« Le Dernier des optimistes » de Jean-Philippe Touzeau


Jean-Philippe Touzeau est blogueur et écrivain, ou le contraire, tout dépend. Il vient d’éditer numériquement deux nouvelles dont une qu’il m’a gentillement envoyée pour que je la découvre. N’ayant pas de Kindle (support nécessaire), je l’ai lue, bêtement imprimée sur des feuilles A4. Serais-je indécrottable ?

Cette nouvelle repose sur une idée originale qui, en renversant l’histoire de l’évolution humaine, entraîne son lecteur dans une dystopie intéressante. Ainsi, l’homme, par son comportement négatif, petit à petit, renvoie le monde dans un état de nature et lui-même à une régression de ses sens et de ses fonctions, revenant à l’état d’homme des cavernes, à l’état d’homo regressus.

Il serait dommage d’en dire plus et ainsi de dévoiler le ressort de cette nouvelle écrite simplement mais avec justesse. Bien construite, elle ménage un certain suspens, et nous interroge sur notre façon de vivre en société, et aussi sur le rôle sociétal de l’art. Dans une société de technologie et de consommation, ou chaque appareil se remplace dès que le précédent est cassé, l’homme a tendance à croire que tout est facilement remplaçable, échangeable sans que cela influe sur notre comportement, et pourtant…Pour retrouver le sens des choses, ne faut-il pas revenir au début, retrouver les premiers émois que provoque la simple contemplation d’une fleur, par exemple.

Si cette nouvelle est une dystopie, elle laisse cependant une fin ouverte qui justifie pleinement son titre.

En peu de pages, Jean-Philippe Touzeau parvient à nous faire croire à son histoire et on en voudrait encore plus, un roman peut-être. A bon entendeur…

Jean-Philippe Touzeau a réussi l’exploit de me tenter, oui, depuis la lecture de sa nouvelle je réfléchis sérieusement à l’acquisition d’une lectrice…

Pour découvrir cette nouvelle sur votre Kindle, je vous laisse suivre le lien direct ICI.Vous pouvez également lire l’avis de Miss Bouquinaix et de Liyah.

Merci à Jean-Philippe Touzeau pour son humour et la liberté qu’il m’a offerte dans mon jugement.

Nouvelle lue dans le cadre du Challenge Dystopie.