Le Livre que j’aime – #2018Projet52.


Pour cette troisième semaine du Projet 52, il faut prendre en photo « le livre que j’aime » : le problème c’est que le livre que j’aime s’accorde au pluriel chez moi. Le choix a donc été d’élire le premier qui me venait à l’esprit et ce fut Blonde de Joyce Carol Oates, un roman pavé de 1100 pages racontant la vie de Marilyn Monroe. Un roman que j’ai été capable de lire jusqu’à plus d’une heure du matin, moi qui tombe de sommeil généralement dès 21h30. C’est un roman total, magnifique… et tragique.

projet52 le livre que j'aime

 

#2018projet52 à suivre sur mon instagram.

projet 52 - 2018

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Bilan mensuel de lecture : Septembre 2015 (Spécial Rentrée Littéraire 2015)


logo-bilan-mensuel1Après un été où j’ai beaucoup lu mes propres livres, j’ai été emportée par la rentrée littéraire dès la fin du mois d’août (Anne F. – La vie de Florence Gordon (non encore chroniqué) – Les Gens dans l’enveloppe et La petite barbare) et j’ai continué sur ma lancée. Un mois de septembre dédié donc à la rentrée littéraire 2015. Mes choix de lecture ont été essentiellement guidées par des SP gentiment envoyés par des attachés de presse à l’écoute de mes envies. J’ai cette chance de pouvoir lire les romans de la rentrée sans débourser un centime. Mais cela n’entrave en rien mon jugement. Si mes lectures de la rentrée littéraire faites en août furent largement positives et passionnantes, certains livres lus ce mois-ci m’ont beaucoup moins passionnée, vous le découvrirez dans ce billet et dans ceux qu’il me reste à écrire et à publier sur le blog.

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Vive la PAL des vacances !


BB plage chapeauMe voilà partie avec mes hommes dans les Landes pendant une dizaine de jours. Les chats sont, comme chaque année, sous la bonne garde de notre gentille voisine, merci V. !

Je suis donc au moment où vous me lisez, un peu comme BB sur cette photo, le physique en moins (hélas!).

Comme chaque année, la grande question en dehors de savoir quels vêtements prendre, est la suivante : quels livres emportés ? Et comme chaque année, plantée devant mes étagères de livres, je suis hésitante : celui-ci ? Ah c’est vrai, il y avait celui-là aussi ! Pourquoi pas celui-ci ? Ou bien lui ? Bref, un vrai casse-tête. Car, outre les livres de la PAL, je me suis dit qu’il serait aussi temps de plonger le nez dans tous les SP reçus et non encore lus.

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5 ans et des poussières !


Blogounet a eu 5 ans le 17 avril et Oh my god ! j’ai totalement zappé ce haut fait ! J’espère qu’il me pardonnera.

Alors on va faire en sorte qu’il ne se sente pas trop délaissé et on va lui rédiger un petit billet vite fait pour marquer le coup !

Donc un « soufflage » de bougie par la belle bouche de Marilyn devrait lui faire plaisir !

marilyn gâteau anniversaire

Ensuite on pourrait lui trouver une petite citation de George Sand :

Lisez de tout, l’ordre se fera de lui-même dans  votre cerveau que je crois être des mieux organisés, et vous amasserez chaque jour une somme de calme suprême.

Enfin, on pourrait lui rappeler tous les lecteurs qui le suivent, les bavards ou pas, les visiteurs éclairs ou les acharnés, lui rappelait aussi toutes les portes qu’il m’a ouvertes et toutes les envies de lecture qu’il a pu susciter ! Mais il ne faudrait pas qu’il prenne la grosse tête, hein ! D’ailleurs il a une tonne de commentaires en attente et non moins de billets de retard et en plus il est à la masse pour le plan Orsec 2014… alors bon, on va se reprendre et après quelques coupes de champagne on s’y remet !

marilyn champagne

 

tchin tchin !

