« La Marche du cavalier » Geneviève BRISAC


brisac la marche du cavalierDans sa préface, Geneviève Brisac explique le pourquoi de son livre : Tenter, à tâtons, à travers des livres que j’aime, d’approcher cette énigme de la création sexuée, et de la création tout court (p.11). Elle choisit 10 auteurs, écrit, plus ou moins un chapitre sur chacune. Plus ou moins, car elle va et vient entre elles au sein de ces chapitres. Elles mêlent leurs œuvres, montrent comment elles se répondent d’une nouvelle à l’autre, d’un roman à l’autre. Parmi elles, il y a bien sûr Jane Austen, Virginia Woolf et Karen Blixen, sans doute les plus connues, et Geneviève Brisac préfère parler d’elles trois comme des figures tutélaires. Elle développe davantage son propos pour des auteurs dont elle déplore que leurs livres soient souvent introuvables en librairie, celles qui d’ailleurs ne sont pas citées sur la 4ème de couv. et c’est bien dommage : Grace Paley, Jean Rhys, Rosetta Loy, Sylvia Townsend Warner ou encore Ludmila Oulitskaïa. Elle nous parle de leurs œuvres, de leur vision du monde et de l’écriture à travers une double interrogation : y a-t-il une littérature féminine ? (p.11) et quelle est la particularité de cette littérature ? (suite…)