« Le Fantôme de Baker Street » Fabrice BOURLAND.


Le Fantôme de Baker street est dans ma PAL depuis sept ans, preuve en est encore que les livres sont patients et qu’ils savent qu’un jour ou l’autre leur tour viendra. Je suis retombée un peu par hasard sur ce roman en fourrageant dans mes étagères. Il entre dans la catégorie que l’on appelle les british  mysteries (d’ailleurs si cela vous tente vous trouverez un challenge dédié sur le blog de My Lou Book) : des romans anglais, ou qui se déroulent en Angleterre, et qui font intervenir des enquêtes policières où se mêle le surnaturel.

James Trelawney et Andrew Singleton ont monté leur agence de détective à Londres, mais les affaires ne sont guère florissantes, le client se fait rare. Pourtant, la capitale anglaise connait depuis plusieurs semaines une vague d’assassinats et la panique commence à monter dans les rues. Les deux amis passent leurs journées à attendre un potentiel client. Enfin, un jour, une femme est annoncée : Lady Conan Doyle.

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« Les enquêtes d’Enola Holmes : Le mystère des pavots blancs » Nancy SPRINGER (T.3)


springer Enola Holmes T.3J’ai cherché ce roman pendant une matinée entière lors du Mois Anglais pour participer à une LC. Au bout de deux heures, non seulement je n’avais pas retrouvé ce roman, mais j’avais découvert que j’avais le tome 4 en double exemplaire. C’est finalement en me préparant ma PAL estivale que je l’ai miraculeusement retrouvé : EURÊKA !

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« Le Mystère Sherlock » J.M ERRE


erre holmesSi vous cherchez un livre qui vous sorte un peu la tête de vos problèmes et de l’ambiance morose qui règne en ce moment dans notre société, voici un livre parfait pour vous. Si en plus vous aimez les aventures de Sherlock Holmes et l’humour noir, ce sera encore plus savoureux.

Dix universitaires, spécialistes de Sherlock Holmes et réunis pour un colloque destiné à élire le directeur de la toute nouvelle chaire d’holmésologie, sont retrouvés morts dans la chambre froide de l’hôtel Baker Street. L’hôtel, coupé du monde depuis trois jours à cause d’une avalanche, a donc été le théâtre macabre d’évènements  qu’il va bien falloir éclaircir. Les pompiers, le directeur de l’hôtel qui s’était absenté avant l’avalanche, le lieutenant Poséidon et surtout un commissaire, sorte de double de Holmes, vont mener l’enquête à partir de différents documents abandonnés par les victimes : des notes de la journaliste Audrey, des lettres de Dolorès à un abbé, des enregistrements, des écrits d’autres victimes. Le roman est donc composé de tous ces documents rangés chronologiquement et permettant au lecteur de revivre les évènements de ce week-end meurtrier et au commissaire de faire la lumière sur ce mystère.

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« Le Collier de la reine et autres nouvelles » de Maurice Leblanc


Ce matin je me suis laissé vivre et ai lu un recueil de nouvelles de Maurice Leblanc mettant, bien sûr, en scène ce cher Arsène Lupin, que je n’avais plus croisé depuis le temps lointain de mon adolescence. Présentées dans un collection à petit prix (Libretti Le Livre de poche, 2€), ces nouvelles sont issues de trois recueils : Arsène Lupin, gentleman cambrioleur ; Les Huit coups de l’horloge et L’Agence Barnett et Cie. Le recueil proposé par Le Livre de poche est donc principalement éditorial, avec, cependant, comme on nous l’explique en préface, une logique qui est la suivante : Un autre fil conducteur du présent recueil est la propension qu’a Lupin à se déguiser, et celle de Maurice Leblanc à jouer sur le trompe-l’oeil. (p.13).

Comme je le disais, Arsène et moi, nous sommes beaucoup fréquentés il y a de nombreuses années, puis le temps, la vie nous a séparés, et j’ai un peu oublié depuis ce qui faisait vraiment le sel de notre relation. Aussi, ce matin, ce fut avec plaisir et aussi étonnement que j’ai refait connaissance avec ce dandy au grand coeur. Je ne vais pas vous résumer les cinq nouvelles de ce recueil (Le Collier de la Reine, La Perle Noire, Au sommet de la tour, La Carafe d’eau et La Lettre d’amour du roi George), ce serait bien dommage, et je préfère vous laisser la curiosité d’y mettre votre petit nez. Non, ce dont je vais vous parler c’est de mon étonnement. Car, oui, Arsène m’a surprise ! Figurez-vous que j’avais gardé de lui, l’image d’un cambrioleur astucieux et que je l’ai retrouvé sous les traits d’un Sherlock Holmes à la française. Arsène, agissant tour à tour sous des identités différentes,  résout ici cinq énigmes policières avec une aisance qui en ferait pâlir à la fois Hercule Poirot et Sherlock Holmes.

Le ton est léger, futile, l’homme est quelque peu ironique et irrévérencieux, et l’on est, incontestablement sous le charme, d’autant que Maurice Leblanc prend soin de nous mettre dans la confidence, nous révélant le fin mot de l’intrigue, presque au nez et à la barbe de la police elle-même : je n’ai, moi, aucun scrupule à déchirer le voile (p.23), nous confie le narrateur de la nouvelle Le Collier de la Reine, tout comme celui de la nouvelle suivante : je ne l’eusse [l’affaire] certes pas racontée si la participation d’Arsène Lupin ne l’éclairait d’un jour tout spécial. Cette participation, il en est peu qui la soupçonnent. Nul ne sait en tout cas l’exact et curieuse vérité. (p.37).

Si certaines intrigues sont plus faciles à résoudre que d’autres, ce n’est pas bien grave, car il y a une réelle veine aventureuse, et un suspens, malgré tout, qui nous fait enchaîner les nouvelles sans lassitude. C’est intelligent, c’est drôle, c’est bien fichu en somme.

Enfin, je fais également rentrer ce recueil dans le Challenge Romans sous Influences, grâce à la première nouvelle de ce recueil, clin d’oeil évident au roman éponyme d’Alexandre Dumas dont Maurice Leblanc était un grand admirateur. En effet, le début de la nouvelle fait référence à l’affaire du collier que Dumas reprend dans son propre roman. Sans le citer, on devine facilement l’influence de l’auteur de romans historiques.

Nouvelles lues dans le cadre du Challenge Maurice Leblanc, un challenge que je vous recommande chaudement, ainsi que dans le cadre du Challenge 2 €.