Ces auteurs qui me hérissent le poil…

Je le sais d’avance, cet billet va augmenter le nombre de mes ennemis, mais tant pis j’assume ! Ce matin une personne sur le page FB de mon blog s’est retirée de mes « amis » suite à une remarque (que je jugeais anodine) sur les romans de Marc Lévy. Cette attitude pour le moins (peu) surprenante (oui je ne m’étonne plus de grand chose ces derniers temps!), a suscité en moi une envie de mettre les choses au point concernant ces auteurs que j’avoue ne pas supporter, et cela pour différentes raison, qu’elles soient objectives ou (pire) totalement subjectives. Autant vous prévenir tout de suite ce billet sera d’une excessive mauvaise foi.

Voici mon palmarès (profitez-en c’est sans doute l’une des rares fois où vous verrez leur tête sur mon blog!)

Voyez la belle brochette. Dans l’ordre d’entrée en scène pour ceux qui vivraient dans la forêt amazonienne sans télé et sans presse : Marc Lévy, Guillaume Musso, Amélie Nothomb, Jean Teulé et (cerise sur le gâteau!) Eliette Abécassis.

Quel problème puis-je bien avoir avec ces auteurs ??? ils sont beaux, ils sont beaucoup beaucoup lus (parfois même dans le monde entier), ils sont célèbres, ils sont médiatiques, photogéniques etc etc. Bref ils ont tout pour plaire. Ces auteurs font la joie des éditeurs et des libraires, ce sont des auteurs qui, comme disent les libraires « se vendent tout seul », inutile de préparer un argumentaire sur leurs romans, on les empile en tête de gondole et les lecteurs n’ont plus qu’à se servir et à passer à la caisse… une vraie manne ! Il faut dire que les médias traditionnels ont fait tout le boulot : émissions télé de tout genre (littéraire, de divertissement…), presse (interview, articles, pub insérées…), radio, mais aussi affiches diverses et variées vous annoncent la parution de leur nouvel opus ! Impossible de l’ignorer même quand vous vivez à l’étranger ! On pourrait se dire que c’est merveilleux, que le livre se porte encore bien, qu’il est encore générateur de ventes, que la culture française se porte décidément très bien !!! certes… mais en fait, non !

Marc Lévy et Guillaume Musso sont venus à l’écriture sur le tard : Lévy en 2000, Musso en 2001. Avant d’épouser la carrière d’auteur, le premier a fait des études de gestion et d’informatique, le second des études d’économie. Leur carrière dite littéraire débute par un roman qui remporte un grand succès. jusque là pas grand chose à dire (quoique…). J’avoue n’avoir pas lu en entier un roman de Lévy ou de Musso, mais j’ai pu entendre la lecture d’un roman du premier, et parcourir quelques pages d’un du second. Bien sûr ce n’est pas la même chose que de lire un livre en entier, mais quand je lis une page prise au hasard d’un Balzac ou d’une Oates, il se trouve que je parviens à apprécier le style, donc cela doit pouvoir être le cas pour ces messieurs. Le problème que j’ai avec Lévy et Musso relève précisément de ce manque de style que leur écriture révèle. Prenons l’exemple de l’incipit de ce roman de Lévy, Vous revoir et appliquons-nous à une lecture (à peu près) stylistique :

« Arthur régla sa note au comptoir de l’hôtel. Il avait encore le temps de faire quelques pas dans le quartier. Le bagagiste lui remit un ticket de consigne qu’il enfouit dans la poche de sa veste. Il traversa la cour et remonta la rue des Beaux-Arts. Les pavés lavés à grands jets d’eau séchaient sous les premiers rayons de soleil. Dans la rue Bonaparte, quelques devantures s’animaient déjà. Arthur hésita devant la vitrine d’une pâtisserie et poursuivit son chemin. Un peu plus haut le clocher blanc de l‘église de Saint-Germain-des-Prés se découpait dans les couleurs de cette journée naissante. Il marcha jusqu’à la place de Fürstenberg, encore déserte. Un rideau de fer se levait. Arthur salua la jeune fleuriste vêtue d’une blouse blanche qui lui donnait une ravissante allure de chimiste. Les bouquets anarchiques qu’elle composait souvent avec lui fleurissaient les trois pièces du petit appartement qu’Arthur occupait il y a deux jours encore.« 

