Descente en librairies parisiennes…


Les vacances sont certes faites pour se reposer mais aussi pour aller se promener notamment à Paris et plus précisément avec ma sœur qui, âme charitable, accepte de me suivre dans ces lieux de perdition et surtout de m’attendre.

Cette semaine j’ai donc visité quatre librairies.

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Descentes estivales en librairie !


descentes en librairie 2L’été la vie sociale est en mode pause, mais les librairies restent néanmoins ouvertes, ce qui est une bonne chose ! Alors, oui, certes je me suis inscrite à deux challenges qui doivent m’aider à faire baisser ma PAL, ce qui supposerait que je doive restreindre mes achats, et c’est ce que j’ai fait sans même me forcer, j’ai même opéré un réel exploit en allant à la Griffe Noire et sans même avoir acheté un petit livre ! Oui, vous pouvez vous inquiéter pour ma santé mentale !

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« Cranford » Elizabeth GASKELL (LC)


gaskell cranfordDisons pour commencer, que Cranford est aux mains des Amazones ; au-dessus d’un certain loyer, ses demeures ne sont occupées que par des femmes. (p.7)

Dès cette première phrase, le ton est donné. Le roman est constitué de chapitres narrant chacun une anecdote s’étant déroulée à Cranford. La narratrice est une jeune femme qui rend régulièrement visite à son amie Miss Maty Jenkyns, et cela durant plusieurs années. Hébergée par son amie, elle est au centre de tout ce qui se dit dans ce petit village. Les ragots et les histoires des unes et des autres atterrissent toujours, par l’intermédiaire d’autres amies, dans le salon de Miss Maty. Ainsi, au fur et à mesure des chapitres, suivons-nous les aventures sentimentales, pécuniaires ou sociales des habitantes de Cranford.

Comme dans Les Confessions de Mr Harrison, le ton est satirique, un humour très anglais qui m’a également fait penser aux romans d’Agatha Christie mettant en scène Miss Marple. S’il n’est pas question de meurtre et d’enquête policière dans le roman de Gaskell, le principe selon lequel de vieilles filles de la bonne société sont au courant de tout sans sortir de chez elles est le même.

Dans ce village où les femmes issues de la bonne société sont majoritaires, les codes sociaux sont très prégnants : on ne parle pas d’argent dans la rue ; on ne fait pas état de ses sentiments ostensiblement ; on prend soin de bien s’habiller pour recevoir ses amies pour le thé de l’après-midi, on dissimule ses menues économies, etc. La plupart des confessions et des révélations se fait, bien sûr autour d’un thé tout en jouant aux cartes. L’entre-aide, la compassion sont des vertus souvent valorisées. L’amitié entre ses femmes est forte et belle.

Le regard de la jeune narratrice sur ses amies de Cranford est quelque peu distancié. N’habitant Cranford que de façon épisodique, à chacune de ses nouvelles visites elle prend connaissance des nouvelles péripéties qui ont agité le village tout en en racontant la suite. Bien que clairvoyante et parfois quelque peu ironique sur les comportements de ses amies, ses commentaires sont toujours charitables. La voix de la narratrice peut être associée à la voix de l’auteure elle-même.

Dans ce roman, Gaskell donne une vision ironique du mariage qui apparaît bien souvent comme le plus grand maux qui risque de toucher la femme :

– Se marier ! s’écria encore une fois Miss Maty. ça alors ! Cette idée ne m’était même pas venue. Deux personnes que nous connaissons vont se marier ensemble. Le danger se rapproche ! (p.219)

L’homme est souvent perçu uniquement que comme un défenseur potentiel de la femme ou un être capable de résoudre les problèmes d’intendance. La société féminine de Cranford se satisfait parfaitement d’elle-même. Ces femmes vivent leur célibat avec bonheur et le mariage est dénoncé comme la pire chose qui puisse leur arriver. Cette dénonciation toute ironique du mariage si elle fait sourire bien souvent n’en est pas moins efficace. Certes ces charmantes dames nous apparaissent quelque peu superficielles, n’étant préoccupées que des ragots de village, de leur tenue et de leur tricot, et en cela nous pourrions y lire également une critique de cette bonne société, mais Gaskell insiste sur leur bon cœur, la fidélité de leur amitié ainsi que sur leurs conditions de vie souvent difficiles (manque de revenu, regret de la maternité, tristesse de la perte de leurs proches). Ces femmes acceptent leur sort et s’en contentent, il n’y a pas chez elles de revendications féministes ou d’engagement particulier. Gaskell dresse un portrait social d’une certaine société de province avec humour et tendresse.

