Bilan mensuel de lecture : Juin 2013


Le mois de juin fut sous l’égide du Mois Anglais auquel j’ai fait quelques infidélités, je l’avoue. Voilà pourquoi vous avez droit, encore aujourd’hui, à un bilan. Pour voir mon bilan sur le Mois Anglais, il vous suffit de cliquer sur le lien, je reprendrai cependant ici mes lectures anglaises.

Juin fut donc plus mouvementé que prévu. En effet, je m’étais fait un joli petit planning de lectures anglaises, mais c’était sans compter ma sélection comme jury du Prix du Roman Fnac 2013. Bien que très heureuse de participer à ce prix littéraire, cette sélection a bouleversé mes plans. Je me suis donc retrouvée avec 5 romans à lire en trois semaines : je vous laisse imaginer. Malheureusement je ne peux pas encore vous parler de ces romans, je suis tenue au secret professionnel (hum!), mes billets (encore faudrait-il que je commence à les écrire) seront publiés au moment de la sortie en librairie des dits romans, soit fin août début septembre. Mais bon, ils font cependant parti de ce bilan !

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Muffins au Cottage Cheese – Mois Anglais


cottage cheeseAprès les scones qui se dévorent avec un bon thé et de la marmelade, voici des Muffins, autre spécialité anglaise. Cette recette vient  d’un livre anglais (acheté à London même) que possède ma mère. Les unités de mesure étaient donc anglaises mais ont été converties en unités de mesure françaises grâce à l’aide d’une étudiante américaine que ma mère hébergeait.

Ces muffins moelleux et doux pourront être accompagnés d’une belle salade verte ou de tout autres crudités. Ils seront également parfaits pour un pique-nique.

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« Coup de foudre à Austenland » Shannon HALE


Hale AustenlandJ’attendais avec impatience la parution de ce roman qui apparaissait comme une austenrie réussie et sur lequel j’avais lu des avis assez favorables. J’ai eu la chance qu’il me soit proposé par les Editions Charleston, je me lançais donc dans la lecture avec plaisir, mais j’ai assez vite déchanté.

Jane Hayes est une New-Yorkaise moderne. Citadine, engagée dans son travail, elle multiplie pourtant les échecs amoureux. Bien qu’ayant eu plusieurs histoires d’amour, aucune n’a su la combler car elle court après un image idéalisée de l’homme : Colin Firth dans le rôle de Mr. Darcy. Elle se passe et se repasse l’adaptation d’Orgueil et préjugés par le BBC, comme on se fait des shoots de drogue. Honteuse (je ne vois pas vraiment pourquoi!), elle cache son DVD dans une plante verte (????). Sa tante décède et lui offre en héritage un séjour en Angleterre, à Pembrook Park, dans un lieu très étrange qui reconstitue l’ambiance des romans de Jane Austen, lieu dans lequel les vacanciers doivent vivre selon les codes de l’Angleterre de la fin du XVIIIème siècle. Ce petit séjour a pour but de la soigner de son addiction, de la confronter à son obsession.

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« Slinding doors » / « Pile et face » (Film)


Popile et faceur cette nouvelle participation au Mois Anglais, j’ai eu envie de vous parler d’un de mes films cultes, un film doudou que je me plais à revoir encore et encore.

Je l’avais découvert à sa sortie en 1998, je l’ai depuis acheté en DVD. A l’époque, comme beaucoup je crois, j’étais assez fan de Gwyneth Paltrow (n’est-ce pas Violette), mais aussi, depuis 4 mariages et un enterrement, j’avais un gros faible pour John Hannah. Enfin, il s’agit d’une comédie romantique se déroulant à Londres, dans les quartiers branchés de Londres.

Tout commence par un métro loupé ou pris de justesse.

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« Emma » Jane AUSTEN


austen emmaJe n’avais plus lu Jane Austen depuis septembre 2010, sans doute parce qu’il me restait seulement deux de ses romans à lire (Emma donc et Mansfield Park) et que cela était un peu triste de me dire qu’après ces deux dernières lecture,s je n’aurais plus de romans de Jane Austen à découvrir. Mais il fallait bien un jour que je m’y remette et c’est le Mois Anglais ainsi que le projet d’une LC avec ma copine Estellecalim qui m’a convaincue que j’étais prête.