Que remarque-t-on ? Comme tout incipit qui se respecte le qui? Quoi? Où? Quand? sont bien respectés, voire même exagérés notamment pour le Où puisque l’accumulation des noms de rue et  de lieu dans quatre phrases successives ressemble bien à une faute de style… donc, vous l’aurez compris, le roman se situe à Paris et dans un quartier très connu et chargé de connotations culturelles : oui la rue Bonaparte, Saint-Germain des Près incarnent le Paris de Sartre et des années 50, derrière la place de Fürstenberg on devienne l’ombre de Delacroix qui y avait sa maison… on sent du lourd culturel ! Mais chez Lévy, il s’agit avant tout d’évoquer (décrire serait impropre) un quartier archi connu car très prisé des touristes, un quartier inscrit dans tous les guides touristiques. Bref un quartier qui ne risque pas de désorienter le lecteur. Si l’on observe les actions effectuées par le personnage, on remarque (en gras dans le texte) une accumulation de verbes d’action, et voilà bien le propre du style de Lévy : le récit des menues actions du personnage, tout est dit dans le détail, mais cela n’apporte rien. Quel est l’intérêt au fait qu’il mette le ticket de consigne dans sa poche ? ;  l’hésitation devant la pâtisserie témoigne, sans nulle doute, d’une certaine gourmandise du personnage… mais bien sûr !!! Enfin la dernière phrase est à elle seule une perle : quelques termes sont très parlants : « chimiste » par exemple, terme suscité par la « blouse blanche » mais pourquoi pas « médecin » ou « infirmière », pourquoi « chimiste » ? quel rapport entre une fleuriste et une chimiste ? on ne sait pas ! on se dit que cette énigme va être éclaircie dans la phrase suivante par une autre métaphore qui filerait la première, mais on tombe alors sur « anarchique » ??? donc cette fleuriste est une chimiste qui fait des bouquets anarchiques??? quel rapport ? Autre étrangeté qui stoppe ma lecture : « Les bouquets anarchiques qu’elle composait souvent avec lui« que vient faire ce « avec lui »??? certes on devine bien le lien entre cette fleuriste chimiste à tendance  anarchiste et le personnage gourmand, mais avouez que la manière d’annoncer ce lien est bien maladroit. C’est ce que l’on appelle un cheveu sur la soupe, d’autant que la phrase ne comporte aucune virgule ce qui lui donne une allure étrange qui gêne la compréhension. N’aurait-il pas fallu écrire : Les bouquets anarchiques, qu’elle composait souvent avec lui, fleurissaient les trois pièces du petit appartement qu’Arthur occupait il y a deux jours encore. La répétition du pronom relatif (qu’elle composait ; qu’Arthur occupait) n’arrange rien !!! Quand je tombe sur ce genre de phrase dès l’incipit, je referme le bouquin ! Relisons plutôt l’incipit de La Curée de Zola (oui je sais tout le monde n’est pas Zola!), voilà bien un écrivain dans le sens plein du terme (et cela même s’il n’aime pas George Sand).

Mais qu’en est-il des autres auteurs cloués à mon pilori ? Nothomb, Teulé et Abécassis appartiennent à une autre catégorie. Ce n’est pas tant leur style qui me gêne, et j’ai tendance à les croire écrivains. Ce qui me dérange c’est l’engouement qui les entoure et qui me semble surtout motivé par une médiatisation à outrance. Amélie Nothomb tout d’abord publie chaque année au mois de septembre son nouveau roman, comme les journaux télévisés traitent sempiternellement fin août du chassé-croisé des vacanciers, en septembre de la rentrée scolaire, en juin du bac et de ses révisions… bref  Nothomb est le marronnier littéraire ! Certes la dame écrit beaucoup et tout le temps, mais je reste dubitative sur une qualité annuelle. Curieuse, j’ai lu L’Hygiène de l’assassin et Les combustibles (je parle donc de ce que je connais!); sans être désagréable ces lectures ne m’ont rien apporté. Dans le premier, il faut attendre la moitié du roman pour s’intéresser à l’histoire, pour le second, si l’idée est intéressante, Nothomb ne l’assume pas ! N’aurait-il pas été plus courageux de prendre des romans et des auteurs existant ou ayant existé, plutôt que d’en créer de toute pièce. L’intérêt du sujet se perd alors. Concernant Teulé, dont j’ai lu Le Montespan et Les lois de la gravité, là encore je trouve sa réputation sur-estimée. Je prendrais pour exemple Le Montespan. Sous couvert de renouveler le genre du roman historique, Teulé se complaît dans une vulgarisation démagogique qui aurait surtout tendance à nuire à son sujet  (lisez par exemple la critique de Marie du dernier de ses romans Charly 9) ! Cette tendance à la vulgarité sous couvert de modernité a le don de m’horripiler dans la mesure où cette vulgarité est totalement gratuite, et ne sert qu’à offusquer la bourgeoise !

Enfin, Eliette Abécassis est un cas à part ! et c’est là que je vais être totalement subjective et d’une grande mauvaise foi ! son image médiatique est pour moi un frein puissant à la lecture de ses romans ! Pour avoir vu et entendu Eliette Abécassis dans diverses émissions de télé, pour avoir lu aussi certains entretiens dans quelques journaux, je suis désolée de vous dire que je trouve cette femme bécassine,  et minaudière… Si Nothomb me semble toujours intéressante dans ces interventions télévisuelles à tel point que je serais presque prête à retenter la lecture d’un de ses romans, Eliette Abécassis, à chacune de ses apparitions, me désole. Et le summum fut atteint cet hiver quand je l’ai vue dans un spot de pub pour la chaîne de vente de fleurs par correspondance très connu. Dans ce spot, en pleine période pré-Saint-Valentin, on la voyait écrire un texto à son « amoureux » dont un mémorable : « ce matin tu es parti en oubliant quelque chose : moi » !! wahou!! ça c’est la preuve d’un écrivain au style dévastateur… bon, oui je sais je suis très méchante…

Je suis certaine que vous ne manquerez pas de défendre avec enthousiasme ces auteurs si cruellement attaqués dans ces quelques lignes ! Pour moi la vraie littérature rime avec rareté, et le nombre de lecteurs n’est pas forcément signe de qualité, je pourrais vous trouver des exemples à la pelle. Je crois aussi que Lire de bons livres vous empêche d’apprécier les mauvais (Le Cercle des épluchures de patates p.80), c’est là mon grand problème, j’ai sans doute lu trop de bons livres …

Au fait, et vous ? quels sont les auteurs qui vous hérissent le poil ???

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306 Commentaires

  1. Bonjour!

    Un billet plein de rancoeur!
    Je n’ai jamais lu de Musso donc je ne peux pas donner mon avis sur cet « écrivain » (je mets des guillemets)
    Pour Levy, je suis d’accord avec toi.. On peut dire qu’il écrit des livres jetables….comme les mouchoirs en papiers/ une fois utilisé (lu), tu regrettes et tu n’as pa envie de le garder.. tu le caches même au fond de ta bibliothèque (je l’avoie je l’ai fais avant de les revendre, sans aucun regret).
    Et pour Nothomb, j’aime bien cette écrivaine et ces livres donc je fais parti des personnes qui ont un engoument 😦

    Et la dernier, je ne connais pas, ce qui est, d’après ce que tu écris, un bon point pour moi!

