Bilan de lecture mensuel : Juillet 2016.


logo-bilan-mensuel1Bonheur du mois de juillet qui nous permet de prendre le temps de lire, prendre le temps d’écrire son blog, prendre le temps de créer un Bujo et accessoirement prendre le temps de préparer ses cours ! Ce mois de juillet fut une réjouissance malgré une météo plus que capricieuse mais qui nous évite les jours caniculaires de l’été dernier, et moi, ça me va. Je n’aime plus la chaleur depuis la canicule de 2003 où enceinte jusqu’aux dents j’ai accouché un 2 août par 40°. Je me satisfais pleinement d’un petit 24° depuis et recherche l’ombre. J’ai pu donc profiter et lire et surtout publier des billets en retard et autres. Autre plaisir de ce mois de juillet fut d’entrer en contact, grâce aux réseaux sociaux, avec les auteurs que j’ai chroniqués ce mois-ci : Gaëlle Nohant et Aurore Bègle sur Twitter ou Florence Hinckel sur Facebook. Le blog procure ce plaisir spécial et précieux d’avoir le retour des auteurs eux-mêmes sur nos avis de lecture. Merci à eux de nous lire !

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« Traces » Florence HINCKEL


hinckel tracesFlorence Hinckel est une auteure jeunesse, ou plutôt une auteure, tout court. Je suis ses romans avec intérêt car elle a la faculté de se saisir des éléments de la réalité pour construire des intrigues futuristes, mais dans un futur qui n’est peut-être pas si éloigné de notre présent. Que ce soit Théa pour l’éternité ou le très bon #Bleue, ou encore le très récent U4 Yannis, Florence Hinckel pousse les ado lecteurs à réfléchir sur leur quotidien, leur réalité et leurs pratiques des nouvelles technologies.

Dans Traces, elle s’inspire d’une idée qui avait traversé l’esprit d’un ancien président et qui, à l’époque, avait fait polémique : détecter les futurs criminels dès la crèche ou presque. Grâce à la mise au point d’un logiciel, le Traces, les autorités sont, dans le roman, désormais capables d’identifier non seulement le criminel à venir, mais connaître le lieu, la date et jusqu’à l’heure à laquelle va être commis le meurtre.

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« #Bleue » Florence HINCKEL (roman ado)


hinckel #bleueFlorence Hinckel, auteure jeunesse et ado, part souvent d’un postulat un peu philosophique pour créer ses romans. Dans Théa ou l’éternité, elle interrogeait ses lecteurs sur l’éternelle jeunesse, ici dans #Bleue, elle imagine une société où la souffrance est bannie. A chaque fois, elle prend le contre-pied d’une idée qui peut paraître enviable pour la pousser à l’extrême et ainsi la dénoncer. Que serait un homme sans souffrance ?

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« Super Louis et l’île aux 40 crânes » Florence HINCKEL (Rentrée Littéraire 2014 Jeunesse #3)


hinckel super LouisLouis est un jeune garçon qui la nuit se transforme en Super-Louis, un super héros qui combat les méchants. A l’école, il a quelques amis et bien sûr quelques ennemis, mais il ne doit pas révéler sa nature de super-héros nocturne. Toutefois les choses vont devenir bien plus compliquées pour Louis, sa copine Vanessa et son ennemi Brutus. Ils se font enlever par un homme patibulaire et armé, Nubuck, qui les balance dans un bateau, destination l’île aux 40 crânes sur laquelle règne une légende épouvantable : une piratesse cruelle, Balafre-à-dents-d’Or, y vit recluse, protégeant son trésor et assassinant toute personne cherchant à l’approcher.

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« Secrets.com » Florence HINCKEL (Rentrée Littéraire Jeunesse 2013).


