Premières Lignes #39 – « Chroniques Italiennes » Stendhal.


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Ce dimanche, je vous présente les Premières Lignes d’un livre qui sera sans doute le dernier de l’année 2017. Pour tout dire, il s’agit en fait d’une relecture. J’ai lu les Chroniques Italiennes de Stendhal il y a plusieurs années (on peut même les compter en dizaine). J’étais adolescente et j’avais adoré ces histoires d’amour passionnées et interdites. En les relisant, je me rends compte que Stendhal agit toujours sur moi. Je ne l’ai plus lu depuis longtemps, mais je le connais bien, et j’ai un peu l’impression de retrouver un ami. J’aime toujours autant ses interventions, son « je » qui s’immisce dans les lignes de l’intrigue, qui nous rappelle sa présence. Dans l’incipit de la première nouvelle, vous douterez, je l’espère, la toute première phrase…

En voici donc les Premières Lignes…

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Descentes estivales en librairies


2015 août Librairie VillardL’été, les vacances sont faits pour flâner, pour découvrir de nouveaux lieux, il est donc normal que mes flâneries estivales aient porté mes pas dans quelques librairies. Malgré mes PAL d’été qui devaient me garantir contre le manque de livres et les achats intempestifs, je n’ai pas pu résister. Que voulez-vous on ne se refait pas.

Quand on a le temps de lire, et quand on a été à nouveau capable de lire un livre tous les deux jours, on se sent ragaillardi et, par là même, les pavés, les romans en deux tomes, ne nous font plus peur du tout. Sauf que, bien évidemment, le temps des vacances est éphémère. Et même si l’on sait que, une fois septembre entamé, le temps semblera plus filant, que les longues matinées à lire ne seront plus que de doux souvenirs, on espère, on se dit que cette année on s’organisera mieux, on arrêtera d’oublier son roman sur sa table de nuit, on lira entre deux cours… Bref, on y croit !

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Sauvons la Librairie Arthaud – Grenoble


librairie-arthaudNous avons toutes et tous une librairie fétiche, celle qui nous convient parfaitement, dans laquelle nous nous trouvons bien, dans laquelle nous pourrions rester des heures.

Quand j’habitais à Grenoble c’était Arthaud. La librairie de Grenoble, avec son grand escalier en pierre qui nous mène à l’étage des livres de poche, avec des rayons bien chargés, des libraires qui finissent par nous saluer à force de nous voir revenir, avec les vitrines que nous léchons en remontant Grande Rue.

Sauf que, Arthaud, racheté par Chapitre (mais Arthaud sera toujours Arthaud et non Chapitre) risque de tirer définitivement son rideau de fer en juin.

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Grenoble : Ville culturelle !


Grenoble_bullesComme vous le savez si vous suivez ce blog régulièrement, je suis Grenobloise de naissance et fière de l’être. Ville de mon enfance, puis de mes années fac, elle enferme beaucoup de souvenirs et quand je m’y rends pendant mes vacances, je suis heureuse de retrouver, dans certains lieux, des moments importants de ma vie. J’y croise parfois des visages connus avant, des visages un peu vieillis certes, mais qui soudain semblent rouvrir une brèche temporelle et me ramènent une quinzaine d’années en arrière. Je ne vais pas vous parler de ma folle vie d’étudiante d’alors, mais plutôt évoquer ici les visites que nous avons faites la semaine dernière dans cette ville.

DSCN0764Lorsque l’on évoque Grenoble, on parle très souvent des boules (cf la photo ci-dessus) : il s’agit d’un téléphérique qui part du Jardin de Ville et grimpe jusqu’à la Bastille. La Bastille est une construction fortifiée militaire édifiée entre 1823 et 1848, par Vauban pour contrer d’éventuelles attaques du duché en Savoie. On peut accéder soit par les fameuses boules, soit à pied par un chemin circulaire le long de la montagne soit encore par une série d’escaliers tueurs de jambes. Une fois parvenu en haut, on peut admirer toute la vallée et bien sûr la ville à nos pieds depuis le belvédère de Vauban. Mais aussi une vue éblouissante sur la chaîne de Beldonne et sur le Vercors et, par beau temps, on peut même apercevoir le Mont-Blanc. Nous montons très souvent à pied sur ces hauteurs, c’est d’abord un bon exercice et aussi un effort récompensé par une telle vue. Si vous allez un jour à Grenoble, je ne peux que vous conseiller cette balade et la visite de la forteresse.