    Je n’ai pas d’écrivain (à part Levy) qui me hérisse le poil, je fais une sélection assez sévère de mes écrivains.

    Comme pour tout, faut savoir privilégier la qualité à la quantité, ce qu’oublie beaucoup d’écrivains de nos jours (cf Levy!!).

    A bientot

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    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 27, 2011

      de la rancoeur ???? ben Martial !!! tu ne te serais pas tromper sur le terme ???
      Donc on est plutôt d’accord !

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      • Euh;; si le terme que j’ai utilisé est mal choisi.. disons que tu veux mettre les points sur les i (et peut être pas que sur le i) à certains écrivains.. Alors ce serait plutot un certain ras le bol qu’on donne le nom d’écrivain a tout le monde, qu’on ose mettre sur le même pied d’égalité un Victor Hugo ou Zola et bien d’autres… et un Levy/Musso et d’autres!!

        Et oui, on est plutot d’accord! 🙂

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  2. Mon avis est le suivant: il faut laisser une place à chaque type de roman. Je préfère croire qu’il existe encore des lecteurs dans ce bas monde, malgré leurs choix littéraires qui peuvent incommoder. Celui qui lit un Musso ou un Lévy lira demain un Balzac ou un Zola. J’y crois !

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  3. J’aime Jean Teulé, même si j’ai raté le rendez-vous du « Montespan »,
    J’ai aimé Lévy même si je ne le lis plus aujourd’hui,
    Je respecte Nothomb, Musso et Abécassis, car beaucoup de mes copinautes ont rédigé des billets intéressants en parlant de leurs ressentis de lecture. Ils/elles m’ont donné envie de découvrir ces auteurs.

    Je rejoints Sandrine, Irrégulière et Mélo (que je penserais à visiter plus souvent, car elles ont le courage de leurs opinions) en te disant que je désapprouve la manière dont tu formules ton billet. Mais je dois être une petite chose toute insignifiante car mon blog ne parle que de BD… ces choses qu’on lisait quand on était adolescent et qui sont bien futiles…
    Je comprends la réaction de ton contact sur Facebok car j’avoue que j’hésite à en faire de même… Ce genre de billet m’exaspère. Descendre un auteur sous prétexte qu’en faisant la démarche de publier ses écrits, il s’expose à la critique n’est pas un motif suffisant pour recevoir le courroux gratuit (je ne dirais pas qu’il ne se justifie pas car je ne le connais pas suffisamment leurs travaux) d’un lecteur, qu’il soit connu (via la blogosphère) ou non.
    A la lecture de tes propos, je me suis sentie obligé d’y adhérer et cela me gêne énormément.
    Mais je le redis, étant une petite chose qui ne lis que de la BD, mes propos ne devraient pas t’atteindre…

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    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 27, 2011

      ce qui me plait c’est de débattre et ce billet est un peu fait pour cela ! on peut n’être pas du même avis qu’un ami et pourtant resté ami avec lui ! les différences font avancer les choses, cela m’ennuie quand tout le monde est d’accord sur tout tout le temps !

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    • J’y connais rien en BD parce que j’en lis très très peu, mais je ne comprends pas pourquoi tu te dénigres ainsi Mo’ (ou alors c’est de la fausse modestie, et j’aime mieux ça 😉 ). Il y a de la très bonne BD, de très bonne qualité, qui sont des oeuvres littéraires à part entière.
      A mon humble avis, l’amateur de BD n’a pas à se décrier devant l’amateur de roman …

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  4. FaFa

     /  avril 27, 2011

    Hey les filles ! vous aimez ces auteurs ? et alors ! criez-le comme celles qui crient qu’elles détestent !

    Qui sommes-nous pour dire que tel ou tel auteur n’est pas un écrivain ou est nul ou ne sert à rien ? bah juste des lectrices qui émettent des avis subjectifs ! heureusement qu’il y a des goûts différents ! il faut respecter les pour et les contre ! c’est ce qui s’appelle la tolérance dis don’ !

    et oui j’ai parfois des préjugés sur celles et ceux qui lisent Lévy et Musso mais elles en ont peut-être sur moi aussi ! bah tant pis c’est comme ça !

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    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 27, 2011

      ben oui, moi j’attends qu’on me démontre le contraire ! chacun répond pas affect, mais on peut aussi faire avancer le débat avec des arguments autres d’affectifs non ?

      Réponse
    • FaFa : je n’ai pas besoin de crier plus fort que mon voisin que j’aime ceci ou cela. On ne s’entendrait plus en plus.

      Et pour la tolérance je ne crois pas que Mo’ en ait manqué.

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  5. Je n’ai jamais lu les auteurs que tu cites alors je ne peux trop rien dire sur le sujet. Néanmoins, nous sommes libres d’aimer les auteurs qu’on veut quand même.

    Moi, j’aime Stephenie Meyer, J.K Rowling et j’en passe. Pour certains, cela ne serait pas de la grande littérature. Et bien je m’en fiche royalement de chez royalement. Je lis les auteurs qui me chante !!!

