« Pour solde de tout compte » Elizabeth GEORGE.


Je trouve enfin un peu de temps et d’énergie pour rédiger ma chronique sur le tome 5 de la série Linley et Havers d’Elizabeth George. Dans le cadre du challenge Linley et Havers que j’ai lancé au début du mois, je continue donc ma lecture de cette série avec beaucoup d’enthousiasme d’autant que quelques-unes d’entre vous m’ont rejointe et j’en suis ravie.

Après le tome 4 qui opérait un retour en arrière dans la vie des personnages récurrents (Linley, Lady Helen, Saint-James et Déborah), nous reprenons ici le fil de la chronologie. L’intrigue se déroule à Cambridge, dans les très sélectes collèges anglais. Elena Weaver, étudiante et fille d’un des prometteurs professeurs de l’université, part faire son jogging alors que tout dort encore sur le vaste campus. Il fait froid et le fameux brouillard anglais est de la partie. Sa course la mène dans le bois de Robinson Crusoé, mais en haut d’une côte elle trébuche et, alors qu’elle se relève, reçoit un coup au visage, puis un second avant de s’écrouler. Son corps est retrouvé quelques temps plus tard par Sarah Gordon, une artiste peintre. Linley et Havers sont dépêchés sur les lieux pour faire la lumière sur ce crime.

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« Une douce vengeance » Elizabeth GEORGE (T.4)


Ce quatrième tome de la série « Havers et Linley » a tout d’un premier tome, et sans doute serait-il judicieux de débuter la série par ce tome-ci plutôt que par Enquête dans le brouillard. Car on y fait la connaissance des principaux protagonistes et il permet d’éclaircir beaucoup de choses sur leurs relations. Effectivement, on y retrouve Tommy Linley, Saint-James, Déborah, mais quelques années avant les intrigues des trois premiers tomes. Linley est à Yard depuis 10 ans, il ne travaille pas encore avec Barbara Havers (que l’on croise cependant), Déborah a 21 ans et revient des Etats-Unis où elle a passé trois ans à étudier la photographie et à se faire une réputation de professionnelle. Lady Helen est aussi de la partie et travaille avec Saint-James. Ce retour est douloureux pour Saint-James : Linley et Deborah sont désormais en couple. Parallèlement à cette intrigue centrale (qui est celle de la série finalement), on fait aussi la connaissance de la sœur de Saint-James, Sidney, en couple avec Justin Brooke, mais aussi du frère de Linley, Peter, junky délabré, lui-même en couple avec Sacha encore plus accro à la drogue. Tout ce petit monde va se retrouver en Cornouailles dans la demeure des Asherton pour les fiançailles de Tommy et Deb. Mais bien évidemment les choses ne vont pas se passer comme prévu.

Tout commence par le meurtre de Mick, journaliste local, marié à Nancy, fille de l’intendant du domaine, John Penellin. L’homme est retrouvé dans son cottage, mort et émasculé. Le père de Nancy est rapidement arrêté : il détestait Mick, coureur de jupons invétéré rendant sa fille malheureuse. Il a été aperçu au cottage et on a entendu une forte dispute. Mais Linley et Saint-James ne sont pas totalement convaincus et vont se lancer dans l’enquête.

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« Cérémonies barbares » Elizabeth GEORGE


J’ai découvert la série d’Elizabeth George, Linley et Havers, cet été (Une avalanche de conséquences) et depuis j’ai décidé de lire toute la série. J’ai donc tout repris depuis le début depuis novembre (Enquête dans le brouillard et Le Lieu du crime). Le but étant de lire au moins un tome par mois et, croyez-moi, je me retiens pour ne pas les enchaîner à la suite. Pour Janvier, j’ai donc lu le tome 3 : Cérémonies barbares. L’intrigue se situe dans un collège de Bredgar, un collège typiquement anglais, rassemblant la jeunesse dorée d’Angleterre. Un ancien camarade d’Eton, Mr Corntel, aujourd’hui professeur principal d’anglais et chef de maison, vient trouver Linley : un jeune garçon, Matthew Whateley a disparu du collège depuis trois jours. On opte d’abord pour une fugue, mais le jeune garçon est finalement retrouvé nu et mort à quelques kilomètres du collège. Havers et Linley se rendent donc à Bredgar pour mener l’enquête.

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« Chambre 2 » Julie BONNIE.


Chambre 2 est un roman qui est dans ma PAL depuis quelques années. J’avais du mal à le sortir à cause de son sujet qui me touche personnellement, mais parallèlement je savais qu’il allait me plaire, il me fallait juste le bon moment pour lui faire prendre l’air. Pourquoi me suis-je enfin décidée, je ne sais pas trop, juste que je me sentais prête.

