« Sauveur & Fils – Saison 1 » Marie-Aude MURAIL


Murail sauveurMarie-Aude Murail fait parti de mes valeurs sures. De ces auteurs refuges qui ne nous déçoivent jamais. Sauveur & Fils fut une réel plaisir de lecture mais, comme toujours avec Marie-Aude Murail, bien plus encore.

Sauveur Saint-Yves est psychologue à domicile. Son cabinet est séparé par une porte de son appartement. Il reçoit de jeunes adolescents en mal de vivre. Mais Sauveur est aussi le papa de Lazare, jeune garçon futé et  autonome, qui, à peine rentré de l’école, entre-ouvre la petite porte qui sépare le cabinet de son père de leur appartement, et écoute les confessions des jeunes patients.

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Bilan mensuel de lecture : Juin 2016.


logo-bilan-mensuel1Je n’ai guère publié durant ce mois de juin et pourtant je n’ai cessé de lire. Autant vous dire que j’ai plusieurs chroniques de retard. Mais ne nous laissons pas abattre, juillet a déjà commencé et si je n’en ai pas encore fini avec les copies de bac, ce premier mois de vacances va voir refleurir le blog, enfin je l’espère.

Juin fut sous le signe des SP. La pile, ou plutôt les piles, montent dangereusement et je m’y suis attaquées mais toujours en privilégiant mes envies. Un seul livre de ma PAL a pris le soleil (enfin, façon de parler), mais un livre qui venait à peine d’y entrer, donc guère d’avancée dans le domaine de la PAL. D’autant que juin est un mois dangereux puisque se tient depuis plusieurs années maintenant Le Salon du livre de poche de Saint-Maur et que je n’ai guère pu résister aux achats après un sevrage de plusieurs semaines  et une fatigue de fin d’année scolaire qui m’a rendue bien faible. Donc, vous l’aurez compris, ce mois de juin a été catastrophique pour PALounette.

Toutefois, et c’est sans doute le plus important, mes lectures furent bonnes et, comme toujours, très variées.

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Bilan mensuel de lecture : Mai 2016.


logo-bilan-mensuel1Lorsque l’on regarde par la fenêtre on a un peu du mal à croire que l’été se profile, et pourtant nous sommes aujourd’hui le 1er juin et il est déjà temps de faire le bilan des lectures de mai. Ce mois printanier a eu la gentillesse de nous offrir quelques jours supplémentaires de lecture, d’où un bilan m’a foi pas si mal que ça ! Comme toujours, j’ai essayé de varier mes lectures et de respecter mon Plan Orsec. J’y suis parvenue in extremis.

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« Dinky rouge sang » Marie-Aude MURAIL – Roman Ado.


Murail dinky rougeJ’ai découvert Marie-Aude Murail alors que je n’étais plus adolescente depuis bien longtemps, mais quand je lis ses romans j’ai l’impression d’avoir à nouveau 13 ans.

Dinky rouge sang est le premier tome de la série Nils Hazard chasseur d’énigmes. Comme souvent chez moi, je commence rarement par le début, donc j’avais déjà lu le tome 2 : L’Assassin est au collège et c’est une amie qui m’avait fortement conseillée de lire le premier opus, et elle n’avait pas tort, puisque dans ce premier tome, l’auteure nous présente son héros, son passé et sa particularité : résoudre des énigmes, ici, essentiellement familiales.

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Salon du livre… oups… Livres Paris 2016


MétailiéOn connaît la polémique, entièrement justifiée, qui a cours en ce moment sur la politique financière du salon du livre : plus d’accréditions, plus de partenariat avec l’éducation nationale, plus de tarif réduit pour les demandeurs d’emploi, mais un plein tarif à 12€, 2€ par livre personnel emmené pour être dédicacé… encore heureux, les WC restent gratuits mais jusqu’à quand ? Bref, on se demande si le salon du livre a réellement envie de donner accès à la lecture et aux livres au plus grand nombre. Pour ma part je me refuse à payer 12€ l’entrée pour acheter des livres ! 12€, c’est presque le prix d’un broché et presque le prix de deux livres de poche ! J’étais donc décidée à bouder dans mon coin, quand j’ai reçu une invitation des éditions Métailié qui ont eu également la gentillesse de m’offrir une entrée gratuite. Alors plutôt que de mettre le logo du salon du livre, j’ai choisi, pour illustrer ce billet, de mettre celui des éditions Métailié.

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Quelques avis synthétiques de lecture sur des romans ado et jeunesse.