    Bonne soirée et @ pluche tard 😀

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    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 27, 2011

      Oui je ne dis pas le contraire, je parle juste des auteurs que je n’aime pas !
      Moi aussi j’aime bien Rowling (beaucoup moins Meyer!), parce qu’elle ne se moque de ses lecteurs, que c’est riche en référence, que le style est bon et que l’histoire est passionnante… moi ça me suffit 😉

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  6. Pareil que toi pour tous ces auteurs sauf la dernière que je ne connais pas, sauf de nom !
    Ah ça doit faire du bien !
    Par contre, je ne comprends pas pourquoi quelqu’un se retire ou s’ajoute des « amis » FB parce que tu dis ce que tu penses d’un auteur ?
    Chacun peut-il encore penser ce qu’il veut ?

    Réponse
    • Alors je précise que ce « quelqu’un » ce n’est pas moi, mais puisque Georges a le droit (comme nous tous) de dire haut et fort ce qu’elle pense, je pense que ce « quelqu’un a le droit de contrôler aussi le contenu de ce qu’il souhaite ou non lire. Juste retour des choses en fait ^^

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      • leslivresdegeorgesandetmoi

         /  avril 27, 2011

        pas tout compris ! mais chacun fait bien comme il veut en effet, sauf que ça limite un peu le débat !

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      • leslivresdegeorgesandetmoi

         /  avril 27, 2011

        je réponds en fait à ton deuxième commentaire !
        As-tu lu ce que j’ai dis sur Lévy sur ma page FB ? il n’y avait rien là de dénigrant, je trouve juste dommage de tourner la page sans même proposer une réponse ! j’avais répondu avec humour et sans intention de blesser, mais effectivement c’est son droit !

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    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 27, 2011

      on peut se le demander en effet ! tu n’aimes pas cet auteur alors je ne suis plus ta copine ! je trouve cela limite comme réaction, l’intérêt c’est le débat non ?

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      • ce n’est pas le contenu de mon propos, loin de là. Ce que j’essaye de dire, c’est que ton contact est en droit de désapprouver la manière dont tu formules les choses. Quand je n’aime pas un auteur ou lorsque ce qu’il écrit ne me satisfait plus, je me contente d’arrêter de le lire et d’acheter ses ouvrages. Je ne lui fais pas un procès d’intention pour autant. Je comprends ton envie de débattre et tu parviens à me faire participer à ce débat alors que je n’adhère pas à la manière dont il est mené.

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  7. C’est ce que l’on appelle de la mauvaise foi assumée…et étayée.

    Je conseille à tous ceux qui ont lu cet article de lire sur le même sujet un article de Pierre Jourde dans le BSC News
    http://www.wobook.com/WBBu3Qz9RG5c/BSC-NEWS-MAGAZINE/BSC-NEWS-MARS-2011.html

    Pour ma part, je ne parlerai pas de Musso car je n’ai jamais lu. J’ai lu un seul Marc Levy et j’ai trouvé ça sympa et j’assume. Cependant, je n’en ai pas lu d’autres, car c’est de la répétition. Je partage globalement l’avis de Melo et d’ Irrégulière…

    Doit-on avoir fait le conservatoire pour aimer la musique ? Certes, non! Et pourtant… c’est un peu le sentiment que j’ai en lisant certains avis (pas ici spécialement) sur le débat culture/littérature/bestseller. Ça fait un peu poncif de dire ça mais la littérature n’est pas réservée à une élite ou à ceux qui ont fait des études littéraires…

    Ce n’est pas parce qu’un livre se vend qu’il est bon mais ce n’est pas pour autant qu’il est mauvais non plus…

    Perso, je suis plus réticente à des auteurs faussement ‘culture’ (Despentes par exemple m’a fait un peu cet effet là) qu’à des Levy qui assume leur côté populaire. Par contre, je n’oublie jamais que la critique est facile mais l’art est difficile…

    PS: Je crois qu’il y a une coquille dans Ce qui me dérangent. Le – ent me dérange justement…

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    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 27, 2011

      merci Quartier Livre d’avoir repéré LA coquille sur ce billet ! j’ai beau faire j’en laisse toujours passer 😉
      L’article dont tu parles est en effet de haute voltige, il faut dire que Jourde est très doué, et que mon billet n’a pas l’ambition d’un tel niveau !
      J’ai un peu la sensation en lisant tous ces commentaires que l’on fait quand même un peu le procès des littéraires ! certes non la littérature n’est pas une chasse gardée pour les littéraires et Dieu merci parce que pour avoir beaucoup fréquenté les colloques littéraires, on s’y ennuie beaucoup et on est parfois très loin du simple plaisir de lire ! mais justement les auteurs dont je parle ne me donnent aucun plaisir et j’essaie de comprendre pourquoi.
      J’espère que je n’ai pas laissé des fautes 😉

      Réponse
  8. depocheenpoche

     /  avril 27, 2011

    Je vais peut-être faire hérisser à mon tour les poils de certaines des blogueuses mais j’avoue que des cinq auteurs que tu cites George, j’ai lu au moins un de leurs livres et j’y ai pris plus ou moins du plaisir et il y a de fortes chances que j’en relises ou peut-être que non car nos lectures à tous évoluent au fil du temps. Pour moi, la lecture, cela doit être du plaisir pour soi-même. Si je tourne la dernière page d’un livre emplie de plein de sentiments de joie, de tristesse, de pitié,… ; c’est l’essentiel, pour moi l’auteur a réussi quelque chose. Alors c’est vrai que sur mon blog, vous verrez des chroniques concernant des auteurs qui peuvent ne pas faire l’unanimité. Mais je me dis que sur mon blog, je peux le faire si cela m’apporte du bonheur. Pour d’autres blogueuses, ce sont des classiques, d’autres des mangas, d’autres des romans jeunesse, etc, etc.. et je trouve ça super tout cet éclectisme ; il en faut pour tous les goûts. Alors vive la lecture pour tous !

