du bien. Elle fait partie, avec l’incontournable Marie-Aude Murail, de ces auteurs dits jeunesse qui ont pourtant tout des grands et que l’on peut lire à 15 ans et à 45 ans passés. Que ce soit Quatre soeurs, Aggie change de vie ou Chaque soir à 11 heuresje suis toujours séduite par l’atmosphère de ses romans.

Broadway Limited est une série en trois tomes. Le deuxième (Un Shim Sham avec Fred Astaire) est déjà sorti (je suis d’ailleurs en train de le terminer). Pour la sortie du troisième et dernier tome (Un thé avec Grace Kelly), je ne connais pas encore la date, très prochainement je l’espère.

Donc concernant ce premier tome sous-titré Un Dîner avec Cary Grant, nous sommes à New-York à l’automne 1948. Jocelyn Brouillard, jeune homme de 17 ans, vient y faire des études. Il sonne à la pension Giboulée tenue par Mrs Celeste Merle et sa sœur Artemisia. Mais cette pension est exclusivement réservée aux jeunes filles. Ses talents de pianiste et la recette de la soupe aux asperges de sa mère vont cependant se révéler de merveilleux laisser-passer. Outre les deux propriétaires, Jocelyn va faire la connaissance des nombreuses pensionnaires : Wendy Balestrero surnommée Manhattan, Hadley Johnson, Page Hibbs, Felicity Pendergast, surnommée Chic, Etchika Jones ou encore Usurla Keller, sans parler des domestiques Easter-Witty et Charity.

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