Depuis la rentrée, Grenoble a enfin ouvert un musée en l’honneur de la personnalité locale la plus connue : Stendhal ! Oui, Grenoble est la ville de naissance de Stendhal, mais il n’y avait pas encore un musée digne de ce nom. Ce musée se situe Grande Rue dans la maison du grand-père de Stendhal, le docteur Gagnon. On ne visite qu’une partie de la maison, trois pièces en tout, mais ce musée permet de voir de nombreux portraits de Stendhal et de sa famille, de découvrir la façon dont ils vivaient et de mieux connaître ce grand-père tant aimé par Henri Beyle. Le manuscrit de La Vie d’Henry Brulard, biographie de Stendhal est exposé et rien que pour cela cette visite vaut le coup.

signature stendhal

Ayant fait mes études de Lettres à l’Université Stendhal, inutile de vous dire que j’ai lu et étudié au cours de mon cursus plusieurs romans de Stendhal et que mon amour pour cet auteur est incontestablement lié au fait que je suis également Grenobloise. Alors certes, Stendhal ne vouait pas un grand amour à sa ville, qu’il trouvait trop bourgeoise et dans laquelle il a vécu une enfance douloureuse avec la mort de sa mère et un père rigoriste et très peu aimant. Son grand-père fut donc son allié, son refuge et sans doute son mentor. Homme instruit, scientifique, homme des Lumières et très investi dans sa ville puisqu’il a créé la bibliothèque de la ville (actuellement jouxtée au Lycée Stendhal), ce grand-père exemplaire l’initia à la littérature et à la botanique.

musée stendhal

Une belle visite qui a aussi intéressée mes enfants et qui devient un endroit incontournable à présent quand vous foulez les rues grenobloises.

Dernier lieu culturel, l’exposition de Doisneau qui se tient en ce moment au Musée de l’Ancien Évêché place Sainte Claire : Les Alpes de Doisneau. Cette exposition donne une autre vision de l’œuvre de Robert Doisneau que l’on associe souvent qu’aux photos prises dans Paris. Ici, nous découvrons des photos prises dans les Alpes entre 1936 et 1958. Des photos plus personnelles qui saisissent les joies du ski en famille, mais aussi la transhumance dans le Queyras, ainsi que des photos de vacances dans le petit village de Laffrey que je connais si bien. Des photos pleines d’humour, de nostalgie et magnifiques en noir et blanc. Les enfants ont été très intéressés, notamment en découvrant les anciens skis en bois qu’il fallait farter. Ils redécouvraient à la fois des lieux connus (Laffey) tout en découvrant le passé, les façons de vivre. Une belle occasion de découvrir un peu plus l’œuvre de ce grand photographe et d’en apprendre un peu plus sur sa vie.

doisneau motodoisneau enfant avec ski

Pour finir ce billet sur Grenoble, je voulais vous parler d’un nouveau salon de thé ouvert depuis 6 mois, place Sainte-Claire : La Causerie. Un endroit où sans aucun doute toutes les blogueuses-lectrices grenobloises doivent se retrouver. Sur les murs, des étagères de livres jusqu’au plafond et un principe que je trouve génial et qui est expliqué sur les cartes de visite en forme de marque-page : C’est aussi un espace dédié aux livres que vous apportez… emportez… rapportez… ou pas… en toute liberté, simplement pour le plaisir de faire vivre les livres.

