« Les Petits Monstres : Embrouilles et dragons » T1, de Fabrice Colin et Gérald Guerlias


Les éditions Flammarion, dans la collection Castor Poche, lancent une nouvelle série écrite par le maintenant célèbre Fabrice Colin, auteur jeunesse que nous connaissons bien. Quatre amis monstres vivent dans le manoir Darkshire, il y a Cassandra, la petite vampire, Valentin, le petit fantôme, Jack, le squelettes intello et Olivier, un petit démon. Comme tous les enfants du monde, ils vont à l’école et ont des exposés à faire, exposés qui les angoisses et qui les entraînent à faire un gros mensonge, un mensonge qui sera suivi de bien d’autres.

Cette nouvelle série s’adresse à des enfants de 8 ans, c’est-à-dire à des enfants de CE2, or je trouve cette lecture un peu facile pour des enfants de cet âge, mais tout dépend, bien sûr, du niveau de lecture de nos bambins. Avant de vous parler du contenu, je voulais vous parler de l’édition que je trouve assez réussie. Notamment les brefs résumés au début de chaque nouveau chapitre permettent à l’enfant de se remémorer ce qui s’est passé au chapitre suivant. J’aime assez cette idée car, par exemple, au hasard, mon fils a l’habitude de lire un chapitre de son livre en cours chaque soir, ce principe de résumé peut donc lui être fort utile.

L’autre intérêt de cette édition est le petit glossaire en fin de livre, juste quelques mots mais relativement bien choisis. Relativement car pour un enfant en CE2, le mot « mufle » est connu, du moins est-ce le cas de mon fils qui a étudié, en science, les différentes espaces d’animaux et le vocabulaire qui les concerne. Enfin les personnages sont présentés dans la jaquette, ainsi que la carte du pays imaginaire des petits monstres. A la fin du livre, on trouve même un petit quizz pour savoir quel petit monstre on est. Un livre donc bien fait et ludique qui permet de poursuivre la lecture du roman.

Concernant l’intrigue, rien de bien révolutionnaire, mais une histoire morale sur les dangers du mensonge. J’ai regretté qu’il n’y ait pas plus de traits d’humour ou de références qui auraient pu rendre un peu plus profonde la lecture. Bien sûr le nom des personnages nous rappelle des divinités comme Cassandre, l’annonciatrice des mauvaises nouvelles, ou Horus, le proviseur, Dieu Faucon d’Egypte, mais j’aurais aimé que ces références soient un peu plus exploitées. Quoiqu’il en soit, cette série qui surfe sur les sujets préférés des enfants devraient avoir du succès. J’ai pu voir l’oeil intéressé d’Antoine à la découverte de ces petits livres, ce qui est de bon augure.

Le tome 2 vous sera présenté par Antoine durant les vacances.

Merci à Brigitte G. et aux éditions Flammarion.

Roman lu dans le cadre du S.T.A.R 4