Hinckel SecretsMona est une collégienne comme les autres, elle a des amies : Alice, Soizic ou encore Dounia. Elles se livrent leurs secrets, mais certains secrets sont plus difficiles à avouer que d’autres. Alors Mona a l’idée de créer un forum réservé aux 6èmes sur lequel chacun pourra se décharger de ses secrets sous couvert d’anonymat et pourra donc recevoir des conseils. La documentaliste du CDI supervisera le forum pour éviter les débordements ou les commentaires malvenus. Petit à petit, certains secrets anodins sont postés, jusqu’au jour où Mona et ses copines découvrent un secret plus lourd à porter que les autres.

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« Théa pour l’éternité » de Florence HINCKEL


Hinckel ThéaThéa a 16 ans, elle est une lycéenne dite normale. Son amour d’enfance, Théo qui s’évertue à ne voir en elle qu’une amie d’enfance, sort depuis quelques jours avec la belle fille du lycée : Mia, sosie de Barbie. Cette nouvelle met tellement Théa en rage, qu’elle l’agresse méchamment. Elle est alors convoquée par un certain professeur Jones qui lui propose une chose étonnante : faire partie d’une expérience médicale qui stoppe le vieillissement. Élevée par une mère obsédée par l’éternelle jeunesse et ayant subi déjà plusieurs liftings, et quelque peu éloignée de son père qui a choisi de vivre de sa sculpture sur une île, elle accepte.

Le roman est à la fois une narration au présent et de longs retours en arrière sur les premières années de l’expérience. Se mêlent alors les réflexions de Théa à 16 ans à celles de la Théa, plusieurs dizaines d’années après, racontant son histoire et ses conséquences.

J’ai lu un roman de Florence Hinckel qui évoquait déjà l’adolescence  (Ligne 15 : ma métmorphose, Joséphine, tome 1), la séparation des parents et les réflexions sur le corps qui, à l’adolescence subit bien des transformations. Ici, Florence Hinckel aborde un thème plus lié à la science fiction, mais en l’ancrant dans une réalité actuelle. Si l’idée est intéressante, j’ai été cependant un peu dubitative devant l’acceptation rapide de Théa pour une expérience scientifique qui remet en cause toute sa vie. Avant d’accepter, elle semble ne se poser que très peu de questions, et même ses parents ne sont pas aptes à la mettre en garde ou du moins sont-ils assez rapidement convaincus. Il m’a semblé que le basculement entre la réalité et les éléments de science fiction restait quelque peu superficiel et manquait parfois de vraisemblance, car oui, même en science fiction, et peut-être surtout en science fiction, le vraisemblable est important.

Florence Hinckel reprend donc une thématique du corps adolescent, sorte de perfection, âge où l’on est à l’apogée de ses facultés (même si alors on ne les maîtrise pas forcément), mais aussi de métamorphose qui perturbe, pour se lancer dans une réflexion plus vaste sur le vieillissement.

Le roman semble s’être fortement inspirée de celui de Daniel Keyes, Pas de fleurs pour Algernon. Comme le héros de Keyes, Théa devient un cobaye expérimental et se voit allouer une petite souri ayant subi le même traitement qu’elle. La référence est explicite quand on apprend que la souri d’un autre cobaye est précisément prénommée : Algernon. La forme même du journal est également repris dans ce roman, comme dans le roman de Keyes. Je n’ai pas encore lu Pas de fleurs pour Algernon, mais j’en connais suffisamment le sujet pour avoir perçu cette influence. La différence est que le drame de Théa ne réside pas dans la dégénérescence, mais bien dans cette fixation du temps et de ses facultés adolescentes.

Ce roman est malgré tout ce que je viens d’en dire, intéressant et bien construit, il pose des questions essentielles : à quoi sert-il de vivre longtemps si c’est pour vivre sans ceux que l’on aime ? Il interroge sur la force du lien amical et familial, sur les progrès de la science qui touchent à l’être humain et sur cette fuite en avant vers une jeunesse éternelle qui rendrait la vie trop longue et moins précieuse. Ce n’est pas tant la quantité de vie qui importe que sa qualité et ce que nous décidons d’en faire. C’est donc bien un hymne à la vie que nous livre ici Florence Hinckel dans ce roman.

