Un Livre Dans la Boîte #14


Retour du rendez-vous mensuel Un Livre dans la Boîte avant le bilan de lecture mensuel à paraître demain (si j’ai le temps). A partir de maintenant, je collerai les liens vers les chroniques parues au fil du mois, pour que vous puissiez non seulement découvrir ces nouveaux romans mais y revenir ensuite pour lire la chronique. Les liens ont donc été rajoutés sur la page du rendez-vous du mois dernier.

Ce mois-ci encore, ma BAL a accueilli de nombreux romans très différents. C’est toujours un plaisir d’enfant que de découvrir une grosse enveloppe dans sa boîte. Avant-hier j’ai même eu la surprise d’en découvrir une dès l’aube avant même de partir en cours, il devait être à peine sept heures et quart du matin. C’est presque un peu magique !

Mais ne tardons pas plus…

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Bilan de lecture mensuel : Août 2016.


logo-bilan-mensuel1Ah le mois d’août semble déjà bien loin même si les températures restent encore hautes et nous font encore plus regretter d’avoir quitté la mer, la piscine, la farniente à l’ombre des eucalyptus et les lectures à gogo. Il me semble aussi bien loin après une semaine de reprise de cours sur les chapeaux de roue, mais, ne serait-ce que l’espace de ce bilan mensuel, replongeons dans mes lectures estivales qui furent nombreuses et majoritairement agréables voire mieux encore.

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« Le syndrome de la vitre étoilée » Sophie ADRIANSEN – Rentrée Littéraire 2016 #2


adriansen la vite étoiléeStéphanie aime Guillaume. Ils sont en couple depuis dix ans. Autour de la jeune fille, petit à petit, ses amies annoncent leur grossesse. Dans la presse aussi, les journalistes annoncent les naissances royales. Stéphanie est cernée par les femmes enceintes. Mais Guillaume est quasiment stérile. Commence alors une longue série de rendez-vous médicaux, d’intrusions dans le corps de Stéphanie, de dévoilements soit disant sans conséquences et qui pourtant sont vécus presque comme des viols.

Sophie Adriansen raconte le long parcours de son héroïne, un parcours douloureux puis rédempteur qui passera par une réappropriation de son corps, de son esprit, de son être tout entier.

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« Les grandes jambes » Sophie ADRIANSEN.


adriansenJe suis une grande gigue. En primaire, je mesurais déjà un mètre soixante et j’ai fini ma croissance à un mètre soixante-dix-huit, autant vous dire que le titre de ce nouveau roman jeunesse de Sophie Adriansen a résonné en moi. Pourtant, contrairement à l’héroïne des Grandes jambes, Marion, je n’ai jamais été complexée par mes jambes et ma taille (je vous rassure, j’ai d’autres complexes.). Si Marion a du mal à trouver un jean à sa taille, qui tombe parfaitement sur ses chaussures et ne laisse pas voir ses chevilles, pour moi, c’est la longueur des manches qui m’a toujours posé un problème. Mais qu’importe, entre grandes, on se comprend.

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Bilan mensuel de lecture : Juin 2016.


logo-bilan-mensuel1Je n’ai guère publié durant ce mois de juin et pourtant je n’ai cessé de lire. Autant vous dire que j’ai plusieurs chroniques de retard. Mais ne nous laissons pas abattre, juillet a déjà commencé et si je n’en ai pas encore fini avec les copies de bac, ce premier mois de vacances va voir refleurir le blog, enfin je l’espère.

Juin fut sous le signe des SP. La pile, ou plutôt les piles, montent dangereusement et je m’y suis attaquées mais toujours en privilégiant mes envies. Un seul livre de ma PAL a pris le soleil (enfin, façon de parler), mais un livre qui venait à peine d’y entrer, donc guère d’avancée dans le domaine de la PAL. D’autant que juin est un mois dangereux puisque se tient depuis plusieurs années maintenant Le Salon du livre de poche de Saint-Maur et que je n’ai guère pu résister aux achats après un sevrage de plusieurs semaines  et une fatigue de fin d’année scolaire qui m’a rendue bien faible. Donc, vous l’aurez compris, ce mois de juin a été catastrophique pour PALounette.

Toutefois, et c’est sans doute le plus important, mes lectures furent bonnes et, comme toujours, très variées.

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« Max et les poissons » Sophie ADRIANSEN (Roman Jeunesse)


Adriansen MaxMax est bon élève, il vient d’ailleurs de recevoir un prix d’excellence : un joli poisson qu’il rapporte chez  lui avec précaution dans un sac en plastique. Le 16 juillet, il va avoir 8 ans et se dit que ce serait l’occasion de donner un copain à Auguste, son poisson, parce qu’on s’amuse mieux à deux dans un bol. Max vit à Paris, en 1942, et si le 16 juillet est la date de son anniversaire, c’est aussi une date qui pour nous renvoie à un événement indicible : la rafle du Vél’ d’Hiv’.

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Bilan de lecture mensuel : Mai 2014.


logo-bilan-mensuel1Pas mieux ! Encore un mois de vache maigre côté nombre de livres, un mal fou à lire plus de vingt pages par jour, sauf peut-être ce matin, il serait temps !  Pourtant  je dois avouer que mes lectures furent nettement plus intéressantes que le mois dernier, mais la panne de lecture a tendance à s’installer et même si les livres m’intéressent j’ai l’impression que les pages pèsent des tonnes tout comme mes paupières qui ont tendance à se fermer toutes seules au bout de cinq minutes de lecture. Je vous avoue que cela a fortement tendance à me désespérer.

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« Grace Kelly. D’Hollywood à Monaco, le roman d’une légende » Sophie ADRIANSEN.


