« Les Misérables » Victor Hugo – tome 1.


Bien qu’ayant fait des études de lettres, j’ai des lacunes. Mais je les assume et fais en sorte, petit à petit, de les combler. De Victor Hugo, j’ai lu quelques pièces (Ruy Blas, Lucrèce Borgia), quelques romans (Les Derniers jours d’un condamné, Claude Gueuxet des poèmes de divers recueils et essentiellement celui-ci : Les Contemplations. Je ne m’étais jamais encore confrontée aux monuments hugoliens : Les Misérables, L’Homme qui rit, Notre Dame de Paris… Ils sont pourtant tous dans ma PAL depuis bien bien longtemps.

Il m’a fallu la lecture un peu déprimante (pour des raisons différentes) de deux romans de la rentrée littéraire, pour ressentir le besoin profond d’un retour aux classiques. L’envie de lire Les Misérables a fait son chemin depuis la lecture d’une biographie d’Hugo mêlée à celle de sa fille, Léopoldine par Florence Colombani. J’ai une affection particulière pour Léopoldine. Dans cette biographie, j’avais notamment été très intéressée par les rapprochement que Florence Colombani faisait entre Léopoldine et Cosette. J’ai eu envie de les vérifier. Bref, j’ai lu le premier tome des Misérables.

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Bilan mensuel de lecture : Septembre, Octobre, Novembre 2018.


Préparez-vous, ce bilan récapitulatif risque d’être un peu long. Je vous conseille de vous installer confortablement dans votre canapé, sous un plaid chaud et doux, de vous faire un bon thé (parce que c’est stimulant, c’est bien connu) et de vous laissez porter… Vous y êtes ? … Alors on peut commencer !

N’ayant pas publié de bilan mensuel depuis le 1er septembre, date à laquelle ma vie personnelle, comme chaque année, est mise entre parenthèses (merci l’éducation nationale) je vais donc vous faire une récap. de mes lectures sur ces trois derniers mois. Trois romans seulement ont été chroniqués, mais je ne désespère pas… non, non, non. J’y crois, un jour, je serai à jour dans mes chroniques.

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« Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps… : Léopoldine Hugo et son père » Florence COLOMBANI.


Il est des livres qui vous appellent, qui vous happent par sa couverture, qui vous embarquent dès les premières lignes, les premières pages tournées. Cette biographie de Florence Colombani fait partie de ceux-là. Rappelant en titre le plus beau et le plus connu des poèmes de Victor Hugo dédiée à sa fille, Léopoldine, elle raconte la vie de cette jeune femme morte trop jeune et immortalisée par son père.

On connaît tous, je crois, le destin tragique de Léopoldine : noyée à l’âge de 19 ans, avec son mari, dans la Seine, après le renversement de leur barque. Elle est devenue une héroïne romantique et tragique, dont la figure a été entretenue par la légende : son mari préférant mourir avec elle en constatant qu’il ne pouvait la sauver. Victor Hugo a largement contribué à cette légende en lui offrant un recueil de poèmes magnifique : Les Contemplations. On nous raconte cette histoire depuis l’école primaire. Florence Colombani s’attaque donc à un mythe littéraire. Mais comment raconter la vie d’une jeune femme de 19 ans, comment s’extraire de la légende hugolienne pour retrouver la vraie Léopoldine, pour la rendre vivante ? C’est la gageure de la biographe.

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Premières Lignes #33


premières_lignesRendez-vous initié par Malecturothèque

 

Hier j’ai passé la journée au salon Saint-Maur-en-poche. Un salon du livre gratuit auquel je me rends chaque année, sauf empêchement majeur. J’y fais toujours des trouvailles. Cette année, j’ai découvert une biographie de Léopoldine et Victor Hugo écrite par Florence Colombani, journaliste, notamment, à France Culture. J’étudie Les Contemplations depuis trois ans avec mes classes de Seconde. Les poèmes de Hugo à sa fille me touchent toujours et encore. J’ai d’abord été attirée par la couverture de cet ouvrage : le profil de cette femme m’a fait penser à George Sand. Puis ce fut au tour du titre. J’ai alors compris que le portrait était celui de Léopoldine, un portrait que je ne connaissais pas et qui surpasse tous ceux que je connais. Elle y paraît plus mure, plus femme. J’ai commencé à lire l’incipit et j’ai immédiatement été séduite…

En voici donc les Premières Lignes…

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« Un été avec Victor Hugo » Laura EL MAKKI & Guillaume GALLIENNE.


