« Monsieur Stan n’a qu’à bien se tenir » de Claudine Aubrun et Delphine Perret


Antoine mettant du temps à lire ce roman graphique, je le lui ai piqué ce matin ! Gentillement offert par Liyah, lors de notre rencontre, ce roman est le second tome de la série, après Oust ! ou l’insupportable Monsieur Stan. J’avais été attirée par ces romans tout bêtement parce que le petit garçon porte le même prénom que mon fils, et que je trouvais sympa de les lui faire lire rien que pour cela !

Mais revenons à nos moutons !

Stan est donc un chien particulièrement pénible, sorte de petit frère insupportable qui ne cesse d’accaparer les parents, embêter son grand-frère, lui faire porter le chapeau à la moindre de ses bêtises. Mais tout se corse encore davantage quand Stan décroche un rôle principal dans un film en 3D, tandis qu’Antoine, lui, se voit attribuer le rôle d’un cheval dans un spectacle de fin d’année. Du coup, tous les amis d’Antoine ne le côtoient que dans l’espoir de rencontrer la star.

Dessin pris sur le blog de Claudine Aubrun

Antoine se sent seul, incompris par sa mère dont toute l’attention est donnée à Stan, délaissé par son ami d’enfance et surtout harcelé par Stan lui-même qui joue la star à longueur de journée.

Bien que la 4ème de couverture l’annonçait, j’avoue n’avoir pas trouver l’humour dévastateur. Pour tout dire, ce petit Antoine m’a fait beaucoup de peine, et sa mère m’a particulièrement énervée. J’ai du mal avec les parents qui donnent plus d’attention à leur animal de compagnie qu’à leur enfant ! A aucun moment la mère, et le père aussi d’ailleurs, ne prend conscience de son comportement vis-à-vis de son fils, incapable de voir Stan sous son vrai jour. Ce petit garçon qui se trouve abandonné à la fois par ses parents et par des amis qu’il connait depuis la crèche, qui doit renoncer à un nouveau copain car celui-ci va déménager, je trouve que trop c’est trop ! Du coup les situations m’ont très peu fait rire, si ce n’est quand Stan en prend pour son grade. Car ce chien est à proprement parler imbuvable, à gifler, à baffer !

Il s’agit là d’un avis de mère adulte ayant un fils se prénommant Antoine, donc un avis sans doute sans guère de recul ! Mais je tiens cependant à dire que ce n’est qu’un aspect du roman, et que d’autres m’ont plu : Antoine, bien sûr, toujours enjoué, heureux de rencontrer un nouvel ami, d’inventer des jeux délirants. Les illustrations sont très réussies, simples, claires. Le texte n’est pas simpliste, et Delphine Perret parvient à retranscrire la pensée des enfants, leur façon d’interpréter avec leurs mots propres le métier des parents : Mon papa a trouvé du travail dans un supermarché plus grand. Il va faire le tube de mayonnaise et maman vendra des beignets de poisson […] Tu comprends, m’explique mon copain, […] tube de mayonnaise, c’est mieux payé que tube de ketchup (p.74)

J’attends d’avoir l’avis d’Antoine, sans doute le lira-t-il différemment.

Roman graphique lu dans le cadre du Challenge Littérature Jeunesse.