« Fantômette contre Fantômette » de Georges Chaulet


Il y a certaines aventures de Fantômette que je me souviens parfaitement voir lues dans mon enfance, et celle-ci en fait partie. En la relisant la semaine dernière, j’ai eu le plaisir de retrouver les Galeries Farfouillette (nom que nous avions fini par adopter dans ma famille pour parler des Galeries Lafayette), mais aussi cette sensation étrange de déjà lu qui replonge dans des souvenirs anciens. J’ai toujours aimé les histoires de doubles en littérature, et je finis par me demander si cet intérêt n’est pas né de cette lecture-ci.

Dans cette aventure, Fantômette est accusée de cambriolage dans le grand magasin de Framboisy, les Galeries Farfouillette. Elle a été nettement aperçue sur le toit du bâtiment et un petit mot laissé au stand des parfums portant sa signature semblent prouver que la justicières ait changé de camp. Ficelle, Boulotte et Françoise ont bien l’intention de mener l’enquête.

Lors du challenge que j’avais lancé l’été dernier autour de la bibliothèque rose, j’avais déjà relu quelques aventures de notre justicière masquée (Les exploits de Fantômette, Pas de vacances pour Fantômette). Les exploits de Fantômette était la première, Pas de vacances était la 8ème. Il s’agit donc ici de la 12ème aventure, autant vous dire que Georges Chaulet était déjà bien rôdé, et ça se sent. Les personnages sont moins caricaturaux que dans la première aventure, et l’intrigue est un peu plus complexe. Le lien entre Fançoise et Fantômette reste dans le domaine de l’implicit, même si un lecteur avisé aura bien vite compris qu’elle ne forme qu’une seule et même personne.

Ce qui me fait sourire, et que je n’avais pas forcément relevé enfant, ou du moins je ne m’en souviens pas, sont les inventions autour des patronymes, et notamment ceux des détectives : l’inspecteur Fouinard ou Lahury, par exemple. Les scènes en classe sont aussi assez drôles notamment grâce à Ficelle qui écoute sa radio cachée dans son pupitre et qui incarne bien ces amies que nous avons tous connues durant notre scolarité.

La résolution de l’intrigue est progressive et Françoise sait, avant tout le monde, le fin mot de l’histoire, un peu comme Hercule Poirot qui, dans les romans d’Agatha Christie, donne sa version finale. Alors oui, les intrigues sont moins élaborées que celles d’Agatha Christie, mais les aventures de Fantômette n’ont pas vraiment le même lectorat. Malgré cela, il n’y a pas d’invraisemblance et le tout se tient bien. C’est donc une belle initiation aux polars, me semble-t-il, et une aventure plus aboutie que les toutes premières aventures.

Roman lu dans le cadre du Challenge Fantômette hommage à Georges Chaulet, du Challenge S.T.A.R 5.

Challenge Fantômette (Hommage à Georges Chaulet)


Vous le savez peut-être, le papa de Fantômette, Georges Chaulet, est mort aujourd’hui à l’âge de 81 ans. Sa petite Fantômette est bien triste ainsi que des milliers de lectrices dont je fais partie.

Il y a un an, je vous avais proposé un challenge Club des Cinq. Plusieurs des participants avaient lu ou relu les aventures de Fantômette puisque ce challenge avait donné envie aux participants de relire les livres de la bibliothèque rose et verte.

Ce soir, en hommage à Georges Chaulet, je vous propose un Challenge Fantômette, pour que vivent encore ses aventures et pour que nous n’oublions pas nos lectures d’enfance, celles qui ont fait de nous les lectrices et lecteurs que nous sommes.

Ce challenge nous accompagnera, si vous le voulez bien, jusqu’à Noël.

Pas de contraintes, pas de catégorie, juste l’envie de lire et de faire durer encore un peu le souvenir de Fantômette et de son créateur. Et si l’une ou l’un d’entre vous veut m’offrir le costume de Fantômette pour Noël, j’en serai ravie 😉 !

Les Participants (par ordre alphabétique)

Arieste

Fantômette viendra ce soir

Cartons d’Emma

Ciorane

Fantômette et le trésor du pharaon

Coralie

EvilysAngel

Fantômette contre Fantômette

George

Fantômette contre Fantômette

Lili Galipette

Les Exploits de Fantômette

Lystig

Martine

Sharon

Syl.

