Après avoir traîné une semaine pour lire les 255 premières pages, j’ai lu les 238 pages restantes entre hier et ce matin, et pourtant je crains que mon avis sur ce dernier roman de Douglas Kennedy ne soit pas très positif. Pourtant j’étais plutôt bien disposée : un parallèle avec un roman qui m’avait plu, Le Poursuite du bonheur, une rencontre dédicace avec l’auteur le week-end dernier… oui j’étais bien disposée, un début assez encourageant… et puis….
Thomas Nesbitt, américain, écrivain du voyage, est amené à revenir sur son passé, après la réception d’une grosse enveloppe venant de Berlin. Lorsqu’il avait une vingtaine d’années, il a passé une année à Berlin au temps du Mur, du règne de la Stasi en RDA. Là il a fait la connaissance de Petra, une Allemande, traductrice, passée à l’Ouest. Entre eux c’est l’amour fou. Dans cette ambiance de Guerre Froide, leur histoire va se mêler à l’Histoire avec un H majuscule.
Dans La Poursuite du bonheur, Douglas Kennedy faisait revivre le maccarthysme aux Etats-Unis, dans ce roman-ci, il place un Américain au cœur de l’Allemagne, celle de l’Ouest et celle de l’Est. Effectivement les sujets sont proches, puisque liés par le communisme, et l’opposition entre Est et Ouest. Aussi les descriptions de Berlin coupé en deux par un mur infranchissable, l’ambiance sombre et grise de la RDA, le check point Charlie, la suspicion, les menaces et horreurs du régime totalitaire sont bien présents ; mais la RFA, avec ses junkies, ses émigrés turcs, une certaine liberté toutefois contrôlée, ses bars enfumés, cet effet cosmopolite dressent un tableau assez réaliste, et permettent d’ancrer le lecteur dans une ambiance. Toutefois rien de bien original dans ces descriptions, on est dans le convenu, et j’ai souvent pensé, par comparaison, au film de Wim Wenders Les Ailes du désir, ou à Good bye Lenin ! , deux films qui, avec originalité et précision montraient, l’un, Berlin avant la chute du mur, l’autre après. Ce qui manque à l’évocation de Kennedy, c’est une vision originale et non caricaturale de cette époque.
Thomas est un jeune homme gentil, quelque peu naïf, très américain, et Kennedy, à travers le personnage du peintre junkie qui partage l’appartement avec Thomas à Berlin, Alestair Fitzsimons-Ross, semble être la voix ironique de l’auteur sur sa vision des américains, plus précisément sur les New-Yorkais : la propreté, le rangement, l’organisation, l’enthousiasme, le sentiment de liberté exacerbée. Au début du roman du moins, j’ai aimé ce ton quelque peu moqueur. Voilà à peu près les quelques points qui m’ont intéressée dans ce roman. Malheureusement les points négatifs sont beaucoup plus nombreux.
Le point noir essentiel de ce roman se résume en un mot : mièvrerie. Car oui Thomas et Petra s’aiment, sont irrésistiblement attirés l’un vers l’autre, mais force est de constater que Douglas Kennedy ne sait pas raconter le bonheur. Tout cela dégouline de bons sentiments et d’effusion à tel point que j’avais l’impression, par moment, de lire un bon vieil Harlequin ! petit extrait de dialogues pour vous donner une idée, attention c’est du lourd :
- Ce qui fera plus de cinquante ans à dormir dans mes bras. C’est beau.
- Je t’aime, Thomas.
- Je t’aime Petra. (p.215)
Et attention le meilleur :
- Et merci à toi.
- De Quoi ?
- D’être toi. (p.221)
Au secours !!!! Comment peut-on encore écrire ce genre de dialogues ? comment ne pas se rendre compte de la platitude de tels dialogues? Certes le bonheur amoureux, l’extase sexuelle ne sont pas aisés à rendre compte, mais on peut quand même éviter ce genre de phrases toutes faites. A ces dialogues insipides, viennent s’ajouter des informations hautement intéressantes et que la littérature a depuis longtemps évacué devant l’inutilité de la chose, seuls les romans Harlequin continuent à nous décrire les vêtements des personnages ! Quel intérêt que Petra porte un jean et une chemise blanche, que Thomas enfile son pull et son blouson en cuir ?
