« Grace Kelly. D’Hollywood à Monaco, le roman d’une légende » Sophie ADRIANSEN.


Adriansen KellyParmi les actrices américaines des années 50/60, j’ai toujours été fascinée par Marilyn Monroe ou Audrey Hepburn et j’avoue que pour moi, Grace Kelly a toujours été avant tout la princesse de Monaco. Lorsqu’elle s’est tuée dans un accident de voiture en 1982, j’avais 10 ans, et je m’en souviens parfaitement. Cette mort, sans doute comme celle de Diana en 1997, a marqué les esprits du monde entier. Les deux princesses s’étaient d’ailleurs rencontrées, comme le raconte Sophie Adriansen, et l’on ne peut être que touchée par ces destins communs.

Bien sûr j’avais vu les films tournés par Grace Kelly : ceux d’Hitchcock ou encore Mogambo, mais c’est tout et je ne les ai pas revus depuis fort longtemps (ce qui est une erreur que je vais rattraper bientôt). Lorsque Sophie Adriansen m’a proposé de lire sa biographie de l’actrice devenue princesse, je me suis dit que c’était l’occasion d’en savoir plus, d’autant que le film d’Olivier Dayan avec Nicole Kidman dans le rôle titre, vient d’être présenté en ouverture de Cannes.

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« Au bout du conte » Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri


au bout du conteHier soir, grâce à ma sœur, j’ai assisté à l’avant-première de Au bout du conte, réalisé par Agnès Jaoui, co-écrit avec son acolyte Jean-Pierre Bacri. Cette avant-première m’a enfin permis de découvrir les salles du MK2 Bibliothèque et de passer une belle soirée en célibataire (ouf, avant les vacances scolaires, idéal).

Agnés Jaoui et Jean-Pierre Bacri jouent également dans le film comme en témoigne l’affiche. Agnés Jaoui incarne Marianne, actrice ratée qui animent un atelier théâtre autour des contes de fées dans une école. Elle est la tante de Laure, une jeune fille romanesque qui rêve du Prince Charmant. En parallèle nous avons Jean-Pierre Bacri, homme divorcé, père malgré lui d’un jeune homme musicien, Sandro, nouvellement en couple avec une jeune femme, elle-même mère de deux petites filles, qui, en attendant la fin des travaux dans son appartement, sont accueillies  chez Pierre (Bacri). Laure et Sandro vont se rencontrer lors d’une soiré improbable intitulée le Bal du Prince. C’est la rencontre de la Princesse et du beau Prince, mais alors que les contes de fées s’achèvent sur cette rencontre qui augure un mariage heureux et beaucoup d’enfants, le film va plus loin, va au bout du conte, justement.

Entre réalité et conte de fées revisité, ce film mêle histoires d’amour et désillusions amoureuses. Laure est l’archétype de la jeune fille élevée dans du coton, rêveuse, elle croit à l’amour des contes de fées qu’on lui racontait de son enfance. Sa rencontre avec Sandro est vécue comme une réalisation d’un rêve fabuleux qui construit la légende de son nouveau couple. La question est de savoir si l’amour vanté dans les contes de fées et que l’on raconte aux petites filles est possible dans la réalité.

Pour s’en faire une idée, les personnages de Marianne et de Pierre auraient tendance à nous donner une vision plus réaliste de la vie de couple. Les deux sont parallèlement divorcés et se trouvent bien dans leur vie de célibataire, chacun à leur manière. Tandis que Marianne s’adonne à ses enfants en les maintenant dans un univers féérique, Pierre, quant à lui, ne supporte pas les enfants et est obnubilé par la prévision d’une voyante qui lui a révélé le jour de sa mort.

J’ai nettement préféré les scènes avec Bacri et Jaoui. L’histoire des adultes est nettement plus intéressante que celle des jeunes gens. Pour ceux et celles qui, comme moi, aiment le personnage ronchon et désabusé de Jean-Pierre Bacri, ils seront ravis. L’humour est piquant, noir et sa diatribe contre les enfants fera rire toutes les mères indignes qui sommeillent en nous.

Si le mythe de l’amour conte de fées en prend pour son grade, l’amour réaliste n’est pas tellement épargné. Tandis que les contes de fées prônent la fidélité, le film aurait tendance à montrer que toutes les histoires d’amour finissent mal en général, mais loin d’être une vision pessimiste, ce film voit dans l’infidélité un élément constituant de l’amour.

Sans doute y a-t-il un juste milieu entre les deux, qu’il nous convient de rechercher et peut-être de faire nôtre. Quoiqu’il en soit, dans ce film l’amour n’est pas triste, et si certains couples se défont d’autres se forment… avant de, à leur tour, se défaire, mais chaque histoire d’amour mérite d’être vécue, peut-être est-ce cela finalement qu’il faut retenir.