Descente en librairie… le grand retour !


Ma PAL se porte toujours aussi bien, je vous remercie, d’ailleurs quelques petits nouveaux sont venus l’alourdir un peu. Elle n’avait pas besoin de ça, me direz-vous, mais quand l’été et les vacances arrivent l’envie de lire se fait pressante et la frénésie d’achat reprend de plus belle. C’est un peu comme si j’oubliais que j’avais des centaines de livres dans ma PAL… Il faut dire aussi que je suis toujours très optimiste en début de vacances, il y a en moi  la certitude que je vais parvenir à lire 100 livres en deux mois alors qu’en fait si j’en lis 20, ce sera bien le bout du monde, et que surtout je ne lis même pas 100 livres par an. Mais bon, je fais fi de tout cela.

Alors quoi de neuf ?

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Premières Lignes #26


premières_lignesRendez-vous initié par Malecturothèque

Cette dernière semaine, j’ai étudié avec mes élèves de Seconde, l’incipit d’un roman de Zola que je vous présente aujourd’hui. Nous avons analysé les fonctions et les formes de l’incipit, puis nous avons mis en pratique les notions sur les deux premières pages de L’Œuvre.  J’ai bien sûr beaucoup pensé à ce rendez-vous pendant mes cours et j’ai eu envie de vous en présenter la première page.

J’ai un lien particulier avec ce roman. Je l’avais moi-même étudié en fac lors d’une UV intitulée « Littérature et peinture ». J’ai, depuis, toujours le même exemplaire (il date de 1991), il part un peu en lambeaux, il est parcouru de notes et de coups de stabilo rose. Mes élèves sont étonnés de voir son état, sa couverture cornée et zébrée de pliures, ses pages détachées et jaunies. Cette année j’en avais acheté un nouvel exemplaire mais je ne suis pas parvenue à me séparer de l’ancien. L’aspect trop neuf, les pages trop blanches et immaculées m’ont paru froids.  J’aime ces livres que l’on maltraite un peu pendant nos études, que l’on a parcouru en tout sens, dont a voulu extraire tous les sous-entendus et tous les implicites, dont on a étudié, feutres de couleur à la main, certains passages…bref, dont on a tenté de percer les mystères…

En voici donc les Premières Lignes…

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Premières lignes… #11


 

premières_lignesCe dimanche, les premières pages d’un grand classique que je suis en train de relire pour la troisième fois : Nana d’Emile Zola paru en 1880. Un roman incontournable, un personnage fatal, une figure littéraire de la prostituée que Zola a érigée en icône du sexe et seule héroïne littéraire qui a eu droit à son portrait par un peintre d’exception, Manet.

En voici donc les toutes premières lignes…

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Premières lignes… #4


premières_lignes

En ce 1er mai qui sent enfin le printemps, j’ai passé ma journée avec Emile Zola et Denise, c’est pourquoi je vous propose les premières lignes du Bonheur des Dames.

premières lignes #4

Zola Bonheur des dames

Emile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883

Retrouvez les Premières lignes de Ma Lecturothèque ,  Mokamilla, Nadège (Les mots de la fin), Moglug

« Guy de Maupassant à 20 ans: les débuts de Bel-Ami » de Françoise MOBIHAN – Biographie


maupassantLa collection « à 20 ans » du Diable Vauvert a ceci d’intéressant qu’elle aborde les auteurs, ou les personnages célèbres de l’histoire, au moment où ils sont aux portes du succès, au moment où, en pleine force de leur jeunesse, ils sont vibrants d’espérances. Ces biographies de 150 pages dévoilent des êtres en devenir et révèlent comment leur destin se met en place.