Je profite de mes vacances pour vous parler des livres lus ces derniers mois et que je n’ai pas eu le temps de chroniquer ici. Sur ce billet, j’ai décidé de rassembler les romans jeunesse et ado lus depuis le mois d’août. Des avis synthétiques pour peut-être vous les faire découvrir et vous donner envie de les lire à votre tour :

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« Amour, Vampire et loup-garou » Marie-Aude MURAIL (Ado).


Murail amour vampireBien avant la daube Twilight, Marie-Aude Murail avait écrit, en 1998, ce roman qui allie les trois ingrédients utilisés ensuite par Stéphanie Meyer mais avec tellement moins de talent ! J’ai acquis ce roman (et quelques autres…) fin 2011 lors d’un dégraissage d’une bibliothèque municipale non loin de chez moi, autant vous dire que tous les romans de Marie-Aude Murail disponibles, je les ai raflés vite fait bien fait. Les pauvres ! je ne pouvais pas faire autrement !

Dans la famille Delcroix, il y a la fille aînée, Marianne, qui est assistante du professeur Anatole Le Lyonnais au CEPP (Centre d’Études des Phénomènes Paranormaux), il y a le frère, Antonin qui a un copain fan d’un jeu vidéo un peu (et c’est un euphémisme) trop violent et il y a la petite sœur, Maroussia qui dit des gros mots. Ah il y a aussi leur mère accessoirement, mais elle n’est pas très présente et laisse sa fille aînée se charger des plus jeunes. Un soir, Marianne, en récupérant sa voiture dans le parking souterrain du CEPP, sent une présence dans son dos et une haleine chaude dans son cou…

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Salon du Livre et de la Jeunesse : Dimanche 2 Décembre (suite et fin)


DSCN1269Deuxième journée au Salon, cette fois-ci accompagnée d’Antoine et d’Eliot, car oui ce salon est, normalement, pour les enfants, sans oublier mon petit Hérisson.

Détour obligé dans la fameuse boulangerie de Hérisson, histoire d’avoir rapidement sous la main de quoi assouvir la faim tenace des loulous, puis nous nous retrouvons en terrain connu. Antoine qui d’abord se plaignait du froid piquant, réclame dès à présent à manger, mais nous dirigeons vers le sous-sol du salon pour une rencontre informelle avec Timothée de Fombelle, l’auteur de Tobie Lolness. Hérisson lui remet son diplôme (pour plus d’explications voir le blog de Hérisson) :

DSCN1280Après cette rencontre très sympathique et qui m’a donné envie de lire les aventures de Tobie, nous sommes allés faire un peu de sauna au premier étage pour rencontrer Stéphane Sénégas, illustrateur d’Anuki, BD sans parole qui laisse libre cours à l’imagination des enfants et parfait pour Eliot qui, en CP, a encore un peu de mal à lire. Il a eu droit à une très belle dédicace, le veinard :

Sénégas Anuki dédicace EliotLes estomacs criant : « FAMIIIIIIIIIIINE !!!! », nous avons fait une petite pause, avant de repartir nous confondre dans la foule de plus en plus compacte. Je vous avoue que je ne souviens pas tout dans l’ordre, donc ce sera en vrac !

Je me souviens donc être allée saluer Béatrice Bottet en dédicace qui a eu la gentillesse de me reconnaître, j’ai donc pris des nouvelles de ma copine Penelope Green et ai susurré à l’auteure qu’il serait temps que l’idylle entre Cyprien et Penelope se concrétise, non mais !!! Pendant ce temps, Antoine farfouillait sur le stand d’Actes Sud, il tient de sa mère cet enfant-là !

Sur le stand Albin Michel, après moult hésitations, j’ai enfin craqué pour La Mafia du chocolat de Gabrielle Zelin. Après avoir retrouvé Hérisson qui s’était éclipsée quelques minutes, nous sommes allés sur le stand de Delcourt où Antoine a jeté son dévolu sur la BD Toto. C’est un fan des histoires de Toto, merci de votre compassion. Les enfants ont aussi eu droit à quelques petits cadeaux dont une pochette Captain Biceps !!!!, oui, oui vous lisez bien !

