« Tout le monde n’a pas le destin de Kate Middleton! » de Fred Balard


Le titre est drôle et donne assez bien le ton, même s’il n’est nulle part question de Kate Middleton dans le roman, ce qui laisse (un peu) penser que le titre est (légèrement) trompeur et accrocheur. Mais, en soi, ce n’est pas bien grave puisque l’on saisit bien l’idée : il va s’agir de la vie quotidienne et peu reluisante d’une quadra, triplement divorcée, affublée de trois adolescents, Paul, Emile et Victor (ça vous rappelle quelque chose ?), rédactrice de questions insipides pour des jeux télé. Le roman raconte donc, sur une année, les péripéties de Capucine Guillon, ses déboires pour joindre les deux bouts et emmener ses enfants en vacances, le remariage d’un de ses ex, ses relations avec son patron et ses collègues, sorte de bilbo décérébrées, etc.

Vous l’aurez compris nous sommes dans le roman léger, facile à lire, bourré d’humour, mais pas trop ma tasse de thé même si ce roman présente quelques qualités. Pour tout dire, j’ai souvent eu l’impression de lire des billets humeur de blogs généralistes, sauf que sur trois cents pages, le souffle a un peu tendance à manquer sur la fin, car on finit par retrouver toujours le même type d’humour, et que les aventures de Capucine finissent par frôler le burlesque voire l’invraisemblable, comme l’épisode de la mouette qui pique droit sur l’héroïne pour lui voler la saucisse de son hot-dog, ce type de péripétie a plutôt tendance à m’agacer qu’à me faire rire.

Certes ce n’est pas le livre du siècle, ce n’est pas non plus de la haute littérature, mais ce n’est pas non plus à jeter, car finalement je dois avouer que je me suis souvent amusée à la lecture de ce roman sans prétention et qu’il faut lire pour ce qu’il est sans chercher autre chose. Le rythme est assez soutenu et on sent une certaine maîtrise dans le style. Je dirai que c’est un roman à la Bridget Jones, assez sympa pour un dimanche pluvieux, ou une journée sur la plage, mais pas un roman qui me laissera des souvenirs impérissables, un bon bêtisier qu’on regarde en se marrant et qu’on a tôt fait d’oublier une fois la télé éteinte.

Roman lu dans le cadre du Challenge Petit Bac catégorie Personne Connue, et du challenge S.T.A.R 4.

Merci aux Editions Pygmalion.