« La Maison biscornue » Agatha Christie


Tout d’abord je tiens à m’excuser pour ce billet vite expédié mais je suis pas mal prise en ce moment par mes occupations professionnelles et je n’ai pas eu le temps nécessaire pour parfaire ce billet. Comme  il s’agissait d’une lecture commune je me devais de la faire paraître aujourd’hui !

Rien de mieux que de lire un roman d’Agatha Christie quand on s’enlise dans un roman qui nous ennuie. Avec Agatha, on est sûr de retrouver l’enthousiasme, et c’est à peine si l’on voit les pages se tourner.

Charles (le narrateur) est amoureux de Sophia Léonidès et compte bien lui passer la bague au doigt. Ils se retrouvent deux ans après leur rencontre, en Angleterre. Mais ces retrouvailles sont entachées par le meurtre du grand-père de Sophia. La patriarche a été empoisonné et tous les soupçons se portent sur sa toute nouvelle et jeune épouse. Sophia demande à Charles d’aider les enquêteurs à voir clair dans cette affaires, elle ne pourra l’épouser que si l’on trouve le « vrai » criminel. Charles va donc s’intégrer à cette famille très étrange vivant dans une maison biscornue.

Le vieux Léonidès avait fait construire cette étrange maison pour vivre entouré de ses enfants, leur femme et leurs enfants. Chaque famille occupe une aile ou un étage de cette maison, tous adoraient le vieil homme. Excessivement riche, Léonidès était généreux avec les siens, et il est bien difficile pour Charles et l’inspecteur Tavernier de définir le mobile du crime.

On est donc un peu décontenancé parce que, pour une fois, ce n’est pas les multiples soupçons qui empêchent de deviner le criminel mais bien l’absence de soupçon, et c’est sans doute ce qui fait la force de ce roman. Comment expliquer le crime d’un homme aimé de tous les potentiels suspects ?

L’autre charme du roman est la peinture de cette famille haute en couleur. Le père de Sophia enfermé dans la bibliothèque, sa mère, actrice excentrique qui fait de sa vie une pièce de théâtre ; la vieille tante qui a élevé les enfants du vieux Léonidès ; mais aussi la jeune Joséphine qui joue à l’inspecteur, ou le timide précepteur… Agatha Christie parvient à donner à ses personnages une densité, à tel point qu’on a réellement l’impression d’habiter avec eux cette maison biscornue.

Enfin, la résolution de l’énigme m’a fait froid dans le dos. C’est sans doute l’un des romans les plus sombres d’Agatha Christie, mais dont je ne peux que vous conseiller la lecture justement pour cette caractéristique particulière.

Lu dans le cadre du Challenge Agatha Christie

roman lu en commun avec ma copine Fafa !