C’était Petra, en jean et tee-shirt blanc sous un épais cardigan marron et une veste en tweed. (p.201) et la couleur de ses chaussettes ????
Mais cela pourrait relever du détail si d’autres points ne venaient renforcer l’impression négative. Dans ses autres romans, et je pense notamment à Une relation dangereuse, la relation idéale du couple, voire fleur bleue avait une justification romanesque, puisqu’elle était un écran de fumée pour mieux faire basculer l’héroïne dans un piège et par là même le lecteur. Mais ici rien de tout ça ! j’ai monté des scénarios qui auraient pu justifier un tel coup de foudre, je n’arrivais pas à me dire que cette vision clichée de l’amour passion ne pouvait pas déboucher sur une révélation, un coup de théâtre ! ben non, rien ! tout cela pour rien, ou du moins rien d’exceptionnel, que de l’attendu ! Avec une morale, une “thèse” qui relève là aussi du cliché : il faut savoir saisir l’instant qui se présente ! Certes ! Autant de pages, et de remplissage pour en arriver là, c’est-à-dire à cette constatation qu’il ne faut pas laisser passer sa chance ! Mais si une thèse peut être une évidence, la façon de la traiter peut donner soit un chef-d’œuvre soit un roman raté !
Je vous passerai (car je sens bien que mon billet commence à devenir un peu trop long) sur l’accumulation de pages sur le jogging de Thomas, sur des scènes répétitives, pour en venir aux dernières pages qui tiennent un peu plus le coup mais reposent sur un mélo un peu trop prononcé et qui a tendance à émouvoir un peu malgré nous.
Ce roman est donc une déception, loin de mes attentes, et de mes espoirs, trop de maladresses dans le style, une intrigue trop attendue. Pour faire référence à mon échange avec Douglas Kennedy samedi dernier, je conseillerais à Douglas de se remettre à fumer !
Pour nuancer un peu mon propos vous pouvez lire les avis de Mango et Malou, ou pour le conforter celui de Choco !
Merci à Madame Charlotte et à travers elle, feue et regrettée Bibliofolie, ainsi qu’aux Editions Belfond pour m’avoir permis de lire ce roman !
Vous pouvez visiter la page Facebook des fans français un concours est proposé pour gagner un exemplaire du roman !


C’est “marrant”, j’avais détesté dans le seul Kennedy que j’ai lu le fait qu’il décrive en long et en large les vêtements de ses personnages, je crois même que j’en avais parlé dans ma critique, mais j’ai réalisé avec d’autres livres que c’était assez anglosaxon comme habitude, ça passe peut être bien mieux en anglais qu’en français, moi je déteste en tout cas.
Bon j’étais déjà pas fan du monsieur donc, je reste sur mes positions !
que le personnage porte un pull bleu, vert ou marron franchement je ne vois pas l’intérêt, et je trouve que ça relève qu’un style vieillot et facile ! dans ses autres romans je ne me souviens pas de ces notations !
J’ai été relire mon avis sur Quitter le monde et voilà ce que j’avais écrit : “mais pourquoi Kennedy décrit-il systématiquement les fringues et en détail de chaque personne rencontrée dans le livre – et il y en a beaucoup – ça m’a tout simplement exaspérée”
et pourtant, je l’ai lu en anglais…. (donc, ça passait déjà très mal)
Je me demande si ce n’est pas une façon de remplir l’inconsistance des personnages ! en décrivant leurs vêtements il a peut-être l’impression de les rendre plus vivants, or l’habit ne fait pas le moine, oui c’est facile
!! car l’aspect psy n’est pas non plus des plus poussés, et ça me fait penser que j’ai oublié d’en parler dans mon billet, mais il aurait fallu révéler certains points, bah tant pis ! En plus “quitter le monde” était assez mauvais je crois, j’avais entendu le Masque et la Plume en parler et c’était pas très flatteur !
