« VOX » Christina DALCHER.


Vox est un roman que j’avais repéré à sa sortie en librairie et dont j’attendais patiemment la sortie en poche. J’avais lu plusieurs avis très positifs et l’allusion à la Servante écarlate ne pouvait que confirmer mon envie de le lire.

L’intrigue se situe donc aux Etats Unis et plus précisément à Washington. Le Parti Fondamentaliste a pris le pouvoir et petit à petit a instauré des lois contre les femmes : perte de leur travail, de leur salaire donc, et surtout mise en place d’un compteur de mots attaché à leur poignet. Les femmes sont contraintes au silence ou plutôt n’ont droit qu’à 100 mots par jour. Si elles dépassent le quota, elles reçoivent une décharge électrique qui augmente en intensité proportionnellement aux nombres de mots dépassant les 100. Nous suivons Jean McClellan, docteur en neuroscience, mariée, mère de Steven, l’aîné, de jumeaux et d’une petite fille, qui elle aussi porte un bracelet. Sa vie a changé depuis l’installation de son bracelet mais les hommes de la maison aussi. Steven se fait de plus en plus enrôler par les idées du Parti dit Pur, il se montre particulièrement sexiste avec sa mère, même son mari doit tenir sous clef son ordinateur et Jean doit demander son autorisation pour utiliser le téléphone. Petit à petit les reproches voire le rejet montent en Jean contre son fils qu’elle ne reconnaît plus mais aussi envers son mari qu’elle trouve trop faible et conciliant. Mais voilà que le frère du Président est atteint d’aphasie. Or avant la prise de pouvoir du Parti fondamentaliste, Jean travaillait avec Enzo et Lin, sur un remède contre l’aphasie, appelé le remède de Wernicke. On lui offre donc la possibilité de finaliser ses études en échange du retrait temporaire du bracelet.

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« La Colonie » MARIVAUX (1750) – Théâtre


La Colonie fait partie des pièces utopiques de Marivaux, avec L’Île des esclaves et L’Île de la raison. Dans les trois cas, l’intrigue de la pièce se situe sur une… île. Les personnages y ont abordé soit après un naufrage, soit pour fuir, comme c’est le cas dans La Colonie, des ennemis envahisseurs. L’île permet de créer l’utopie : loin du monde réel, il faut donc reconstruire une société et, si possible, en créer une meilleure que celle qu’on a quittée. Les naufragés de La Colonie, hommes et femmes, issus du peuple, bourgeois et nobles, travaillent donc à l’établissement de lois. Enfin surtout les hommes, et c’est bien ce que leur reprochent Arthénice et Mme Sorbin. Et si les femmes avaient enfin droit au chapitre ?

Nous voici […] dans la conjoncture du monde la plus favorable pour discuter notre droit vis-à-vis les hommes.

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« Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous » Nathalie STRAGIER


fille du futurDans mon bilan de fin d’année 2015, j’avais évoqué ce roman que je plaçais en bonne position dans mes lectures, bien que le roman ne soit sorti que jeudi dernier, donc en 2016. Je ne suis pas super fan de la couverture, mais il ne faudrait surtout pas s’y arrêter car ce serait vraiment une fatal error tant ce roman est addictif, drôle et fin !

Andrea vit en 2019. Elle projette de faire un grand voyage avec son meilleur ami dans les capitales d’Europe. Un jour, devant son lycée, elle aperçoit un groupe de jeunes filles bizarrement accoutrées : vêtements dépareillés, tongs aux pieds, une peau ravagée par l’acné. Quelques temps plus tard, Andréa sort l’une d’entre elles d’une rixe avec des policiers et décide de la ramener chez elle. C’est le début des problèmes.

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