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    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 27, 2011

      OUI ! certes, mais c’est bien aussi de dire qu’on n’aime pas et d’essayer de comprendre pourquoi ! La lecture n’est pas seulement là pour titiller l’affect, et on a parfois trop tendance à ne juger un livre que parce qu’il nous a touché ! c’est bien, c’est vrai que c’est important, mais parfois j’ai envie d’un peu plus qu’une belle histoire !

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  9. (j’arrive pas à répondre directement à ton commentaire) :
    « on peut aimer une oeuvre parce qu’elle nous touche sans que cette oeuvre soit reconnue comme littéraire. Il existe certaines règles qui définissent ce qu’est de l’art et ce qui ne l’est pas ! »

    Non, justement : lis l’article sur la littérarité dans le livre « la théorie littéraire » des formalistes russes (je n’ai plus les références exactes) : ils expliquent bien que ces limites sont totalement fluctuantes, et que ce qui sera considéré comme « littéraire » a une époque ne le sera pas à la suivante. Donc, si on entre dans ce débat, on n’est pas couché !

    Du reste, je ne crois pas que Lévy ou Musso aient jamais prétendu être de grands écrivains produisant des oeuvres qui marqueront l’histoire de la littérature. Contrairement à Houellebeq, qui ne passe plus les portes tant son melon est énorme, ou Angot, qui n’écrivent pas mieux (voire, pour moi, moins bien parce que je n’aime guère le sibyllin ronflant) mais sont d’une prétention incroyable. Ceci étant, je ne les aime pas, donc je ne les lis pas, donc je n’en parle pas sur mon blog parce que bon, la polémique pour la polémique, je laisse ça au maître ès crétinerie Eric Naulleau !

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    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 27, 2011

      Le structuralisme en littérature est une approche trop scientifique pour s’appliquer à la littérature ! Il voulait ranger les choses dans des cases, et ça ne marche pas ! Toutefois il me semble indéniable que l’étude d’un style permet de faire la différence. Que Lévy ou Musso ne se prétendent pas de grands écrivains c’est une chose, mais cela est indépendant de la façon dont on les analyse ! ce qui m’ennuie c’est qu’ils écrivent comme des manches et qu’on peut faire du populaire en écrivant correctement sans pour autant être Zola ou Balzac ! voilà c’est tout ! Pour Houellebecq je suis assez d’accord mais il y a un style, après on aime ou on n’aime pas !

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      • Je suis loin d’être structuraliste, mais je ne sais pas pourquoi la référence m’est revenue en mémoire malgré moi. Ceci étant, cet article était intéressant car revenant justement sur cette classification littéraire/non littéraire, et il montrait très bien que cette évaluation est fluctuante. Et à mon avis, c’est pareil pour le « style », mais, c’est vrai, j’ai du mal avec cette notion, et j’avoue que l’analyse stylistique ne m’intéresse guère en soi, et si la manière d’écrire d’un auteur ne me plaît pas, je passe, je n’analyse pas ce qui me déplaît. Personnellement, la manière d’écrire de Lévy ne me gêne pas du tout et je suis loin d’être d’accord avec certaines de tes remarques dans ton analyse. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il écrit bien mais pour moi il n’écrit pas si mal que ça… en tout cas, je le répète, ce n’est pas une chose à laquelle je m’arrête, car ce que dit la littérature m’intéresse infiniment plus que la manière dont elle le dit.

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    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 27, 2011

      je réponds à ton deuxième commentaire ici (c’est le bordel!)
      Je crois que comme toi, le livre parfait est celui qui conjugue style et histoire, quand il y a un déséquilibre c’est moins évident! je ne suis pas sûre d’apprécier un roman trop porté sur le style et moins sur les péripéties (d’ailleurs j’ai du mal à lire sur la longueur Proust), mais d’un autre côté un roman où le style est trop léger ou inexistant ne parvient pas à me faire adhérer à l’histoire !
      J’aime bien depuis toujours les analyses stylistiques, j’aime la démarche parce qu’elle me permet de m’approprier le texte, j’ai l’impression alors d’être allé au bout de ma lecture, et donc j’aime quand j’ai de la matière.

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      • C’est marrant, moi j’ai l’impression inverse : décortiquer le style, ça m’empêche d’entrer en résonance avec le livre, ça me bloque. ça ne m’empêche pas de parfois m’arrêter sur une phrase que je trouve belle, bien fichue, mais je n’analyse pas, sinon ça empêche le roman de creuser sa route en moi. Je veux dire si je m’arrête toutes les 3 minutes pour admirer la belle métaphore et la superbe allitération, je ne suis plus dans le livre ! C’est pour cela que je préfère un style qui ne casse pas trois pattes à un canard, où il n’y a certes rien à admirer mais qui coule tout seul, dont les aspérités ne m’arrêtent pas. Franchement, j’ai beau relire le paragraphe de Lévy incriminé je ne vois pas où est le problème et j’ai même l’impression que tu cherches midi à quatorze heures avec une grande mauvaise foi (c’est toi-même qui le dis) :