Merci à tous pour votre fidélité

« Marilyn et JFK » François FORESTIER


fortestier JFKLe grand avantage d’avoir une PAL monstrueuse est qu’elle offre la possibilité d’assouvir une envie du moment. Le 22 novembre dernier, nous commémorions les 50 ans de l’assassinat de JFK, et m’est venue l’envie de lire ce livre retraçant la relation du plus sexy Président américain et de la plus sexy actrice au monde. J’avais acheté ce livre lors du Salon du Livre de Paris de 2011 et il a fallu cette commémoration pour qu’il sorte enfin de ma PAL.

François Forestier débute son récit par l’assassinat de JFK à Dallas le 22 novembre 1963. Il rend compte des évènements au moment où la balle meurtrière atteint la tempe du Président et nous embarque alors à la suite de la voiture présidentielle jusque dans la salle d’opération de l’hôpital situé tout près du lieu où JFK devait prononcer son discours.

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« Vie et Opinions de Maf le chien et de son amie Marilyn Monroe » Andrew O’HAGAN


o'Hagan Maf le chienCommencée mi-avril lors de mon défi « 2 jours, 1 livre », j’avais mis de côté cette lecture, voulant en profiter pleinement et sentant bien que je ne pourrais pas lire ce roman complexe et dense en si peu de temps. J’ai donc repris ma lecture un mois plus tard pour la terminer ce matin. Ce qui m’a attirée vers cette lecture est bien sûr le fait que Marilyn Monroe en était un des personnages principaux. Ensuite, le fait que la narration se fasse par la voix de son bichon maltais, Maf, fut la deuxième principale raison. L’originalité de ce point de vue me paraissait intéressant et je ne fus pas déçue.

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Un Week-end un peu chargé ou comment ne pas se laisser abattre par l’adversité !


Vous pensiez peut-être que j’étais partie sur la cordillère des Andes ou sur une plage des Bahamas pour faire dorer mon corps de rêve… et bien pas du tout ! J’étais bel et bien dans ma « super » banlieue parisienne, à regarder, mais pas que, tomber des seaux d’eau, et, comble de joie, alors que je pensais profiter de mon week-end, un ENORME dossier m’est tombé sur le coin du nez à traiter pour lundi. A cela il fallait ajouter, le cours de tennis d’Antoine, un cadeau d’anniversaire à trouver pour ma soeurette, et un homme malade qui soudain prenait 10 ans de plus en une matinée.

J’ai donc fait comme j’ai pu : courses sous la pluie en râlant abondamment, embouteillages à gogo et boulot. MAIS… car oui, dans ce week-end de folie, il me fallait absolument trouver une porte de sortie ! J’ai donc commencé par me rendre à la Griffe Noire sous le prétexte faussement fallacieux de trouver le cadeau pour ma soeur.  Par la même occasion, je me suis déniché deux romans jeunesse, tout en papotant avec la responsable du rayon jeunesse avec laquelle j’aime échanger mes avis de lecture. Je suis donc ressortie plus guillerette que je ne l’avais prévu et deux livres sous le bras en plus d’un premier cadeau :

Velvet de Mary Hooper et Kaleb de Myra Eljundir. L’un sur le spiritisme au début du XXè et l’autre sur un personnage empathe et très inquiétant. Si j’ai choisi de moi-même le premier, le second m’a été très fortement conseillé par la libraire.

Ma deuxième porte de sortie fut la réunion, dimanche après-midi de notre Club des Lectrices à Paris. C’est toujours un bonheur de nous retrouver. Nous avons échangé nos avis sur Le Labyrinthe du temps de Fermine, puis avons choisi la prochaine lecture. Chacune a proposé un titre mûrement réfléchi, et cette fois-ci nous avions l’embarras du choix. Après quelques discussions et un vote, donc, La Librairie Tanabe a été choisi. J’avais noté ce livre depuis un billet de Sharon sur son blog.

Enfin, dernier petit réconfort, j’ai reçu mon calendrier « maison », c’est-à-dire un calendrier dont j’ai choisi les photo et qui est conçu autour des livres et de la lecture. Je suis gentille je vous en donne un petit aperçu en photos :

Mes enfants en train de lire, un peu de ma PAL et Marilyn. Une année 2013 sous l’égide de la lecture et des livres.

« Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Marilyn Monroe : Guide visuel à destination des esprits curieux et pressés » de Laurence Godec


Déniché totalement par hasard au supermarché, j’avoue ne pas avoir hésité longtemps à placer ce livre dans mon caddie. Je n’avais pas entendu parler de ce livre, et par peur de ne pas le retrouver ailleurs, ou d’oublier son existence, j’ai préféré le prendre, et je n’ai pas regretté un instant.

Ce petit livre de plus de 250 pages, est composé de textes et de beaucoup de photos, dont certaines assez peu connues, en tout cas de moi. De plus il a le mérite de montrer le visage des personnes qui ont fait partie de la vie de Marilyn, qui l’ont aidée ou ont cru l’aidée. Bien sûr, je connaissais déjà beaucoup des évènements tristes ou joyeux qui ont fait la vie de Marilyn, mais j’ai aussi appris beaucoup, notamment sur André De Dienes, un photographe de mode avec lequel elle travailla beaucoup au tout début de sa carrière quand elle était mannequin.

L’enfance et l’adolescence de Marilyn tiennent une part importante du livre, et l’on découvre ainsi les figures de sa jeunesse, sa mère mais aussi ses mères adoptives. Leurs photos permettent donc de mettre un visage sur des noms, tout en apprenant l’influence qu’elles ont eu, en bien ou en mal, sur le destin de Marilyn.

Le livre revient sur plusieurs histoires d’amour de Marilyn, sur le rôle que certains hommes influents ont eu sur sa carrière, mais dit aussi que c’est par son talent et son incroyable de charisme qu’elle a fait le reste. Il ne s’appesantit guère sur sa liaison avec JFK, suggérant même que cette liaison aurait été très fugace, et sa relation avec Robert, une simple amitié platonique.

Il y a donc dans ce « petit » livre des informations intéressantes (notamment comment Marilyn a monté sa propre maison de production), mais qui n’omet pas les aspects sombres du personnage : sa dépendance aux médicaments et à l’alcool, par exemple. J’ai senti à la lecture de ce livre, la volonté de Laurence Godec de donner d’autres informations plus confidentielles et, partant, ce livre en devient plus touchant et l’on semble mieux cerner ce que fut Marilyn, l’actrice certes, mais aussi, et peut-être surtout la femme.

Comme je le disais plus haut, l’autre grand avantage de ce livre réside dans les très nombreuses photos de Marilyn, des photos de son enfance, de ses débuts, des photos plus confidentielles et c’est ce qui évite de faire de ce livre un énième livre sur Marilyn ne faisant que reprendre les images archi-connues de l’actrice.

Le texte s’insère soit sur des pages rouges ou noires ou blanches, soit vient s’incruster sur les photos. La mise en page est très visuelle, mettant en avant les mots clefs (comme vous pouvez le constater sur la photo) caractérisant Marilyn ou mettant en relief le nom des personnes qui ont accompagné l’actrice ou la femme qu’elle était.

Vous l’aurez compris ce « petit » a beaucoup de charme, et est aussi un objet que l’on a envie de garder et feuilleter de temps en temps.

Pour le plaisir une dernière photo qui ravira les lecteurs que nous sommes :

Livre lu dans le cadre du Challenge Marilyn Monroe.

Norma Jeane Baker alias Marilyn Monroe


Pour ceux et celles qui viennent régulièrement ici, vous savez que Marilyn Monroe a une place importante sur ce blog. Mon admiration à la fois pour l’actrice et pour la femme me paraît parfois paradoxale. Moi qui ai toujours tendance à préférer les femmes fortes, engagées, intellectuelles, peu portées sur la coquetterie, moi qui ne supporte pas la minauderie, la superficialité féminine, comment se fait-il que je sois si touchée par Marilyn ?

C’est sans doute que, au-delà de cette blondeur et de ce sourire rouge scintillant, telle qu’on la voit sur certaines photos en papier glacé, ce que j’aime chez Marilyn c’est cette petite étincelle qui se perçoit si bien dans cette photo, cette étincelle qui reflète une intelligence du cœur, celle qu’aimait justement Sand ; c’est aussi cette tristesse qui, là encore dans cette photo, se devine dans son regard et dans ce sourire.

