Best Of de l’été 2012 : « Les Vacances d’Hercule Poirot » d’Agatha Christie


Un été sans Agatha Christie est un été sans soleil. Ce roman au titre évocateur est donc parfait et vous montra qu’un Poirot n’aime pas l’eau.

Hercule Poirot est en vacances sur l’île de la baie de Leathercombe. La bonne société anglaise s’y retrouve en août pour profiter des bains de mer. Arlena Marshall, femme altière et dont la réputation de croqueuse d’hommes va bon train, attire toute l’attention des pensionnaires de l’hôtel. D’autant plus quand on soupçonne une liaison avec le beau Patrick Redfern, qui délaisse sa douce femme, Christine, pour rechercher la présence d’Arlena. La tension monte, dans la petite communauté, on s’interroge sur la position de Mr Marshall, est-il au courant de l’éventuelle liaison ? Un beau matin, Arlena est retrouvée étranglée sur une plage déserte. Les soupçons se dirigent vers le mari : serait-ce un crime passionnel ? Hercule Poirot interrompt ses vacances et se met au travail.

Aussitôt acheté aussitôt lu, tel a été le sort de ce roman d’Agatha Christie. Mais cette lecture a eu lieu après avoir vu l’adaptation de la BBC. Je connaissais donc le meurtrier et comment il avait procédé. Ma lecture a donc été dictée par une volonté de percer les méthodes d’Agatha Christie. Je me suis demandé : “Agatha Christie permet-elle réellement aux lecteurs de deviner le meurtrier et son mode opératoire?”. Et bien, après lecture, je peux vous répondre que si le meurtrier peut être découvert, le mode opératoire est bien difficile à débrouiller, tant Agatha Christie se plaît à créer de fausses pistes et à enfouir certains détails importants dans le flots des informations. Ainsi le don de Poirot à percer le mystère est d’autant plus extraordinaire, et n’est pas Hercule qui veut !

Ce fut une lecture fort agréable pour plusieurs raisons. Tout d’abord par la peinture des différents personnages so british. Chaque personnage secondaire a droit à un traitement particulier qui lui donne une densité et le rend particulièrement vivant. Mais aussi, l’art d’Agatha Christie qui consiste à rendre suspect tous les personnages, ou presque, entraîne des interrogations, et rend le lecteur actif. Enfin l’intrigue est particulièrement bien ficelée et la mise en place du crime tout à fait machiavélique. J’ajouterai que l’ambiance anglaise est un délice, et que, l’espace de cette lecture, je me voyais sur une belle terrasse d’hôtel face à la mer, buvant le thé dans une tasse en porcelaine.

L’adaptation de la BBC est assez fidèle au roman, à quelques détails près. En effet, on ne sait pas vraiment pourquoi le personnage de Linda, fille de Mr Marshall est transformé en fils dans la série. De plus, l’explication dans le roman est beaucoup plus précise que dans le film. En cherchant des images du téléfilm, j’ai également découvert qu’une autre adaptation existait de ce roman sous le titre Meurtre au soleil avec Jane Birkin et Peter Usinov, datant de 1982. Le titre français de cette adaptation est d’ailleurs plus proche du titre original : Evil under the sun, titre qui trouve un écho dans le roman grâce à une réplique de Poirot : Mais vous oubliez, Miss Brewster, que le mal est partout sous le soleil…” (p.19).

Roman proposé dans le cadre du Best Of de l’été 2012

« Les Vacances d’Hercule Poirot » Agatha Christie


Hercule Poirot est en vacances sur l’île de la baie de Leathercombe. La bonne société anglaise s’y retrouve en août pour profiter des bains de mer. Arlena Marshall, femme altière et dont la réputation de croqueuse d’hommes va bon train, attire toute l’attention des pensionnaires de l’hôtel. D’autant plus quand on soupçonne une liaison avec le beau Patrick Redfern, qui délaisse sa douce femme, Christine, pour rechercher la présence d’Arlena. La tension monte, dans la petite communauté, on s’interroge sur la position de Mr Marshall, est-il au courant de l’éventuelle liaison ? Un beau matin, Arlena est retrouvée étranglée sur une plage déserte. Les soupçons se dirigent vers le mari : serait-ce un crime passionnel ? Hercule Poirot interrompt ses vacances et se met au travail.

Aussitôt acheté aussitôt lu, tel a été le sort de ce roman d’Agatha Christie. Mais cette lecture a eu lieu après avoir vu l’adaptation de la BBC. Je connaissais donc le meurtrier et comment il avait procédé. Ma lecture a donc été dictée par une volonté de percer les méthodes d’Agatha Christie. Je me suis demandé : « Agatha Christie permet-elle réellement aux lecteurs de deviner le meurtrier et son mode opératoire? ». Et bien, après lecture, je peux vous répondre que si le meurtrier peut être découvert, le mode opératoire est bien difficile à débrouiller, tant Agatha Christie se plaît à créer de fausses pistes et à enfouir certains détails importants dans le flots des informations. Ainsi le don de Poirot à percer le mystère est d’autant plus extraordinaire, et n’est pas Hercule qui veut !

Ce fut une lecture fort agréable pour plusieurs raisons. Tout d’abord par la peinture des différents personnages so british. Chaque personnage secondaire a droit à un traitement particulier qui lui donne une densité et le rend particulièrement vivant. Mais aussi, l’art d’Agatha Christie qui consiste à rendre suspect tous les personnages, ou presque, entraîne des interrogations, et rend le lecteur actif. Enfin l’intrigue est particulièrement bien ficelée et la mise en place du crime tout à fait machiavélique. J’ajouterai que l’ambiance anglaise est un délice, et que, l’espace de cette lecture, je me voyais sur une belle terrasse d’hôtel face à la mer, buvant le thé dans une tasse en porcelaine.

L’adaptation de la BBC est assez fidèle au roman, à quelques détails près. En effet, on ne sait pas vraiment pourquoi le personnage de Linda, fille de Mr Marshall est transformé en fils dans la série. De plus, l’explication dans le roman est beaucoup plus précise que dans le film. En cherchant des images du téléfilm, j’ai également découvert qu’une autre adaptation existait de ce roman sous le titre Meurtre au soleil avec Jane Birkin et Peter Usinov, datant de 1982. Le titre français de cette adaptation est d’ailleurs plus proche du titre original : Evil under the sun, titre qui trouve un écho dans le roman grâce à une réplique de Poirot : Mais vous oubliez, Miss Brewster, que le mal est partout sous le soleil… » (p.19).

Inutile de vous dire que j’ai bien envie de voir cette adaptation à présent.

Bref encore un bon Agatha Christie qui fera travailler vos méninges.

Lu dans le cadre du Challenge Agatha Christie et du Challenge La Littérature fait son cinéma. Mais cette lecture s’inscrit aussi dans le Défi de Mia et le S.T.A.R de Liyah.