Françoise Mobihan dresse un portrait passionnant de Guy de Maupassant. Elle en montre les facettes souvent oubliées des manuels de littérature :

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« L’Oeuvre » Emile ZOLA


Zola l'oeuvreJe m’étais promis un jour, de lire les Rougon-Macquart dans l’ordre. J’avais même commencé en lisant La fortune des Rougon, premier tome de la série, puis j’ai abandonné l’idée, même si j’avais beaucoup apprécié de découvrir l’origine de cette famille littéraire. Mais depuis que j’ai commencé à lire les classiques, dans mon adolescence, j’ai pris l’habitude de les lire selon mon envie, sans forcément choisir d’emblée les romans les plus connus. Pour Balzac, j’ai commencé par Béatrix, par exemple. Pour Zola, ce fut Le Bonheur des dames, offert par ma mère pour mes 15 ans (je crois), puis Le Rêve. Je n’ai toujours pas lu Germinal et si j’ai lu L’Assommoir c’est parce que je l’ai étudié en Première. C’est un conseil que je donne à mes élèves. Lisez les auteurs classiques, mais choisissez les romans qui vous donnent envie, même si ce ne sont pas les plus connus. Balzac, Zola, Maupassant, restent Balzac, Zola et Maupassant, quelque soit le roman qu’ils aient écrit.

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Bilan mensuel de lecture : Novembre 2014


logo-bilan-mensuel1Même si je ne parviens plus à chroniquer mes lectures, je tiens cependant à ce bilan mensuel, ne serait-ce que pour tenir à jour mes lectures sur ce blog. Et je me dis que peut-être, un jour, parviendrai-je à tout rattraper. Je vous avoue que je ne lutte même plus et que je lis ce qui me fait envie, au moment où j’en ai envie et tant pis pour le reste. Cette mise à distance involontaire et forcée du blog a au moins l’avantage de m’avoir permis de reconsidérer ma façon de lire. Oh je ne vous cache pas que parfois une pointe de culpabilité me transperce quand je pense à tous les services de presse qui m’attendent, j’en lis donc mais je les choisis non plus par ordre d’arrivée mais simplement par envie. Un autre avantage est sans doute mon retour aux classiques qui me fait renouer avec mes premières amours et je redécouvre le plaisir du XIXe siècle. Enfin, manquant de temps, j’ai envie de réinvisager mes billets de blog. Parce que bloguer me manque, je vais tenter de faire des billets plus synthétiques qui me prendront moins de temps à la rédaction en espérant qu’ils vous intéresseront toujours autant cependant. Et je commence ce soir, avec un bilan abrégé même si, au moment même où je l’écris je me rends compte que la synthèse et moi, ça fait deux !

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« Nantas » et « Madame Sourdis » Emile ZOLA (Nouvelles)


 

Zola nantasJ’ai lu ces deux nouvelles d’Emile Zola fin juillet et je vous avoue que j’en ai un peu oublié le contenu. C’est toujours un peu le problème avec les nouvelles, j’ai tendance à les oublier rapidement. Je les lis vite, sans prendre la peine de prendre des notes et après je me trouve bien dépourvue quand l’écriture du billet fut venue. Mais je vais quand même essayer de rassembler mes neurones.

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« La Fortune des Rougon » Emile Zola


Avec Lili Galipette et Miss Bouquinaix, nous nous sommes lancé le défi de lire Les Rougon-Macquart en entier et dans l’ordre, c’est notre Challenge Relisons les Rougon-Macquart. Hier soir, nous nous sommes retrouvées autour d’une pizza pour échanger nos avis.

Jusqu’à présent j’avais abordé l’œuvre de Zola dans le désordre, chaque œuvre se suffisait à elle-même, mais lire la saga de Zola dans l’ordre c’est prendre conscience du projet phénoménal que fut celui de ce grand auteur.La Fortune des Rougon représente donc la genèse de l’oeuvre, là où tout se met en place, les racines du grand arbre généalogique.

Sorte d’Eve populaire, Adélaïde Fouque est la femme des origines. Femme du peuple, légèrement simplette et surtout épileptique, Adélaïde épouse un Rougon, dont elle aura un enfant légitime : Pierre. Après le décès de Rougon, Adélaïde a une relation avec un certain Macquart, contrebandier, avec lequel elle aura deux enfants : Antoine et Ursule, enfants naturels puisque hors mariage. Et c’est ainsi que naissent les Rougon-Macquart.