Roman lu dans le cadre du Challenge 1% Rentrée Littéraire (ado) et du Challenge Cartable et tableau noir. J’aurais aimé placer ce titre dans le Challenge Romans sous influences mais le titre n’évoque pas son « influenceur ».

challenge cartable et tableau noir

« Ligne 15, Ma métamorphose, Tome 1 : Joséphine » Florence Hinckel


Lors de ma visite au Salon de Montreuil, dimanche dernier, j’ai découvert une maison d’édition qui a attiré mon oeil de militante. Il s’agit de la maison d’édition Talents Hauts. Cette petite maison d’édition a deux objectifs : promouvoir des livres bilingues (français/anglais) pour les jeunes, et… lutter contre le sexisme dans la littérature jeunesse. C’est essentiellement ce deuxième objectif qui m’a intéressée. Dans leur collection, les filles combattent aussi les dragons, les mamans sont des femmes modernes qui travaillent, les papas s’occupent de leurs enfants, il y en a pour toutes les tranches d’âge, de 3 ans à 12 ans (comme vous pouvez vous en rendre compte en allant LA). Moi qui m’insurge souvent devant les représentations cliché des mamans à la cuisine, et des papas enfermés dans leur garage, j’ai beaucoup aimé cette idée, aussi me suis-je laissé tenter par le premier tome d’une série de 8, Ligne 15.

Le principe de cette série repose sur une bande d’amis de collège, âgés de 15 ans et prenant régulièrement le bus de la ligne 15 pour se rendre au collège. Pendant une année, la dernière de leurs années collège, ils vont, à tour de rôle rédiger un journal sur un mois.La série s’ouvre sur le journal de Joséphine, Jo. Jeune fille de son temps, chatant sur le net, sœur de Stephan, frère zombi passant ses nuits à jouer en ligne, maîtresse d’un chat asthmatique, Texto, fille d’une mère active ayant repris l’entreprise familiale de Pompes funèbres et d’un père en plein désir de reconversion. Joséphine lit Flaubert, mais s’en cache auprès de ses amis pour ne pas passer pour une intellectuelle, elle s’interroge sur les changements de son corps, sur comment embrasser un garçon quand on a le nez au milieu de la figure…

Ce premier tome dresse un portrait assez réaliste des jeunes gens d’aujourd’hui, reprenant les thématiques de l’amour, du mal-être, du conflit avec ses parents. Mais également réfléchissant sur la relation fille/garçon. Pourquoi Joséphine est-elle traitée d’allumeuse quand elle écarte un garçon, et pas son copain qui a lâchement laissé tomber sa petite amie ? Pourquoi Mélanie est-elle dénigrée parce que son string s’aperçoit quand elle est assise ? Pourquoi les consignes  du collège concernant les tenues correctes semblent viser plus les filles que les garçons ?

Outre le message anti-sexiste qui transparaît dans ce roman, j’ai aimé la légèreté de ton, l’humour, et les réflexions de Joséphine m’ont rappelé une ado que j’ai bien connue !

Une série donc à découvrir, et dont on peut cependant regretter le prix un peu élevé (8€90 !).

Ce roman n’a même pas eu le temps d’entrer dans ma PAL !

Vous pouvez découvrir le site de l’auteur, c’est par LA !



Jeudi Citation #15


Initié par Chiffonnette

Ah oui, j’ai oublié de vous dire : j’ai un chat. Mes parents me l’ont offert il y a deux ans. Je voulais lui donner un nom simple et drôle. J’ai failli l’appeler Lechat, ou Chat. Ensuite, par association d’idées, j’avais choisi Sms, puis Forum. Mail me plaisait bien, parce que ça ressemblait à Miaou. Mais finalement, ce qui sonnait le mieux, c’était Texto.

Ligne 15, ma métamorphose, tome 1 : Joséphine de Florence Hinckel, éd. Talents hauts.