Ah je vois … Le côté bluette ne me tente pas du tout. Zut, Kennedy se met à écrire du rose en vieillissant …
le côté bluette quand c’est bien fait ça peut être sympa, le problème ici c’est qu’il nous ressert des clichés éculés dans un style qui l’est tout autant ! j’ai cru comprendre que c’était un roman personnel, donc il y a peut-être un manque de distance nécessaire pour faire d’un fait vécu un intrigue romanesque !
“Merci à toi d’être toi” alors ça, c’est une boutade qu’on se lance entre amis… la voir dans un roman, c’est… navrant ? Pour l’auteur ou le lecteur ??
Je ne note pas du coup ! Et ça c’est une bonne chose !
mais oui ! mon copain et moi on plaisante souvent avec cette expression, c’est ça qui est fou !! ou navrant comme tu le dis !
et hop un livre en moins
Pfiou les extraits sont décourageants ^^ De toute façon, Douglas Kennedy ne me tentait déjà pas au départ
J’en ai lu 5 en tout : 2 bien, 1 moyen et 2 pas bien ! il me reste “les charmes de la vie conjugale” (en LC fin du mois!), je croise les doigts !
Maintenant que j’ai lu ton billet, moi aussi je croise les doigts! J’espère que Les charmes de la vie conjugale sera un bon cru!
je crois oui que c’est un bon cru “les charmes….” sa lecture nous en dira plus long
!!! deux Kennedy dans le même mois j’espère que ça ne fera pas trop
Ah non alors.. au final ça me donne moins envie de le lire ahah
Le seul roman que j’ai lu de lui était Cul de Sac, et c’était franchement pas mal mais dans un tout autre registre
Je n’ai pas lu “Cul sac” c’est plus un policier, mon homme l’a dans sa biblio, il faudrait que je tente !
J’adore comme ton billet commence doucement et se lâche de plus en plus, tu m’as bien fait rire. En tout cas tu confirmes ce que je pensais de ce livre et je suis obligée de l’acheter pour ma bibliothèque alors que j’ai un budget riquiqui et qu’il y a tellement mieux ! Mais bon si je n’ai pas les derniers auteurs médiatisés, rien ne va plus pour le public… :/
je suis vraiment déçue parce que je pense qu’il aurait pu en faire quelque chose de beaucoup mieux, mais l’impression qu’il a choisi la facilité et ça passe pas ! contente de t’avoir faire rire
!
Des longueurs dans ce roman, c’est certain. Les seuls moments qui m’ont vraiment plu sont ceux évoquant la vie à Berlin-Est, avec le mur et tous les problèmes autour mais les dialogues trop longs ont bien modéré mon plaisir de lecture.
Comme je l’ai dit aussi l’ambiance allemande est bien rendue, mais l’intrigue et la construction ne tiennent pas pour moi ! toute la première partie (avant la révélation) est beaucoup trop longue et répétitive ! je m’attendais à mieux !
J’étais toute contente d’apprendre que j’allais recevoir ce livre en partenariat. Eh bien je dois avouer que ton billet m’a bien refroidie … Enfin bon, on verra bien !
D’autres blogueuses ont aimé, ce n’est que mon avis
! j’espère qu’il te plaira plus qu’à moi ! bonne lecture !
C’est dommage que ce livre ait été décevant… Pour l’instant, je n’ai lu de lui que “Cul de sac” et “La poursuite du bonheur” qui, bien que dans des registres très différents, m’avaient tous les deux bien plu… J’ai l’impression que Douglas Kennedy excelle mieux dans son écriture quand ses personnages principaux sont féminins… C’est d’ailleurs ce que j’avais pensé de “La Poursuite…”. Il y fait un portrait de femme aussi délicieux que surprenant en la personne de Sara… Bref! J’ai deux autres Kennedy dans ma P.A.L que je comptais bien ressortir pour le S.T.A.R, on verra bien!
