« Mrs Dalloway » Virginia Woolf


Ce roman dormait si longtemps dans ma PAL que je ne l’avais même pas noté dans ma PAL NOIRE !!! un comble ! J’ai eu une période Virginia Woolf quand j’étais en fac. J’avais lu Orlando et son Journal… mais depuis de longues années je l’avais négligée, à part quelques pages lues de L’Art du roman, l’an dernier ! Alors quand le Club de lecture, auquel je me suis inscrite, a proposé une lecture de Mrs Dalloway, j’étais contente, c’était la bonne occasion !

Les pages avaient jauni depuis le temps… quel malheur !

Bien, venons en au fond du problème !

Le mot qui me vient spontanément à la bouche est : OUF !!! enfin j’en suis venu à bout ! Dès les premières pages nous sommes plongés dans les pensées de Clarissa Dalloway, femme mariée à un membre du gouvernement anglais, bourgeoise donc, et femme soucieuse, à la fois de son image, mais aussi de celle de sa famille, de sa maison. Par plusieurs points, cette Mrs Dalloway me fait à Bree dans Desperate Housewife, version anglaise.

Le roman se propose donc de suivre pendant une journée entière Mrs Dalloway préparant une grande soirée chez elle. En chemin, on croise différents personnages, liés ou non, à Clarissa, et à chaque fois nous pénétrons les pensées de ces personnages. J’ai eu beaucoup de mal à entrer dans le roman, à comprendre comment il fonctionnait, à me laisser aller à ce flot de pensées… le roman est rythmé par les coups de Big Ben. Londres est au centre de cette déambulation à la fois physique de Clarissa Dalloway et mentale. Les lieux sont cités, le nom des rues, ce qui pourrait faire penser à un roman réaliste, mais Virginia Woolf se démarque de tout réalisme. Ce qui l’importe avant tout ce sont les pensées, et la complexité de l’être. Parfois le récit part dans des considérations poétiques et fantastiques. Si les premières m’ont séduites, les secondes m’ont souvent laissée sur la touche !

Toutefois, je ne peux que reconnaître la style, la maîtrise dont Virginia Woolf fait preuve dans ce roman. Le début par exemple est tout à fait symptômatique de cette maîtrise. Les points virgules se succèdent entre chaque pensée, rythmant la marche de Clarrissa Dalloway dans Londres.

Mais la densité du roman, la nécessité de rester concentrée, m’ont souvent désespérée ! C’est une lecture donc bien paradoxale que celle que j’ai faite de ce roman !

Les thèmes du suicide, de la folie sont présents, des thèmes chers à Virginia Woolf et qui sont d’autant plus troublants qu’ils concernent de près Virginia Woolf qui se suicida en 1941. J’ai une certaine  tendresse pour cette auteure et aussi une grande admiration, et ne pas avoir aimé ce roman considéré comme son chef-d’oeuvre me déçoit! Je suis donc plus déçue par moi que par Virginia Woolf !

 

 

 

 

 

 

Challenge Virginia Woolf par LOU