Ce roman, parfois un peu bavard cependant, est souvent drôle et l’on s’attache à toutes ces femmes. L’espace de quelques pages, nous vivons aussi à Cranford et participons à leurs histoires avec bonheur.

Merci à Titine grâce à qui j’ai reçu ce roman lors d’un concours en partenariat avec 10/18.

Cette lecture s’est faite dans le cadre d’une grande LC. Pour connaître les avis des participantes suivantes, il vous suffira de cliquer sur les liens (cependant les liens parviendront petit à petit au cours de la journée, donc il vous faudra un peu de patience, d’autre part, certaines qui avaient déjà lu Cranford ont opté pour un autre roman de Gaskell) : LouVirgule – Valou – Céline – Emma – Solenn – Sharon – Alexandra – Paulana – Emily – Titine Plumetis Joli – Anis Syl. – ClaudiaLucia – Christelle – Jelydragon

Roman lu également dans le cadre du Challenge God save the livre et du Challenge Victorien.

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Lecture Commune : « Cranford » d’Elizabeth GASKELL


logo lecture commune

Source de l’image

Lou m’a proposé une lecture commune pour le roman d’Elizabeth Gaskell Cranford. Virgule s’est déjà jointe à nous, si le cœur vous en dit et que vous voulez découvrir cette auteure ou lire ce roman, vous serez les bienvenu(e)s !

Lecture commune prévue pour le 15 mars. A vos agendas !

gaskell_cranford

Se joignent à

Lou

Virgule

et George :

Valou

Céline avec Les Confessions de Mr Harrison

Emma

Solenn

Sharon

Alexandra

Paulana

Emily

Titine avec Lady Ludlow

Plumetis Joli

Anis

Syl.

Claudialucia

« Les Confessions de Mr Harrison » d’Elizabeth GASKELL


gaskell les confessionsOn me traite parfois de tentatrice, mais à tentatrice, tentatrice et demie, car il y a pire que moi sur la blogosphère littéraire, il y a Titine ! C’est en effet essentiellement grâce à elle (je suis reconnaissante je ne dis pas « à cause ») que le nom d’Elizabeth Gaskell m’a été révélé, et voilà longtemps que je voulais enfin lire une de ses œuvres que le blog de Titine évoque si souvent et en termes alléchants ! C’est aussi grâce à elle que j’ai remporté un autre roman de cette auteure anglaise : Cranford, lors d’une petit concours, grâce à elle aussi que j’ai acheté Nord et Sud et bien évidemment ce court roman ou cette longue nouvelle. La tentation était tellement forte que Les Confessions de Mr Harrison n’a même pas eu le temps de passer par la case PAL, c’est vous dire !

Mr Harrison, fraîchement diplômé de la célèbre faculté de médecine de Londres, s’installe dans le petit village de Duncombe sur l’invitation d’un cousin de son père, qui souhaite partager avec lui sa clientèle. Jeune homme sérieux, il écoute les conseils du docteur Mr Morgan afin de s’attacher la bonne considération des habitants et donc futurs patients. Mais dans ce petit village, Mr Harrison va vite se rendre compte que les ragots vont bon train et que la gente féminine en est friande.

Le récit est, comme le titre l’indique, une longue confession de Mr Harrison à un ami, Charles, venu le visiter et qui lui demande instamment comment il s’est fait aimer de son épouse : Raconte-moi comment tu t’y es pris pour gagner son cœur (p.7). Cette confession est essentiellement drôle, car le regard du héros sur cette petite bourgade anglaise est à la fois celui d’un Londonien découvrant la province, mais aussi celui d’un homme à présent marié et installé reconsidérant les évènements qui ont marqué sa rencontre avec sa femme et donc un regard quelque peu distancié qui permet l’humour.