Béatrice est auxiliaire de puériculture dans un hôpital au service maternité. Tous les jours, elles enchaînent les chambres par numéro et chaque chambre renferme une femme qui vient d’accoucher, mais chaque femme vit cette naissance différemment : la joie côtoie le drame. Alternativement, un chapitre sur deux, on découvre aussi le passé de Béatrice. Danseuse dans un groupe, elle était en plein accord avec son corps, dansant presque nue. Très vite s’établit un lien entre son passé et son présent, dans ce rôle qu’elle endosse, pour être normale, mais dans lequel elle se sent à l’étroit car elle ne peut s’empêcher d’être empathique avec les femmes qu’elle visite. Incapable de se lier avec ses collègues dont le discours est creux et parfois tellement loin de ce qu’elle ressent pour les patientes, elle n’ose cependant faire valoir son opinion.

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« VOX » Christina DALCHER.


Vox est un roman que j’avais repéré à sa sortie en librairie et dont j’attendais patiemment la sortie en poche. J’avais lu plusieurs avis très positifs et l’allusion à la Servante écarlate ne pouvait que confirmer mon envie de le lire.

L’intrigue se situe donc aux Etats Unis et plus précisément à Washington. Le Parti Fondamentaliste a pris le pouvoir et petit à petit a instauré des lois contre les femmes : perte de leur travail, de leur salaire donc, et surtout mise en place d’un compteur de mots attaché à leur poignet. Les femmes sont contraintes au silence ou plutôt n’ont droit qu’à 100 mots par jour. Si elles dépassent le quota, elles reçoivent une décharge électrique qui augmente en intensité proportionnellement aux nombres de mots dépassant les 100. Nous suivons Jean McClellan, docteur en neuroscience, mariée, mère de Steven, l’aîné, de jumeaux et d’une petite fille, qui elle aussi porte un bracelet. Sa vie a changé depuis l’installation de son bracelet mais les hommes de la maison aussi. Steven se fait de plus en plus enrôler par les idées du Parti dit Pur, il se montre particulièrement sexiste avec sa mère, même son mari doit tenir sous clef son ordinateur et Jean doit demander son autorisation pour utiliser le téléphone. Petit à petit les reproches voire le rejet montent en Jean contre son fils qu’elle ne reconnaît plus mais aussi envers son mari qu’elle trouve trop faible et conciliant. Mais voilà que le frère du Président est atteint d’aphasie. Or avant la prise de pouvoir du Parti fondamentaliste, Jean travaillait avec Enzo et Lin, sur un remède contre l’aphasie, appelé le remède de Wernicke. On lui offre donc la possibilité de finaliser ses études en échange du retrait temporaire du bracelet.

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« Le Lieu du crime » Elizabeth GEORGE.


Le Lieu du crime est le deuxième tome de la série « Thomas Linley et Barbara Havers » d’Elizabeth George. La série comporte à ce jour vingt tomes parus en poche. J’ai lu le 18e cet été et, sur le conseil d’une amie j’ai entrepris de lire la série dans l’ordre depuis le mois dernier. J’ai d’ailleurs bien envie de me lancer un petit challenge : lire toute la série ! Le troisième tome est déjà dans ma PAL. Je ne sais pas combien de temps cela me prendra, on verra bien.

Donc pour ce deuxième tome, Linley et Barbara sont envoyés en Ecosse. Ce duo d’inspecteurs sont aux antipodes : Linley, ancien étudiant d’Ethon, huitième comte d’Asherton, appartient à bonne société anglaise, tandis que le sergent Barbara est issue d’un milieu populaire. Ce choc des cultures est d’ailleurs un élément essentiel de leur relation, Barbara étant souvent très critique envers le milieu huppé et chic de Thomas. Aux deux inspecteurs viennent s’ajouter un couple d’amis de Thomas : Simon Saint-James, scientifique indépendant, et sa femme Déborah, ainsi que Lady Helen Clyde dont Thomas est amoureux. Tous vont donc se retrouver à Westerbrae pour enquêter sur la mort de la dramaturge Joy Sinclair égorgée pendant son sommeil après une répétition houleuse de sa nouvelle pièce. Comédiens, comédiennes, gérant du théâtre où devait être représentée la pièce sont présents dans l’hôtel de Francesca Gerrard. Une grande partie du roman se déroule donc en huis clos. La troupe au grand complet donc, mais également Lady Helen, ce qui surprend Thomas.