De Marilyn, j’aime la femme perdue, la femme en quête d’elle-même, la femme sensible, la femme qui cherche, sans doute parce que je m’y reconnais un peu.

Aujourd’hui, 5 août 2012, cela fait 50 ans qu’elle est morte, elle avait 36 ans.

« Comment épouser un millionnaire » Jean Negulesco (1953)


La chaîne du cable TCM diffuse une rétrospective des meilleurs films de Marilyn Monroe, l’occasion de voir et revoir les films de l’actrice mythique au moment où l’on célèbre les 50 ans de sa disparition. Plusieurs rediffusions sont prévues pour ne rien rater, et apprécier le travail d’actrice de Marilyn.

Hier soir, en famille, nous avons vu, et revu pour moi, Comment épouser un millionnaire, avec en tête d’affiche la belle Lauren Bacall, Betty Grable et, bien sûr, Marilyn Monroe. Les trois actrices sont aussi célèbres les unes que les autres à l’époque du film, si ce n’est peut-être que Lauren Bacall semble avoir un palmarès de films plus sérieux et plus conséquent que ses deux coéquipières.

Charlotte Page (Lauren Bacall) loue un bel appartement à New York, qu’elle partage avec Pola Debevoise (Marilyn Monroe) et Toctoc (Betty Grable). Toutes les trois sont amies et mannequins de haute couture. Leur but est de rencontrer et d’épouser des hommes riches afin d’assouvir leur goût pour le luxe. Elles n’ont qu’un mot d’ordre : Nothing under six figures a year (Rien en dessous du million par an). Mais les choses ne vont pas exactement se passer comme elles l’avaient prévu.

Dans cette comédie romantique, Marilyn incarne la jolie blonde, pas très maligne. Le cerveau de la bande est sans conteste, le personnage de Lauren Bacall. Bien qu’endossant une fois de plus, une caricature de la blonde au cerveau de moineau, le rôle est cependant teinté de comique, puisque la belle est myope comme une taupe et qu’elle refuse résolument de porter ses lunettes qui, d’après elle, lui donne l’allure d’une vieille fille. L’absence de lunettes entraine donc des scènes assez drôles, où Marilyn se cogne aux murs en loupant une porte ou lit un livre en le tenant à l’envers, et répétant souvent : « Vous savez ce que l’on dit des femmes à lunettes… ».

Cet effet comique rend donc le rôle plus intéressant, et Marilyn se révèle une actrice comique assez convaincante.

Ce n’est pas le film que je préfère de Marilyn, et c’est même celui que j’ai le moins revu, et dont les souvenirs étaient les moins marquants. L’intrigue est assez cousue de fils blancs, mais le plaisir de revoir ces films ne tient pas à l’intrigue. C’est tout une époque que je me plait à revoir. Des actrices superbes, vêtues de robes magnifiques, une légèreté de ton, un humour clin d’oeil (le personnage de Lauren Bacall donnant des noms d’hommes célèbres d’un certain âge dit : « Et ce vieil acteur, Humphrey Bogart »…), et bien sûr la présence de Marilyn est une ravissante cerise sur le gâteau.

Dans ce film, la femme apparaît dans tout son aspect vénal, intéressé, caricature de la belle femme qui recherche la dote, et est prête à renoncer à l’amour pour satisfaire ses besoins de luxe. On sent pourtant que le pacte qu’elles ont passé entre elles, finit par leur peser, et la fin rachète cette vision misogyne qui semblait courir tout le long du film. Comme toutes les comédies romantiques, tout est bien qui finit bien.

Bien sûr Marilyn apparaît également dans ce film telle qu’en elle-même, sulfureuse, merveilleusement sexy, dans ce plan aux miroirs qui rappelle celui d’Orson Welles filmant Rita Hayworth dans La Dame de Sanghaï (1947). Bien sûr les films n’ont pas grand chose à voir, l’un est une comédie l’autre est un thriller, mais comment ne pas y voir un rapprochement.

Pour conclure, Comment épouser un millionnaire est une comédie sympathique, à voir pour Marilyn et pour Lauren Bacall plus que pour la qualité du film lui-même.

Film vu dans le cadre du Challenge Marilyn Monroe.