« Un Chirurgien trop séduisant » Lucy Clark : Harquelinades 2009


harlequin2Tout commence sur une route déserte d’Australie : Megan, en panne de voiture (non ce n’est pas une Citroën!), cherche désespérément à  redémarrer quand soudain…. un homme surgit : « et se trouva devant les plus incroyables yeux marrons qu’elle eût jamais vus. » Et c’est le coup de foudre réciproque… mais Megan lutte intérieurement, refusant de tomber sous le charme irrésistible de cet homme aux vêtements froissés et mal réveillé ! Lui, l’oeil espiègle, à l’humour renversant, en deux coups de cuillère à pot, remet en route la voiture capricieuse…

Dès l’incipit, on est dans l’ambiance… Mégan, chirurgienne, directrice de l’hôpital d’une petite ville, est une femme stressée… et croyez-moi on ne risque pas de l’oublier tant cette indication est répétée au fil des pages… mais comme elle est médecin, elle connaît des remèdes infaillibles, aussi, à tout moment, et même les plus incertains, se livre-t-elle à des exercices de respiration, pour calmer son rythme cardiaque… Le champ lexical de la médecine ponctue le texte, c’est une succession d’oedême de Quincke; de choc anaphylactique; de cholécystectomie et j’en passe et des meilleurs ! Oui, on est bien dans la collection Blanche !

Mais finalement tout cela n’est qu’un prétexte à une histoire d’amour romanesque, car impossible ! Oui, Megan vient de sortir d’une relation difficile avec un homme qui l’a abandonnée devant l’autel, et depuis elle ne se consacre qu’à son travail, refusant tout contacts amicaux avec le personnel de l’hôpital qu’elle chapeaute ! Coincée dans ces préjugés, et son tailleur bien repassé, elle se protège, hisse des barrières surtout quand il s’agit des hommes… Et Kenneth, le sauveur de voiture, qui s’avère être le nouveau médecin engagé à l’hôpital n’est pas mieux loti : son ex-femme est partie lui abandonnant leur fille ! donc lui aussi : « avait érigé ses propres murs pour se protéger« … avec tous ces murs on a quoi se cogner la tête….

Mais voilà, l’homme est irrésistible : outre ses yeux marrons, il possède « des dents parfaitement blanches« , des « yeux fascinants« , un « rire si sexy » et surtout… Megan a un mal fou à résister à « la chaleur qui irradiait de cet homme« …. chaud chaud devant ! On cumule donc tous les clichés romanesques… sans parler du fameux doigt posé sur la bouche, mais si mais si je suis sûre que vous savez de quoi je veux parler! Ainsi p.52 : « Se penchant par dessus la table, il la fit taire en posant un doigt sur ses lèvres et Megan sentit son coeur s’emballer.« … et page 105 : « Elle l’interrompit en posant le bout de ses doigts sur sa bouche« …. ah!!! vite, mes sels !!!!

Alors bien sûr le premier baiser fut chaud, doux et « si agréable » voire « magique« .

Passons à présent au style !!! hum… comment vous dire, le style relève du nihilisme… les faits sont narrés dans leur plus simple appareil, les dialogues sont…. bouleversants comme par exemple cet échange hautement intéressant :

Prête?

– Euh… Oui.

Utile non?

Les descriptions sont inexistantes, ou plutôt ne s’attardent que sur les vêtements. Pour ce qui est de la profondeur des réflexions sur la nature humaine, et pour répondre à une étude sociologique très poussée, nous serons sensible au fait que la femme se sent femme dans les yeux de l’homme qu’elle aime et qui l’aime, et bien qu’homme séduisant, Kenneth n’en est pas pour autant père, un père attentif qui a senti sa vie changer en tenant dans ces bras son enfant nouveau né… bref rien de nouveau sous le soleil !