Je n’ai pas lu “Cul de sac” et j’avais beaucoup aimé “la poursuite du bonheur”, il y avait une vraie intrigue. Ce que tu dis de ses personnages n’est sans doute pas faux, car c’est vrai que la fin du roman qui donne la parole à Petra m’a plus davantage, mais la psychologie des personnages restent quand même un peu superficielle dans ce roman-ci !
Bah zut alors ! Je l’attends aussi via Babélio (ils m’ont oubliée je crois) mais je pensais qu’il allait se “racheter” de Quitter le monde que j’avais trouvé très très moyen ! En fait je n’ai vraiment aimé que Cul-de-sac et La Poursuite du bonheur. Il est bien meilleur dans le malheur que la béatitude amoureuse notre Douggy ! Il est toujours bien documenté côté pays où se déroule l’action mais la romance mièvre m’agace aussi au plus haut point ! Je crois que je ne vais pas relancer Babélio !
L’éditeur et même Douglas (Douggy j’adore!), rapprochent ce roman-ci de la Poursuite en disant si vous avez la Poursuite vous aimerez celui-là, et ben non ! j’ai beaucoup aimé la Poursuite mais, si ce n’est la transcription de l’Allemagne au temps du mur, l’intrigue et le style sont très inférieurs !
Moi aussi, j’ai apprécié ses premiers romans et je me suis lassée. Celui-ci semblait avoir de bons échos mais tu viens de détruire mes espérances. Pas grave, il y en a tellement d’autres à lire!
j’ai lu sur Babelio des critiques de journaux et je suis ébahie par certaines dont le Figaro qui dit qu’il y a de très bons dialogues (????), à croire qu’ils n’ont pas lu le même livre que moi !
Bon ben, ça y est, tu sais ! ^^
Comme tu n’avais pas encore fini le bouquin hier, je n’osais pas t’en dire plus sur la vacuité de cette histoire ! Ton billet est bien plus précis que le mien sur les défauts de ce roman. Je n’ai pas eu le courage de rechercher des dialogues d’anthologie mais tes exemples sont très illustratifs
J’avais oublié aussi de noter la profusion de détails vestimentaires et autres, totalement inutiles et qui font du remplissage. Enfin bref, contente de voir que tu t’es rangé à mon avis !
J’ai repensé à ce que je te disais hier sur FB, et je me suis trouvée c… ! je pensais vraiment que cette mièvrerie avait un sens caché, que Petra avait été obligée de le séduire pour avoir des infos et qu’elle était finalement tombée amoureuse…. ben même pas ! donc oui je me rallie à ton avis, et je me demande même si finalement je n’ai pas été plus dure que toi dans ce billet
!
Ben non, tu n’étais pas encore arrivée au bout, c’était logique ! Et effectivement, ta thèse aurait pu être bonne ! Sauf que Kennedy a préféré le mélo ^^
Oui, je crois que tu as été plus cassante que moi ! Mais ça n’est pas pour me déplaire !! Il le mérite, à mon avis
Je viens de lire un article sur le roman dans le Figaro (http://www.lefigaro.fr/livres/2011/10/04/03005-20111004ARTFIG00748-kennedy-fait-le-mur.php), il y aurait donc un second degré… moi je veux bien mais ce n’est pas flagrant ! le journaliste parle même de “très bons dialogues” ????!!!! il n’a peut-être pas lu le même roman que nous !
Il pensait peut-être aux échanges quelque peu savoureux entre Alastair et Thomas ?
Cette critique est ambivalente : elle parle à la fois de feuilleton, de clichés, etc… et en même temps du fait qu’on arrive pas à lâcher le bouquin… Mouais…
comme toi j’ai trouvé cette critique peut logique, pour ne pas dire autre chose ! la fin surtout est très paradoxale !
J’ai beaucoup aimé les extraits que tu nous livre ! Effectivement c’est du très lourd
spontanément, je ne serai pas allée vers ce livre car comme tu le dis si bien, de très beaux films (que sont “Les ailes du désir” et “Goodbye Lenin !”) ont parfaitement parlé de cette période… avec sensibilité et retenue… que dire de plus ? Je passe donc sans regret après avoir lu ton avis !