Pour prolonger la soirée d’hier et trouver quelques romans des auteurs vus lors de l’apéro-dernier verre, nous nous sommes rendus sur le stand de L’Ecole des Loisirs et là ce fut la razzia du siècle. Pendant que je jetais mon dévolu sur trois romans, Hérisson faisait la lecture à Eliot :

DSCN1285Ensuite, Antoine, Eliot et moi avons trouvé plusieurs petits albums en format poche. Nous avons recroisé Doriane, l’attachée de presse, l’occasion de la remercier encore pour cette belle soirée d’hier. La file des dédicaces pour Yvan Pommaux étant décidément trop longue, nous avons abdiqué, un peu triste.

Antoine souhaitant le manga Pokemon (oui je sais!!!) nous sommes retournés au stand Pocket Jeunesse, j’en ai profité pour acheter le premier tome de La Guerre des clans, que voulez-vous j’adore les histoires de chats. Et là, j’aperçois un peu plus loin une femme en gris. Je la fixe longuement, m’en approche timidement et rougissante, je demande : « Bonjour, êtes-vous Marie-Aude Murail ? », quand elle me répond oui, il me monte une bouffée de chaleur énorme et une émotion étrange, comme une enfant tombant nez à nez avec le Père Noël. Mais je n’étais pas au bout de mes surprises. Je me présente, signalant le nom de mon blog et mon pseudo, et presque naturellement, voilà qu’elle me répond :  » Mais, oui, bien sûr je connais votre blog. » Ben oui, bien sûr !!! et là je crois que j’ai failli tomber dans les pommes ! Après avoir bafouillé deux trois phrases totalement incompréhensibles, mais étant quand même parvenue à expliquer qu’Antoine venait de choisir un de ses livres, elle se propose de le lui dédicacer :

Murail dédicaceVous pensez que je peux déchirer la page et l’accrocher, encadrée, au-dessus de mon lit ????

Outre les dédicaces, les achats de livres et les rencontres avec les auteurs, nous avons aussi, mais moins qu’hier, croisé quelques blogueurs, dont Touloulou, oui enfin, après nous être manquées au Salon du Livre de Paris. Même si nous ne nous étions jamais vues, la fréquentation de nos blogs respectifs, fait que nous papotons simplement et naturellement.

La fatigue ayant raison de nous, nous quittons le salon à regret. Il restera de ces deux journées de bons moments et de belles rencontres, en attendant l’année prochaine !

Voici venu le moment de vous montrez les achats :

Les livres d’Eliot

montreuil achat livres eliotLes Livres d’Antoine

montreuil achat livre antoine 2012Les livres de George :

montreuil achat livres moi 2012Comme vous pouvez le voir les achats ont été variés et sont des promesses de belles lectures.

Comme chaque année, ce Salon fut un moment à part, marqué surtout par la soirée organisée par L’Ecole des Loisirs, mais aussi par de nombreuses rencontres avec des auteurs passionnants et des blogueurs toujours aussi enthousiastes.

Merci aussi à Hérisson et à Liyah de la part de mes enfants, pour tous les livres qui vous leur avaient offerts et qui viennent gonfler leur PAL respective bientôt aussi importante que la mienne.

« 22 ! » de Marie-Aude Murail


Depuis que nous sommes inscrits à la Bibliothèque Municipale, mes enfants et moi y allons régulièrement. Si j’incite Antoine à choisir des romans qu’il pourra lire tout seul, j’emprunte aussi de petits romans pour Eliot qui rentre en CP cette année. J’essaie de l’intéresser aux histoires un peu plus longues et avec moins d’images que les traditionnels albums qu’il a toujours « lus » jusqu’à présent. J’ai donc emprunté dans ce but un roman de Marie-Aude Murail, car je sais à quel point cette auteure est une valeur sûre.

Hier soir, avant qu’ils n’aillent se coucher, nous nous sommes donc installés dans mon lit pour une lecture à haute voix.

L’intrigue se situe au début du XVIIIème siècle, peut-être en la Russie. Dans ce pays vient de naître le petit duc Ivan. Vladimir, un jeune écrivain, écrit une petite chanson en son honneur, mais sur un ton humoristique, jouant sur la sonorité du V. Cette chanson remporte alors un grand succès, et le Grand Duc, père du petit Ivan, tyran en puissance et manquant sensiblement d’humour s’en offusque et décide de supprimer la lettre V. Dorénavant plus personne ne doit prononcer cette lettre sous peine d’amende voire de langue coupée. Ce qui entraîne plusieurs bouleversements.

