» Le sang des dauphins noirs » d’Elena Sender

Il y a un an et demi, j’avais lu avec plaisir le premier thriller d’Elena Sender, Intrusion (aujourd’hui dispo en poche), j’avais trouvé l’intrigue bien ficelée, le style efficace. Quand les éditions XO m’ont proposé de lire ce deuxième roman, j’ai donc accepté avec joie. C’est toujours intéressant de suivre l’évolution d’un auteur. Dans Le sang des dauphins noirs, Elena Sender nous entraîne à Copenhague. Là, Rachel vit avec son fils atteint d’une maladie contractée pendant la grossesse et qui touche la moelle épinière, le condamnant à un fauteuil roulant. Très engagée dans une ONG préservant, notamment, les dauphins, elle est victime d’un attentat, dans lequel deux de ces amis sont également touchés.

Le roman, très marqué par l’engagement écologique, axe donc son intrigue sur la lutte de l’ONG contre une grande multinationale prête à tout pour étendre son pouvoir. A cela vient s’adjoindre une intrigue secondaire, plus personnelle, touchant la vie privée de Rachel : l’abandon du père de l’enfant, la culpabilité de la grand-mère, son emprise sur l’enfant et bien sûr le lien fort qui unie Rachel à son fils, ainsi que sa volonté de faire la lumière sur les raisons de la maladie de son fils. Tout cela se marie assez bien, et l’on comprend assez vite que les deux intrigues vont finir par se mêler pour n’en former qu’une.

Si j’ai lu ce roman assez facilement et rapidement entre deux baignades, j’ai cependant été moins enthousiaste que pour le précédent. J’ai effectivement trouvé la mise en place de l’intrigue un peu longuette, et plusieurs descriptions des faits et gestes banals de Rachel m’ont semblé superflues, voire irritantes. La ville de Copenhague est décrite avec un manque de recul. En effet, cette ville m’est apparue comme un simple décor vaguement exotique, et non vivante, et finalement le fait que l’intrigue se déroule à Copenhague ou à Paris ou New-York ou je ne sais où n’apporte pas grand chose. J’ai souvent eu l’impression que les descriptions avaient été écrites en suivant le plan de la ville, en y mêlant quelques clichés écolo : le vélo, les immeubles BBC, le tri des déchets… Mais par contre Rachel ne semble pas connaître le BIO et est une adepte du micro-onde, ce qui jure un peu dans le tableau.

Pour ce qui est du style, je l’ai trouvé aussi, et par conséquent, moins percutant, moins efficace.

Pourtant, il serait faux de dire que je n’ai pas aimé ce roman, puisque, finalement, malgré ces remarques, je l’ai fini, et me suis intéressée au destin de Rachel et de son petit garçon. Si certains choix narratifs m’ont un peu déçus (mais cela peut varier en fonction des lecteurs), un dernier rebondissement montre cependant qu’Elena Sender possède un certain don dans l’écriture des thrillers. J’aurais juste aimé être davantage emportée.

Il y a incontestablement plusieurs maladresses dans ce roman-ci, mais entre le bien et le moins bien, la balance est assez équilibrée ce qui fait que l’on passe un bon moment de lecture malgré tout.

Merci aux éditions XO.

Roman lu dans le cadre du Challenge Animaux du Monde.

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15 Commentaires

  1. On me l’avait proposé mais je n’ai pas donné suite parce qu’avec le recul, je ne me rappelle plus très bien « Intrusion » (ce qui chez moi est mauvais signe) et puis (je sais que c’est un détail mais bon) parce que la couverture est vraiment hideuse…Et l’oubli de la majuscule dans le titre, arghhhhh

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    • Je me souvenais bien d’Intrusion j’avais bien aimé. La majuscule ! figure-toi que je n’avais même pas tilté 😦

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  2. Comme Cynthia, j’ai décliné ce roman mais je n’avais pas lu le premier. Je n’ai rien raté à ce que je vois.

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  3. Merci pour ta participation.
    Etant donné une superbe MEAL (je reprends l’acronyme à mon compte), je passe mon tour.

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  4. Tiens, j’ai vu Intrusion sur un blog cette semaine alors je l’ai noté et sur Libfly, j’ai repéré cet autre roman mais je ne l’avais pas noté.

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  5. mouais, pas convaincue, je passe (et je n’aime pas la couverture !)

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  6. Je vais juste noter le premier dans ce cas.

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  7. je te promets, Copenhague est une ville vivante !!!!

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à vous....

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