Adriansen KellyParmi les actrices américaines des années 50/60, j’ai toujours été fascinée par Marilyn Monroe ou Audrey Hepburn et j’avoue que pour moi, Grace Kelly a toujours été avant tout la princesse de Monaco. Lorsqu’elle s’est tuée dans un accident de voiture en 1982, j’avais 10 ans, et je m’en souviens parfaitement. Cette mort, sans doute comme celle de Diana en 1997, a marqué les esprits du monde entier. Les deux princesses s’étaient d’ailleurs rencontrées, comme le raconte Sophie Adriansen, et l’on ne peut être que touchée par ces destins communs.

Bien sûr j’avais vu les films tournés par Grace Kelly : ceux d’Hitchcock ou encore Mogambo, mais c’est tout et je ne les ai pas revus depuis fort longtemps (ce qui est une erreur que je vais rattraper bientôt). Lorsque Sophie Adriansen m’a proposé de lire sa biographie de l’actrice devenue princesse, je me suis dit que c’était l’occasion d’en savoir plus, d’autant que le film d’Olivier Dayan avec Nicole Kidman dans le rôle titre, vient d’être présenté en ouverture de Cannes.

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Salon du Livre de Paris 2014 #3 (deuxième et dernière partie).


exlibris couvertureSuite…

L’après midi était déjà bien entamé, quand j’ai découvert, grâce à Sophie, un fabriquant de papeterie, Leuchtturm et notamment un Journal privé de lecture du style du Book Journal de Moleskine mais en mieux. Car le  carnet de Moleskine a le défaut de se présenter uniquement sous forme de répertoire et avec un nombre assez réduit de pages par lettres.

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« J’ai passé l’âge de la colo ! » de Sophie ADRIANSEN


Adriansen j'ai passé l'âgeSophie Adriansen n’est pas une inconnue sur la blogo, elle tient un blog très intéressant que la plupart d’entre vous connaisse : SophieLit. Mais en plus d’être une blogueuse émérite, Sophie Adriansen a décidé de se consacrer à l’écriture et elle relève le pari notamment depuis la parution de Je vous emmène au bout de la ligne, coécrit avec Rodolphe Macia. De puis cette lecture, quand je prends le métro, me revient une phrase du livre : pensez qu’il y aura toujours un autre métro ! Ce qui m’évite bien souvent de courir bêtement dans les longs couloirs du métro ou du RER.

J’ai le plaisir d’avoir rencontré plusieurs fois Sophie et d’avoir sympathisé avec elle. Aussi quand elle m’a proposé de lire son roman jeunesse qui vient de paraître aux éditions Volpilière, j’en ai été très contente.

Sybille a 14 ans et ses parents, comme chaque année pour les vacances de février, l’ont inscrite à la colo des sports d’hiver. Cette année, Sybille se sent trop âgée pour la colo et traîne un peu les pieds. Mais, les choses ne vont pas se passer comme Sybille le pensait.

A travers le personnage de Sybille, Sophie Adriansen, qui connait bien la colo en question, nous parle à la fois de l’adolescence et de la valeur sociale de la colo. Celle-ci apparaît comme un magnifique meelting-pot dans lequel chaque enfant se confronte à d’autres issus de milieux sociaux différents, de culture différente. Chacun y fait ses propres expériences dont, la principale, la découverte de l’amour, mais aussi bien sûr celle de l’amitié. Car, l’autre sujet important ici reste bien sûr l’amitié sincère qui se noue durant cette semaine intense en petit comité. On se juge, on se toise, on apprend à se connaître.

Au fil des jours, Sybille va grandir. A cet âge charnière entre la fin de l’enfance et le début de l’adolescence, Sybille va faire l’expérience de la maturité naissante : la musique (la BO du livre m’a d’ailleurs rappelé quelques souvenirs) ; l’engagement pour des causes comme l’anti-racisme, etc., et va revenir sur ses préjugés.

Il est bien évidemment aussi question de ski, de pentes neigeuse, de paysages fabuleux que la jeune fille apprécie alors à leur juste valeur, prenant conscience de l’importance des moments qu’elle vit.

Écrire sur l’adolescence n’est jamais évident. Sophie Adriansen a choisi de se replonger dans sa propre adolescence, et le récit de Sybille s’ancre alors dans les années 90. Le livre s’ouvre sur un récit nous présentant Sybille âgée de 29 ans. Après une soirée avec des amis durant laquelle ils ont évoqué leurs souvenirs de colo, Sybille se replonge dans le journal qu’elle tenait lors de sa dernière colo. L’idée est bonne, mais, au point de vue de la forme, le journal a tendance à s’effilocher et à devenir un récit narratif. J’en ai parlé à Sophie qui m’a dit que les premières pages avaient été suggérées et rajoutée après l’écriture du « journal », d’où sans doute ce petit décalage.

L’autre difficulté est de traiter un groupe de personnages. Il n’est pas toujours facile d’individualiser chaque personnage. Sophie Adriansen y parvient pour beaucoup d’entre eux, mais c’est vrai que certains se noient un peu dans le groupe. Toutefois plusieurs portraits sont sensibles et attachants, comme Jordane ou Fouad, deux figures emblématiques et deux initiateurs pour Sybille.

Ces deux petites remarques cependant n’enlèvent rien à l’intérêt des aventures de Sybille. L’écriture est simple et appropriée au personnage, la lectrice que je suis, bien que n’étant jamais partie en colo (trop associable !), s’est parfaitement identifiée à cette jeune fille en herbe.

Un beau récit sur l’adolescence à placer dans la valise des jeunes filles avant le départ en colo.

Merci Sophie pour ta confiance.