        Exemples :
        « Quel est l’intérêt au fait qu’il mette le ticket de consigne dans sa poche ?  » ==> en effet, aucun, mais si on supprime tous les détails insignifiants dans les romans, ça va faire des pages en moins ; là tu fais ton Valéry et sa marquise sortit à 5 heures…
        « « chimiste » par exemple, terme suscité par la « blouse blanche » mais pourquoi pas « médecin » ou « infirmière », pourquoi « chimiste » ? » ==> j’ai envie de dire, « et pourquoi pas ? », d’autant qu’un chimiste compose des mélanges, une fleuriste compose des bouquets. Mais personnellement je ne me serais même pas posé la question…
         » Autre étrangeté qui stoppe ma lecture : « Les bouquets anarchiques qu’elle composait souvent avec lui« … que vient faire ce « avec lui »??? certes on devine bien le lien entre cette fleuriste chimiste à tendance anarchiste et le personnage gourmand, mais avouez que la manière d’annoncer ce lien est bien maladroit.  » ==> je ne vois pas en quoi c’est maladroit, cela évoque un lien qui n’est plus (enfin je suppose, je n’ai pas lu ce roman)
        « d’autant que la phrase ne comporte aucune virgule ce qui lui donne une allure étrange qui gêne la compréhension. » ==> pour moi non, mais c’st vrai que j’ai tendance à faire comme lui et c’est peut-être mal, je ne sais pas…

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      • leslivresdegeorgesandetmoi

         /  avril 27, 2011

        Je te rassure je ne fais de commentaire de texte pendant ma lecture, je suis pas folle à ce point 😉 !
        POur ton analyse (merci j’adore !), certes je fais mon Valéry, mais pourquoi ne pas développer la description au lieu de ces faits qui ne servent pas à grand chose ! Pour la chimiste, pourquoi pas, reste qu’une comparaison doit amener un surplus d’infos et là le parallèle n’est pas si évident ! Pour le « avec lui » j’ai dû relire la phrase plusieurs fois pour comprendre ! je crois qu’il a là, par contre trop d’informations pour la même phrase, donc on s’y perd !
        j’adore les virgules, ça permet de mieux faire comprendre la phrase, de mettre en relief, et ça permet de respirer !
        merci pour tous ces échanges !

        Réponse
      • (Je réponds à ton dernier commentaire parce que je n’ai pas de « répondre » dessus… va falloir un GPS)

        Tout cela prouve bien que le style c’est très intime et très personnel. Le détail du ticket ne me dérange absolument pas, pas plus que le « avec lui » ou l’absence de virgules, toi si. Tu aurais préféré qu’il étoffe les descriptions, j’avoue que l’intérêt m’aurait semblé limité… comme quoi !

        Pour la chimiste, peut-être que tout simplement le personnage fantasme sur les chimistes ? Sa mère était peut-être chimiste ? Ou une de ses ex qu’il a aimée ?

        Bref, je vais m’arrêter là parce que de toute façon, aussi intéressant le débat soit-il, il me semble assez stérile au final. Enfin, avant d’arrêter, une dernière chose, c’est que pour moi, être écrivain, c’est d’abord raconter des histoires (ce que font Musso et Lévy, donc pour moi ils sont des écrivains, pas de grands écrivains mais des écrivains tout de même).

        Réponse
  10. je vois que ton billet à déclencher un multitudes de réactions. Faudrait que tu en fasses un bilan 🙂

    Réponse
  11. J’aime beaucoup ton article et c’est vrai que tu ne vas pas te faire que des copines ! 😉
    En ce qui me concerne, je ne veux pas descendre Musso ou Levy car je comprends qu’on puisse aimer les lire, je l’ai fait. Je trouve juste que c’est toujours pareil et que c’est prendre les gens pour des imbéciles que de resservir toujours la même recette au point de plus savoir quel titre se rapporte à quelle histoire ! Quand on lit ce genre de livre, comme quand je lis de la bit-lit, par exemple, ce doit être en connaissance de cause, parce que ça détend et qu’on n’a pas trop à réfléchir mais ça fait du bien de lire d’autres romans plus exigeants ensuite.
    Pour ce qui est de Teulé, ça me hérisse qu’on puisse titrer Charly 9 sur un roi de France mais j’avais bien aimé Le magasin des suicides. Pour Nothomb, jamais lu mais j’essaierai, pour Abécassis, j’ai un de ses livres dans ma Pal.

    Sinon, je n’ai pas en tête de noms d’auteurs qui me crispent !

    Réponse
    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 27, 2011

      oui je suis maso !
      Voilà tu as touché juste, j’ai l’impression que ce sont Lévy et Musso qui dénigrent leurs auteurs en leur soumettant toujours la même sauce ou en ne soignant pas mieux leur style !
      j’attends de lire ton avis sur Abécassis, tu vas peut-être me faire changer d’avis !

      Réponse
      • Désolée, j’ai fait une confusion entre Éliette et Agnès Abacassis. Je pensais que tu parlais de la 2e quand c’était de la première. D’Éliette, j’ai lu Qumran, j’avais bien aimé. J’ai un peu moins aimé le 2e tome et n’ai pas lu le 3e. Je ne la connais pas du tout en dehors de ça. D’Agnès, celle qui écrit plus ou moins de la chick-lit, j’ai « Chouette une ride » dans ma Pal.

        Réponse
  12. Musso et Lévy, j’ai lu un livre de chaque, et franchement, aucun intérêt. Surement pour le style comme tu le démontres (absence de style devrais-je dire ? ou sur-abondance peut être ?). Mais même les histoires sont niaises et inintéressantes. Au moins, un Harlequin annonce la couleur, ne se cache pas, et on peut même lire ça avec un certain amusement comme les Harlequinades avaient pu nous le prouver.
    Nothomb, c’est pareil. Même si je suis plus encline à lui reconnaître un statut d’écrivain. J’en ai lu un, dont j’ai oublié le titre, juste qu’il ne m’a absolument pas convaincu. Et puis le phénomène « cuvée annuelle » Nothomb m’agace un peu également.
    Enfin Teulé, que j’ai bien apprécié sur certains romans (« Le magasin des suicides », « Je, François Villon »), ne m’intéresse plus trop. Il a un style qui lui est propre, c’est certain. On le sait, on va vers ses romans en le sachant. Mais c’est fatiguant d’avoir toujours la même chose. Et au final, ça ne m’intéresse plus trop.

