« Passion et repentir » William Wilkie COLLINS


Un titre aux allures d’un roman de Jane Austen et pourtant il s’agit bien d’un roman de William Wilkie Collins, auteur victorien et incontournable pour un mois anglais. Tout commence pendant la guerre de 1870 sur le front franco-allemand. Deux jeunes anglaises se retrouvent bloquées dans une maison. L’une est infirmière de guerre après un passé infamant, Mercy Merrick, l’autre est en transit pour se rendre chez une parente qu’elle ne connaît pas encore à la suite de la mort de son père, Miss Roseberry. Cette dernière se confie à Mercy. Grâce à la recommandation que son père lui a faite avant de mourir, Miss Roseberry va être placée comme dame de compagnie auprès de Lady Janet. Mercy, issue d’un milieu très modeste, écoute et rêve d’une vie meilleure, mais son passé l’a toujours rattrapée et, dans cette société victorienne corsetée, personne ne lui a donné sa chance. Quand une bombe éclate dans la pièce où elles étaient réfugiées et que Miss Roseberry est laissée pour morte, Mercy saisit l’occasion qui se présente à elle. Alors qu’il faut fuir par crainte de l’arrivée des troupes allemandes, elle endosse les vêtements de la Miss, se saisit de la lettre de recommandation et abandonne ses malades.

(suite…)

« La Duchesse de Vaneuse » Gustave AMIOT


Amiot vaneuseNous avons plusieurs façons de choisir un livre en librairie, nous pouvons être orientés par le nom d’un auteur, un conseil d’ami, une quatrième de couv. ou, comme pour ce livre-là, une image qui nous plait. Mon regard a été attiré par cette nuque et ce rouge flamboyant. Je ne connaissais pas l’auteur, mais l’éditeur oui, de qualité. Je me suis donc laissé tenter.

En 1826, sœur Marie de la Rédemption, ancienne lectrice de la Duchesse de Vaneuse, fait publier le journal et les lettres de son ancienne maîtresse, morte en 1766. Au cœur du siècle des Lumières, la duchesse, esprit libre et éclairée, lectrice critique de Voltaire et admiratrice de Montaigne, rencontre Mr Réginald Burnett, jeune anglais fin et instruit. Leur intelligence se reconnaît.

(suite…)