« Elle marchait sur un fil » Philippe DELERM


delerm elle marchaitMarie, cinquante ans, vient d’être quittée par son mari. Attachée de presse indépendante dans le milieu de l’édition, elle a partagé avec son mari son amour pour la peinture, les brocantes dans lesquelles ils savaient dénicher quelques merveilles. Cette solitude nouvelle, la ramène dans une maison de vacances qu’ils avaient en Bretagne. Elle y retrouve André, leur voisin et ami, avec lequel elle aime parler littérature. Mais André, trop âgé pour s’occuper de sa maison, choisit d’aller vivre dans une résidence pour personnes âgées. A sa place, des jeunes gens s’installent, ils veulent être acteurs. Un lien d’amitié se noue avec Marie et des projets théâtraux voient le jour.

(suite…)

« Dickens, barbe à papa » Philippe DELERM


delerm barbe à papaDans la famille Delerm, je l’avoue, le fils est sans doute celui que je préfère, mais, le père est en bonne position surtout depuis une rencontre lors de mon premier salon du livre où j’avais eu la chance d’échanger quelques mots avec lui – et où j’avais glissé timidement et rougissante que j’avais un gros faible pour Vincent -. Bref, ce petit livre publié dans la collection Folio 2€, me fut offert par Liyah, il y a aura un an en février, et je l’en remercie car il m’a permis de me changer les idées après avoir lu trois pages du Docteur Sleep de Stephen King qui m’avaient plongé dans l’angoisse. Pour combattre l’angoisse, Philippe Delerm est parfait !

(suite…)

« Quelque chose en lui de Bartleby » Philippe Delerm


delerm3

Oui, encore un livre de la rentrée littéraire…et mon Challenge 1% réussi grâce à ce nouveau titre … désormais je vise le 2% et pourquoi pas le 3%…mais en attendant parlons de ce roman.

Parmi les romans de la Rentrée Littéraire, celui de Philippe Delerm est une bouffée de légèreté. Malgré plusieurs romans déjà écrits, celui-ci est le premier que je lis… J’avais bien acheté A Garonne lors du dernier salon du livre de Paris en mars dernier mais il est resté en sommeil dans ma PAL. Lors de ce Salon, j’avais eu le plaisir d’échanger quelques mots avec Philippe Delerm et d’obtenir une petite dédicace, je lui avais aussi fait part de mon amour inconditionnel pour son fils, Vincent !

Mais bon, revenons à nos moutons !

Arnold Spitzweg travaille à la Poste, employé effacé et terne, il décide d’ouvrir un blog pour rendre compte de sa conception de la vie reposant sur le principe de la contemplation des petites choses de la vie : regarder les enfants jouer dans un square ; un cours de Taï Chi en plein air ; un dimanche dans Paris… Avec étonnement, notre Arnold découvre que son blog remporte un succès fou… le voilà reconnu !

Delerm a, c’est incontestable, un style à lui, et ce roman, ce personnage ont beaucoup à voir avec les livres et l’auteur lui-même. Quand le blog d’Arnold est reconnu, que les médias se mettent à en parler, les avis émis rejoignent ceux que ces mêmes médias portent sur les romans de Philippe Delerm, ce qui crée une étrange mise en abyme!

Sans être vraiment passionnant, ce petit roman reste cependant agréable pour des blogueuses comme nous. Il est en effet amusant de voir traité le phénomène des blogs par cet auteur des petites choses de la vie. Notamment le tic qui consiste à vouloir prendre des notes sur ce que l’on voit pour pouvoir l’écrire dans son blog ; mais aussi cette réflexion, que nous avons sans doute toutes eues : devons-nous écrire Sur notre blog ou Dans notre blog ? Le problème (mais est-ce vraiment un problème?) est qu’il s’agit d’un roman de l’instant, qui ne laisse pas de trace, ou si peu. Ce personnage contemplatif permet à l’auteur des chapitres courts, comme de petits tableaux sur des scènes de la vie courante, de la vie urbaine, parisienne.

J’ai souri aux quelques références faites à Vincent Delerm, son fils ; et pour une fan comme moi, j’ai été sensible à l’évocation du Square Carpeau et à cette référence explicite de la page 135 :

Il traîna dans le quartier, « habillé comme hier », expression d’une chanson qu’il aimait.

Inutile de vous dire que j’aime aussi cette chanson !

Le titre trouve son explication à la page 51. Bartleby est un personnage de Herman Melville, dans Bartleby l’écrivain, personnage qui refuse les contraintes, les régles, préfère rester en retrait pour contempler le monde, et dont la phrase préféré est : « Je préfère pas ». Monsieur Spitzweg se dit que chacun avait peut-être en lui un bartleby (p.53).

Le roman de Delerm pose comme sujet de réflexion, le besoin moderne de s’exprimer, le besoin de reconnaissance, la valorisation du petit fait quotidien, mais ne fait que poser la réflexion, à nous d’aller plus loin. Faut-il ou non succomber au monde moderne, à ces nouveaux moyens d’expression, à cette reconnaissance médiatique ?

J’ai donc passé un agréable moment, sans plus… et en vieille blogueuse que je suis j’ai noté quelques inexactitudes dans le fonctionnement du blog de monsieur Spitzweg! Oui car, un blogueur qui ne répond jamais à ses commentaires et qui ne va jamais sur les autres blogs, a quand même très de chance de devenir aussi célèbre… mais ça, c’est un autre débat!

bon point vertobjectif PALchallenge-du-1-litteraire-2009

Note : 6/10                             4 / 138                                     7/17

philippe delerm