Descente estivale en librairie… et pourtant j’avais dit que….


Déjà quinze jours que je profite des vacances. Nous sommes rentrés hier du Sud, pour une petite escale de deux jours chez moi avant de repartir pour la Normandie pour une semaine. J’en profite pour vous montrer les livres que j’ai achetés et que je n’aurais pas dû acheter parce que j’avais dit que je n’achèterais pas de livres durant mes vacances…

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GOODBYE 2016 !


livres-annuel-1Encore une nouvelle année qui se clôt ce soir, une année 2016 bien morose sur le plan mondial, mais il nous reste les livres pour continuer à rêver, à réfléchir et à espérer. Au milieu du chaos des attentats, de la guerre à Alep, de la montée des extrêmes, les livres m’ont aidée à garder l’espoir. Ils ne sont pas un refuge ouaté qui m’ont éloignée du monde, non, ils m’ont permis de rester moi-même, de prendre du recul, de souffler, de me dire que tant que la littérature existe, tout est possible. Je crois à la force de l’esprit, des sentiments, des émotions, à ce qui nous fait être humain et que la littérature nous rappelle sans cesse. Dans ma vie de tous les jours, dans la folie des cours, des corrections, des rencontres parents-profs, des journées fatigantes où il faut parler sans cesse, expliquer, demander le silence, intéresser, trouver mille moyens pour faire comprendre, ouvrir un livre fut une réelle respiration intérieure. Je l’ai réellement senti cette année. Malgré la fatigue, malgré parfois le découragement, voire le surmenage qui nous fait nous effondrer en pleurs devant les collègues, lire, ouvrir un livre, me plonger dans une histoire, suivre la vie de personnages tous différents mais qui avaient tous un peu quelque chose à voir avec moi, m’a fait tout surmonter. Me réveiller à l’heure matinale où tout le monde dort annuel-2encore, préparer un petit déjeuner et me remettre sous la couette, lire, une demi-heure, parfois un peu plus, avant de lancer la machine, d’être la femme, la mère, la prof, la collègue, lire c’est être avec moi, seulement moi, n’être rien d’autre que moi, un besoin vital, faire place au silence, n’entendre que les pages qui se tournent, parfois le ronronnement d’un chat lové à mes côtés. Il me serait impossible de m’en passer. Une journée qui ne commencerait pas par ce petit temps de lecture, serait une journée gâchée. Alors cette année, j’ai lu, plus que l’an dernier contre toute attente. J’ai lu sans contraintes, sans impératifs, sans choix préalables, j’ai choisi mes lectures en fonction de mes envies, SP ou PAL, peu importe, ne voir les livres que pour ce qu’ils peuvent m’apporter, simplement pour leur sujet, leur auteur, leur couverture… Et ça fait du bien.

Il y eut de belles lectures, d’autres un peu moins belles, certaines m’ont fait bondir et ont entraîné des réactions exacerbées de leur auteur, mais toutes ont eu un impact. Elles auraient pu être plus belles, plus classiques, plus sérieuses, plus…, plus… Elles ont été ce qu’elles ont été. Et parmi ces 75 livres lus, je voudrais en retenir quelques uns particulièrement.

Les romans tout d’abord. Quatre romans, quatre auteures, on ne se refait pas :

Azoulay TitusXinran messages de mères inconnuesphototreize

Titus n’aimait pas Bérénice de Nathalie Azoulay – Messages de mères inconnues de Xinran – La part des flammes de Gaëlle Nohant – Treize d’Aurore Bègue.

En littérature jeunesse :

Murail sauveurGraudin Wolfe couvvesco-pasteur

Sauveur et fils de Marie-Aude Murail – Je suis Adèle Wolfe de Ryan Graudin et Louis Pasteur contre les loups-garous de Flore Vesco.

Contrairement à mes habitudes de lecture, j’ai lu trois BD cette année, et celle qui m’a particulièrement plu est l’adaptation du roman jeunesse Le Journal d’Aurore.

