« Les Vestiges de l’aube » David S. Khara


Ce nouveau roman de David S. Khara s’offre comme un policier qui renouvelle le genre en insérant le personnage d’un vampire. Barry Donovan est flic, déprimé depuis la mort de sa femme et de sa fille dans l’attentat du 11 septembre. Son seul réconfort est de chatter avec un certain Werner, dont on sait très vite qu’il s’agit d’un vampire.

Le roman alterne, plus ou plus régulièrement un chapitre sur le filc, un chapitre sur Werner qui s’exprime alors à la première personne. L’enquête policière tourne autour de plusieurs hommes assassinés de la même manière, appartenant tous à la même classe sociale mais n’ayant visiblement aucun lien entre eux. Tandis que Barry patauge, Werner va lui donner un sacré coup de main.

Khara est l’auteur du Projet Bleiberg (que je n’ai pas lu mais que l’Homme a beaucoup aimé!); déception pour ma part concernant ce nouveau roman que je trouve inabouti. L’intérêt pour l’enquête policière est très altéré par le fait que Werner amène tout sur un plateau à Barry. Le personnage de vampire inséré dans un polar rompt un peu avec les romans de vampires très en vogue en ce moment. Werner est un personnage avec une certaine consistance, mais certains de ces pouvoirs semblent un peu trop miraculeusement correspondre aux situations de l’intrigue.

Mais je crois que ce qui m’a surtout gênée dans ce roman est de sentir que l’intrigue policière n’était en fait qu’un prétexte pour mettre en place une intrigue plus profonde qui serait développée dans d’autres tomes. J’ai senti une mise en place d’évènements, de situations en vue d’autre chose, ce qui, du coup, a rendu ma lecture peu passionnante. (la fin confirme mon impression!). Pourquoi ne pas annoncer tout ce suite la couleur, et dire clairement que ce volume est le premier d’une série, cela m’aurait sans douté ôté ce goût d’inachevé…

Merci aux éditions Michel Lafon et au tout jeune Bibliofolie, pour m’avoir permis de lire ce roman, même si mon avis est très mitigé.