« Saga parisienne » Gilles SCHLESSER


Quand j’étais adolescente j’avais lu avec passion une trilogie de Henri Troyat : Les Eygletière. Je ne sais pas si on la lit encore aujourd’hui et même si elle est encore éditée. Les trois tomes étaient dans la bibliothèque de ma mère, elle et mon père les avait lus en son temps en se passant les tomes au fur et à mesure de leur lecture. Je les ai lus ensuite, ma sœur les a lus après moi et je les avais même prêtés à une amie du collège. Pourquoi je vous parle des Eygletière ? Parce que la saga de Gilles Schlesser m’a fait le même effet. J’ai enchaîné les trois tomes, les uns après les autres, je les ai fait acheter à ma mère qui les a lus en même temps que moi, ce qui nous a permis d’en parler bien souvent, je les ai recommandés à une amie.  Même si l’histoire est différente, les deux traitent d’une famille bourgeoise, habitant au cœur de Paris.

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« Alexandre Dumas, le cinquième mousquetaire » Henri Troyat


J’arrive au bout de la biographie de Dumas par Troyat et j’avais envie de vous faire part de mon avis.

Je suis toujours méfiante concernant les biographies. Je déteste par exemple les biographies romancées, qui font parler les auteurs étudiés comme des personnages de romans. Je trouve ridicule de leur prêter des propos inventés et préfère lire des citations des correspondances ou autres, c’est-à-dire s’appuyer sur des écrits et non des inventions. La biographie écrite par Troyat ne tombe pas dans ce travers, mais dans un autre qui m’est, à la longue, aussi insupportable : le récit des amours successives et des coucheries de nos chers auteurs! Encore cela serait rien si, en contre partie nous avions une étude, aussi succincte soit-elle de l’oeuvre, or bien souvent il ne s’agit que d’une énumération des titres sans guère de détails et encore moins d’analyse. La partie sur les créations théâtrales de Dumas est beaucoup mieux traitée que la partie sur la création romanesque. On sent un jugement de valeur un peu trop présent et surtout il y a de nombreuses répétitions, on finit par bien savoir que Dumas ne travaillait pas seul, mais demandait à d’autres de rédiger un canevas du roman qu’il développait et enrichissait de son talent. Je regrette qu’il n’y ait aucune analyse, aucune réflexion sur la vie de Dumas. Troyat nous dit que sa relation avec son fils eut des hauts et des bas, mais ne rentre que très peu dans le détail, si ce n’est que Dumas serait jaloux du succès de son fils à une époque où lui même connaît un désamour des lecteurs. Bref on est dans l’anecdote. J’espère sincèrement que la biographie de Schopp (que l’on dit spécialiste de Dumas) sera plus enrichissante du moins analysera un peu plus l’oeuvre.

En résumé, rien ne vous empêche de lire cette biographie de Dumas par Troyat, d’autant qu’elle se trouve en poche donc très accessible, elle vous permettra de connaître un peu mieux l’homme, pour ce qui est de son oeuvre cela est moins évident, disons que Troyat ne sort pas des sentiers battus, les pièces les plus connues et les romans célèbres ont la place principale sans pour autant subir d’analyse intéressante.

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NOTE

5 / 10