    Quant à la comparaison avec les grands noms, effectivement tout le monde ne peut pas être Balzac ou Zola. Et d’ailleurs, même si j’aime beaucoup Balzac, je ne pourrais pas lire que ça, j’ai besoin de lecture détente, qui mettent parfois mon cerveau sur pause. Et je le reconnais. Et je remercie certains auteurs de m’offrir cette pause. Ceci dit, si après tout tous les goûts sont dans la nature, tant mieux si certains lisent grâce à Musso et consors. Mais ce serait dommage de se cantonner à ça. Il faut leur ouvrir l’esprit au reste. Et c’est là que je te rejoins sur la médiatisation à outrance de certains, alors que d’autres mériteraient que l’on parle certainement beaucoup plus d’eux.

    Réponse
    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 27, 2011

      Moi aussi j’ai besoin de lire autre chose que des classiques, et mon blog prouve bien que je ne m’y cantonne pas à ces fameux classique ! mais même quand je veux lire autre chose, quelque chose de plus léger je reste exigeante sur le style, parce que si celui-ci me bloque, je ne parviens pas à entrer dans l’histoire.

      Réponse
      • Tout à fait, il y a un style, une ambiance, quelque chose, qui te parle, ou pas. Certaines fois, j’arrive à faire l’impasse sur un style moins littéraire, pour autant que l’auteur ait fait un réel effort d’imagination, ou que ça me parle tout simplement. D’autre fois, ça ne veut pas, et je n’insiste pas. Typiquement, Musso et Lévy. J’ai essayé une fois, je ne retenterai pas.

        Réponse
  13. Ah ma chère, dans mes bras !!! je valide tout tes propos !! Et si pour Teulé je conserve une sorte d’indulgence qui me fait lire tout ces ouvrages, pour les aurtres j’ai arrêté. J’ai fait l’effort d’en lire 3 pour Musso (oui, 3 entiers !!) et 2 pour Lévy, 2 pour Abecassis etc… Tu opère la bonne partition, Musso, Lévy, ce sont des scribouillards pour moi, ils commettent des lignes au kilomètre, pour vendre… Et c’est très mal écrit. Très.
    La pauvre Eliette souffre d’un problème d’emphase…
    A cette liste, je rajouterais sans scrupules Anna Gavalda, Muriel Barberry et surtout Katherine Pankol (et un prix spécial à ses titres ultra comique…)

    Réponse
    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 27, 2011

      L’emphase d’Eliette ne me surprend pas trop !
      Pour Gavalda, j’ai failli la mettre aussi dans ma liste, mais je n’ai lu que son recueil de nouvelles, celui qui l’a fait connaître et rien depuis, et je voulais prendre des auteurs sur lesquels j’avais quelques arguments, même très subjectifs !

      Réponse
  14. Bonsoir,
    Là, je ne te rejoins pas George. Juger un auteur sur son apparence ou ses interventions radiophoniques, est-ce bien raisonnable ? Alors Nous dirons que Sartre étant moche et fumant comme un pompier était nul, de même que Gainsbourg, incapable d’être sobre devant les caméras. Pas top.
    J’ai lu « La répudiée » et franchement, en très peu de mots, Eliette Abécassis rend l’atmosphère oppressante et dépeint par touches suggestives toute la détresse humaine ressentie par ces deux êtres coincés entre amour et orthodoxie religieuse. Un excellent souvenir.
    Quant à Nothomb, comme Martial, je suis fan. Même si je reconnais des inégalités de qualité dans son oeuvre. Mais je suis quasi sûre que c’est un auteur dont on étudiera encore l’oeuvre dans vingt ou trente ans.
    Mais ceci dit pour faire avancer le débat et non te contredire. Chacun a le droit à son opinion. Heureusement. Personnellement, je n’apprécie ni le « style » de Houllebecq ni celui de Christine Angot. Mais il en faut pour tous les goûts. La Fontaine, Molière, Camus étaient mal aimés à leur époque. Baudelaire disait de Musset qu’il n’était qu’ « un croque-mort langoureux » et Flaubert dénonçait sa sensibilité de « coiffeur sentimental ». Et pourtant…

    Réponse
    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 27, 2011

      bien sûr que ce n’est pas raisonnable c’est pour cela que j’ai bien dit que j’étais d’une entière mauvaise foi ! quoiqu’il en soit la façon dont elle parle de ses romans ne me donnent pas envie de le lire ! 😉 Je te remercie de donner des contre-arguments concrets sur ce que j’ai dit ! je me dis souvent qu’il faudrait que je tente de la lire cette Eliette, et j’ai l’impression que tu m’as presque convaincue d’essayer par le roman dont tu parles !
      Pour les querelles entre écrivains c’est vrai, mais ce sont des querelles d’ego ! je crois qu’il était reconnu que c’était de grands auteurs !

      Réponse
  15. Sharon

     /  avril 27, 2011

    J’ai un peu le même avis qu’Alapage, je veux croire que celui (ou celle) qui lit Musso ou Lévy lira un jour Zola, Hugo, que sais-je encore.
    Un jour, un collègue m’a dit que je faisais du « gâchis » avec mes élèves (ils ont entre 10 et 14 ans), parce que je leur proposais Les vampires de Manhattan, Les chevaliers d’émeraude, La seconde vie de Bree Tanner ou les romans de Fabrice Colin (entre autre : j’ai mis des livres de ma bibliothèque personnelle en classe) comme lecture cursive. Tout blessant que ce jugement a été pour moi, j’ai continué ce principe de bibliothèque de classe, qui fonctionne depuis près de dix ans maintenant.
    Note : un texte de Marc Lévy a servi de sujet de brevet en 2003 ou 2004.

