« Le Labyrinthe du temps » de Maxence Fermine


Ce roman m’avait été offert par un ami, il y a environ 6 ans, autant dire qu’il était largement temps de le sortir de sa léthargie. Par hasard, lors de la dernière rencontre du Club des Lectrices, Miss Bouquinaix a proposé la lecture de cet auteur. Après quelques hésitations, le choix du roman s’est porté sur ce roman-ci : une aubaine.

Ce roman est un conte sur le temps. Au début du XIXe siècle, un archimandrite, Vassili Evangelisto, quitte sa Russie pour évangéliser (d’où son nom) l’Arabie. Pendant son voyage il fait naufrage sur une île étrange où le temps s’est arrêté : L’île Labyrinthe, inscrite nulle part sur les cartes. Dans cette île, où d’étranges manifestations temporelles se produisent, Vassili aura pour quête de trouver le trésor du magicien Tahar. Pour l’aider, il a en sa possession un petit coffret en bois, muni de 7 serrures.

Texte poétique, fabuleux et initiatique, ce roman écrit simplement, pour ne pas dire trop simplement, se lit avec facilité, d’autant que les péripéties successives créent un certain rythme. Comme souvent dans les contes, on trouve des personnages archétypaux, des légendes, des aventures fabuleuses racontées par certains personnages, ce qui crée une atmosphère proche du mythe. On ne peut pas ne pas penser au voyage d’Ulysse et à ses aventures. Pas de cyclope, mais des grimoires, un magicien, des manifestations naturelles étranges, la symbolique du chiffre 3 (3 naufragés, 3 jeunes filles très belles, 3 temps), et une bien étrange horloge.

On pense également au triangle des Bermudes avec ses manifestations étranges et sa légende de distorsions spatio-temporelles ou de champs magnétiques.

Comme vous l’aurez compris, Maxence Fermine mêle et entremêle plusieurs références créant, il faut le reconnaître un conte assez particulier. Le problème vient essentiellement de ce qu’il veut en faire. A force d’entremêler les péripéties et les références, la lectrice que je suis, a fini par se lasser. Les références trop évidentes entraînent un manque de surprise, quelques clichés (la mise en abyme notamment maladroitement amenée) qui font sourire et qui, du même coup, font perdre l’effet escompté.

Enfin, la chute du roman m’a beaucoup déçue. Tout cela pour ça, telle fut ma réaction en refermant le livre. Une morale sans intérêt, un lieu commun sur le temps qui est bien dérisoire par rapport à tous les développements et les attentes distillés dans le roman.

Ce conte quelque peu philosophique, sur la vie et le temps, m’a fait penser aux romans de Paulo Coelho : de la philo pour les nuls.

Un roman qui m’a déçue. Connu pour avoir une plume poétique, Maxence Fermine, avec ce roman, ne m’a pas convaincue. Peut-être lirai-je Neige, sans doute son roman le plus célèbre.

Affaire à suivre.

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Roman lu dans le cadre de l’Objectif PAL Noire : 102 – 4 = 98