Elizabeth Gaskell dresse un portrait satirique des mœurs de village : les ragots colportés par les commères ; les préjugés sur les Londoniens mais aussi sur les provinciaux, etc. Elle met en place toute une galerie de portraits : la veuve qui ne cesse de parler de feu son époux ; la vipère toujours prête à nuire au nouvel arrivant ; la mère voulant désespérément marier sa fille pour en être débarrassée ; le vieux médecin de campagne (on est loin de Balzac toutefois!) légèrement paternaliste, etc. Ce sont essentiellement les femmes qui sont au centre de ce roman, et ce pauvre Mr Harrison va être pris d’assaut par une armée de valkyries. Le récit des circonstances qui ont amené Mr Harrison à se marier est jubilatoire. Le pauvre semble être perdu dans une contrée inconnue, se confrontant à des mœurs obscurs, ne sachant plus comment réagir. Cerné par les femmes, il risque bien d’être vampirisé.

L’autre intérêt de ce roman est aussi la vie des médecins de campagne à l’époque et la différence des pratiques entre le vieux médecin de province et celles du jeune diplômé londonien au fait des nouveaux traitements. Les oppositions entre Mr Morgan et Mr Harrison restent encore très modernes, leur pratique de la médecine repose sur des principes différents, mais chacun va découvrir les valeurs de l’un et de l’autre et va ainsi améliorer ses propres méthodes. Mr Harrison bénéficiera de l’expérience de Mr Morgan, et ce dernier se montrera moins timoré et méfiant envers les nouveaux traitements.

Il y a dû y avoir un réel amusement de la part d’Elizabeth Gaskell à écrire ce court roman, cela se sent dans son écriture et transparaît parfaitement à la lecture. Ici pas de tourments amoureux poignants, et même si certains épisodes sont plus émouvants, l’auteure ne s’y attarde pas trop préférant reprendre un ton plus enjoué. Les imbroglios amoureux souvent présents dans les romans de l’époque sont ici traités avec humour et fantaisie et tout finit, comme tout bon roman, par de beaux mariages. Elizabeth Gaskell semble s’être amusée à écrire ici un roman parodique des romans de l’époque, poussant plus loin encore l’humour d’une Jane Austen sur les mœurs de la bourgeoisie provinciale.

Roman lu dans le cadre du challenge God save the livre et du challenge Victorien (of course !).

challenge-victorien

Descente en librairie pour trouver des romans qui se déroulent à New-York pour ma soeur…


books

Certes le titre est un peu long, je vous le concède ! De façon inopinée ce matin et sur demande express de ma pauvre maman seule dans Paris pour déjeuner ce midi, je me suis rendue à Paris à quelques encablures de mon temple : Gibert Joseph boulevard St Michel ! Ma mère et moi avions une mission bien précise : trouver pour ma soeur qui s’envole pour trois semaines à New-York dimanche, des romans dont l’intrigue se déroule dans la Grosse Pomme ! Il était normal d’atterrir chez Gibert !

Grâce à la contribution de quelques amies blogueuses super rapides à dégainer des titres sur FB sur simple demande, je suis partie avec une petite liste rondelette. Il a fallu éliminer ceux déjà lus, ceux aux sujets trop graves et enfin ceux qui ne seraient pas susceptibles de plaire… Finalement nous avons trouvé deux romans :

les règles du jeu

Merci Cryssilda pour ton conseil

jaffe rien n'est trop beau

La sœurette était contente à notre retour, mission accomplie !

Mais vous vous doutez bien que George lâchée au deuxième étage de chez Gibert, ce n’est jamais bon pour la PAL ! Je suis donc revenue avec quelques livres en plus :

achat livre 8 janvier 2013

Pour éviter de vous arracher les yeux à tenter de lire les titres voici la liste de haut en bas et de gauche à droite :

– Rêves de garçons et En un monde parfait de Laura Kasischke, une romancière que l’on rapproche souvent de Oates et que je veux lire depuis longtemps.

Ecoute-moi de Margaret Mazzantini, une auteure italienne qui me permettra d’avancer un peu plus le challenge Il Viaggio de Nathalie.

Le Confessions de Mr Harrison d’Elizabeth Gaskell, parce que Elizabeth Gaskell !!!

Alcool de Poppy Z. Brite. Il s’agit d’un premier tome d’une trilogie dont je possède le tome 2 et 3, il me fallait donc ce tome 1. L’intrigue se situe en Nouvelle-Orléans, deux amis décident de monter un restaurant

– Un livre de recette de ma cantine préférée à Paris : Cojean, de quoi me préparer de petits plats comme si j’y étais.

Et voilà !

Heure de l’école oblige, je n’ai pas eu le temps d’errer dans le rayon français, ni dans le rayon jeunesse… mais ce n’est que partie remise !

1 100 ème billet !!!!