La-Causerie-300x184

J’ai trouvé ce principe passionnant. La gérante m’a expliqué que les gens avaient amené beaucoup de livres dès l’ouverture, mais qu’ils étaient un peu timides pour les emprunter, s’étonnant de ne devoir laisser ni adresse, ni numéro de téléphone, que tout ne soit basé que sur la confiance. Cet endroit est bien dédié aux livres jusque dans les WC dont les murs sont illustrés de reproductions de tableaux de lectrices et de portrait d’auteur :

la causerie WC

Un endroit parfait pour boire un bon thé après la visite de l’exposition Doisneau.

J’espère vous avoir donné envie de visiter ma belle ville ! Si vous connaissez ces lieux n’hésitez pas à laisser un commentaire et si vous en connaissez d’autres je vous laisse les présenter en commentaire.

« On ne badine pas avec l’amour » d’Alfred de MUSSET


Musset on ne badine pasQuand on prend le pseudo George en référence à George Sand, on a forcément une certaine tendresse pour Alfred de Musset, tendresse qui pousse parfois même à baptiser son chat de ce prénom.

Hier après-midi, j’ai voulu me rafraîchir la mémoire et j’ai repris mon vieil exemplaire rassemblant les pièces les plus célèbres de Musset. Ce pauvre exemplaire présente les défauts des GF Flammarion, la colle sèche et la tranche a lamentablement craqué, du coup les pages se séparent. Le temps a aussi son effet sur les livres.

Alfred de Musset écrit On ne badine pas avec l’amour en 1834, de retour de Venise et après sa rupture avec George Sand. L’écriture de cette pièce est mue par une commande de Buloz, directeur de la célèbre Revue des deux mondes. Musset n’est guère enthousiaste, mais il l’écrit en deux mois avant de se lancer dans la rédaction de La Confession d’un enfant du siècle.

Alfred de Musset appartient à la deuxième génération romantique, celle qui commence vers 1830 et dont George Sand fait également partie. Il est romantique dans l’âme et influencé, pour le théâtre, par les préceptes de Victor Hugo sur le drame romantique.

Pour parler d’une pièce de Musset, il est un peu nécessaire de se replacer dans le contexte. Victor Hugo dans sa préface à Cromwell (1827) et Stendhal, avant lui en 1823, dans Racine et Shakespeare, en avaient posé les principes. Comme à chaque changement d’époque, la littérature évolue. Le drame romantique veut donc rompre essentiellement avec le carcan des règles classiques : volonté de réalisme, personnages ambivalents et originaux, mélange des tons (comique, tragique, drame) et prose. Musset est sans doute celui qui a le plus suivi les préceptes du drame romantique et cette pièce, et plus encore Lorenzaccio écrite en 1833, y répond assez fidèlement. Musset a donc largement contribué à l’éclosion du drame romantique sur la scène du théâtre des années 30.

A une époque indéterminée, Perdican revient dans le domaine de son père après des études de droit qu’il a suivies à Paris. Le voilà érudit. Parallèlement, sa cousine, Camille, vient de sortir du couvent et se rend également chez le baron pour récupérer l’héritage de sa mère. Les deux jeunes gens se revoient donc après avoir été séparés quelques années. Le baron, père de Perdican, est bien décidé à les marier. Depuis leur enfance, Perdican et Camille étaient promis à ce mariage, mais l’attitude froide de Camille, devenue dévote accomplie, semble remettre en question leur union. Si Perdican semble nostalgique de ce temps de l’enfance innocente, Camille donne l’impression de l’avoir oublié. Entre eux va donc s’engager un jeu dangereux dont Rosette, la soeur de lait de Camille, va en être la principale victime.

