« Quelle épique époque opaque ! » Anne POUGET


Pouget épique époqueLe Chevalier Philibert a toujours vécu enfermé dans le domaine seigneurial, mais quand Merlin lui-même l’appelle à son secours en lui proposant d’éradiquer une monstre démoniaque, les frissons de l’aventure le titillent. Il se met donc en route avec son fidèle écuyer, Cornebulle.

Le monstre démoniaque se révèle être un certain Titivilus, être malfaisant et invisible, qui se penche sur l’épaule de qui rédige et fourre dans un grand sac toutes les fautes d’orthographe pour les ramener au Diable-d’en-bas. Or Merlin a un gros problème avec l’orthographe et n’a pas envie que cela se sache. Philibert et Cornebulle doivent donc impérativement mettre la main sur Titivilus et surtout son sac.

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« Le Chevalier qui cherchait ses chaussettes » de Christian Oster


Oster le chevalierIl était une fois un chevalier qui, après une nuit passée au pied d’un arbre, ne retrouva plus ses chaussettes ! Cela est bien embêtant, car comment se présenter devant une princesse à délivrer des griffes d’un dragon, pieds nus ?

Voilà l’étrange mésaventure qui arrive au chevalier de ce conte qui se présente dans les règles du genre : le « Il était une fois… » ; le méchant dragon ; la jolie princesse prisonnière et le valeureux chevalier. Sauf que Christian Oster manie le burlesque avec brio. La perte des chaussettes va quelque peu décontenancer son chevalier qui est obligé, à plusieurs reprises et devant les péripéties inattendues qui se présentent à lui, de récapituler à plusieurs reprises la succession de ses actions. Sauf que ce pauvre chevalier a tendance à s’emmêler les pinceaux.

« D’abord, délivrer le dragon, se dit-il ; ensuite, le trouver ; puis réveiller mes chaussettes ; enfin, combattre la princesse. » (pp.13/14)

Il sera question de combats violents contre des dragons, de canard carbonisé, de magicien et de lutin avant que ce pauvre chevalier ne parvienne à boucler sa mission.

Ce conte burlesque, lu hier soir à mes enfants, a suscité bien des rires. Les dialogues sont souvent très drôles et décalés, ainsi que les interruptions surprenantes du récit avec des adresses aux enfants.

La lecture à voix haute fonctionne parfaitement tant le ton et les dialogues sont vifs. La parodie du roman de chevalerie ainsi que des éléments traditionnels du conte en font un livre à découvrir pour son originalité et son côté burlesque.

Ce roman est édité à L’École des Loisirs dans la collection Mouche, il est donc accessible pour de jeunes lecteurs à partir de 7 ans, mais il peut bien sûr se lire à des enfants plus petits.

Roman lu grâce à la Bibliothèque Municipale.

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