Je vous passerai les scènes d’action ! nos pauvres médecins à chacune de leur sortie sont obligés de sauver le monde : au restaurant ils évitent la mort par oedême de Quinck d’une petite fille allergique aux fruits mer ; en promenade au bord de la mer, Kenneth se retrouve à faire de la spéléo pour sortir un jeune homme imprudent… quelle vie mouvementée !

Je vous passerai aussi les erreurs narratives : p.32 : « il était beaucoup plus tard que d’habitude lorsque Megan referma enfin la porte de son bureau après une journée particulièrement chargée« … cela sous-entend donc, quand on connaît le rythme journalier des chirurgiens qu’il est au moins 9h du soir… or à la page suivante : elle « se dirigea vers le parking déjà éclairé car il était presque 7 heures du soir« …. Waou!!! c’est super tard !!!

En résumé, ce roman reprend les clichés romanesques les plus communs et en cela colle bien avec l’idée que l’on se fait des Harlequins… cela m’a permis de bons fous-rire…


Harlequinades 2009 : épisode 2


harquelinadeJe n’ai pas pu résister ! oui j’ai fait le fameux test pour savoir quelle collection Harlequin pouvait le mieux me correspondre …. après plusieurs questions toutes aussi intéressantes les unes que les autres, il s’est révélé que la collection Blanche était toute désignée pour me faire chavirer !!! Soudain j’ai compris pourquoi j’aimais tant Dereck et « Grey’s Anatomy »…. ahhh merci de me révéler mon moi profond !

J’ai donc couru partout pour me dénicher un roman de cette collection! J’ai tout d’abord commencé par Emmaüs… oui je sais, mon altruisme me perdra … mais damned… l’immense pièce destinée aux livres était un tel capharnaüm qu’un médecin en aurait perdu ses infirmières… après avoir erré en vain, je me suis rabattue sur l’espace culturel d’une grande surface….

Pas moins de 3 présentoirs dédiés à Harlequin : collection Azur, Black Rose, Azur, mais aussi Best Sellers (là j’avoue avoir été tentée….) et j’en passe et des meilleurs… le plus important était bien évidemment de trouver des romans de la collection Blanche…

Alors voilà ce que j’ai déniché ! Un deux en un !!!

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N’était-il pas beau ce chirurgien? ne vous donne-t-il pas envie d’avoir une bonne appendicite ??? Oui, j’ai craqué pour ce regard sombre et cet air ténébreux, cette petite barbe d’un jour et ce sourir à la Mona Lisa !

Donc récapitulons : me voici donc avec deux romans à lire, l’un de la collection Azur au titre chaud bouillant : La Maîtresse Captive, et deux (enfin si j’arrive déjà à en lire un!) de la collection Blanche :  Un Chirurgien trop séduisant et Une dangereuse fascination ! Beau programme !

Il ne me reste plus qu’à !

Un baiser langoureux….


Je l’avoue, honteusement mais tant pis… je n’ai jamais lu de roman Harlequin… oui je sais c’est un manque impardonnable ! alors, pour me rattraper et savoir enfin de quoi il s’agit vraiment je vais participer à ça :

harquelinade

Comment résister à ce bellâtre chevelu ???? Bravo à In Cold blog pour sa créativité !

Mais qu’est-ce ????

Fashion et Chiffonnette (elles sont folles!) ont donc lancé ce concours farfelu :

Lire un roman de la collection Harlequin et l’analyser comme une oeuvre littéraire voire sociologique !

A nous donc les baisers langoureux sous fond de soleil couchant, à nous les garces brunes et les ingénues blondes, à nous les hommes grands, beaux et musclés…. ahhhhh je me sens défaillir… vite mes sels !!!

Si ça vous tente….

Je me suis donc rendue sur le site de Harlequin (oui parce que je me voyais assez mal à Carouf acheter ce petit livre… j’ai une réputation à tenir…  😉 ) et je me suis commandé ça :

HARLEQUIN

Hein ! ça a l’air génial !!!!

vous en saurez plus dans quelques semaines !!!!