Sa rupture avec George Sand va fortement marquer l’œuvre d’Alfred de Musset : dans ses poèmes (6 poèmes lui sont explicitement dédiés), dans son œuvre romanesque (La Confession d’un enfant du siècle) et bien sûr dans ses pièces de théâtre. Leur passion alimentée par de nombreuses lettres va donc nourrir l’œuvre, ce qui est aussi le cas pour George Sand, mais sans doute avait-elle une plus forte capacité à se remettre. Je ne reviendrai pas sur les rebondissements divers de cette liaison qui fut bien tumultueuse. Quoiqu’il en soit, dans l’œuvre de Musset, George Sand apparaît souvent comme une femme froide, hautaine, qui a oublié leur amour, comme en témoigne ces vers :

Toi qui me l’as appris, tu ne t’en souviens plus
De tout ce que mon coeur renfermait de tendresse,
Quand, dans nuit profonde, ô ma belle maîtresse,
Je venais en pleurant tomber dans tes bras nus !

La mémoire en est morte, un jour te l’a ravie
Et cet amour si doux, qui faisait sur la vie
Glisser dans un baiser nos deux cœurs confondus,
Toi qui me l’as appris, tu ne t’en souviens plus.

Camille, comme George Sand, ne souhaite pas se souvenir du passé. Ayant écouté les récits des amours défuntes de ses consœurs de couvent, Camille craint l’amour sans l’avoir connu. Son âme est déchirée entre sa foi et sa volonté de retourner au couvent, et son désir d’amour pur et réel entaché par les histoires d’abandons et de tromperies qu’on lui a racontées. Perdican se montre plus désinvolte. Il a connu des femmes, mais l’amour, le vrai, semble lui avoir échappé, ce qui ne l’empêche pas de croire à l’amour et préfère souffrir d’amour que de n’aimer jamais. Cette pensée de Perdican est d’ailleurs une pensée de George Sand :

On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de la tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois ; mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui. (Acte II Scène V)

Cette réplique, que l’on associe toujours à Alfred de Musset, est en fait un extrait d’une lettre de George Sand à Musset (12 mai 1834). On voit à quel point Sand le hante. La douleur dans l’amour est bien sûr un trait fortement romantique, mais Musset a le talent de transcender le vécu pour le mettre au service de son art, et sa pièce ne peut être perçue comme autobiographique.

Les éléments du Drame Romantique sont bien présents, avec des personnages, comme le Baron ou le curé, maître Bridaine (surtout porté sur la bouteille) ou l’ancien précepteur de Perdican, maître Bladius. Le Baron ne cesse de s’étonner de tout, ne comprend rien aux comportements de ses enfants. Ces personnages permettent une rupture de ton en provoquant des scènes assez comiques.

L’autre élément romantique est cet anticléricalisme très présent dans cette pièce. Louise l’amie de couvent de Camille apparaît comme une femme aigrie, triste et ayant perdu toute espérance ; la gouvernante de la jeune fille, Madame Pluche est une femme acariâtre et le couvent en lui-même apparaît peuplé de femmes aigries et malheureuses influençant les jeunes novices :

Il y a deux cents femmes dans ton monastère, et la plupart ont au fond du cœur des blessures profondes ; elles te les ont fait toucher, et elles ont coloré ta pensée virginale des gouttes de leur sang. Elles ont vécu, n’est-ce pas ? et elles t’ont montré avec horreur la route de leur vie ; tu t’es signée devant leurs cicatrices, coe devant les plaies de Jésus ; elles t’ont fait une place dans leurs processions lugubres […] O mon enfant ! Sais-tu les rêves de ces femmes, qui te disent de ne pas rêver? Sais-tu quel nom elles murmurent quand les sanglots qui sortent de leur lèvres font trembler l’hostie qu’on leur présente ? (Acte II, scène V).

Enfin, et je n’ai pu m’empêcher de penser à Jane Austen, quand Musset, dans sa pièce, condamne l’orgueil qui aveugle et fait commettre les pires actes : L’orgueil, le plus fatal des conseillers humains […] qu’es-tu venu faire sur nos lèvres, orgueil, lorsque nos mains allaient se joindre ? (Acte III, Scène VIII).

Il y aurait encore beaucoup à dire sur le badinage, hérité du marivaudage, sur l’utilisation des lettres, sur les scènes épiées par un autre personnage, sur les quiproquos, sur l’innocence sacrifiée, mais je vous laisse découvrir ou redécouvrir tout cela.

