Une journée à Paris avec Lili Galipette : Orsay et descente en librairie


  Ce matin,Lili Galipette et moi sommes allées visiter l’expo Beauté, Morale et Volupté dans l’Angleterre d’Oscar Wilde. Paris était magnifique : le ciel bleu, un léger air frais, presque printanier, et deux amies en goguette, loin du quotidien et du travail.

L’exposition se compose à la fois de tableaux, de photos et de meubles de la deuxième moitié du XIXème siècle anglais, et présente donc l’aesthetic movement, ou mouvement esthétique, en français, qui rejoint notre Art pour l’Art français, mais va plus loin dans son champ d’application, car la volonté est de rendre beau les intérieurs, les meubles, joindre l’utile au beau, et lutter contre le matérialisme ambiant.

Dans chaque pièce plusieurs aphorismes d’Oscar Wilde ponctuent la déambulation du visiteur.

Depuis longtemps, et notamment depuis ma maîtrise, j’aime d’amour les femmes de Rossetti, d’Edward Burne-Jones sans oublier celles de James McNeill Whistler, dont les peintures illustrent bien souvent les couvertures des romans de Wilkie Collins ; ou les illustrations de la Salomé de Wilde par Aubrey Beardsley.

J’ai donc été ravie de voir ces toiles en vrai, immenses devant moi, ces femmes mythique, pulpeuses, aux cheveux ondulés savamment ramassés en chignon, ces robes en drapées (que nous devrions remettre à la mode!), et cette beauté extatique ineffable, de femmes fatales.Faire une expo avec une personne qui nous est chère, qui partagent les mêmes centres d’intérêt que soi, est sans aucun doute la meilleure façon d’apprécier une expo. Ce fut le cas pour nous, et nos yeux se sont remplis de beauté.

Si l’on peut regretter qu’Oscar Wilde apparaisse finalement bien peu, en dehors des aphorismes, et que son nom semble apparaître davantage comme une accroche pour l’expo, nous avons passé un merveilleux moment, que nous avons prolongé par la visite de la librairie, et quelques achats :

Deux marque-page, un magnet et un crayon à papier reproduction d’un papier peint. J’ai également acheté à Antoine Le Prince heureux d’Osar Wilde.

Après un déjeuner chez Cojean, et comme nous n’étions pas très loin du boulevard St-Michel, une petite descente chez Gibert s’imposait.

Etant très consciencieuse dans mes challenges, je suis donc revenue chargée de 2 gros sacs bien lourds, avec à l’intérieur par moins de 15 livres :

Pour le futur Challenge Molière organisé par Sharon :

L’oeuvre complète de Molière

Pour le Défi : Relisons les Rougon-Macquart :

Les quatre romans qui me manquaient pour commencer et en bonus Thérèse Raquin, pour 1€50, cela aurait été bête de passer à côté.

Enfin, quelques achats divers résultat de mes déambulations sur les blogs des copines, et grâce aux très bons conseils de Lili Galipette, qui sait tenter mais ne se laisse pas tenter.

De haut en bas et de gauche à droite :

Et devant moi, le monde  de Joyce Maynard

Le Vent dans les saules de Kenneth Grahame

Moi, Jennifer Strange, dernière tueuse de dragons de Jasper Fforde

G229 de Jean-Philippe Blondet

La Fille du Pasteur Cullen de Sonia Marmen

Ethan Frome d’Edith Wharton

De l’amitié, de l’art, des livres… la journée fut bien remplie, pleine d’émerveillement et de discussions.

Billet écrit en lien avec Le Mois Anglais.