« Peau de caniche » de Dominique Zehrfuss


J’avais entendu parler de ce roman au Masque et le Plume sur France Inter fin août ! Je me souviens très bien j’étais en voiture, revenant du Pays Basque et j’avais griffonné le titre sur un petit morceau de papier !

Ce premier roman de Dominique Zehrfuss raconte l’enfance de l’auteur entre un père, célèbre architecte ayant côtoyé les plus grands et une mère dépressive.

« A moi, on m’a attribué un rôle que je prends au très sérieux, n’en connaissant pas d’autres… Chien savant… Je dirais même caniche savant… (Non pas chien sachant beaucoup de choses, mais bien dressé à jouer un rôle bien déterminé.) »

Prise en étau entre ces deux parents, la narratrice se conforme à un rôle qui l’étouffe au point de la conduire à l’irréparable.

Court et efficace, au style direct et sans fioritures, ce roman se lit avec intérêt, d’autant plus pour moi qui, comme l’auteur, a une mère née en Tunisie. J’ai donc retrouvé dans ces lignes des moments, des faits historiques que ma mère m’a souvent racontés, ainsi que certaines superstitions, comme ce petit sachet rempli de cailloux que l’on cousait à ses sous-vêtements, ou encore le goûter fait de tomates séchées et d’huile d’olive… sans parler de ces lieux qui sont plein de souvenirs pour moi : Sfax, Hammamet, Sidi Bou Saïd, ou ces termes : « zitoun », « malocchio »… j’ai donc lu avec bonheur ce roman qui s’offre comme

Une thérapie pour l’auteur, une façon de faire la paix avec son enfance.

Leiloona a trouvé qu’il s’agissait d’ « un premier récit aigre-doux dont le ton humoristique m’a charmée mais qui m’a au final lassée.« 

7/7

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