Galliène un été avec victorUn été avec… est une série d’ouvrages qui, chaque mois de mai, depuis 2013, propose de découvrir un auteur : il y eut Montaigne, puis Proust, Baudelaire et enfin Victor Hugo. Des petits chapitres courts donnent l’essentiel de leur biographie autour d’entrées diverses selon les auteurs. J’avais offert celui sur Baudelaire à ma mère l’an dernier, et cette année j’ai craqué pour Hugo.

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Bilan mensuel de lecture : Juin 2016.


logo-bilan-mensuel1Je n’ai guère publié durant ce mois de juin et pourtant je n’ai cessé de lire. Autant vous dire que j’ai plusieurs chroniques de retard. Mais ne nous laissons pas abattre, juillet a déjà commencé et si je n’en ai pas encore fini avec les copies de bac, ce premier mois de vacances va voir refleurir le blog, enfin je l’espère.

Juin fut sous le signe des SP. La pile, ou plutôt les piles, montent dangereusement et je m’y suis attaquées mais toujours en privilégiant mes envies. Un seul livre de ma PAL a pris le soleil (enfin, façon de parler), mais un livre qui venait à peine d’y entrer, donc guère d’avancée dans le domaine de la PAL. D’autant que juin est un mois dangereux puisque se tient depuis plusieurs années maintenant Le Salon du livre de poche de Saint-Maur et que je n’ai guère pu résister aux achats après un sevrage de plusieurs semaines  et une fatigue de fin d’année scolaire qui m’a rendue bien faible. Donc, vous l’aurez compris, ce mois de juin a été catastrophique pour PALounette.

Toutefois, et c’est sans doute le plus important, mes lectures furent bonnes et, comme toujours, très variées.

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Premières Lignes… #8


premières_lignesRendez-vous initié par Malecturothèque

La semaine dernière, j’ai passé mon tour, mais je reviens aujourd’hui avec les Premières Lignes d’un ouvrage sur Victor Hugo : Un été avec Victor Hugo. Après Montaigne, Proust et Baudelaire, c’est Victor Hugo qui a été choisi cet été pour cette collection aux éditions Equateurs Parallèles.

En voici donc les Premières Lignes…

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« Crépuscule » Victor Hugo


hugo victorParce que je découvre ce matin les tweets vomis par certains élèves de Première après leur épreuves écrites du Bac Français, j’ai eu envie de recopier ici ce poème de Victor Hugo, auquel ils n’ont rien compris, eux qui ne savent plus voir dans les mots les images qu’ils suscitent, par manque de culture certes, mais aussi de sensibilité littéraire (en espérant qu’ils aient une sensibilité autre).

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Bilan de lecture mensuel : Février 2014.


logo-bilan-mensuel1Février fut bien mouvementé pour moi et forcément cela a entraîné une baisse de rythme côté lecture ! Tout d’abord, dès le début du mois, ma vie professionnelle trépidante a pris un nouveau virage, puisque je me suis retrouvée du jour au lendemain (l’expression n’est pas usurpée) à reprendre le chemin des salles de classe, pas en tant qu’élève mais en tant que prof ! Après huit ans d’interruption, ça fait un choc, mais j’en suis très heureuse ! Puis, vinrent les vacances, sauf que, votre pauvre vieille George a été clouée par une saleté de pneumopathie qui l’a littéralement assommée pendant une bonne semaine. Il n’y a donc que depuis une petite semaine que j’ai retrouvé mes esprits, sauf que, le travail ne se faisant pas tout seul (hélas !), la deuxième semaine de vacances fut consacrée à des corrections de copies et à des préparations de cours : chouette ! Autant vous dire que je n’ai pas vu passer ce mois de février. Mais trêve de parlotte !

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« Claude Gueux » Victor HUGO.


Hugo claude gueuxVoyez Claude Gueux. Cerveau bien fait, cœur bien fait, sans nul doute. Mais le sort le met dans une société si mal faite, qu’il finit par voler ; la société le met dans une prison si mal faite, qu’il finit par tuer. (pp.51/52).

Comme Voltaire l’avait fait pour l’affaire Calas, Victor Hugo, dans ce très court roman datant de 1834, revient sur un fait divers exemplaire lui permettant d’illustrer l’un de ses principaux combats : la peine de mort. Écrit trente ans avant Les Misérables, cette histoire de Claude Gueux s’offre comme une première esquisse du grand roman à venir.

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