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« Toute passion abolie » Vita Sackville-West (Mois Anglais)


Depuis longtemps je voulais découvrir cette auteure, amie de Virginia Woolf, et dont l’oeuvre est de plus en plus rééditée ces derniers temps. J’ai donc profité du Mois Anglais, pour sortir de ma PAL ce roman dont on m’avait dit le plus grand bien.

Le roman s’ouvre sur l’annonce du décès de Henry Holland, comte de Slane, qui fut, entre autre, vice-roi aux Indes. Tous ses enfants sont réunis dans le salon, et discutent de l’avenir de leur mère, lady Slane, belle octogénaire, qui a dévoué sa vie à la carrière de son mari et à ses enfants. Que va devenir cette femme ? comment va-t-elle vivre avec le maigre héritage laissé par son mari ? Mais ce que ne savent pas ses enfants, est que lady Slane a bien l’intention de finir sa vie au calme, de ne penser qu’à elle.

Lady Slane est-elle une vieille femme indigne ? En prenant en main son destin à l’âge de 80 ans, elle rompt avec son rôle d’épouse et de mère modèles. A l’âge où toutes les passions sont abolies, elle veut vivre pour elle, s’entourer de gens qu’elle aura choisis, s’éloigner de ses enfants, petits-enfants et arrières-petits-enfants, trop turbulents et fatigants.

Ce roman est à la fois une réflexion sur la vieillesse, mais plus encore sur la vie que l’on ne s’est pas vraiment choisie, et qui nous a emmené dans une spirale de laquelle on n’a pas su s’extirper.

Divisé en 3 parties, ce roman revient sur le passé de lady Slane, sur ses aspirations artistiques qu’elle a dues mettre au placard, et sur ce constat paradoxal d’avoir vécu une vie faite de voyages, de rencontres, et la déception de n’avoir pas été celle qu’elle aurait aimé être. Durant cette retraite, lady Slane fera la connaissance de trois hommes : son propriétaire, un ouvrier et un collectionneur atypique, Mr. FitzGeorge. Partageant sa vie depuis son mariage avec Genoux, sa gouvernante française, lady Slane goûte un peu de paix avant le grand saut.

Qu’ils semblaient loin, ces jours autrefois vécus dans la violence des passions excessives et brûlantes, où le coeur semblait prêt à se briser sous l’assaut de désirs complexes et contradictoires ! Le paysage était désormais monochrone, les traits identiques, les couleurs effacées, les paroles toutes abolies. (p.86)

La plume ironique de Vita Sackville-West évite tout pathos inutile, et crée un rythme de lecture joyeux malgré le sujet qui peut paraître sombre. Dans sa petite maison, lady Slane boit le thé, lit, se promène, et laisse venir la mort avec une certaine sérénité. Mais peut-on vraiment s’isoler du monde, quand on a eu, toute sa vie, une position sociale de premier plan ?

Lady Slane incarne sans doute la fin d’un monde, celui des colonies anglaises. Peu conciliante envers ses enfants qui apparaissent tous sous un jour peu flatteur, lady Slane fait le deuil de sa vie passée. Seule la toute nouvelle génération, moins engluée dans les convenances, parviendra-t-elle peut-être à vivre la vie qu’elle aura souhaitée.

J’ai accompagné avec plaisir cette vieille femme, encore belle, mince et distinguée dans la dernière année de sa vie, j’ai aimé son ironie, sa vie lovée dans une campagne anglaise au coeur d’une petite maison pleine de charme et de raffinement. Ce fut donc une belle découverte, qui m’a fait commencer l’année agréablement.

Ce roman a éveillé aussi mon intérêt pour l’auteure, et il est fort possible que je lise d’autres de ses romans, et pourquoi une biographie.

Roman lu dans le cadre du Mois Anglais, et du Challenge God save the Livre.