Pièce lue dans le cadre du Challenge Romantique

challenge romantique

« Armance » Stendhal


stendhal armanceArmance est le premier roman de Stendhal, publié en 1827. Il raconte l’histoire conjointe d’Octave de Malivert et d’Armance Zohiloff, sa cousine.

En préparant ce billet, je me suis rendue compte que le sujet-même de ce roman m’était passé totalement au dessus de la tête. En effet, Stendhal aurait souhaité traiter le problème de l’impuissance d’Octave. Je dois avouer que je n’ai absolument pas saisi les implicites, ce qui me contrarie beaucoup, ayant l’impression d’être, par là même, passé à côté du roman.

Octave de Malivert est un jeune homme désabusé, issu d’une famille sous la Restauration. Revenu de l’émigration, son père aspire à un dédommagement de deux millions qui permettrait alors à Octave de retrouver un rang acceptable dans la société. Sa cousine, Armance, orpheline, issue d’une famille résidant en Russie, est prise sous l’aile de Madame de Bonnivet, femme respectable qui tient salon à Paris. Entre Octave et Armance, qui se voient essentiellement dans le salon de Mme. de Bonnivet, nait un amour pur et puissant. Octave se refuse à l’amour pensant en être indigne, mais veut à tout prix rester digne de l’estime d’Armance, qui, pour lui, incarne la perfection.

Tout le roman est un chassé-croisé entre Octave et Armance, mêlé de quiproquos, de doutes et de malentendus.

Dans ce roman, Stendhal use d’un plume romantique compréhensible en 1827. Octave souffre du mal du siècle, l’amour y est comme désincarné et la fois pu et, inaccessible. Indécis, suicidaire, Octave est le héros romantique par excellence, encore loin de Fabrice Del Dongo ou de Julien Sorel, même si la notion de l’ambition est bien présente dans ce roman. Les références à Byron ou à Shakespeare confirment encore l’esprit romantique qui règne dans ce roman.

On devine le futur Stendhal dans ce premier roman qui, pourtant, en a aussi les faiblesses : des longueurs et des répétitions qui rendent le récit parfois un peu long. Pour une Grenobloise comme moi, certains éléments m’ont fait sourire comme cette proportion à donner aux personnages secondaires les noms des villes avoisinantes de Grenoble. Ainsi croise-t-on un valet nommé Voreppe, un Monsieur de Meylan ou encore une Madame de Claix. L’emprunte dans sa région est confirmée par le domaine de Malivert, terre d’Octave, que Stendhal situe délibérément dans le Dauphiné. Stendhal révèle ici son appartenance à sa région de naissance à travers ces noms, alors même qu’il fut, durant sa vie, souvent assez critique sur cette ville de province.

Stendhal dresse également un portrait de la France sous la Restauration et notamment de cette Noblesse qui tente de retrouver son rang avec les affres de la Révolution. Il y décrit les médisances, les intrigues, les rivalités en les opposant à la pureté des sentiments d’Octave et d’Armance. Le salon de madame de Bonnivet concentre tout l’esprit de cette époque.

Dans ce premier roman, se perçoit déjà le style stendhalien : l’ironie et la présence du JE du narrateur si symptomatique de ces autres romans :

Mais le lecteur est peut-être aussi las que nous de ces tristes détails ; détails où l’on voit les produits gangrenés de la nouvelle génération lutter avec la légèreté de l’ancienne. (p.250).

Même si, sans doute, certains éléments m’ont échappée, la lecture de ce roman m’a permis de renouer avec le XIXème siècle, d’en saisir à nouveau la profondeur, même si ce roman n’est sans aucun doute pas mon préféré de Stendhal. Il reste un roman intéressant qui donne une vision du grand auteur qu’il deviendra quelques années plus tard.

Roman lu dans le cadre du Challenge Stendhal, du Challenge PAL Noire – voire PAL des oubliettes -,  et du Challenge un classique par mois  et du Challenge Romantique.

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