Bilan mensuel de lecture : Juillet 2021.


Pour une fois je suis dans les temps pour le bilan. Par contre, et cela commence à être une mauvaise habitude, je n’ai pas encore chroniqué toutes mes lectures : il me reste d’ailleurs encore deux livres de juin à chroniquer et donc encore 6 romans de juillet. Ce qui nous mène quand même à 8 chroniques en retard, et ça commence à faire beaucoup.

Quoiqu’il en soit, cette jolie petite pile montre que le mois de juillet fut bien rempli, notamment, par la lecture. Les livres sont empilés du premier lu au dernier, donc de bas en haut. On y trouve quatre polars, adulte et ado ; un roman graphique et quatre romans. Un petit total de 9 livres qui m’ont fait tourner plus de 4270 pages, ce qui est je crois un record me concernant.

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« Un goût de cendres » Elizabeth GEORGE. T.7


Un goût de cendres d’Elizabeth George est le 7ème tome de la série Linley & Havers que, je le rappelle pour les nouveaux arrivants, je compte lire dans son intégralité à raison, environ, d’un tome par mois (challenge Linley & Havers)

Dans ce 7ème tome, donc, on suit deux intrigues parallèles, la première à travers le journal ou du moins le récit d’Olivia à la première personne et d’autre part la découverte du corps d’un champion de cricket, Kenneth Fleming. Celui-ci a été asphyxié au monoxyde de carbone à cause d’un incendie qui a tout l’air d’être criminel : le feu a pris grâce à une cigarette fixé dans un fauteuil qui a fini par prendre feu. Bien que l’inspecteur du Kent, Isabelle Ardery soit sur le coup, Linley et Barbara sont envoyés en renfort, le meurtre d’une célébrité requiert les inspecteurs de Scotland Yard.

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« Mal d’enfant » Elizabeth GEORGE – Tome 6.


Deborah, déprimée par des fausses-couches à répétition, tombe en contemplation devant une Vierge à l’Enfant à la National Galery. Elle y rencontre Mr Sage, de visite à Londres. Il sent en elle une détresse et lui propose de lui rendre visite à Winslough dans le Lancashire pour se ressourcer. Pour le tome 6 de sa série Linley & Havers, Elizabeth George nous entraîne dans une région où la magie règne. On y adore une Déesse que l’on sollicite en plaçant en cercle des pierres magiques. Grâce à ses romans, on voyage en Grande Bretagne.

Dans la petite bourgade de Winslough, le pasteur Robin Sage est retrouvé mort sur un chemin, empoisonné. Ainsi quand Deborah et Saint-James se décident à une petite escapade, ils découvrent stupéfaits les faits. Très vite Colin Shepherd, le constable du village, a conclu à un empoisonnement accidentel : le pasteur avait dîné chez Juliet. Une femme fine connaisseuse des plantes mais qui, n’ayant plus de panais était partie en cueillir et avait malencontreusement ramassé de la cigüe à la place d’un panais. Saint-James n’est guère convaincu par ces conclusions et demande à Linley de les rejoindre pour faire la lumière sur ce soi-disant empoisonnement.

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« La Calanque de l’aviateur » Annabelle Combes.


J’avais repéré ce roman à sa sortie en 2019, il était resté dans un coin de ma tête parce qu’il parlait de librairie. Le titre m’avait intriguée. Et puis je suis retombé dessus dernièrement, heureuse de le voir sorti en format poche.

Leena arrive dans un petit village du Cotentin balayé par les vents et les embruns. Elle vient d’acheter une ancienne mercerie qu’elle veut transformer en librairie. Le local est à l’abandon depuis la mort de la mercière, Marceline, d’énormes travaux sont à faire mais Leena a une vision très nette du lieu qu’elle veut créer. Leena ne parle pas, ou très peu, elle a tout quitté pour venir s’installer là. Elle achète à Serge, le concessionnaire, une ancienne ambulance rouge qu’elle va transformer en bibliothèque ambulante. Elle se fait aider par quelques habitants du village, les travaux commencent grâce à Vivien, professeur de voile et à Gaspard, les garçons d’Eliane. Leena se sent chez elle, les habitants l’apprivoisent lui font découvrir le passé : avant d’être une mercerie le local était à Hugo, maître ferrant, père de Marceline. Aviateur lors de la première guerre mondiale, il est en revenu la gueule et le moral cassés. Et plus Leena découvre le passé des habitants de sa future librairie, plus elle remonte dans son passé et plus on comprend pourquoi elle ne parle plus. Parallèlement, on suit Jeep, le frère de Leena, lui aussi détruit, lui aussi sur les traces de son passé. Il part à Boston voir une amie de sa mère disparue. Si Leena s’enferme dans les livres, Jeep s’engouffre dans la musique, dans le jazz.