L’évocation de Berlin reste quand même assez intéressante même si elle n’est pas novatrice et originale, mais l’histoire d’amour est trop mélo pour moi !
Bon, merci, je ferai des économies. Peut-être Kenedy ne peut-il se renouveler. Il lui faudrait attendre un peu avant de refaire un autre roman…..
De rien
! c’est toujours bon de faire des économies
De Kennedy Douglas, je n’ai lu que “La femme du Vème” et même si je l’avais lu assez rapidement, cela n’avait pas été le coup de foudre !! Il m’avait fait passer un bon moment et c’était déjà pas mal. Depuis je n’ai pas récidivé avec cet auteur pourtant je dois bien avoir deux titres de cet auteur qui se cachent dans ma PAL. Ce nouveau me tentait bien ; j’avais quelques espoirs mais ton article et les avis des copines les réduisent en cendres !! Il est passé, dimanche, pas très loin de chez moi, au C…..a de Les Clayes sous bois pour des dédicaces mais malheureusement je n’ai pas pu m’y rendre ; j’y aurais bien été par curiosité (pour le voir en vrai).
Pour “la femme du Vème” j’avais entendu de mauvaises critiques et ça ne me disait rien de le lire ! je crois qu’il vaut mieux lire les plus anciens !
Comme il est dit plus haut…tu commences en douceur et tu descend en flèche ensuite…malgré ce que tu m’en avais dit à Rouen (dans la file d’attente même
!), j’attends de voir, malgré tou, je suis tenace !
si le mièvre me gonfle je compte bien investiguer du coté de l’historique de Berlin…et comme j’ai remarqué que ce tu aimais le moins de Kennedy, c’est ce que ma soeur préfère, peut-être que lmoi je serai dans le juste milieu
Je pense que le côté historique pourra te plaire et te feront paraître moins longues les premières pages ! en tout cas j’ai hâte de savoir ce que tu vas en dire !
Mièvrerie ? Je savais bien que cet auteur ne m’attirait pas du tout… ce n’est pas grave, je ne manque pas de lectures !
Je te fais confiance pour ne pas manquer de lecture
!
J’avais beaucoup aimé “à la poursuite du bonheur”‘, je crois que le fond histoirique sur le macarthisme m’avait beaucoup intéressé mais ensuite, je n’ai plus jamais accroché sur ces romans … enfin, j’ai jeté l’éponge bien vite
Moi aussi je garde un très bon souvenir de ce roman, pour l’aspect historique mais aussi pour l’intrigue en elle-même qui était bien fichue ! “Une relation dangereuse” était pas mal non plus !
Mouais, je n’ai lu que “Une relation dangereuse” que j’avais trouvé très téléfilm du dimanche après-midi. Je n’ai jamais eu envie de relire cet auteur.
oui c’est un peu téléfilm mais c’est sympa et comme je le dis juste au-dessus, l’intrigue était pas mal fichue !
Je n’ai jamais lu de livres de cet auteur, mais visiblement il ne faut pas que je commence par celui-là. L’échantillon de dialogue est assez effrayant je l’avoue (la mièvrerie me stresse). Concernant les descriptions de vêtements, je les apprécie quand elles sont bien faites, Anne Perry par exemple en fait de superbes dans ses polars historiques mais c’est vrai que c’est assez rare.
Je te conseille “la poursuite du bonheur” que j’avais beaucoup aimé ! Je pense que les descriptions d’Anne Perry ont une valeur historique aussi et doivent plus approfondies que celles de Kennedy qui ne constituent d’une simple énumération !