A travers ce roman, Zola pose les jalons de son entreprise naturaliste. Son but est de suivre une famille, de génération en génération, et d’étudier ses membres, en fonction du milieu dans lequel il les place. Prenant appui sur la science et la sociologie naissante, Zola cherche à prouver la dégénérescence de la race. En prenant comme mère originelle Adélaïde Fouque, Zola se préoccupe du sort du peuple. Le style naturaliste est bien là : précision des détails, descriptions réalistes des décors, de la nature et des personnages, étude sociale et historique précises ainsi que volonté de parler du peuple et non plus, comme le faisait Balzac, de la haute bourgeoisie ou de l’aristocratie. Ainsi le Dr Pascal apparaît comme le double de l’auteur : Il regarda avec l’intérêt d’un naturaliste leurs masques figés dans une grimace, où ils retrouvaient leurs occupations et leurs appétits […] A cette époque, il s’occupait beaucoup d’histoire naturelle comparée, ramenant à la race humaine les observations qu’il lui était permis de faire sur la façon dont l’hérédité se comporte chez les animaux. (p.129)

Toutefois, Emile Zola me fait toujours légèrement sourire avec son projet naturaliste. Sourire, oui, car ce brave Emile est le roi du symbolisme ! les métaphores, les références culturelles, les références imagées cachées pullulent. En d’autres termes, Zola fait du naturalisme symbolique, et c’est surtout cela, finalement, que j’aime chez lui. Ainsi La Fortune des Rougon s’ouvre sur la description d’un cimetière, Saint-Mittre, qui fut retourné pour être aménagé. Par cette description, Zola ancre son roman dans une symbolique mortuaire qui teinte de noir la suite. Ce roman est donc, incontestablement emprunt de symboles : la jeune Miette, incarnation de la République révolutionnaire, le couple qu’elle forme avec Silvère, l’innocence sacrifiée, Adélaïde, l’Eve populaire et j’en passe.

La Fortune des Rougon, comme je l’ai déjà dit, est le roman des origines, donc Zola insiste sur l’histoire de chacun de ses personnages. Ainsi, tous auront droit à de longues digressions relatant leur histoire, ce qui fait que l’intrigue principale a du mal à avancer. Or l’intrigue principale quelle est-elle ?

Nous sommes en Provence (pays d’enfance de Zola) en 1851, dans les quelques jours qui précèdent et suivent le coup d’Etat de Napoléon III. Trois partis sont en conflit : les partisans de la monarchie, les Républicains (craints comme des sauvages sanguinaires) et les partisans de l’Empire. Au moment où la France risque de basculer pour l’un des trois partis, lequel choisir ? Ce roman raconte donc comment, dans une volonté d’ascension et de réussite sociales, la branche légitime des Rougon va tenter de se faire une place, usant, pour cela, de tous les moyens, et surtout des moins glorieux.

J’ai mis une bonne quinzaine de jours à lire ce roman, la raison en est, sans doute, les vacances et le travail qui ont tendance à ralentir mon rythme, mais aussi, je dois le dire, à cause du roman lui-même. En effet j’ai été gênée par les digressions dont j’ai parlées plus haut, mais aussi par une construction particulière. Dans les premières pages, Zola place son objectif sur le jeune couple, Miette et Silvère, pour les abandonner ensuite pendant plus de 150 à 200 pages. Certes, la fin justifiera le début, comme un effet de miroir, mais je n’ai pas été convaincue. Toutefois, une fois le calme revenu chez moi, j’ai mieux goûté la fin du roman. Quoiqu’il en soit, ce roman reste essentiel pour aborder la saga d’Emile Zola, car, c’est entre ces pages que tout prend naissance.  Enfin, le roman se termine sur une allusion au tome suivant : Leurs appétits, aiguisés par trente ans de désirs contenus, montraient des dents féroces. Ces grands inassouvis, ces fauves maigres, à peine lâchés de la veille dans les jouissances, acclamaient l’Empire naissant, le règne de la curée ardente. (p.381).

Suite au prochain épisode.

Roman lu dans le cadre du Challenge Relisons les Rougon-Macquart , du Challenge ABC Babelio lettre Z et du ChallengeUn Classique par mois

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