    Réponse
    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 27, 2011

      Pour se faire un jugement il faut il faut lire de tout ! je suis entièrement d’accord avec et c’est d’autant plus important de montrer aux jeunes que la lecture est avant tout un plaisir. Il y a aussi que beaucoup de profs de français ne connaissent pas forcément les nouvelles parutions et la nouvelle littérature jeunesse,d’où peut-être ce jugement très acerbe que ce collègue t’a lancé !
      Tu me scies les jambes là avec les sujets de Brevet !!!

      Réponse
      • Ce n’était pas un collègue de français, c’était un collègue d’histoire géographie très élitiste.

        Réponse
  16. Non, je n’ai pas lu ce que tu as dis sur Lévy sur ta page Facebook. Je ne suis pas abonnée à ta page Facebook.
    Je me contente de lire les blogs car je n’aime pas avoir la même information à cinquante endroits différents. Facebook sert à cela non ? Relayer les publications des blogs ?

    Réponse
    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 27, 2011

      oui ça sert à ça et parfois à échanger avec des personnes qui ne laissent pas forcément des commentaires sur le blog !

      Réponse
  17. J’ai lu le Montespan et ça m’a pas emballé tout comme l’intervention de l’auteur récemment à la Grande Librairie. Par contre, ironie du sort, je me suis éclatée à lire la Bd du Montespan.
    Pour les autres, j’ai lu 3 Nothomb ( Acide sulfurique, Antéchrista et Stupeur…) je dois dire que c’était sympa, divertissant mais ces lectures ne me laissent pas un souvenir impérissable.
    Pour les autres, jamais lu. Levy et Musso ne m’intéresse pas du tout. J’ignore pourquoi ce blocage ( peut-être toute cette médiatisation à outrance et les critiques qui considèrent leurs livres comme de la littérature de gare); ce n’est pas très honnète de ma part de porter ce jugement sans même les avoir lu, alors je pense qu’un jour je prendrai la diagonale pour tenter de les apprivoiser.

    Réponse
    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 27, 2011

      Je pense aussi que la sur-médiatisation comporte des revers de médaille, et dissuade peut-être autant qu’elle donne envie ! c’est bien là le problème !

      Réponse
  18. Delphinesbooks

     /  avril 27, 2011

    Je suis snob comme toi on dirait …et j’assume ! Vive le bon vin (mais pas forcément le vin pour se masturber le cerveau)

    Réponse
    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 27, 2011

      snob et élitiste, et trop littéraire… ça convient bien ! mais des commentaires intéressants !

      Réponse
      • Delphinesbooks

         /  avril 27, 2011

        Je ne sais pas, j’ai l’impression que ce « débat » est voué à l’échec, pas vraiment de discussion possible, c’est dommage. En tout cas, ça fait réagir….t’aimes ça, la « bataille », hein 😉 avoue

        Réponse
      • leslivresdegeorgesandetmoi

         /  avril 27, 2011

        je réponds à ton deuxième commentaire!
        C’est vrai que la majorité reste sur ses positions, mais d’autres font évoluer les choses, et c’est toujours ça de gagner, je ne me faisais pas non beaucoup d’illusions, c’est difficile de faire bouger les choses.
        Et oui la « bataille » je trouve plus intéressant que le lénifiant ronronnement ! 😉

        Réponse
  19. Amen…
    Pas le courage de lire tous les commentaires!
    Mais j’ai lu tout ton billet et, que dire? J’adhère à 300%. Je partage ton point de vue, qu’il soit objectif ou subjectif. Et j’ai les mêmes « cibles » que toi, à l’exception de Teulé, dont j’ai trouvé les romans plutôt originaux (bien que crus et/ou vulgaires).
    Enfin, j’aime beaucoup la citation finale et elle correspond tout à fait à tes propos. D’ailleurs, je l’appliquerais aussi à la BD, j’en ai tellement lu que je deviens très « difficile ». Enfin, c’est un autre sujet…

    MERCI pour ce billet!!!

    Réponse
    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 27, 2011

      Vas en paix !
      J’aime beaucoup cette phrase du roman, je trouve qu’elle est très juste en effet !
      Pour les romans comme pour les BD ou pour n’importe quel autre art il y a de tout, et c’est un nous de faire le tri entre ce qui nous convient et ne nous convient pas !
      merci à toi !

      Réponse
  20. Je suis désolée mais ce qui me hérisse ce sont les grosses fautes d’orthographe. Et j’ai à peine de l’humour quand j’écris ça. Ou alors c’est de la nouvelle orthographe à laquelle je n’adhère pas. « Jean Teulé se complaît » plutôt que complet, non ? Et on écrit « à la pèle » maintenant ??? Je ne m’y ferai jamais. A part ça, tu ne parles pas de Bernard Werber ? (jamais lu pour ma part)

    Réponse
    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 27, 2011

      ah ben non pas complet, c’est le verbe se complaire !!! donc il se complaît ! par contre oui Pelle en effet j’avoue ! tu vois on en fait toutes des fautes 😉 !

      Réponse
      • -_-

         /  avril 28, 2011

        Euh, oui, il s’agit bien du verbe se complaire. Mais Anne a raison, vous avez écrit « Jean Teulet se complet »…

        Réponse
    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 29, 2011

      désolée, visiblement je ne sais pas écrire mais je ne sais pas lire non plus ! cela dit il faut peut-être faire la différence entre faute et faute, celle qui nait d’une méconnaissance de la grammaire et de l’orthographe, et celle due à l’inattention …

      Réponse

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