« La Vie meurtrière » Félix VALLOTTON.


Jacques Verdier est retrouvé chez lui un balle dans la tête. Il a laissé, à l’attention du commissaire, une longue confession qui passe de main en main, sans susciter grand intérêt, pour finir par tomber dans l’oubli d’où le narrateur l’en tire pour le donner à lire au lecteur. Dans ce long texte, Jacques Verdier y fait le récit de sa vie et raconte comment il se croit poursuivi par une malédiction : il entraînerait la mort de ceux qu’ils aiment. Cette autobiographie s’applique à montrer cette fatalité qui pèse sur lui et comment elle a forgé son caractère, le rendant très solitaire voire misanthrope. Après une enfance douloureuse, il s’installe à Paris et commence à fréquenter des artistes : peintres, sculpteur qu’il dénigre copieusement sauf Darnac pour lequel il se prend d’amitié mais qu’il garde à distance. Alors que sa malédiction semble le laisser tranquille, un accident dont il se croit responsable et la rencontre de la belle Mme Montessac va finir par le conduire au suicide du début.

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Bilan mensuel de lecture : Juillet 2021.


Pour une fois je suis dans les temps pour le bilan. Par contre, et cela commence à être une mauvaise habitude, je n’ai pas encore chroniqué toutes mes lectures : il me reste d’ailleurs encore deux livres de juin à chroniquer et donc encore 6 romans de juillet. Ce qui nous mène quand même à 8 chroniques en retard, et ça commence à faire beaucoup.

Quoiqu’il en soit, cette jolie petite pile montre que le mois de juillet fut bien rempli, notamment, par la lecture. Les livres sont empilés du premier lu au dernier, donc de bas en haut. On y trouve quatre polars, adulte et ado ; un roman graphique et quatre romans. Un petit total de 9 livres qui m’ont fait tourner plus de 4270 pages, ce qui est je crois un record me concernant.

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« Passion et repentir » William Wilkie COLLINS


Un titre aux allures d’un roman de Jane Austen et pourtant il s’agit bien d’un roman de William Wilkie Collins, auteur victorien et incontournable pour un mois anglais. Tout commence pendant la guerre de 1870 sur le front franco-allemand. Deux jeunes anglaises se retrouvent bloquées dans une maison. L’une est infirmière de guerre après un passé infamant, Mercy Merrick, l’autre est en transit pour se rendre chez une parente qu’elle ne connaît pas encore à la suite de la mort de son père, Miss Roseberry. Cette dernière se confie à Mercy. Grâce à la recommandation que son père lui a faite avant de mourir, Miss Roseberry va être placée comme dame de compagnie auprès de Lady Janet. Mercy, issue d’un milieu très modeste, écoute et rêve d’une vie meilleure, mais son passé l’a toujours rattrapée et, dans cette société victorienne corsetée, personne ne lui a donné sa chance. Quand une bombe éclate dans la pièce où elles étaient réfugiées et que Miss Roseberry est laissée pour morte, Mercy saisit l’occasion qui se présente à elle. Alors qu’il faut fuir par crainte de l’arrivée des troupes allemandes, elle endosse les vêtements de la Miss, se saisit de la lettre de recommandation et abandonne ses malades.

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« La Duchesse de Vaneuse » Gustave AMIOT


Amiot vaneuseNous avons plusieurs façons de choisir un livre en librairie, nous pouvons être orientés par le nom d’un auteur, un conseil d’ami, une quatrième de couv. ou, comme pour ce livre-là, une image qui nous plait. Mon regard a été attiré par cette nuque et ce rouge flamboyant. Je ne connaissais pas l’auteur, mais l’éditeur oui, de qualité. Je me suis donc laissé tenter.

En 1826, sœur Marie de la Rédemption, ancienne lectrice de la Duchesse de Vaneuse, fait publier le journal et les lettres de son ancienne maîtresse, morte en 1766. Au cœur du siècle des Lumières, la duchesse, esprit libre et éclairée, lectrice critique de Voltaire et admiratrice de Montaigne, rencontre Mr Réginald Burnett, jeune anglais fin et instruit. Leur intelligence se reconnaît.

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