Titine

Touloulou

« Les exploits de Fantômette » Georges Chaulet


Deuxième lecture d’un Fantômette dans le cadre du Challenge Le Club des Cinq. Là encore, je ne me souviens plus vraiment si j’ai un jour lu cette aventure, mais cela n’est pas très grave en soi, car avec ce roman, j’avais envie de découvrir la première aventure de notre justicière masquée.

 Françoise, Ficelle et Boulotte vivent à Framboisy. Cette année, elles sont dans la classe de Mme Bigoudi qui distribue des punitions à la chaîne. Isabelle Potasse, nièce d’un inventeur génial, voue un culte pour la mystérieuse Fantômette, et collectionne les coupures de presse relatant les exploits de son héroïne. Mais un soir, le laboratoire de M. Potasse est cambriolé par deux pieds-nickelés du nom de Bébert et Kafar, œuvrant pour le machiavélique colonel Pork….

Cette première aventure révèle quelques points qui seront, me semble-t-il et d’après ma lecture précédente de Pas de vacances pour Fantômette, amoindris dans les aventures suivantes. Ainsi le personnage de Ficelle m’a semblé plus étourdie, rêvant sans cesse, n’écoutant rien en classe, confondant cours de géométrie et cours de géographie, et abreuvée jusqu’à plus soif de punitions ! Le personnage de Françoise est très peu évoqué, et ce premier tome de la série, laisse déjà soupçonner que c’est bien elle qui se cache derrière le loup de Fantômette. Agile comme un chat, l’esprit affuté, Fantômette déjoue les mauvais tours des méchants. Georges Chaulet met ses héroïnes en danger de mort, laisse planer (un peu) le suspens, et finalement cette première aventure se lit avec plaisir, même si les scènes en classe ont tendance à être très répétitives.

Les méchants sont très méchants, et, comme je le disais, proches des pieds-nickelés tant leurs actions sont maladroites. Concernant cette nouvelle édition, je regrette quelque peu l’absence de dessins internes, ce qui est d’autant plus dommage que les illustrations de Laurence Moraine sont, je trouve, très réussies comme le prouve la couverture (j’adore les chaussures de Fantômette et sa taille de guêpe…). Ce fut une lecture agréable, que j’ai partagée, pour une part avec mes enfants assez intéressés par les exploits de la belle aventurière, même si certaines descriptions ont un peu eu raison de leur attention.

Un moment donc de détente bien appréciable pour couper un peu ma lecture fleuve du Prince des Marées.

Challenge Le Club des Cinq : 4/10 (oui il faut que je m’active…)

Billet programmé, rédigé le 17 Août 2011.

 » Pas de vacances pour Fantômette » de Georges Chaulet


C’était difficile de résister à une relecture de Fantômette. Je me revoies encore vers l’âge de 10 ans, plongée dans ses aventures. Malheureusement, et bien que j’avais missionné ma maman pour cela, aucune photo de votre George n’a été retrouvée à l’âge de 10 ans en train de lire un roman de Fantômette, il me semblait pourtant …

Le roman s’ouvre à un moment critique : Fantômette est aux prises avec deux malabars pathibulaires, dans une laverie-automatique. Le face à face ne présage rien de bon, et voilà notre Fantômette enfermée dans un machine à laver !

C’est sans doute le souvenir le plus précis qui me reste de mes lectures de Fantômette. Cette lecture fut réellement agréable, tout d’abord parce qu’elle m’a permis de renouer avec la jeune lectrice que j’étais alors, mais aussi pour d’autres raisons.

La première est sur la construction même du roman ! en effet la première scène va entraîner un flash back, et je trouve cette construction intéressante dans un roman pour la jeunesse qui tend souvent à simplifier la narration. Ce procédé tend à créer une tension, et rompt avec les récits linéaires. Une bonne initiation à l’art de la narration. Ce qui m’a plu aussi c’est retrouver des éléments qui ont disparu : les billets Voltaire (je me demande si cet élément a été réadapté à la nouvelle génération qui doit bien se demander ce qu’est cette chose bizarre), mais aussi des clins d’oeil à certaines émissions télé de l’époque comme Cinq colonnes à la Une, même le nom de l’inspecteur ne peut que faire penser à Maigret (Maigrelet chez Chaulet). Donc en plus d’un brin de nostalgie retrouvée, cette redécouverte fut très plaisante !

Lu dans le cadre du Challenge Le Club des Cinq

Lecture Commune faite avec Syl.

Initié par Liyah