Hormis Cul-de-sac que j’ai adoré, je ne suis vraiment pas attirée par les autres romans de cet auteur … et avec ton billet, tu ne risques pas de me faire changer d’avis
j’avais bien aimé”la poursuite du bonheur”, je dois lire pour une LC sur “les charmes discrets de la vie conjugales” j’espère n’être pas déçue !
plus je lis des livres de Douglas, plus je suis déçue…. et pourtant j’ai adoré les premiers que j’ai lu, mais il est long, long, long, il faut toujours comme tu dis, 250 pages pour enfin rentrer dans le sujet, ensuite ça devient intéressant, mais ces autres cotés que tu décris trés bien gâche l’histoire….. c’est fort dommage…….
je ne sais pas si je relirais d’autres livres de cet auteur, mais en tout cas, je ferais attention de passer mon tour sur ce titre !!! ^^
Les débuts sont toujours très longuets je suis d’accord ! c’est dommage car l’aspect Historique est intéressant !
Je n’ai jamais lu Douglas Kennedy. J” ai tendance à le mettre dans le même panier que Marc Levy…
Bref, il était chez Giordano ce matin et il est … perché!
Ah non c’est quand même un peu mieux ! il passe à la grande librairie ce soir !!!
Dommage, c’est pourtant intéressant de mélanger l’Histoire au roman. Ceci dit, je passe volontiers, j’avais trouvé le temps long dans La poursuite du Bonheur.
Oui c’est dommage car l’ambiance Historique était intéressante !
cela fait lontemps que je n’ai plus lu cet auteur !
je passe !
Passez pompons les carillons….
!!!
cela faisait longtemps que je n’avais pas entendu cette chanson !
Alors… comment dire ? Je suis à 100% d’accord avec toi Georgette, alors que jusqu’à présent le petit père Douglas Kennedy ne m’avait pas déçue à part un poil peut être pour La Femme du Vème, que j’estime râté. Mais là, là, ce n’est pas du ratage, non, pour moi c’est du foutage de gueule, je suis furieuse, d’autant plus qu’il est passé à la grande librairie et qu’il a eu une pluie d’éloges… ce bouquin est un ramassis de cucugnetterie cousu de fil blanc, franchement j’ai adoré La poursuite du Bonheur, l’homme qui voulait vivre sa vie, cul de sac et le dernier quitter le monde, pour ce sont de très bons romans populaires, celui ci non, il est plus que nul, du roman de gare de bas étage. c’est tout.
Voilà qui est dit
! ce roman manque de travail, c’est le moins qu’on puisse dire ! pour la Grande Librairie c’est de plus en plus une émission commerciale, et déprimante surtout justement celle où était invité Kennedy ! “la poursuite du bonheur” reste pour l’instant celui que je préfère, pour “l’homme qui voulait vivre…” j’ai trouvé la fin risible et cousue de fil blanc, alors que tout le début sur le crime etc était pas mal fait, ensuite j’ai eu l’impression qu’il ne savait pas comment finir ! je vais faire une dernière tentative avec “les charmes de la vie conjugale…” après je crois que j’aurai fait le tour (“Relation dangereuse” ; “Rien ne va plus”… lus aussi!). Ah si je tenterai quand même “cul de sac” que beaucoup aiment aussi !
Merci pour ton commentaire enflammé, j’aime beaucoup !
Tu sais quoi George ? Je suis à 500 % d’accord avec toi et super déçue par ce dernier Douglas Kennedy. Je suis pourtant plutôt cliente : j’ai adoré “l’homme qui voulait vivre sa vie”; “cul de sac”, “la poursuite du bonheur” et “quitter le monde”. “La femme du Vième” m’a semblé bcp moins réussi, mais ça … ça… comment dire ? mais c’est nul de chez nul, de la cucugnetterie à la louche, une histoire cousue de fil blanc, mais c’est du roman de gare de base, bref, O pointé. Je suis dans Limonov d’Emmanuel Carrère depuis hier soir et j’ai changé de planète.
deux c’est mieux qu’un !