A travers ce roman très drôle, Marie-Aude Murail touche à la dictature, à la censure artistique mais aussi à la langue. Car si l’on ne peut plus prononcer certains mots, la chose qu’ils désignaient disparait avec eux : adieu le vent, l’avenir… J’ai trouvé d’ailleurs cette réflexion très intéressante : ne pas être nommé, c’est ne pas exister. Mais cette impossibilité de prononcer des mots comportant la lettre V, entraîne plusieurs moments très drôles, car la narratrice ou le narrateur se trouve bien embêté(e) à son tour : Apprenant l’interdiction, les gens commencèrent par se révol… s’indigner. (…) C’était tout le sens de la v… heu, de l’existence qui en serait changé. (p.15).

Bien qu’évoquant une dictature, Marie-Aude Murail a su intéresser mes loulous (6 et 9 ans). En posant la question de la langue, l’auteure pose aussi la question de la communication et de l’art poétique, met l’accent sur la beauté de la langue, sur la difficulté d’exprimer ses émotions par des mots précis. Perdre une lettre sur les 26 de l’alphabet peut paraître dérisoire, mais c’est finalement tout un monde qui disparaît. Le duc Ivan, renommé Ian, élevé ou plutôt éduqué sans avoir jamais entendu le V, ignore ainsi jusqu’au son du bruit des abeilles, et quand il rencontre Viviane, la fille de Vladimir, il ne la comprend pas, comme si elle parlait une langue étrangère.

Murail fait également du Grand-Duc un personnage ridicule, bien embêté par sa propre décision, luttant sans cesse pour éviter de prononcer des mots comportant un V, et révélant ainsi un manque certain de vocabulaire qui lui fait prononcer des phrases ayant perdu tout sens :

– Dans ce cas, si nous allions le…

Le Grand-Duc pensa : « Le voir ? Non. Lui rendre visite ? Non. Le retrouver ? »

Le contempler ! s’écria-t-il, à bout de nerfs.

Car on peut être tyran et pas très fort en synonymes. (p.46)

Bref, un petit roman réjouissant et intelligent.

Roman lu grâce à Bibliothèque Municipale

« Un dimanche chez les dinosaures » de Marie-Aude Murail


Papa doit garder ses deux fils, Arthur (3 ans) et Quentin (9 ans) pendant une journée en l’absence de Maman. Il a programmé la journée pour essayer de faire plaisir à tout le monde et surtout la visite d’une exposition de dinosaures que Quentin réclame. Mais la journée ne va pas se passer comme Papa l’avait prévue.

Ce roman de Marie-Claude Murail, qui date 1991, confronte un père de famille à la fois à l’éducation qu’il a reçue de sa mère et celle qu’il tente de donner à ses enfants. Mais les anciennes méthodes de sa mère qui marchaient si bien sur lui quand il était petit ne semblent plus fonctionner sur ses propres enfants. Le père est à donc du mal à asseoir son autorité et se fait vite déborder par Arthur, devient même violent envers son fils aîné. Durant cette journée un peu particulière, Papa va finalement devenir enfin père, et va découvrir ses enfants.

Si Antoine a aimé cette histoire (que nous avons lu à deux voix) ce n’est pas pour les mêmes raisons que moi. Il a surtout ri au langage enfantin d’Arthur, et  notamment durant le passage où le père tente de convaincre le petit garçon de lui faire avaler des croque-monsieur cramés en faisant parler les couverts. La détresse et l’agressivité de Quentin qui ne parvient pas à obtenir ce qu’il veut de son père, l’ont aussi intéressé, mais ce n’est pas, je crois, ce qu’il a le plus retenu.

Pour ma part, j’ai trouve que ce roman est aussi intéressant pour les enfants que pour les parents. Le fait que le père fasse sans cesse référence à l’éducation donnée par sa mère, montre un père un peu perdu face à ses enfants qui, on le devine, sont essentiellement éduqués par la mère. Il montre aussi comment parfois on peut négliger les aînés au profit des plus petits, comment une certaine paresse peut nous faire abandonner nos bonnes résolutions, et entraîner la tristesse des enfants. Mais il révèle aussi la force de l’amour des enfants, leur force de pardon, et les dernières pages sont en cela remarquables. Ce petit Quentin de 9 ans, incollable sur les dinosaures, a bien du mal à exister devant l’omniprésence de son petit frère, et se mure dans une certaine agressivité, dont le père finira enfin à comprendre la signification.

Une fois de plus, Marie-Aude Murail parvient à me surprendre, et révèle une fois de plus son talent dans ce roman destiné aux jeunes lecteurs de primaire.

Roman lu dans le cadre du Challenge animaux du Monde et le Challenge Littérature Jeunesse.

Livre emprunté à la Bibliothèque Municipale.