Despléchin Aurore

Enfin, cerise sur le gâteau, la génialissime pièce de théâtre d’Alexis Michalik, Edmond.

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La lecture n’a cependant pas été ma seule source de plaisir cette année. Depuis juillet, je me suis lancée dans la création d’un Bullet Journal. Je me rends compte que ce besoin d’écriture, de faire parler un peu ma créativité même si je dessine comme un pied, vient là encore d’un besoin de me recentrer sur moi et de renouer avec des pratiques qui me sont chères depuis mon enfance. Je vous en reparlerai bientôt autour d’un billet qui fera le bilan de mes six mois de Bullet Journal.

Il me reste à vous souhaiter une très belle année 2017, plus joyeuse, plus en paix et toujours littéraire !

annuel-3

Sources :

Photo 1

Photo 2 : illustration Kanako

Photo 3 : John White Alexander, Repose, 1895.

Bilan de lecture mensuel : Juillet 2016.


logo-bilan-mensuel1Bonheur du mois de juillet qui nous permet de prendre le temps de lire, prendre le temps d’écrire son blog, prendre le temps de créer un Bujo et accessoirement prendre le temps de préparer ses cours ! Ce mois de juillet fut une réjouissance malgré une météo plus que capricieuse mais qui nous évite les jours caniculaires de l’été dernier, et moi, ça me va. Je n’aime plus la chaleur depuis la canicule de 2003 où enceinte jusqu’aux dents j’ai accouché un 2 août par 40°. Je me satisfais pleinement d’un petit 24° depuis et recherche l’ombre. J’ai pu donc profiter et lire et surtout publier des billets en retard et autres. Autre plaisir de ce mois de juillet fut d’entrer en contact, grâce aux réseaux sociaux, avec les auteurs que j’ai chroniqués ce mois-ci : Gaëlle Nohant et Aurore Bègle sur Twitter ou Florence Hinckel sur Facebook. Le blog procure ce plaisir spécial et précieux d’avoir le retour des auteurs eux-mêmes sur nos avis de lecture. Merci à eux de nous lire !

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Premières Lignes… #10


premières_lignes

Rendez-vous initié par Malecturothèque

Premières lignes d’un roman que j’ai fini et dont je vous ai parlé hier : La part des flammes de Gaëlle Nohant, parce que ce début de roman était déjà prometteur et vous donnera peut-être encore plus envie de le lire.

En voici donc les toutes premières lignes…

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« La Part des flammes » Gaëlle NOHANT.


photoCertains romans sont parfois choisis pour des éléments futiles : une magnifique couverture, un nom d’auteur qui s’annonce comme un clin d’œil. Voilà ce qui m’a fait choisir ce roman de Gaëlle Nohant. S’appelait Nohant me semblait improbable et en effet il s’agit d’un pseudonyme de l’auteur, choisi pour son affection pour George Sand, puisque, rappelons-le, la demeure de Sand se trouve dans un petit village du Berry nommé Nohant-Le-Vic. Ces deux éléments liminaires ont suffi pour me donner envie de découvrir l’histoire qui se cachait dans ces pages.

Nous sommes à Paris à la fin du XIXe siècle dans le milieu aristocratique. La duchesse d’Alençon, petite sœur de l’impératrice Sissi, participe activement à plusieurs œuvres de charité. Une grande vente de charité doit effectivement se tenir au Bazar de la Charité, une grande halle montée pour l’occasion. Là, les femmes de la haute société vont tenir des stands de vente. La Comtesse Violaine de Raezal, veuve depuis peu et qui traine derrière elle une petite réputation, obtient le soutien de la duchesse, elle sera à son stand. La jeune Constance d’Estingel les y rejoindra, poussée par sa mère qui n’a qu’une idée en tête marier sa fille. Ces trois femmes se connaissent à peine, mais l’incendie épouvantable qui ravagera le Bazar de la Charité va les unir à jamais et les transformer.

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