Douglas Kennedy a du bagage. Les certains clichés présent dans son livre sont critiqués par lui même ou alors soulignés. Entre autres les clichés amoureux ne sont qu’un reflet de vous, de nous mêmes ! Mais ce n’est surement pas dans son style d’écriture que l’on trouve le cœur de l’artiste mais dans la philosophie, dans l’histoire et dans le vécu de l’œuvre. De nos jours les écrivains sont banalisés, dénigrés. Pourquoi ? Car le style doit être parfait, l’histoire suivre une ligne construite d’avance en corrélation avec les désirs du lecteur. Notre époque impose une façon de pensée, d’écrire ! Mais où sont passé les “Mort a crédit” de Céline et j’en passe ! Roman révolutionnaire ! Aujourd’hui une pareille écriture nous vaudrai d’aller en enfer selon certain critique. La liberté d’expression ? Un roman reste une roman. Un écrit est un écrit, et l’implicite qui se cache derrière n’est pas à mettre dans l’ombre même si ne ne pouvons le comprendre dans une œuvre, c’est justement ça qui nous fait rêver et construire notre propre histoire, qui permet de le mettre en relation avec notre passé par rapport a ces écrits. Ne vous arrêtez pas aux critiques, lisez, argumentez, faites vous votre propre opinion, mais s’il vous plaît arrêtez de juger les écrits. La pensée est collective mais nous n’avons pas tous les moyens de l’exprimer.
Enfin, ce livre je le recommande a tous ceux qui ont une culture déjà solide, livre intérressant et prenant, comme TOUS les Kennedy (sans etre un pro-Kennedy). Pouvoir écrire est un droit. Pour un écrivain, la critique de son œuvre (négative) rabaisse l’homme pour lui montré que ce qu’il a fait est mauvais, et donc que lui même est mauvais a travers son travail. Tous les écrits valent quelques choses, il faut juste avoir du recul, le remettre dans son contexte et cerner quelle genre de personnalité êtes vous ; conservateur ? ouvert ? Lecteur occasionnel ? Critique ( que je méprise ) ? etc…
Veuillez m’excusez pour la longueur de mon propos mais le monde se referme autour de vous tel un filet et vous rester dedans sans chercher la moindre sortie. Avant “d’avoir le pouvoir” de critiquer un écrit il faudrait connaitre sur le bout des doigts l’histoire, la vie, l’époque de l’auteur.
Bonne soirée cher Lecteur !
Bonsoir Alex, merci pour ce commentaire.
Je vois que nous n’avons pas le même avis à la fois sur ce roman et sur la fonction de la critique. Déjà je tiens à préciser que je ne suis pas critique, mais lectrice, et que c’est en tant que lectrice que je donne mon avis sur ce roman, tout comme vous le faites ici dans ce commentaire. Contrairement à vous je ne pense pas que l’on doive tout connaître d’un auteur pour pouvoir juger son oeuvre, c’est une conception ancienne de la critique (cf. les Lagarde et Michard), et qui est totalement utopiste, tout comme la critique psy qui se proposait d’analyser l’auteur à travers son oeuvre. Effectivement la littérature aide à nous comprendre, mais ce roman de Kennedy ne m’a rien apportée, et si l’expression des sentiments tels qu’ils sont écrits dans ce roman me paraissent être des clichés, c’est que j’ai trouvé ailleurs, dans d’autres romans, chez d’autres auteurs, une expression des sentiments qui me touchent davantage. Nous ne sommes pas tous sensibles à la même chose, car nous avons chacun notre histoire, et notre culture.
Le rôle d’un critique est de donner son avis sur un roman et non sur l’oeuvre ou la vie d’un auteur. Je ne crois pas avoir dit que Kennedy était un mauvais auteur, j’ai simplement donné mon avis sur la lecture de CE roman, que je trouve moins intéressant, et moins bien écrit que d’autres qu’il ait pu écrire. Une critique ou un simple avis de lectrice n’est valable que s’il est argumenté, ce que je m’efforce de faire dans mes billets, humblement, et ce que vous faites vous-même,une fois encore, dans ce commentaire.
Cela dit il est toujours intéressant d’avoir des avis contradictoire et je vous remercie donc pour ce commentaire, comme je suis très heureuse que ce roman vous ait plu, ce ne fut pas le cas pour moi, tant pis.