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Descente en librairie par temps de confinement…


Puisque que la plupart des magasins sont fermés, puisque les cinéma, les musées, les théâtres, les restaurants, les bistrots ont toujours porte close, il ne reste plus que les librairies pour accueillir nos déambulations, notre envie de sortir pour autre chose que des rendez-vous médicaux ou faire les courses de bouffe… Notre accès à la culture reste donc les librairies, Dieu merci… et la télé, certes, enfin Netflix ou Amazon Prime, c’est-à-dire les séries, mais c’est toujours rester chez soi. Alors hier, profitant du beau temps, mon fils et moi nous sommes embarqués dans une petite virée en librairie.

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« Pour solde de tout compte » Elizabeth GEORGE.


Je trouve enfin un peu de temps et d’énergie pour rédiger ma chronique sur le tome 5 de la série Linley et Havers d’Elizabeth George. Dans le cadre du challenge Linley et Havers que j’ai lancé au début du mois, je continue donc ma lecture de cette série avec beaucoup d’enthousiasme d’autant que quelques-unes d’entre vous m’ont rejointe et j’en suis ravie.

Après le tome 4 qui opérait un retour en arrière dans la vie des personnages récurrents (Linley, Lady Helen, Saint-James et Déborah), nous reprenons ici le fil de la chronologie. L’intrigue se déroule à Cambridge, dans les très sélectes collèges anglais. Elena Weaver, étudiante et fille d’un des prometteurs professeurs de l’université, part faire son jogging alors que tout dort encore sur le vaste campus. Il fait froid et le fameux brouillard anglais est de la partie. Sa course la mène dans le bois de Robinson Crusoé, mais en haut d’une côte elle trébuche et, alors qu’elle se relève, reçoit un coup au visage, puis un second avant de s’écrouler. Son corps est retrouvé quelques temps plus tard par Sarah Gordon, une artiste peintre. Linley et Havers sont dépêchés sur les lieux pour faire la lumière sur ce crime.

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« Une douce vengeance » Elizabeth GEORGE (T.4)


Ce quatrième tome de la série « Havers et Linley » a tout d’un premier tome, et sans doute serait-il judicieux de débuter la série par ce tome-ci plutôt que par Enquête dans le brouillard. Car on y fait la connaissance des principaux protagonistes et il permet d’éclaircir beaucoup de choses sur leurs relations. Effectivement, on y retrouve Tommy Linley, Saint-James, Déborah, mais quelques années avant les intrigues des trois premiers tomes. Linley est à Yard depuis 10 ans, il ne travaille pas encore avec Barbara Havers (que l’on croise cependant), Déborah a 21 ans et revient des Etats-Unis où elle a passé trois ans à étudier la photographie et à se faire une réputation de professionnelle. Lady Helen est aussi de la partie et travaille avec Saint-James. Ce retour est douloureux pour Saint-James : Linley et Deborah sont désormais en couple. Parallèlement à cette intrigue centrale (qui est celle de la série finalement), on fait aussi la connaissance de la sœur de Saint-James, Sidney, en couple avec Justin Brooke, mais aussi du frère de Linley, Peter, junky délabré, lui-même en couple avec Sacha encore plus accro à la drogue. Tout ce petit monde va se retrouver en Cornouailles dans la demeure des Asherton pour les fiançailles de Tommy et Deb. Mais bien évidemment les choses ne vont pas se passer comme prévu.

Tout commence par le meurtre de Mick, journaliste local, marié à Nancy, fille de l’intendant du domaine, John Penellin. L’homme est retrouvé dans son cottage, mort et émasculé. Le père de Nancy est rapidement arrêté : il détestait Mick, coureur de jupons invétéré rendant sa fille malheureuse. Il a été aperçu au cottage et on a entendu une forte dispute. Mais Linley et Saint-James ne sont pas totalement convaincus et vont se lancer dans l’enquête.

