« Emmeline » Alfred de MUSSET.


Musset emmelineLa collection Folio 2€ me donne l’occasion de découvrir deux nouvelles d’Alfred de Musset : Emmeline publié en 1837 et Croisilles de 1839. La première fut publiée la même année que Nuit d’octobre, poème faisant partie des Nuits, recueil indéniablement écrit en référence à George Sand. L’année d’avant, il publiait La Confession d’un enfant du siècle, roman sur sa relation avec George Sand. Or en lisant Emmeline, une petite voix me disait que cette héroïne avait quelques points communs avec cette dernière et certaines phrases semblent comme inspirées de leur relation.

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« Emmeline » d’Elizabeth Bowen


Elizabeth Bowen est une romancière irlandaise,  mais l’intrigue de ce roman se situe à Londres dans les années 30. Deux jeunes femmes, Emmeline et Cécilia, vivent ensemble depuis le décès récent du mari de Cécilia, frère d’Emmeline. Celle-ci dirige une agence de voyage, l’autre est oisive, et aime voyager. Lors d’un retour de voyage, Cécilia fait la connaissance de Markie.

Il va m’être assez difficile de vous parler de ce roman, dont la lecture a été longue et entrecoupée de plusieurs autres romans. Autant vous dire, que certains détails de l’histoire sont un peu tombés aux oubliettes. Pour synthétiser, le lecteur suit, en parallèle, les hésitations amoureuses des deux héroïnes, et tout cela est enrubanné dans des digressions, des récits faisant intervenir plusieurs personnages secondaires, dont, je dois avouer, la fonction me paraît, pour certains, peu pertinente. J’ai réellement eu l’impression de m’enliser dans des considérations, des réflexions, des tourments que je n’ai pas toujours compris. Outre le fait que Markie est un homme exécrable et que l’on ne voit pas bien ce que peut lui trouver Emmeline, la valse des sentiments m’a étourdie au point de me faire chuter. Je crois n’avoir pas compris le fond du problème car pour moi, ces deux histoires d’amour (Emmeline-Markie ; Cécilia-Julian) m’ont paru superficielles et ne m’ont ni émue ni intéressée. Céline du Blog Bleu, lors d’échanges sur FB, a trouvé le mot juste : il s’agit d’une « histoire paresseuse« . C’est languissant à souhait à tel point que j’avais du mal à poursuivre ma lecture, me sentant moi aussi paresseuse à continuer.

On pouvait penser que l’analyse psychologique ou des sentiments, comme la pratiquent si bien une Edith Wharton ou une Jane Austen, aurait pu permettre une lecture plus intéressante, mais Elizabeth Bowen, dans ce roman-ci du moins et d’après moi, ne parvient pas à rendre les tourments de ses héroïnes clairs et pertinents. Je n’ai pas compris ses héroïnes, je n’ai pas compris leur histoire d’amour, et même leur amitié ne me semble pas si bien rendue que cela alors que la quatrième de couverture semble en faire un ressort essentiel. Bref, il semble que je sois passée totalement à côté.

Pourtant, je dois reconnaître qu’il se dégage de ce roman une atmosphère quelque peu envoutante qui justifie sans doute le fait que, finalement, je sois parvenue à la fin du roman. Mais ce dernier aurait très bien pu être allégé d’une bonne centaine de pages pour le rendre plus dynamique.

Roman lu dans le cadre du Mois Irlandais,du Challenge PAL Express et du Challenge ABC Babelio.

PAL Express : -9