« L’Oeuvre » Emile ZOLA


Zola l'oeuvreJe m’étais promis un jour, de lire les Rougon-Macquart dans l’ordre. J’avais même commencé en lisant La fortune des Rougon, premier tome de la série, puis j’ai abandonné l’idée, même si j’avais beaucoup apprécié de découvrir l’origine de cette famille littéraire. Mais depuis que j’ai commencé à lire les classiques, dans mon adolescence, j’ai pris l’habitude de les lire selon mon envie, sans forcément choisir d’emblée les romans les plus connus. Pour Balzac, j’ai commencé par Béatrix, par exemple. Pour Zola, ce fut Le Bonheur des dames, offert par ma mère pour mes 15 ans (je crois), puis Le Rêve. Je n’ai toujours pas lu Germinal et si j’ai lu L’Assommoir c’est parce que je l’ai étudié en Première. C’est un conseil que je donne à mes élèves. Lisez les auteurs classiques, mais choisissez les romans qui vous donnent envie, même si ce ne sont pas les plus connus. Balzac, Zola, Maupassant, restent Balzac, Zola et Maupassant, quelque soit le roman qu’ils aient écrit.

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Journée du Patrimoine : Musée départemental Stéphane Mallarmé.


Mallarmé manetNous sommes allés hier visiter le Musée Stéphane Mallarmé situé à Vulaines-Sur-Seine, en Seine et Marne, soit tout près de Fontainebleau (5 km), pour ceux qui connaissent. Dans ce cadre des Journées du Patrimoine, le Musée était donc gratuit et avait également organisé une balade en bateau sur la Seine avec lectures de poèmes. Le musée est l’ancienne maison de Valvins de Mallarmé, nous pouvions donc la visiter et profiter également de la nouvelle exposition Portraits de Mallarmé, de Manet à Picasso, qui commençait précisément hier et jusqu’au 16 décembre.

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Manet au Musée d’Orsay


Jeudi après-midi je suis allée, en famille, voir l’exposition Manet au Musée d’Orsay. Cela faisait plusieurs années que je n’avais plus remis les pieds dans ce fabuleux musée. Je me souviens y avoir erré lors de mon DEA pour admirer les toiles de Gustave Moreau, mais cela remonte à une bonne décennie !

Pour cette exposition je vous conseille de prendre vos billets à l’avance, car, même malgré cette précaution, il faut s’attendre à faire la queue tant cette expo est prisée. J’avais donc embarqué mes deux enfants, Antoine 7 ans et demi et Eliot bientôt 5 ans, une gageure, mais en même temps un grand plaisir pour moi d’essayer de les initier à la peinture.

L’exposition, placée sous l’angle de la modernité, présente des œuvres connues (très connues!) et d’autres beaucoup moins, ce qui permet de nous faire une belle idée du talent de Manet. Réparties en plusieurs salles, ses toiles sont regroupées autour de plusieurs thèmes : Manet et Baudelaire (ma préférée), Manet et Zola, Manet impressionniste, Manet et Berthe Morisot (là encore belle émotion), Manet peintre des émeutes parisiennes etc. Dès l’entrée on découvre le tableau hommage à Eugène Delacroix par Fatin-Latour, et représentant, entre autre, Edouard Manet et Charles Baudelaire (à vous de les reconnaître!) :

Cette exposition fut une grande émotion pour moi et cela pour plusieurs raisons. La première parce que découvrir (ou redécouvrir) ces toiles, c’est une plongée dans le XIXème siècle, dans l’effervescence de ce siècle où peintres et écrivains étaient liés, où l’on sent une énergie créatrice magnifique. La salle rassemblant les portraits et autoportraits de Baudelaire est particulièrement émouvante et sublime. Le portrait de Jeanne Duval dans sa fabuleuse robe blanche qui semble tout envahir  est un tableau que je connaissais pas :

Sans parler du portrait de ce cher Zola qui, visionnaire en matière d’art, avait su repérer et vanter le talent de Manet.

La deuxième raison, fut de revoir les portraits de Berthe Morisot, une artiste qui me touche beaucoup. J’avais vu une exposition de son œuvre en 2002, j’ai lu une biographie magnifique sur elle, et depuis cette femme me fascine.

  La douceur de son regard, cette tenue noire qui met en valeur la beauté de Berthe sont des éléments qui me font aimer particulièrement ce portrait. On sent aussi l’amitié qui unissait les deux artistes, et comment Berthe fut un modèle inspirant pour Manet, puisqu’on la retrouve dans plusieurs de ses œuvres. Je vous conseille vraiment de découvrir l’œuvre de Berthe Morisot et de lire la biographie de Dominique Bona, une biographie qui nous plonge dans le monde de la peinture au XIXème mais aussi qui nous fait découvrir le destin d’une femme artiste à une époque peu conciliante avec les femmes et où certaines, comme Camille Claudel (pourtant plus jeune), ont payé le prix fort pour pouvoir exercer leur art.

Enfin, troisième raison, revoir les toiles de Manet est toujours un immense bonheur. Que ce soit le Déjeuner sur l’herbe ou l’Olympia, il n’y a rien de comparable entre voir ses toiles sur le net ou dans un livre, et les voir en face à face. Bien qu’excessivement connues, ces toiles gardent leur magie et nous laissent toujours ébahis !

Mais qu’en a-t-il été de mes loulous ? Si Eliot fut moins attentif (compte tenu de son âge), Antoine, quant à lui, a posé beaucoup de questions (notamment sur la nudité de ses dames!). J’ai tenté de les intéresser en leur faisant chercher des éléments (le chat noir de l’Olympia, par exemple et autres détails) mais aussi de leur expliquer certaines toiles et leur symbolique. Cependant, l’un comme l’autre ont beaucoup aimé cette visite, et ils ont su s’intéresser et parfois nous faire remarquer des détails que notre œil n’avait pas toujours perçus ! Même s’ils n’en retiennent que très peu, ce qu’ils retiennent est déjà bien, et je suis pour mener les enfants dans les musées et les initier à l’art dés que possible.

Pour finir, le détour par la librairie du musée est une nécessité ! encore des marque-page et quelques cartes postales en souvenir d’une très belle après-midi :