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« Cérémonies barbares » Elizabeth GEORGE


J’ai découvert la série d’Elizabeth George, Linley et Havers, cet été (Une avalanche de conséquences) et depuis j’ai décidé de lire toute la série. J’ai donc tout repris depuis le début depuis novembre (Enquête dans le brouillard et Le Lieu du crime). Le but étant de lire au moins un tome par mois et, croyez-moi, je me retiens pour ne pas les enchaîner à la suite. Pour Janvier, j’ai donc lu le tome 3 : Cérémonies barbares. L’intrigue se situe dans un collège de Bredgar, un collège typiquement anglais, rassemblant la jeunesse dorée d’Angleterre. Un ancien camarade d’Eton, Mr Corntel, aujourd’hui professeur principal d’anglais et chef de maison, vient trouver Linley : un jeune garçon, Matthew Whateley a disparu du collège depuis trois jours. On opte d’abord pour une fugue, mais le jeune garçon est finalement retrouvé nu et mort à quelques kilomètres du collège. Havers et Linley se rendent donc à Bredgar pour mener l’enquête.

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« Chambre 2 » Julie BONNIE.


Chambre 2 est un roman qui est dans ma PAL depuis quelques années. J’avais du mal à le sortir à cause de son sujet qui me touche personnellement, mais parallèlement je savais qu’il allait me plaire, il me fallait juste le bon moment pour lui faire prendre l’air. Pourquoi me suis-je enfin décidée, je ne sais pas trop, juste que je me sentais prête.

Béatrice est auxiliaire de puériculture dans un hôpital au service maternité. Tous les jours, elles enchaînent les chambres par numéro et chaque chambre renferme une femme qui vient d’accoucher, mais chaque femme vit cette naissance différemment : la joie côtoie le drame. Alternativement, un chapitre sur deux, on découvre aussi le passé de Béatrice. Danseuse dans un groupe, elle était en plein accord avec son corps, dansant presque nue. Très vite s’établit un lien entre son passé et son présent, dans ce rôle qu’elle endosse, pour être normale, mais dans lequel elle se sent à l’étroit car elle ne peut s’empêcher d’être empathique avec les femmes qu’elle visite. Incapable de se lier avec ses collègues dont le discours est creux et parfois tellement loin de ce qu’elle ressent pour les patientes, elle n’ose cependant faire valoir son opinion.

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« VOX » Christina DALCHER.


Vox est un roman que j’avais repéré à sa sortie en librairie et dont j’attendais patiemment la sortie en poche. J’avais lu plusieurs avis très positifs et l’allusion à la Servante écarlate ne pouvait que confirmer mon envie de le lire.

L’intrigue se situe donc aux Etats Unis et plus précisément à Washington. Le Parti Fondamentaliste a pris le pouvoir et petit à petit a instauré des lois contre les femmes : perte de leur travail, de leur salaire donc, et surtout mise en place d’un compteur de mots attaché à leur poignet. Les femmes sont contraintes au silence ou plutôt n’ont droit qu’à 100 mots par jour. Si elles dépassent le quota, elles reçoivent une décharge électrique qui augmente en intensité proportionnellement aux nombres de mots dépassant les 100. Nous suivons Jean McClellan, docteur en neuroscience, mariée, mère de Steven, l’aîné, de jumeaux et d’une petite fille, qui elle aussi porte un bracelet. Sa vie a changé depuis l’installation de son bracelet mais les hommes de la maison aussi. Steven se fait de plus en plus enrôler par les idées du Parti dit Pur, il se montre particulièrement sexiste avec sa mère, même son mari doit tenir sous clef son ordinateur et Jean doit demander son autorisation pour utiliser le téléphone. Petit à petit les reproches voire le rejet montent en Jean contre son fils qu’elle ne reconnaît plus mais aussi envers son mari qu’elle trouve trop faible et conciliant. Mais voilà que le frère du Président est atteint d’aphasie. Or avant la prise de pouvoir du Parti fondamentaliste, Jean travaillait avec Enzo et Lin, sur un remède contre l’aphasie, appelé le remède de Wernicke. On lui offre donc la possibilité de finaliser ses études en échange du retrait temporaire du bracelet.

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