« Kamo, l’idée du siècle » de Daniel PENNAC


Pennac kamo l'idée du siècleEncore un livre qui ne sera pas resté longtemps dans la PAL ! En cette après-midi froide, tandis que la neige commençait petit à petit à fondre, j’ai eu envie d’un petit roman à lire dans la journée, un petit roman qui fasse du bien. Très vite mon choix s’est arrêté sur ce roman jeunesse de Daniel Pennac, parce que je savais qu’avec Daniel Pennac je n’allais pas m’ennuyer.

Kamo est le meilleur ami du narrateur. Ils se connaissent depuis la crèche, sont comme des frères. Kamo, c’est le garçon qu’on admire, le leader, celui qui fédère et que tout le monde admire et que l’on suit parce qu’il est super fort et ose dire les choses. Tout commence par la tristesse de Mado-Magie, l’assistance de crèche qui s’est occupée des garçons et qui est devenue un peu comme une tante, bref de la famille, de celle du narrateur et de celle de Kamo. La famille de Kamo est amputée du père, mort trop tôt. Les pères meurent toujours trop tôt. Bref, Mado-Magie est triste car son dernier fiancé l’a quittée et en plus est parti avec la télé. Les garçons aimeraient bien l’aider, mais l’approche de l’entrée en sixième devient une préoccupation majeure. Il faut dire que tout le monde n’arrête de leur dire : n’oublies pas que l’année prochaine, tu entres en sixième. Tout le monde leur en parle sauf leur instit, M. Margerelle, et les élèves de CM2 et Kamo en tête se demandent bien pourquoi leur instit préféré ne leur en parle jamais, de cette sixième. C’est là que Kamo va avoir l’idée du siècle et que tout va se mettre en place pour le pire et le meilleur ! (oui j’ai inversé le diction, c’est fait exprès!).

Je voudrais remercier Miss Bouquinaix pour m’avoir permis de faire la connaissance de Kamo et de son univers. Ce petit roman à mettre dans toutes les mains est un moment de lecture merveilleux. Tout d’abord parce que j’ai eu l’impression de retourner en CM2 et aussi parce que j’imaginais mon fils Antoine (il n’est encore qu’en CM1, mais bon) parmi les copains de classe de Kamo et du narrateur. On sent que Daniel Pennac a été prof. Les élèves sont saisis avec justesse, les « profs » nous en rappellent d’autres, des vrais, de ceux que l’on a croisés pendant notre vie scolaire. C’est drôle, c’est bien construit, on est avec les élèves, en classe avec eux et on revit ! Les parents sont tels qu’en eux-mêmes, angoissés pour les études de leur marmots, ils s’énervent, ils donnent des leçons… mais aiment leur enfant surtout.

Ce roman, c’est aussi une quête de l’autre, de l’amour véritable. Presqu’un conte de fée, en tout cas une belle histoire d’amour de grands vue à travers les yeux des enfants. Car, en lisant ce roman, nous perdons nos yeux d’adulte et chaussons nos lunettes d’enfant. C’est une régression délectable !

Vous aurez compris que les trois autres livres mettant en scène les aventures de Kamo ne vont pas tarder à être lus dans la foulée !

Roman lu dans le cadre du Challenge Daniel Pennac et du Challenge Cartable et tableau noir.

challenge Daniel Pennacchallenge cartable et tableau noir