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« Une avalanche de conséquences » Elizabeth GEORGE – Le Mois Anglais


Première découverte pour moi des romans d’Elizabeth George. Comme je ne fais jamais comme tout le monde, je commence par le tome 18 de la série mettant en scène les inspecteurs Thomas Linley et Barbara Havers. Mais qu’à cela ne tienne, j’ai découvert dans ma PAL abyssale que j’avais les trois premiers tomes, je vais donc pouvoir me rattraper. Alors Elizabeth George est américaine, mais, un peu comme Kate Morton, elle est diplômée de littérature anglaise et ça se sent. Aussi l’intrigue de ce roman se situe-t-elle entre Londres et le Dorset. Les deux inspecteurs appartiennent évidemment à Scotland Yard, sinon c’est moins drôle.

Toute la première partie du roman (jusqu’à la page 176 pour être exacte, sur 758), l’intrigue s’axe sur les membres de la famille Goldcare : les fils, William et Charlie, la mère, Caroline, son mari (mais non le père des garçons), Alestair et les copines des fils : Lily et Inda. Très vite, on voit que la mère Caroline est au centre de cette famille : mère possessive, désagréable, blessante (notamment avec ses futures belles-filles et son mari) et souvent insultante. Les fils semblent dépendants d’elle et notamment William qui fait des crises de logorrhées. Tout s’emballe quand ce dernier se jette du haut d’une falaise du Dorset. Parallèlement à cette famille, on fait rapidement la connaissance de Clare Abbott, féministe et écrivain dont Caroline est une sorte de secrétaire, et de son éditrice Rory. Mais, lors d’une campagne de dédicaces Clare est retrouvée morte dans sa chambre d’hôtel. Interviennent alors Linley et Havers.

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« La Nuit des temps » René BARJAVEL.


Barjavel est un auteur que l’on découvre à l’adolescence, et ce fut effectivement mon cas. Je me souviens avoir lu Ravage et d’ailleurs il y a eu avec mon livre une histoire de hasard comme on les aime. Je l’avais revendu quelque temps après ma lecture chez GJ. En première année de fac, je patientais dans un couloir avant de passer un oral de littérature. A côté de moi, une amie de ma classe lisait Ravage, je lui dis que je venais de la vendre, elle me passe son exemplaire et je le reconnais, c’était le mien, j’avais utilisé un effaceur pour le rendre anonyme mais on devinait encore mon nom. J’ai adoré le retrouver et savoir qu’il était entre de bonnes mains. Pour La Nuit des temps, mon souvenir de lecture était plus flou, je n’étais plus très sûre de l’avoir lu quand je l’ai commencé, et puis, quelques images me sont revenues en tournant les pages, c’était assez étrange comme sensation, comme retrouver un ami perdu de vue depuis l’enfance, j’en reconnaissais quelques traits, quelques expressions…

L’intrigue se situe dans un temps indéfini qui pourrait être le nôtre. Une équipe de scientifiques français est en expédition dans l’antarctique et capte un signal à plus de neuf cents mètres sous la glace. Tous les experts du monde se joignent alors à l’équipe française pour mettre leurs efforts en commun et creuser la glace. Ils tombent alors sur une sphère d’où est émis le signal. Les fouilles se poursuivent et ils finissent par découvrir un couple endormi, cryogénisé… depuis 900 000 ans ! C’est la stupeur chez les scientifiques.

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Bilan mensuel de lecture : Janvier 2019.


Il y a une dizaine de jours, j’écrivais une chronique annonçant ma résolution de l’année : Trouver du temps pour lire. Ce bilan va me permettre de voir si, dès le premier mois de l’année, j’y suis parvenu. Trois week-end de suite, je me suis installée dans mon canapé pour lire, en plus de ma lecture du matin. En semaine, j’ai été moins régulière, parvenant difficilement à mettre en place ma « routine » de lire une heure à partir de 18h30. Voire pas parvenu de tout, notamment cette semaine. Mais je ne renonce pas. Je sais qu’il va me falloir un peu de temps pour que cela devienne une habitude.

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« Victor Hugo vient de mourir » Judith PERRIGON


Je savais que Victor Hugo avait eu des obsèques nationales, je savais qu’une foule immense, incroyable, avait suivi le cortège, j’avais même vu des images, donc quand j’ai découvert ce roman racontant précisément ses funérailles j’ai eu envie d’en savoir plus. Judith Perrigon se propose donc de décrire dans le détail et en s’appuyant sur des documents historiques, à la fois les derniers jours de Victor Hugo, les préparatifs des obsèques jusqu’au Panthéon (ou plutôt jusqu’à l’église Sainte Geneviève débarrassée de ses signes religieux pour complaire aux volontés de Victor Hugo d’un enterrement civil) et le jour J. L’aspect romanesque est peu développé, et c’est tant mieux, j’avais un peu peur d’une hagiographie du grand homme. Il n’en est rien, le style est clair et présente les faits comme ils se sont déroulés même si certains personnages sont inventés, ils incarnent les différents partis qui se sont affrontés durant ces quelques jours.

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